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 Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime]

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Bakushô Mitsue
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Message(#) Sujet: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 7 Avr 2013 - 12:44

    Des cries… Des ombres se déplaçaient rapidement derrière les doubles vitrages de la partie psychiatrique de l’hôpital de Konoha. Le personnel médical ne savait plus où donner de la tête et leur organisation n’était pas à la hauteur de ce qui était en train de se passer. Les grilles de protections roulèrent jusqu’au sol à chaque issues possible ne laissant aucune échappatoire aux patients souffrant de différentes pathologies mentales. Un des malade prit une chaise de sa chambre et il commença à frapper de toutes ses forces le double vitrage de sa chambre tentant de se créer une sortie possible mais le problème était après la dîtes vitre puisque des barreaux l’empêcheraient de pouvoir se glisser et être enfin libre. C’est alors qu’une dizaine de ninja arrivèrent sur les lieux et commencèrent à faire le ménage : ligotant, assommant les fous dans l’unique but de remettre de l’ordre.

    Dès la levée du matin, il n’y avait plus aucun bruit. Comme si rien de tout ça ne s’était passé… Après tout, il était possible que des incidents de la sorte se produisent et l’intervention des ninjas était nécessaire dans le but d’éviter un drame qui pourrait être bien plus dramatique. Le bilan de cette nuit était relativement correct. La majorité du personnel est indemne, quelques uns sont blessés et seulement deux sont grièvement blessés : l’un fut frappé violemment à la colonne vertébrale qui le laissera probablement – au minimum – paraplégique tandis que le second fut ligoté, et subit différentes tortures. La raison ? Le patient souffrait d’une maladie que l’on appelait hémophilie porphyrique. C’est-à-dire qu’il était réduit à l’état de vampire : il aimait le sang tout comme quelqu’un de normal apprécie le fast-food. La victime a donc perdu beaucoup de sang, et il y a des chances qu’il soit réduit à l’état de légume… Ses plaies furent sucées par l’agresseur, et ses coupures furent relativement profondes. Son œil fut coupé à l’horizontal, son bras ne tenait plus qu’à un fil tandis que son ventre fut lacérés de toute part laissant un morceau d’intestin ressortir de son habitacle initial.

    Quelques jours passèrent… Seijirô avait lu via un parchemin d’actualité la tragédie qui s’est déroulé à l’hôpital dans la partie psychiatrique de Konoha. Il était ravi du bilan mais malheureusement triste pour les deux malchanceux n’ayant pas réchappés à quelques fous. Cependant, la victime ayant subit la folie meurtrière du pseudo vampire n’avait pas survécut à ses blessures et perdit la vie après trois jours de coma artificiel. Un des médecins haut placés de l’hôpital était un ami de Seijirô. Il fut la première personne l’ayant examiné dans le but de savoir si son pouvoir était contrôlé ou non. Le Jônin étant une personne facilement coopérative et social accepta volontiers les exigences du médecin et une amitié solide se créa entre les deux protagonistes. Le docteur en médecine était venu pour une raison bien précise. Après avoir toqué à la porte du Sabakyô et que celui-ci lui ait ouvert et invitait à boire un café, une discussion eut lieu.

    « Seijirô, je suis venu te demander quelque chose. Tu es probablement au courant de ce qui est arrivé à l’hôpital il y a quelques jours n’est-ce pas ? »
    « Bien évidemment, je me tiens au courant de l’actualité de Konoha quand même… »
    « Bien, alors il faut que tu saches que lorsqu’il y a un décès, une enquête est ouverte dans le but de savoir si toutes les procédures médicales et de sécurité ont été respectés. Pour ce qui est de la procédure médicale, ne t’inquiète de rien, tout à déjà été fait. Mais pour ce qui est de la sécurité je te demande ton aide. Si tu le veux bien, j’aimerais que tu viennes et que tu fasses un rapport après avoir examiné l’ensemble de l’hôpital psychiatrique. Nous devons savoir comment ces malades mentaux ont pu lancer cet assaut contre nous… Tu peux faire ça pour moi ? »

    Le discours du médecin toucha Seijirô qui buvait la moindre de ses paroles. Il accepta naturellement de rendre service à son ami. Il lui tendit la main et, avec un grand sourire tandis que son autre bras attrapa son chapeau de paille, lui dit quelques mots.

    « J’accepte naturellement de t’aider ! Tu peux y aller, je démarre de suite. Nous nous retrouvons sur place pour que je puisse vérifier quelques points, j’ai déjà ma petite idée en tête ! »

    Le médecin le remercia avec insistance tandis qu’il sorti de l’appartement du Sabakyô. Une mission officieuse allait avoir lieu : une mission d’investigation consistant à trouver s’il y avait une faille de sécurité dans les procédures de l’hôpital cette nuit là. Si l’un des personnels médical était en cause, il subirait gros… Peut-être était-ce aussi une aide extérieure ? Seijirô allait le savoir bien assez tôt. Tout en prenant veste légère et ayant mis son chapeau, il sorti à son tour et marcha d’un pas lent vers sa destination.

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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 7 Avr 2013 - 16:21


L’ombre se faufila dans les couloirs de l’hôpital. C’était la nuit noire, les oiseaux, dehors, hurlaient de désespoir. Une mélodie lugubre, macabre, l’accompagnait dans son escapade nocturne. L’astre sélénite voyait sa silhouette, la savait coupable, mais dès la tombée du jour, son témoignage deviendrait impossible. Cloîtrée dans son mutisme, elle ne pourrait que le regarder, l’agresser de sa lueur blanchâtre, sans pouvoir agir. Le mystère ne risquait rien. Un grand sourire marquait ses lèvres. Le spectre savait que cela lui coûterait cher, que ce serait une véritable boucherie et que les conséquences, pour l’hôpital comme pour le reste, atteindraient un certain sommet. Bien sûr que l’ectoplasme était au courant, sauf que cela ne le gênait pas. Au contraire. Cela ne faisait que l’amuser, lui donnant encore plus envie de pénétrer dans les abysses de la folie. Ses prunelles se fermèrent un instant. Après une longue expiration, la porte fut défoncée.
Le pire patient de cet hôpital se trouvait dans cette chambre, et le fantôme venait de le libérer. Ayant modifié sa voix, pour l’accorder au reste, la créature nocturne s’exprima enfin.
    — Tu vas mourir … Si tu ne les tues pas tous, si tu ne t’enfuies pas, tu vas mourir … Suis ma voix, écoute-moi … Si tu veux t’en sortir, n’écoute pas ta conscience … Nourris-toi. Dévore tout ce qui passe sous tes lèvres.

Le malade se leva de son lit, les jambes tremblantes sous l’excitation. Il quitta la pièce d’une démarche chancelante, avant d’atteindre la porte. Ses yeux cherchèrent attentivement toute trace de présence, mais ne trouvèrent rien. Son ange gardien n’existait plus. Peut-être l’avait-il rêvé ? Non. Il existait bien, et gambadait joyeusement dans l’hôpital, à la recherche d’un autre taré à délivrer. Finalement, l’ombre préféra attendre que sa machine se mît en marche, en s’installant tranquillement sur une chaise, dans un petit coin à l’abri des regards.

Il y eut un premier éclat. Une porte cognée, défoncée, qui finissait par éclater contre le mur. Premier battement. Son sourire s’agrandit, prenant tout son visage. L’ectoplasme s’amusait. Cette situation l’émerveillait. Tous ces cris latents, qui n’attendaient qu’une voix pour surgir, finirent par arriver. Un premier hurlement lança la chaîne, et tous les autres animaux se réveillèrent. Le vacarme débuta, dans une merveilleuse mélodie. Un valse d’agonie, menée par les fous, qui tentaient de s’échapper du manège.

Malheureusement, il n’y avait aucune échappatoire.

Le monstre se leva, fit tomber sa chaise et quitta doucement les couloirs de la psychiatrie. Son œuvre était enfin terminée. Il ouvrit la porte de la sortie et la claqua violemment. Ses brebis ne s’enfuiraient pas. Et il n’y aurait, en tout et pour tout, qu’un carnage violent, plein de haine et de souffrance, calmé par le lever du Soleil.

Au revoir, Madame la Lune … Puisses-tu avoir apprécié ce merveilleux spectacle que je t’ai offert … Dans le cas contraire, tu n’as qu’à le regarder, en te disant que cet immonde supplice que je t’inflige est une douce punition.

Le spectre s’évapora.

***

Tu pénètres dans l’hôpital. Cela te fait étrange de le voir si calme. Ces derniers jours, tu n’as pas arrêté de courir, avec toutes ces procédures liées à la danse macabre jouée par un aliéné incontrôlable. Personne ne connaissait l’auteur de cette valse, mais tu savais que s’il le trouvait, il passerait un sale quart d’heure qui prépareraient de douces années de souffrance intense. Alentour, il n’y a pas grand monde, hormis les hôtesses, qui vaquent à leurs occupations habituelles. L’une d’entre elles est une remplaçante, puisque l’autre a fini par péter un câble. La peur l’a totalement bousillée, elle dort désormais parmi les fous, dans un coin bien protégé de l’hôpital psychiatrique. Il paraît même qu’elle s’est servie d’un stylo du comptoir dans le but d’attenter à sa vie. Le suicide au stylo. Lau a explosé de rire quand il l’a su. Tu soupires. Cet endroit suinte la folie pure. La démence marque chacun de ses murs, et tu te trouves encore là. Qui sait, peut-être qu’ils te trouveront, toi aussi ?

Tu avances rapidement jusqu’à ton local, où tu te changes pour enfiler ta blouse. Ils ne te trouveront pas, ils ne te trouveront pas. Ils ne sauront pas ce que tu traînes dans tes bagages depuis ton enfance. Ils ne doivent pas le savoir. Ça t’arrache un frisson. Et si tu étais la coupable, finalement ? Qui sait, ta crise t’aurait menée là et … Non, c’est impossible, et surtout, c’est trop bête. Ta bipolarité te menait généralement dans les parcs ou dans les lacs, pour que tu puisses te foutre une grande claque mentale. Alors non, ce n’était pas toi. Mais qui, alors ? Vu l’enquête, personne d’autre que quelqu’un de l’hôpital ne pouvait être responsable.

Tu soupires et quittes l’endroit, allant rejoindre Lau, que tu salues avec un rictus. Il te répond avec un sourire des plus chaleureux. Sa main vient caresser ta hanche. Tu manques de lui coller une claque. Il te tire la langue, provocateur, laissant tomber sa main, que tu arrêtes brutalement.
    — Dégagez, pervers.

Il est plutôt allumé ce matin. Ça t’insupporte. Tu t’en vas précipitamment, le faisant cracher son insatiable besoin sexuel. Ah, s’il avait pu, il t’aurait déjà sautée contre le lavabo. Ce type te dégoûte de plus en plus. Malheureusement il est le meilleur médecin de l’établissement. Sa bonne humeur reste cependant sur tes nerfs. Lorsqu’il se montre aussi heureux, il faut toujours que ses gestes soient déplacés. Tu te demandes d’où vient cette subite euphorie, d’ailleurs. Habituellement, il lui faut une excellente nouvelle pour ça. Tu ne lui as toujours pas donné d’attention, ni les autres femmes de l’établissement, alors quoi ? Il a peut-être eu une promotion, ce qui ne serait pas étonnant avec les temps qui courent. Bah. De toute façon, tu t’en fiches.

Tu retournes à l’accueil, et là, tu vois un type qui t’est fichtrement inconnu. Il est plutôt mignon, mais ne te rappelle rien. Pas un patient ou autre. Quelqu’un de nouveau ? Il a l’air de chercher quelque chose. Tu prends ton courage à deux mains et tu vas lui parler. Un homme. Non ce n’est pas un homme. Si c’est un homme. C’est pas grave. Tu es forte Hime. Tellement forte que tu réussis à lui parler sans être agressive, ou sans bégayer.
    — Puis-je vous être utile en quoi que ce soit Monsieur ?

Un sourire amical se dessine sur tes lèvres. Tu le forces un peu, mais il est là, c’est le principal. Tu te mets une claque psychologique monumentale, avant de reprendre la parole.
    — Je suis le Docteur Amasa, je travaille dans cet hôpital depuis quelques temps. Je ne vous ai jamais vu ici, vous venez pour quelque chose de particulier ?

Tu as parlé vite, mais tu as articulé au maximum. Ton cœur bat la chamade.
Bon sang. Faudrait peut-être que tu apprennes à contenir tes craintes face aux hommes, Hime. Ce n’est pas parce que l’autre con te met la main au cul que tu dois tous les avoir en horreur ! Il est peut-être gentil ? Ou encore plus étrange ?

Tu espères ne pas t’être jetée dans quelque chose de dangereux.
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Bakushô Mitsue
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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 7 Avr 2013 - 17:01

    Un des docteurs haut placés de l’hôpital psychiatrique était venu voir Seijirô dans le but de lui demander de l’aide afin de mener une enquête au sein du bâtiment. Cette enquête aurait comme but de savoir si l’accident était d’origine volontaire et meurtrière, ou s’il s’agissait d’un simple incident dû à la sauvagerie d’un patient. De prime abord, Seijirô ne savait pas comment il allait s’y prendre mais il ferait comme il a toujours fait : voir sur place.

    Le Sabakyô était actuellement en route vers l’hôpital, un livre en main concernant quelques pathologies rares telles que l’hémophilie porphyrique. Pour mener une enquête correctement, il fallait être un maximum renseigner et se donner à 2 000% ! Le médecin lui ayant demandé de l’aide étant un ami qu’il s’était fait dès l’entrée à Konoha, le Jônin comptait tout mettre en œuvre pour savoir d’où pouvait provenir cet incident dramatique. En ce qui concerne la maladie, il s’avère qu’elle est plus complexe que Seijirô ne le pensait. Mais les symptômes sont relativement faciles à détecter : le blanc des yeux rouges, une soif insatiable de sang, des tremblements en cas de manque… D’autres types d’hémophilies existent mais ce ne sont que des défauts de coagulation du sang chez le patient…

    Il venait d’arriver sur place. Seijirô referma son livre, et entra dans l’hôpital où l’accueil fut assez froid. Heureusement pour le Sabakyô, une femme vint à sa rencontre et le questionna sur les raisons de sa présence, tout en se présentant comme étant le Docteur Amasa. Elle précisa aussi qu’elle ne l’avait jamais vu ici, et s’il avait besoin de quelque chose en particulier : ce docteur arriva pile au bon moment ! Le Jônin se retourna tout en retirant son chapeau de paille qu’il mit au niveau de son cœur et s’inclina légèrement en guise de respect. Puis, tout en dessinant un sourire des plus chaleureux, prit la parole.

    « Bonjour Docteur Amasa, je suis Sabakyô Seijirô et, en effet, je viens pour quelque chose en particulier ! » Il toussota en s’approchant légèrement d’elle. « En fait, cette hôpital a été victime d’un incident relativement tragique. Un des médecins d’ici – ami qui plus est – m’a demandé si je pouvais enquêter sur cet incident afin que je sache si c’est d’origine criminel ou non. »

    Il mit sa paume de main sur sa tête en souriant encore un peu plus, arborant un air gêné.

    « Par contre, je ne connais pas l’hôpital de Konoha, j’y ai mis qu’une fois les pieds depuis mon arrivé à Konoha, et je ne vois pas où se trouve la partie psychiatrique… Si je ne sais pas ça, comment pourrais-je enquêter correctement ? » Il remit son chapeau avant de continuer de plus bel. « Et je souhaiterais que vous m’accompagniez, si vous avez un peu de temps, afin que je puisse vous poser quelques questions… »

    Après tout, le Jônin était en mission… Donc pas le temps de rire !

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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 7 Avr 2013 - 17:59

Tu le regardes. Il est sérieux, et ne semble pas porter une plus grande attention à qui tu peux bien être. Tu es un médecin comme les autres et il est ici … pour une enquête ? Ah. Une enquête à propos de cet incident. Pas étonnant. C’est étrange, pourtant, qu’il ne rapplique que maintenant. Cela fait déjà plusieurs jours que ç’a éclaté et que le malade mental s’est fait plaisir sur ses congénères. C’est un peu immonde dit comme ça, mais c’est la réalité. Ça te dégoûte et te fait un peu peur, sauf que tu es médecin et tu ne peux pas t’autoriser ce genre d’écarts. Alors tu te bats contre cette petite terreur et tu avances.
    — Je vois. Eh bien, cela ne me surprend pas, à vrai dire. Cet incident a rameuté un nombre incroyable de journalistes, et tout le monde s’arrachait les moindres détails de cette affaire. M’enfin. Ce n’est pas important.

Tu souris, gênée. Tu as sincèrement l’impression que cet hôpital devient une foire, un zoo gigantesque où les espèces étranges se multiplient, pour le plus grand plaisir des amateurs. C’est énervant, dans le sens où c’est censé être un lieu sérieux où vous soignez des gens, mais cela se transforme de plus en plus en autre chose. Bienvenue au parc ! Tu exhales un long soupir et reportes ton attention sur Seijirô. Il va avoir besoin de toi pour arpenter l’hôpital et surtout l’aile psychiatrique. Super, tu vas traîner au cœur même de l’affaire, tu vas passer devant des tarés et tu devras te retenir de crier. Tu sais qu’à côté d’eux, tu fais pâle figure. Toi, la petite bipolaire fragile qui crains tout et n’importe quoi, face à des colosses géants, présents pour des maladies bien plus horribles que la tienne, notamment celle du « vampire ». Ça t’arrache un frisson.

Tu vas devoir prendre ton courage à deux mains et le mener dans les couloirs les plus sombres de l’établissement. Absolument génial. La plus belle aventure de ta vie.
    — Très bien, suivez-moi.

Tu ne sais pas pourquoi tu as dit ça, mais maintenant que tu l’as dit, tu n’as plus le choix. Tu serres ton calepin contre ta poitrine et avances lentement, en direction de l’antre du cauchemar.

***

Tu pousses la grande porte et vas te présenter directement à l’hôte d’accueil. Ici, aucune femme. Il n’y a que des hommes, parce que ce sont les seuls à ne pas craindre la folie des malades. Ils restent neutres et les maîtrisent. Ils sont forts, les hôtes de cette aile. Tu lui expliques le pourquoi du comment, sans t’attarder sur les détails. D’un air blasé, il te laisse partir avec Seijirô, sans rien dire de bien particulier. Ils sont efficaces sur les patients, mais quelle amabilité ! C’est fou ! Haha, quel jeu de mots pourri.
    — Alors, Monsieur le Détective, vous voulez commencer par quoi ? La chambre du patient « coupable » de tout ce carnage, ou quelque chose de totalement différent ? J’ai également quelques renseignements si cela peut vous aider.

Tu lui souris. Quitte à te rendre en Enfer, autant le faire maintenant, ton retour sur Terre n’en sera que plus beau.
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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 7 Avr 2013 - 20:18

    La jeune Docteur s’est montré relativement coopérative et a même avoué la meute de journaliste étant venue dans le but de récolter quelques informations à la recherche d’un scoop alléchant ! C’était une chose naturellement évidente : les journalistes sont comme des chiens face à une énorme côte de porc… Désormais, les deux protagonistes se dirigèrent vers la partie psychiatrique de l’hôpital. Ici se trouvent de nombreux malades mentaux : allant de la simple schizophrénie, aux personnes se croyant être une orange au point de s’éplucher la peau… Il y a aussi les patients étant atteint d’une psychopathie exacerbée : ces personnes, une fois leur sevrage terminé, devront purger leur peine en prison…

    Dans le long couloir, il y a des chambres sur la gauche comme sur la droite. Certaines portes sont légèrement entrouvertes laissant apparaitre des gens plutôt étrange. Certaines priées des dieux, d’autres s’isolaient dans un coin se balançant en gémissant des choses que l’on ne pouvait comprendre… Seijirô les ignorait, il n’était pas là pour ça. En guettant un peu par ci par là, il put facilement comprendre qu’il n’y avait que des hommes dans le personnel médical : la seule femme ici présente étant Amasa Hime : le guide actuel du Sabakyô.

    Ce n’est qu’après cinq minutes de marches qu’ils sont arrivés enfin à destination. Quelques formalités avant de commencer enfin les choses sérieuses : la Docteur demanda au Jônin – nommé le « Détective » – s’il savait par où commencer… Pour être honnête : il ne savait pas… Cela dit, comme elle l’avait si bien stipulé, la meilleure des bases qu’ils pouvaient tout deux avoir, était de se diriger dans la chambre du patient victime de cette terrible maladie.

    « Pour être honnête, je ne sais pas par où commencer, mais comme vous l’avez dit, je pense qu’il serait préférable que nous allions dans la chambre du patient pour que je puisse y vérifier quelques éléments. »

    La suite fut tout autant plus intéressante dans la mesure où Hime précisa qu’elle avait des renseignements à fournir… Seijirô fit un signe de tête avant de continuer.

    « Effectivement, si vous avez quelques renseignements, il est évident que je veux en être tenu au courant le plus rapidement possible. Plus vite l’affaire sera classée, mieux ce sera pour nous tous ! »

    Il respira profondément tout en réfléchissant… Une sorte de déclic survint tandis qu’il proposa quelque chose…

    « Cela dit, je souhaiterais perdre le moins de temps possible, c’est pourquoi je vous propose de tout me raconter sur le chemin vers la chambre du patient responsable de la mort d’un des infirmiers… »

    Seijirô se frotta les yeux… Il n’avait pas récupéré de sa nuit blanche suite à de nombreuses choses à faire qui l’ont occupé un certain moment. L’un des gars assit sur un bureau proche du Sabakyô, une tasse de café : désormais vide… Le Jônin s’était permit de boire sa tasse sans le consentement de son dernier : une dose de caféine ne pouvait pas lui faire de mal…

    « Bien, allons-y ! »

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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyMer 10 Avr 2013 - 15:35

« Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour y trouver du nouveau ! »
— Baudelaire.

Tu regardes à droite, à gauche. Cette aile de l’hôpital t’a toujours fait un peu peur. Tu n’aimes pas y mettre les pieds, absolument pas. Une boule se forme dans ton estomac chaque fois que tu y mets les pieds. Ça te fait trembler, ça te dérange, tu aimerais réduire tes craintes à néant, mais comment ? Malgré tes similarités avec ces gens, tu te sais différente. Tu sais que tu n’iras pas tuer un homme pour le plaisir, ou que tu ne lui suceras pas le sang parce que tu trouves ça terriblement bon ; mais tu as conscience de leur ressembler. Eh oui, Hime, tu restes folle. À faible niveau, mais folle quand même. C’est dommage, hein ? N’essaie pas de te défaire de ta vraie nature, ça ne ferait qu’aggraver les choses …

Tu soupires et relèves les yeux vers Sherlock. Tu lui souris. Il est un peu perdu, pour un détective, cela ne le fait pas trop. Tu vas devoir le guider du début à la fin. Au moins, il accepte de suivre tes idées, ce qui, en soit, aide plutôt pas mal. Ton nouvel objectif, désormais, est la chambre du malade mental. Un pauvre petit souffrant d’hémophilie porphyrique. C’est un peu immonde, voire inhumain, mais tu es certaine que des pathologies pires sévissaient dans le monde. Tu ne les avais pas croisées, c’est tout. Et tu n’aimerais clairement pas les voir. Tu ne sais absolument pas comment tu réagirais, mais tu sais que ton code de médecin passerait d’office à la trappe. Ce serait dommage.

Tu ouvres alors la marche, en direction de la « chambre maudite », comme ils se plaisent à l’appeler dans cette aile. La rumeur court que personne n’a réussi à s’opposer à cette créature méphistophélique depuis son arrivée au sein de l’établissement. Personne, hormis lui. Il est le seul à le contenir, à le faire taire. Certains disent qu’ils ont un lien plus fort que celui qui unit un docteur à son patient. D’autres soupçonnent une véritable relation, mais tu n’y crois pas trop. Tu sais très bien que ce genre d’hommes ne s’intéressent jamais aux mâles. Ils aiment la viande bien fraîche, la viande tendre, la chair féminine, en somme. Oui, sur ça, tu es sûre de le connaître. Mais, si tu as parfaitement conscience de son hétérosexualité, les autres rumeurs te troublent légèrement. Et si ? Non, impossible. Il ne ferait jamais ça. Tu quittes tes songes et poses tes prunelles sur Seijirô.
    — Les journalistes ne connaissant que les parcelles de la vérité, je vais vous en dire davantage. Tout d’abord, il faut savoir que ce carnage est né d’un seul patient. Une seule petite étincelle qui a créé un brasier gigantesque. Sauf que. S’il s’était échappé de sa prison sans l’aide de qui que ce soit, nous aurions du souci à nous faire. Il vit dans une cellule extrêmement sécurisée. Oui, j’ai bien dit une cellule. Sa chambre ressemble à une cage. Il y a une quantité incroyable de barreaux, des murs spéciaux, du mobilier impossible à déplacer ; bref, il n’est pas libre de ses mouvements et est incapable de s’extirper de son cocon seul.

Cela t’arrache un tout petit frisson. Tu repenses à tout et revois la porte, les traces de sang …
    — Quelqu’un a forcé la serrure. Quelqu’un d’ici, puisqu’il n’y avait que cela d’abîmé. Le coupable est dans nos rangs, j’en suis certaine. Ou alors, c’est quelqu’un qui a un lien avec un membre du personnel. Mais en somme, l’un d’entre nous est impliqué. Mais c’est aussi quelqu’un qui connaissait bien le patient. Vous me direz, ici, même le plus jeune interne sait qui est ce patient. Son nom est souvent mentionné au cours des discussions : il fait peur à tout le monde. Il est animal, et n’agit que sous les ordres d’un maître. Ici, peu nombreux sont ceux qui savent le maîtriser. Certains anciens le contrôlaient à la baguette. Il réagissait comme un chien. Une poignée de membres du cadre actuel parviennent à le faire taire. Maintenant, la question est … Pourquoi ? Pourquoi auraient-ils ouvert la chambre maudite ?

Tu soupires, cela t’intrigue au plus haut point. Et puis tu t’approches avant d’indiquer la pièce d’un air un peu … terrifié ? Ouais, ou autre chose. Le stress remonte doucement et attaque tes entrailles.
    — C’est ici qu’ont eu lieu les faits. Le malade a été mis ailleurs pour l’instant, vous pouvez tout fouiller.

Une odeur immonde émanait de la chambre.
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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 14 Avr 2013 - 13:50

    Ils étaient arrivés dans la partie psychiatrique. Le Docteur Amasa et Sabakyô Seijirô se dirigeait désormais vers la chambre du malade mentale afin de savoir s’il s’est enfuit volontairement grâce à ses propres moyens ou s’il avait bénéficié d’une aide extérieur avant d’exécuter son plan. Le long couloir qui menait à la chambre était relativement sinistre et l’atmosphère était pesante… Le silence était de glace et les pas des deux protagonistes résonnaient dans l’immensité blanchâtre de ce tunnel sans fin. Aucune des deux personnes ne parlaient avant d’arriver à destination, mais un événement arriva, un bras passa entre les barreaux et saisit le roux qui se dégagea sans mal… Un des fous furieux avait souhaité la mort de Seijirô mais n’avait pu parvenir à ses fins… C’est à ce moment qu’il se rendit compte de la dangerosité des personnes présentes ici…

    Quelques minutes après, ils étaient arrivés sur place. La chose la plus flagrante était la serrure qui avait été forcée… Le roux se mit accroupie et observa la scène en espérant relever quelques indices qui seront susceptible d’être utile à l’enquête. Tandis qu’il se concentrait sur le périmètre, il écoutait aussi le Docteur Amasa qui lui avait confié des informations de tailles – elle pensait que ce pseudo vampire avait bénéficié d’une aide extérieur et qu’il s’agissait probablement d’un membre du personnel médical : mais qui… Si c’était bel et bien le cas, il était sûr à 90% que cette personne avait effacé toute trace de son passage. Le Jônin était tellement concentré qu’il avait omit de répondre aux questions du docteur préférant ne pas baisser sa vigilance concernant d’éventuelles traces suspecte.

    Après l’ordre du Docteur, Seijirô pouvait commencer à fouiller. Il pénétra dans la pièce, l’odeur de sang était encore forte. Du sang sur les murs, le lit… Partout ! Soudain, le Sabakyô s’arrêta et tourna sa tête en direction des toilettes où il put apercevoir un morceau de peau assez long… Il parti dans cette direction, enfila des gants en latex et prit ce bout de peau : tout s’éclaircit. Il retourna auprès de son acolyte avant de lui montrer sa trouvaille.

    « Voyez-vous, Docteur Amasa : ce que je tiens dans la main… C’est un doigt ! Est-ce qu’il y a quelqu’un dans l’hôpital psychiatrique qui posséderait un doigt en moins ? Si tel est le cas, alors il est deviendra le suspect numéro 1 de l’enquête… »

    Il mit le doigt dans un sachet de congélation qu’il tendit à la femme avant de pénétrer à nouveau dans la pièce. Derrière la porte, il apposa sa main d’où un gaz de couleur bleu s’échappa. En retirant sa main, on obtenait la trace ADN du bout d’un doigt… Une question était soulevée : était-ce le doigt qu’il venait de prendre – cela afin de brouiller les pistes – ou alors le partenaire du malade avait fait une faute qui pourrait lui être fatale ?

    « Il y a une emprunte de doigt ici, je pense qu’il serait préférable de la relever… Ca pourrait toujours nous être utile… »

    Il sorti de la pièce et posa sa main droite sur l’épaule de la jeune femme avant de lui sourire de façon totalement amicale, sans une once d’arrière pensée !

    « Ne soyez pas aussi tendue, Docteur Amasa. Vous êtes en sécurité à partir du moment où vous vous trouvez à mes côtés, ne craignez rien. » Il retira sa main et lui fit un signe de tête tout en gardant son sourire rassurant. « Je crois que vous vous êtes infligés assez de pression, j’ai vu tout ce que j’avais à voir, je pars faire mon rapport. Nous pouvons y aller ! »

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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyJeu 25 Avr 2013 - 20:33

Couleur hémoglobine. Cette salle sent mauvais, est pleine de traces de sang, semble souillée jusqu’au plus petit mètre carré. C’est ignoble. Tu as envie de t’enfuir, tu es tellement mal à l’aise. Tu n’as pas l’habitude de pénétrer ici. Les fous, ça n’a jamais été ton domaine, et Lau ne t’entraîne pas dans le but de les soigner un jour. Si tu te trouves ici, c’est surtout parce que tu as voulu l’aider. Ta gentillesse te perdra, Docteur Amasa. Mais finalement, tu dois t’y faire. Partir en courant maintenant relèverait d’une lâcheté extrême, et nombreux se jetteraient sur ta carcasse d’ange déchu pour t’en foutre plein les dents. Donc tu restes zen et tu attends que le geeeentil monsieur que voilà ait fini sa petite enquête. Tu t’en sais capable, dans la mesure où il se dépêche. Tu n’es pas connue pour ta patience après tout. Ou alors pas dans tous les domaines.

L’enquêteur revient vers toi, en te tendant … un doigt. Tu pâlis. C’est quoi ce bordel ? Ton cœur s’affole, et l’envie de te barrer en courant revient aussi vite que tu l’as chassée. Que fait ce doigt … ici ? Enfin merde, quoi, c’est dégueulasse ! Ils ont tous un problème tel que celui-ci en psychiatrie, ou c’est propre à ce malade ?! Plutôt que de le maintenir ici ils devraient l’euthanasier, ça fait une bête féroce en moins dans la nature ! C’est tellement moins dangereux une fois que c’est mort …

Tu soupires, et gardes le doigt dans son sachet. Tu déposes tes prunelles bleues dessus. Un doigt. Un doigt de femme, si on suit la forme et la finesse. Tu regardes au niveau de la première phalange, la plus large des trois. En te concentrant suffisamment sur la peau, tu remarques qu’il n’a pas été coupé, mais bien … arraché. Déchiqueté ? Mordu. Oui, c’est une morsure. Quelqu’un l’a arraché avec ses dents. Lui ? Possible. Qui d’autre, après tout ? Nan, nan, ça ne peut être quelqu’un d’autre. Ou un fou, encore une fois. Ils sont partout, partout, partout.

Partout, partout, partout, partout. Partout.

Sa main se pose sur ton épaule et te glace le sang. Tu recules d’un pas, par réflexe, et lui jettes une œillade glacée. Tu te reprends doucement, secouant tes miches pour pas t’enfuir. Tu ne risques rien, hein … Ouais, tu ne risques rien. Tu vas le croire. Ou essayer de le croire. Il parle d’un rapport. De quitter cet endroit. Partir ?! Il a bien mentionné le départ de la psychiatrie ?! Oui ?! Oh joie oh bonheur ! Ce monde redevient merveilleux !!

Ou pas !


Une porte claque, un médecin hurle. C’est la débandade, tout le monde court, tout le monde s’affole. Nouveau cri. Une femme terrifiée. Et là, tu le vois. Lui. Cet être absolument abominable, avec une tête de fou furieux. Sa pathologie est marquée sur son visage. Il est immonde. Il fait peur. Il te fait peur. Tu recules et te caches derrière le rouquin. Il t’a promis la sécurité, non ? Alors qu’il assume !

L’énergumène se jette sur vous, il bouscule tout le monde, et te prend pour sa première victime. Son sourire te terrifie, tu étreins l’enquêteur, totalement paniquée. Que va-t-il faire, maintenant qu’il se trouve face à son coupable ? Ah, ah … Pauvre, pauvre petit. ~
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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptySam 22 Juin 2013 - 13:45


    Tandis que je discutais et tentais de rassurer le Docteur Amasa, des cries d’hommes et de femmes résonnèrent dans le long couloir où le personnel médical présent s’arrêta net à la suite de ces sons. Je relevai ma tête et observai ce qui allait se passer… La porte s’ouvrit de façon totalement brutale : pendant un instant j’étais persuadé que celle-ci allait se retrouver à mes pieds… Le suspect se trouvait à une dizaine de mètres de nous – le personnel nous séparait de la bête sauvage, mais apparemment il n’avait que faire de ces bouts de chairs sans importance. Il souhaitait la mort du Docteur Amasa à mon humble avis… Je lui ai juré la sécurité, j’avais obligation de l’assurer au péril de ma vie…

    Ses yeux rouges dévorèrent le Docteur avec une rage que je n’avais encore jamais vu auparavant. Ses tremblements preuve d’une excitation extrême montraient ses envies de meurtre et sa soif de sang insatiable… Le temps semblait s’arrêter… Les lumières au plafond commencèrent à clignoter et une fine brise se leva dans ce long couloir faisant frissonner les plus faibles d’entre nous. Je brandis le bras devant le Docteur Amasa et la poussa légèrement en retrait : celle-ci se colla à moi – ce n’était pas la meilleure des choses à faire, je devais être libre de mes mouvements… Malgré tout, un sourire d’excitation se dessina sur mon visage : j’allais enfin pouvoir ôter la vie à la personne responsable de ces meurtres horribles…

    Le temps reprit son cours, le suspect prit une impulsion et se dirigeait vers nous : de son bras, il repoussait violemment les patients, les médecins et les infirmiers les projetant contre le mur… Je fis un demi tour rapide, repoussa le Docteur Amasa plusieurs mètres en arrière et tout aussi vite, me retrouvait face au zombie. Mes paumes de main le touchèrent au torse l’envoyant valsé en arrière. Il chuta sur le dos mais se releva comme si de rien était. Je pris mon chapeau de paille et sans même regarder derrière moi, je l’envoyai près de ma partenaire.

    « Gardez moi ça. »

    L’ordre était donné. Je commençai à courir en direction de l’ancien patient à tout vitesse : je me devais de l’arrêter au plus vite mais sa vivacité pouvait rivaliser avec la mienne : je ne devais pas le sous estimer. Tandis que j’allais lui donner un coup de poing digne de le mettre hors d’état de nuire, il l’évita et me prit l’avant bras – son but était simple : me mordre. Il réussit presque mais ses longues canines aiguisées n’eurent pas l’effet escompté : une simple griffure en guise de blessure. Avec mon bras gauche je saisis sa main, et l’envoya contre le mur fissurant la paroi. Suivit alors une multitude de coup de poing dans la tête du suspect : de l’hémoglobine en masse sortait de tout ses orifices mais je fus rapidement stoppé par un coup de pied dans le diaphragme.

    Contre le mur à son opposé, je repris mes esprits : ce temps fut suffisant pour le voir se jeter sur moi. Je le tenais à la gorge tandis qu’il s’agrippait à mes épaules, la gueule grande ouverte près à m’arracher la carotide… Il était fort, très fort… Des gouttes de sueur longeaient ma tempe, l’effort que j’étais en train de faire se dessiner sur mon visage. Je réussis malgré tout à lui donner un coup de genou dans ses côtes flottantes : il déclina sous l’emprise de la douleur tombant à genou tout en se tenant le point d’impact. Il releva la tête et me regarda avec un air plus sauvage que jamais… Dans ma sacoche à ma jambe droite, je sortis un kunai : j’allais le tuer, c’était la seule solution. Il se projeta sur moi, j’eus le temps de planter mon projectile dans son ventre, le retenant dans les airs par la gorge. Je le lançai par terre et celui-ci glissa sur le sol traversant une porte qui fut brisé en deux.

    Malgré sa blessure et un organe vital touché, il se releva une énième fois… Trois shurikens que j’avais prit préalablement se planta dans son torse et je me déplaçai assez rapidement derrière lui. Un coup de pied sec et précis dans le creux du genou le fit chuter au sol, je le retins par le front, et positionnai mon kunai contre sa gorge avant de mettre fin à ses jours d’un simple tranchant. Un long filet de sang sortit de sa blessure : il tomba pour la dernière fois au sol dans une marre d’hémoglobine. Le coupable était maintenant mort…

    Ce n’est guère sans fatigue que je sortis teinter de rouge voir le Docteur Amasa. Il y avait du ménage à faire…

    « Le coupable est désormais mort. Il y a un peu de ménage à faire. Faites ce que bon vous semble pour ce doigt que nous avons trouvés. Avez-vous quelques directives à me donner ou vous n’avez plus besoin de mes services ? » Dis-je tout en me baissant pour récupérer mon chapeau de paille…

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Message(#) Sujet: Re: Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] Hémophilie porphyrique mortelle [PV Hime] EmptyDim 23 Juin 2013 - 13:05

La haine. Ce sentiment qui apparaît sur son visage comme un sourire naîtrait sur le tien. Tout a l’air si naturel. C’en est terrifiant. Il ne reconnaît personne, et ne veut que la destruction complète de cet univers. Pourquoi toi, alors que tous ces hommes pourraient lui suffire ? Pourquoi une médecin aussi jeune et incompétente que toi ? L’instinct ? Mais quel instinct ? Tu ne comprends pas, et, étrangement, tu sais que tu n’auras aucune réponse à tes questions. Les animaux ne parlent pas, ils agissent.

Tu es repoussée en arrière, et tu te réveilles. Dans la torpeur, tes membres se mettent à trembler, et tu vois ce monstrueux personnage continuer son chemin, mu par un besoin insatiable de tuer, de faire couler le sang. Tu recules instinctivement, avant d’être à nouveau repoussée. Ton corps chute, et tes fesses heurtent sensiblement le sol. De là,  tu t’éloignes davantage, les yeux écarquillés, le cœur battant. Pour la première fois de ta vie, tu as l’impression que tu vas mourir. Tu as l’impression que la terreur revient, mais qu’elle est différente, plus forte, incontrôlable. Lui ne t’aurait jamais assassinée, même s’il l’avait voulu. Tu lui servais beaucoup trop pour qu’il ne se décide à t’éliminer. Là, tu ne lui es d’aucune utilité, et il ne se soucie même pas de qui tu peux bien être. Il veut simplement te dévorer. Sentir ta peau craquer sous ses crocs, disparaître pour laisser place à ton hémoglobine.

Tu récupères le chapeau du bonhomme, et recules à nouveau. Ton corps se calme, bien que toute la violence face à toi te donne envie de vomir. Pourquoi tant de brutalité ? Pourquoi se condamnent-ils tous sans raison ? Tous pourraient simplement respirer le même air, cohabiter, et ne plus chercher à se nuire les uns les autres, non ? Quelle belle utopie. Arrêter la guerre, faire en sorte que les conflits cessent … En es-tu capable, Hime ? Toi qui paniques quand deux hommes se lancent dans une bataille aussi effrénée, et qui es incapable de faire face aux différentes effusions de haine qui peuvent se montrer. Tu es juste trop faible. Trop faible pour tenir fermement un kunai et tuer, sans craindre quoi que ce soit. Et tu te dis kunoichi ? Tu es plutôt en devenir, en plein apprentissage. Le temps te dira si tu es digne de ce nom, ou non.

Un grand bruit te ramène à la réalité, te faisant contempler la violence à son état le plus brut. Les hommes traversent la pièce simplement à cause de leur force respective. Le sang coule déjà, et tout semble tellement plus horrible vu comme ça. Il y a beaucoup trop d’hémoglobine pour que tu ne dises rien, pour que tu restes de marbre. C’est trop difficile pour toi. Ça te rappelle trop d’horribles souvenirs. Beaucoup trop.

Tu fermes les yeux, et voilà que le dernier coup est donné. Un petit pouf retentit. Bruit du corps qui s’affaisse, inanimé. Bruit de la Mort qui vient chercher son dû. C’est fini. C’est censé l’être. Pourtant, tu sais que cette histoire n’en reste pas là. Pour toi, tout du moins.
Tu te relèves doucement, les membres encore tremblants. D’un signe horizontal de la tête, tu indiques à l’enquêteur qu’il peut repartir. Muette, incapable de prononcer la moindre syllabe, tu te contentes alors de contempler cette scène de crime. Tu soupires. C’est immonde. C’est immonde de prendre la vie d’un homme. De la réduire à néant et de le transformer en simple cadavre. Même quand il le mérite. Tu connais l’importance d’une vie, toi, Docteur Amasa. Voir ça te révulse et te donne la nausée.

Tu trouveras qui a enclenché ce processus ignoble, et tu lui feras payer. Tu ne sais pas encore comment, mais tu le feras.

Tu te tournes, en direction de ton propre bureau. Ta marche est difficile, lente, tremblante. Une main sur le mur, tu t’aides à tenir debout, et tu finis par pousser un long soupir. Que de haine, que de haine.
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