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 Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptySam 1 Déc 2012 - 19:45



Belle journée s'annonçant je me prépare à quelque chose de grand, de très grand, le monde va trembler.. SHOPPING ! Je prépare tout mon matériel, l'argent, les vêtements quand même classe pour allez faire les magasins. J'enfile tranquillement ma robe noire avec mon petit ruban trop hype sur le côté. Je prends un petit déjeuner complet : six tranches de pain avec de la pâte à tartinée au chocolat format familiale mais pour moi toute seule avec ceci, du jus d'orange franchement pressée d'il y a au moins trois mois.

En y pensant, ma maison est vraiment pas très propre. Il faudra que je fasse le ménage un de ces jours.. Bah, pas grave. Vous pensez sûrement à la même chose que moi « comment une fille aussi jeune que moi peut avoir une maison à moi seule ? », ben c'est assez simple vous dirais-je. Faisant partis de la famille Jisetsu je possède avec moi une fortune assez imposante ce qui me permet de vivre aisément sans me soucier de mes économies., acheter, manger, je vis bien et heureuse. Il ne me manquerait plus qu'un petit ami et ma vie serait parfaite même si je dois devenir plus forte.

Ceci étant dit, je sors de chez moi en fermant la prote à clé. Je me dirige vers la rue principale, il est à peu près neuf heure du matin, il fait assez chaud et les rues sont bombées de gens.. Je ne vais pas pouvoir faire les magasins tranquillement, dommage, il va avoir beaucoup de monde donc moins d'articles à vendre donc moi de promotions et donc une Inori moins heureuse. Greuh il faut que je me dépêche..

J'entre aussitôt dans un magasin que j'avais déjà repéré, ça va, il n'y a pas beaucoup de monde. Je cours presque dans les rayons, cherchant quelque chose de beau, de classe, de FABULEUX, enfin un truc qui me taperait à l'œil et là, sous mes yeux grands ouverts j'entrevois le paradis, une splendide veste noire ornée de boutons dorés. Oh mon Dieu, tu es à moi mon amour, tu étais là depuis tout ce temps, courant comme une dératée j'attrape la veste.

Néanmoins, une autre main était déjà dessus.



Dernière édition par Jisetsu Inori le Mer 5 Déc 2012 - 23:19, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyDim 2 Déc 2012 - 13:30

« Qu’est-ce qu’on se fait chier … » Yuka regarda par la fenêtre, exhalant un soupir d’exaspération. Un beau soleil, une belle journée qui s’annonçait mais rien, rien à faire. Condamnée à sortir pour traîner dans les rues, sans agir de manière productive. Condamnée à contempler les gens passer, vaquer à leurs occupations habituelles. Condamnée à … S’ennuyer. Ah, quelle belle journée !
La brune pesta un coup et se décida à sortir. D’une démarche lente, presque nonchalante, la demoiselle traversa les rues. Ses yeux s’attardaient sur chaque détail alentour, se les décrivant à nouveau. Elle connaissait cet endroit aussi bien que sa poche. À force de le parcourir, d’y revenir tous les jours, encore et encore, il lui apparaissait aussi familier que son petit logis. Même si, finalement … Ouaip, finalement, Kiri était la petite maison de Yuka. Son univers, là où sa vie, depuis sa plus tendre enfance, se déroulait.

Cette pensée la mit de bonne humeur. Elle accéléra légèrement, passant devant les boutiques. Une sorte de ruade s’y faisait. Un nombre incalculable de femmes se bousculaient, s’arrachaient les vêtements des mains. Une bataille qui lui paraissait débile, mais pourtant si drôle. Une idée scintilla dans son esprit. Une idée fourbe, totalement idiote, à la hauteur des bassesses féminines qui se déroulaient sous ses yeux. Un grand sourire malicieux naquit sur ses lèvres et elle entra.

Le magasin pullulait de femmes, suintait de cet esprit de compétition qui les opposait toutes. Une odeur de parfum mêlée à une très agréable odeur de transpiration lui sauta aux narines. Elle en eut la nausée. De véritables barbares, qui se battaient pour de vulgaires morceaux de tissu. Mais cette barbarie amusait Yuka au plus haut point. Finalement, il s’agissait d’un excellent moyen d’extérioriser toute cette haine, ce stress qui la gagnait chaque seconde un peu plus. Un moyen d’oublier, de suivre un nouveau mouvement de foule et surtout, de coller des pains aux grognasses qui se laissaient pas faire. Aaaaah, splendide. Absolument merveilleux, fabuleux.

Et là, elle se lança. C’était parti. Round numéro un enclenché. Qui se jetterait la première à l’eau ? Yuka avança et vit une demoiselle s’approcher d’une robe absolument hideuse, noire et dorée. Deux couleurs qui, au goût de la brunette, ne s’accordaient pas le moins du monde. Une disharmonie parfaite, qui l’envoyait au pays des rêves. Accélérant davantage, elle se jeta sur le vêtement, posant sa main dessus avec cet air victorieux. Le tirant, comme son véritable butin, Yuka afficha un sourire malicieux à la gamine aux cheveux roses. Son air presque triste, mais compétiteur la fit jubiler intérieurement. Une véritable scène de guerre s’enclenchait dans son petit esprit. Merveilleux, absolument merveilleux.

    « La loi de la jungle, petite. Première arrivée, première servie. »


Dans le fond, Yuka se demandait encore pourquoi ce vêtement, clairement ignoble, traînait encore entre ses mains. Mais voir la môme la fixer avec autant de dégoût l’amusait au plus haut point. Être une connasse, tout un art. Elle ne pouvait s’empêcher de continuer. Son air juvénile rendait sa tristesse encore plus marquée sur son visage. Le sourire de Yuka s’agrandit, devenant plus … mesquin, plus taquin. Son côté vil prenait désormais toute son ampleur. Quelque chose de colossal, de terriblement détestable.

    « Que serais-tu prête à donner pour récupérer ce merveilleux gilet ? Attention, je suis dure en affaire … Et il est tellement beau, tu comprends … »


La kunoichi vomit intérieurement, cachant ses émotions sous un visage angélique, totalement faux. Son sadisme se lisait presque sur ses lèvres.

Bienvenue sur le champ de bataille.


Dernière édition par Mitsuharu Yuka le Dim 2 Déc 2012 - 14:27, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyDim 2 Déc 2012 - 14:10



Une autre main, sur MON article.. Mon Dieu, qui est-ce ? Une jeune fille, elle est plutôt mignonne, mais à l'air vraiment triste.. Pourtant quand je la regarde je ressens comme quelque chose, une envie, un désir fort, enfin j'essaie de comprendre moi-même ce que je perçois.. On a une impression qu'elle sourit mais en cachette, une esprit de malice ou je ne sais trop quoi de fourbe.. En tout cas elle ne m'inspire pas vraiment confiance, surtout si elle a la main sur ma robe que j'ai vu..

La loi de la jungle dit-elle ? Je vais lui en foutre une dans sa gueule.. J'ai l'impression d'être dans l'une de ces séries typiquement clichés de bonnes femmes s'arrachant des vêtements bons marché. Dans mon cas c'est différent voyez-vous car oui, cette robe m'appartient vu que mes yeux ce sont posés les premiers sur celle-ci, qui plus est voilà elle est à moi point.. Je remarque en même temps qu'elle porte la robe dans ses mains que le dos de la robe est un corset.. Arg, je hais ce genre de truc s'est juste tellement laid et ça sert tellement à rien.. Mais maintenant que nous y sommes, autant aller jusqu'au bout de mes péripéties et remporter la victoire.

Elle me propose de marchander pour avoir la robe. Non merci, pour une horreur pareil je ne vais rien faire du tout à part l'emmerder un maximum. Je veux dire, théoriquement elle est à moi donc, si elle est à moi eh bien.. Elle est à moi point final on discute pas. Je réfléchis quelques millièmes de seconde pour trouver un moyen, simple, rapide et efficace pour lui prendre la robe et.. Ben, c'est simple en fait.. Je vais faire la grosse barbare comme dans toutes les séries que j'ai vu, elle va regretter son heure la pauvre petite fille.

- On va bien voir ça pauvre tâche !

Je lui souris et l'espace d'un moment grâce à mes ongles méga trop bien limée je lui griffes le bras gauche et attrape la robe pour ensuite partir en courant. Le magasin est tellement grand, il y a plusieurs étages avec plusieurs vingtaines de rayon chacun, je sais que nous sommes à l'étage 0, que le deuxième étage s'est la parfumerie mais je ne sais pas vraiment où est la caisse mais je sais où ce trouves l'escalier du premier étage. Je cours le plus vite possible, toujours la robe avec moi. J'arrive au deuxième étage et directement je vais me cacher derrière un rayon.

C'est l'heure du du-du-du-duel !

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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyDim 2 Déc 2012 - 17:06

Yuka lui tira la langue à nouveau. Cette petite peste incommode l’amusait au plus haut point. Une sorte de combat se lançait entre les deux demoiselles. Une chasse à la robe. Une robe d’une laideur incomparable, certes, mais une robe quand même. Et, quand bien même elle s’en fichait au plus haut point, le jeu en valait la chandelle. Faire chier une gamine pour un vêtement hideux ? Oh oh oh. Rien de plus drôle que cela. Juste pour voir les différentes mimiques qui se baladeraient sur son visage. La haine, la colère, l’envie, la tristesse … et même le dégoût ! Quoique. Peut-être pas tant que cela, si ? Oh, puis de toute façon …

La gamine griffa le bras de la kunoichi, qui grimaça. Cela ne lui faisait pas si mal, mais la sensation restait extrêmement désagréable. La sensation de l’hémoglobine descendant le long de sa peau, ruisselant avec lenteur. Ce liquide chaud qui séchait rapidement et lui donnait cette impression d’avoir une sorte de croûte qui l’entravait légèrement. Déplaisante sensation d’avoir de nouvelles chaînes, bien que petites. La petite fille paierait. Oh oui, elle paierait le prix fort. En plus de dépenser son argent dans une robe dénuée de style, elle dépenserait son énergie dans autre chose.

Yuka traversa le magasin, poursuivant la môme qui s’était mise à courir, la robe dans les bras. Une véritable course-poursuite. Un de ces jeux amusants, qui lui rappelait à quel point, par moments, elle n’était qu’une enfant. Malheureusement, cette sensation lui revenait de plus en plus souvent. D’un geste rapide de la main, la Mitsuharu enleva le sang de son bras, accélérant davantage. Elle fit le tour des rayons avant de repérer une petite fille aux cheveux roses qui cavalait à s’en essouffler.

Cours, petit lapin !, pensa-t-elle en souriant. Rapidement, Yuka rejoignit la môme et l’attrapa par les cheveux, lui arrachant violemment la robe des mains. D’un geste extrêmement brutal, la brunette envoya valser la gamine dans le rayon. Peu importait le reste, désormais, la robe était l’élément principal. L’objet de leur quête acharnée, de ce combat plein d’agressivité.

Yuka accéléra à nouveau, se dirigeant désormais vers l’étage du dessus, où elle connaissait l’endroit précis de la caisse. Tant de souvenirs se rattachaient au rayon jouets que le franchir les yeux fermés ne la gênait même pas. Courant aussi vite que possible pour retrouver la caisse, elle dut se frayer un chemin entre toutes les mères et leurs enfants surexcités devant chaque article. L’étage était plein à craquer de jouets en tous genres, aussi inutiles les uns que les autres. Une femme, un peu trop distraite par les cris de son bambin, n’eut pas le réflexe de regarder devant elle. Percutée par une Yuka en pleine bataille, la dame pesta, voire cria, incendiant la brunette avec ce ton de pur mépris. La brune se retourna, la fixa avec un regard plein d’une froideur sans fin et repartit sans rien dire. Les chieuses n’avaient pas leur mot à dire.

N’y prêtant plus d’attention, la jeune femme reprit sa course, traversant un rayon plein de poneys en peluche, grimpant sur l’étalage pour se donner une vue d’ensemble sur le monde de l’étage. Trop, trop de monde. Et une caisse bien trop blindée pour s’y attarder. Alors, elle repartit aussi vite que possible, à la recherche d’un escalier pour passer aux étages supérieurs. Vite, vite, vite. Pas une seconde à perdre. Une peluche de poney blanche et marron tomba, ainsi qu’une autre, et encore une … Jusqu’à ce que plus aucune de ces dernières ne se trouvât sur le passage de Yuka.

Que la meilleure gagne.
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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyDim 2 Déc 2012 - 23:00



Je croyais mettre bien cachée mais ce ne fut point le cas, l'autre folle arriva comme une malade mentale désœuvrée pour m'arracher des mains la robe et m'éjecter littéralement contre des rayons qui eux ont fait les dominos.. Le magasin était sévèrement en bordel mais ma motivation pour avoir la robe elle, était toujours intacte ! Je me releva et enleva la poussière que j'avais eu à cause de ma chute, enfin ma chute, le coup de pieds de l'atteinte qui m'a fait tomber.

Je cours dans la même direction qu'elle a prit, au loin de je la vois bousculé tout le monde, avant de sortir du rayon parfumerie je prends un déodorant avec moi.. Nous sommes dans le rayon jouet, elle est encore loin et se dirige vers les caisses du 1er étage, par chance elles sont toutes bombées à souhait et donc n'y va pas, j'ai de la chance pour cette fois mais j'espère pouvoir la rattraper. Sur son chemin elle bouscule tout comme une pauvre fille, tout tombe, les peluches, les jouets, même les mères et leurs enfants, qu'elle irresponsable.. Moi je les ferai direct tomber par terre au lieu de les bousculer..

La course bat toujours son plein, c'est assez étrange, je suis à la foi en colère et pourtant heureuse, je trouves ça plutôt amusant et faire ça dans un magasin c'est.. Révolutionnant, même si je ne veux plus de cette fichue robe je vais donner mon maximum pour l'avoir et faire je ne sais trop quoi avec.. Sur le chemin du désordre ce trouve une voiture pour enfant, ça tombe hyper bien, je monte dedans et mets pleins gaz, elle va extrêmement vite, c'est incroyable ! Je continu à rouler, tout le monde me regarde mais cela m'importe peu, je l'aurai un jour, je l'aurai..

Je contourne le chemin que la voleuse à prit pour la prendre par surprise, étant plus rapide qu'elle dans ma mini-voiture je contourne la route et la devance. Une fois avec beaucoup d'avance je retourne sur le chemin de la fille et me retrouve face à elle qui courait toujours tout droit de peur que je la rattrape par derrière, qu'elle surprise elle ne devait pas se douter que j'allais en fait être devant ! Je saute de ma voiture format pocket et en même temps je tourne sur moi-même pour lui foutre un gros bon vieux coup de pied dans sa tête.

« Coup de pied rotatif dans ta face biatch ! »

Je récupère la robe tombée par terre et remonte dans ma petite voiture.
Rien n'est encore gagné !

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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyMar 4 Déc 2012 - 20:54

C’était une course. Pousse-toi pétasse, c’est ma robe. Une course au vêtement. Quelque chose d’inintéressant, finalement. De nul, de purement féminin. Cours, si je te chope, je te bute ! C’est la mienne !! Et, au bout d’un moment, elle se rendit compte que … non. La petite fille aux cheveux roses apparut de nulle part, lui passant devant, assise dans … dans une voiture pour enfants ?! Possible ?! Yuka écarquilla les yeux, hébétée par la surprise. Ce fut limite si elle ne lâcha pas la robe, trop sous le choc pour la garder entre les mains. La brune regarda la gamine s’en aller avec son butin, mettant environ deux secondes à réagir. Cette peste venait de lui soutirer sa robe ! La sienne ! Même si elle était clairement horrible, à en vomir, il lui fallait la récupérer ! Et vite !

Yuka se mit à courir dans le magasin, jetant une toute petite aiguille dans le pneu de la petite voiture. Sabotage ! Un sourire sadique naquit sur ses lèvres. Ses yeux suivirent avec attention le parcours de l’automobile en plastique qui, finalement, s’écrasa dans un autre rayon. La brune s’élança dans un sprint d’une vitesse surprenante, chapardant la robe au passage. Passant devant une dame avec un caddie vide, elle se jeta dedans avec une malice innocente presque répréhensible. La probable mère de famille râla, puis compris, en voyant la môme qui courait après Yuka, que cela restait légèrement nécessaire.

Avec un cri d’amusement total, la brune parcourut tout le rayon, jetant un regard aux caisses : elles ne désemplissaient pas. Une solution ? Grimper, encore plus haut. Manquant de heurter un mur, la Mitsuharu sauta de son moyen de transport jusqu’à l’escalier. Elle monta très rapidement les marches, les gravissant presque deux à deux. Une certaine excitation rythmait les battements de son cœur, faisant vibrer son corps. La brunette se sentait comme une enfant, une gamine à la chasse d’un objet totalement inutile, mais tellement intéressant. Une chieuse par excellence, en somme.

Arrivée au troisième étage, Yuka remarqua que les caisses, cette fois, n’étaient pas si remplies, à l’inverse. Peu de monde passait par-là, apparemment. Généralement, au moment des soldes, l’étage Alimentation restait quelque peu … Vide. Cette coïncidence absolument folle donna une très bonne idée à la demoiselle.

Puis, se dirigeant vers la caisse, la kunoichi s’arrêta. L’acheter, vraiment ? Non. Dépenser de l’argent dans une telle horreur ne l’intéressait pas le moins du monde. Alors, elle se tourna et attendit la gamine en souriant. Une fois face-à-face, Yuka lui tendit la robe.

    « Claquer mes tunes dans quelque chose d’aussi inutile … Non. Je préfère que tu la gardes, à ce prix-là. »


Elle lui tira la langue, avec un soupçon de taquinerie.

    « Plus sérieusement. Je m’appelle Yuka. Et c’était drôle, merci beaucoup. »


Un clin d’œil complice.

Qui sait, peut-être que cette course-poursuite déboucherait sur autre chose ?
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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyMer 5 Déc 2012 - 23:48


Je roule en direction des caisses, en fait je ne veux pas vraiment l'acheter cette robe, trop moche, trop grande enfin trop nulle pour que je la porte.. Je ne suis pas complètement folle à dépenser ma fortune dans de telles choses, quoi que.. Alors que je roulais toujours cette bougre de brunette me balance un truc qui crève mon pneu arrière, la fourbe ! Elle a cassée ma Tuture.. Néanmoins pendant que je réfléchis la voiture dérape et va se scratcher dans un rayon et pour que tout cela soit plus drôle, je suis dedans hein parce qu'on fait pas les choses à moitié.

Qui plus est, alors que je suis en plein accident routier la jeune fille brune au sourire malice me prend la robe que je tenais non fortement dans mes mains. Je la hais, nous sommes autant rusées l'un l'autre du coup le combat est extrêmement équilibré, au final c'est celle qui tombe la première de fatigue qui perd, mais nous sommes loin d'être épuisé vu les moyens que nous employons pour nous poursuivre.. Je me relève et recommence à la poursuivre.

Sur son chemin elle croise une vielle dame et comme ça, tranquille elle prend le cadis en sautant dedans pour s'élancer à toute allure.. Mon Dieu non, elle va gagner, il ne faut pas, tout mon honneur ce joue dans cette bataille, Kiri va tout savoir de moi et je serai obligé de déserter pour pouvoir survivre dans ce monde de brute où on vole les robes aux gens bons et gentils.. Ouais ou pas quoi, mais sa vitesse est bien plus rapide, comment vais-je faire ?

Au final, je en trouve rien et continu de la courser comme une furie en manque de chocolats. J'arrive aux caisses et elle me tend la robe en prétextant qu'elle est horrible et qu'elle ne dépenserait absolument rien pour une horreur pareil.. Je suis d'accord mais, mais mais.. Elle a fait tout cela juste pour me faire chier ? Mon Dieu, mais qu'elle.. qu'elle.. Femme malicieusement intelligente ! C'est fort intéressant comme technique, j'en prendrais note.. Je regarde la robe, la caissière ne nous ayons toujours pas remarqué je prends la robe et la jette loin, très loin. Elle se présente comme Yuka.

« Personnellement je me prénomme Inori, enchantée de faire ta connaissance et je confirme, c'était très drôle. »

Je lui propose ensuite de venir avec moi. Je sors du magasin il fait n...nu...NUIT ?! Quoi mais quoi ? C'est impossible j'ai pas passé une journée entière à poursuivre Yuka dans ce magasin tout moisis ? Puis.. puis.. où sommes-nous ?! Je ne suis jamais venu dans une telle rue de Kiri.. Mon Dieu, je vais mourir, pourquoi moi, juste, POURQUOI MOI ? Je regarde Yuka d'un air sinistre...

« Euh...euh.. Tu sais où on est là ? »

Je continu de marcher, il fait super froid, il faut que l'on se trouve un refuge pour la nuit.. Bien évidemment le seul truc potable et non habitable que je trouves est un grand manoir à moitié pété.. Ça tombe encore et encore sur moi et moi seule.. Je vais me suicider vous dis-je ! Je pousse la porte qui grince le plus fort possible, j'attends que Yuka entre et, une fois toutes les deux dedans la porte se referme brutalement, j'essaie tant bien que mal de la rouvrir mais rien n'y veut, elle est bloquée par quelque chose de fortement puissant.. Fait chier.

J'examine la pièce où nous nous trouvons, elle est très grande, un vieux tapis rouge qui est tout déchiré par terre menant à un grand escalier qui domine la pièce.. Je vous le dis, je ne vais pas ressortir vivant d'ici, mais alors pas du tout.. Alors que je continu d'observer la pièce un bruit se fait entendre au loin, un grincement du planché..

« Tu..tu..tu n'as rien entendu Yuka ? »

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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptySam 8 Déc 2012 - 2:11

Elle se prêtait totalement au jeu. Un sourire naquit sur les lèvres de Yuka. Cette gamine, à la base concurrente, semblait mignonne, finalement. Une demoiselle aussi jetée que la Mitsuharu, prête à retourner tout un magasin pour une robe absolument hideuse. Quelqu’un de bien, en somme. Ouaip’, Yuk’ l’aimait déjà beaucoup. Elle la faisait beaucoup rire, mine de rien. Inori. La brune retiendrait ce nom avec facilité, vu tous les souvenirs qui s’y liaient. Cela ne faisait que …

Ce fut lorsque ses yeux croisèrent la pénombre que la kunoichi comprit. Plus que quelques minutes, les deux adolescentes s’étaient poursuivies durant une journée entière. Une journée entière à tyranniser ces pauvres commerçants, venus simplement pour faire deux-trois achats et qui, pendant leurs emplettes, eurent la chance, le privilège de se heurter à Yuka, ou même à Inori. Un frisson parcourut son échine. Il faisait froid. Tout avait changé. Comme si l’univers s’était transformé pendant que la brunette clignait des paupières. Un claquement de doigt silencieux, couvert par le vacarme causé dans les magasins. Le bruit du temps en perpétuel écoulement. Ce fut avec tristesse que la Mitsuharu se résigna : Chronos n’attendait jamais personne, il continuait de regarder le sablier s’écouler, sempiternellement, condamné à s’occuper de cette tâche ingrate.

Tant pis. Elle suivit la demoiselle aux cheveux roses – à la voir ainsi, Yuka la comparait à un bonbon –, sans ne faire de véritable remarque, se laissant totalement porter. Après tout, après une telle journée, que pouvait-il se passer réellement ? Eh bien, eh bien … La peur, la terreur s’immisça à pas de velours dans cette rencontre haute en couleurs. Une rue sombre, avec des habitations inconnues à la jeune fille. À vrai dire, la sabreuse n’en savait pas davantage, fixant chaque maison avec un air fasciné. Totalement dans son monde, la brunette contemplait chaque parcelle de terrain avec cet air un peu fou. Toutes les choses censées terroriser ne lui faisaient ni chaud, ni froid. Bien au contraire. Véritable gamine face à un film d’horreur grandeur nature, la Mitsuharu se noyait dans toute cette sombre face de Kiri.

Et finalement, à la recherche d’un abri pour la nuit, les deux demoiselles tombèrent sur un manoir. De prime abord, il semblait hanté, blindé de toutes ces petites créatures nocturnes, enfilant leur tablier la nuit tombée pour foutre les chocottes aux enfants. Pourtant, Yuka, sans peur aucune, se dirigea vers ce dernier. Oh oui, oh oui, un truc bizarre ! Il était temps de s’y jeter avec un instant de folie, même en sachant que ce dernier pouvait la dévorer toute entière, l’enfermer dans ses geôles et ne jamais la laisser s’échapper. S’il la privait de sa liberté, il verrait à quel point la brunette n’avait peur de rien. Briser des vitres ? Exploser la vaisselle ? Mettre l’entièreté du manoir sens dessus-dessous ? FACILE ! Rien de plus simple.

La petite voix d’Inori la ramena sur terre. Elle contempla l’entrée, un sourire totalement fou sur les lèvres. Ce jeu l’amusait déjà.
Yuka se tourna vers le bonbon rose et la prit par la main, rassurante. Son air de malade mentale s’était envolé, l’espace d’un instant, histoire de pouvoir calmer les peurs de sa partenaire.

    « T’en fais pas, va. Je suis là, ils ne feront rien. »


Elle tapota, d’une main, le fourreau de Suishô. Avec cet air de gamine émerveillée, Yuka s’élança à la découverte de cette antiquité. Tellement de belles choses devaient pourrir sous la poussière, abandonnées de tous, parce que ces lieux semblaient emplis d’une présence surnaturelle. Néanmoins, cela ne faisait pas peur à notre chère Yuk’, qui aurait pu courir dans le manoir en hurlant « PETITS, PETITS, SORTEZ DE VOTRE TANIÈRE » sans craindre quoi que ce fût. Cependant, avec la présence d’Inori, la brune s’empêchait d’agir n’importe comment. Il fallait rassurer la demoiselle, pas l’effrayer davantage.

    « Allez, viens. On va trouver un endroit pour dormir. Ou une sortie, si tu préfères. »


D’un pas déterminé, la Mitsuharu commença par gravir les marches du manoir, regardant le tableau qui se trouvait face à elle. Une grande toile, sur laquelle un homme, certainement un ancien propriétaire du manoir, était représenté. Une peinture absolument gigantesque, d’un réalisme affolant. En s’approchant un peu plus, Yuka constata que ce dernier semblait … Cligner des yeux … Il les regardait, les suivait du regard. Oui, vraiment ! La brunette manqua d’exploser de rire.
Une petite voix, au loin, poussa un long hurlement. Un cri d’horreur, comme un enfant terrorisé par un jeu vidéo. Ou alors, celle d’un gamin se faisant égorger. En soi, cela restait similaire, non ? Non ? Bouarh, rien à craindre. Il ne s’agissait que d’une voix.

Yuka exerça une légère pression sur la main d’Inori, histoire qu’elle ne se perdît pas trop dans ses songes, torturée par l’ambiance un peu gênante de l’endroit. Fréquemment, la demoiselle répétait tout bas « Ne t’en fais pas, je suis là. » à son amie, pour la rasséréner, bien que cette marque d’attention ne lui paraissait pas du tout suffisante pour la calmer.

Avec une démarche presque guillerette, la kunoichi s’avança un peu plus, jusqu’à pousser une porte gigantesque, dévoilant une salle à manger où une grande table, mesurant quasiment toute la longueur de la pièce, semblait dressée. Prête à accueillir des invités. De la nourriture était étalée, il y en avait à foison. Une quantité extraordinaire, vraiment surprenante. Et rien, non, rien, ne semblait périmé. Les aliments paraissaient parfaitement intacts. De plus, aucun croc, aucune cuillère n’avait été soutirée de l’un des plats.

Quelqu’un vivait ici et se cachait, juste pour embêter les visiteurs. Une personne confortablement installée, quelque part, qui surveillait tout le monde et agitait ses mécanismes pour les faire fuir. Une réalité qui, d’une certaine façon, intriguait Yuka. Pourquoi quelqu’un vivrait-il reclus ? Par misanthropie ? Haine de l’existence humaine ? Peut-être bien …

Enfin. Encore fallait-il que son hypothèse fût la bonne … Et ça …
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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptySam 8 Déc 2012 - 19:22


Rien ne marchait, la porte ne voulait s'ouvrir... Mais quelle idée aussi j'ai eu de vouloir aller dans un manoir aussi bizarre, en pleine nuit alors que nous aurions très bien pu aller voir quelqu'un pour qu'il nous héberge mais bien sûr étant moi je fais mon maximum pour me retrouver dans la situation la plus effrayante, gênante, frustrante. Des grincements profilent au loin, au-dessus, combien peut-il avoir d'étages ce manoir ?

Yuka essaie de me rassurer en me prenant la main.. A vrai dire je ne sais pas vraiment ça ne marche pas trop trop.. Je suis comme ça, une peureuse au premier truc surnaturel mais si de temps à autre cela me fascine.. Un grand escalier, hein ? Comme dans les livres que je lis, après il va y avoir un fantôme ou un truc du genre « ce manoir a été construit sur un cimetière » voir « une famille a été assassinée ici il y a X ans ».. Ce croire dans son propre romain c'est une fabuleuse expérience...que je ne préférais pas vivre.

Nous montons donc les escaliers, quoi de mieux après cela ? Ben oui, un tableau qui nous regarde! Allez va s'y que je te fais flipper, je me retiens de donner un gros coup de pied légendaire dans le tableau de dix mètres. Yuka n'arrête pas de me rassurer en serrant ma main.. Mouais, vite fait la technique.. Résumons la situation : nous sommes dans un manoir, il n'y a pas de lumière, nous sommes aussi en pleine nuit et pour couronner le tout ? Il y a des bruits bizarre.

Enfin bref nous continuons tout droit, nous ouvrons une grande, mais genre très GRANDE porte donnant sur un buffet.. Bah allez, super, en plus d'être hanté il est habité le manoir allez super, c'est mamie qui offre tranquille.. Il manque quoi sérieux là ? Des cries ? Ohoho et que voulez-vous.. IL Y EN A. Mais oh mon Dieu, comment fait Yuka, un garçon ou je ne sais trop quelle bêbête vient de gueuler de l'autre bout du couloir et elle continue de marcher..

Je vais faire mouche et ne pas, mais surtout pas me retourner. Nous entrons dans la pièce avec le buffet, la nourriture est encore chaude et les odeurs sont juste horriblement délectable. Ça me donne horriblement faim et j'ai envie de sauté sur le banquet mais s'il était empoisonné je ferai quoi ? Bah rien, je serai morte.. Quelle question stupide. J'inspecte un peu la salle et là, je dis bien et là, je me retourne et un truc trop bizarre était derrière moi, genre un drap blanc vous voyez ? Réflexe l'oblige je tourne sur moi-même et lui donne le meilleur coup de pied de toute ma vie pour le propulser le plus loin possible... avant de remarquer que c'était un porte manteau avec un drap posé dessus..

« Oh le con il m'a fait peur ! »

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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyDim 9 Déc 2012 - 16:24

    Bienvenue au Manoir, ici, il fait tout noir.
    Bienvenue au Manoir, ce soir, tu vas faire des cauchemars. ♪


Yuka avançait toujours, mémorisant chaque détail de l’endroit, histoire de ne pas se perdre. Tout, ici, avait son importance. Un verre brisé, une fourchette sale, tout. Il s’agissait de tout garder en tête pour ne pas se perdre. Après tout, qui savait ? Peut-être ce manoir cachait-il un gigantesque labyrinthe ? Cette idée amusait énormément notre brunette, qui trépignait d’impatience à l’idée de traverser tout le bâtiment, à la recherche de tout et n’importe quoi. Concentrée dans ses petits délires, elle n’entendit que la fin de l’action d’Inori. Rapidement, la kunoichi effectua une rotation. Un ennemi, un fantôme ? Où ça, où ça ?! Ses yeux s’illuminèrent d’une lueur de folie enfantine. Malheureusement, ils se ternirent à la vue d’un bête porte-manteau. Raffermissant sa poigne autour de la petite mimine de sa protégée, Yuka s’enfonça davantage dans la nouvelle pièce.

    « Les fantômes, ça n’existe pas. »


Non, non, pas d’esprit, pas de produit d’une imagination fantasque et délurée. Quoique. Cela l’amuserait au plus haut point, de voir débouler un être intangible, visible mais intouchable. Oh, oui, cela l’éclaterait. Une vision absolument inhabituelle, extraordinaire. Dans son microcosme de gamine fascinée, la demoiselle tira sur le bras du bonbon rose, avançant presque aveuglément dans le manoir.


Au loin, une sorte de petite mélodie, entonnée par des enfants, semblait se répéter, encore et encore. Pour certains, ce rythme paraissait horrible, terrifiant. Aux yeux de Yuka, pas du tout. Bien au contraire. Il s’agissait d’une douce comptine, à ses oreilles. Rien de bien flippant, en somme.

La la la la la, la la.
La la la la la, la la. ♫

La brunette se concentra un instant. Les murmures semblaient provenir de … derrière le mur ? Il leur fallait quitter cette pièce pour en savoir plus. Cependant, un nouveau problème s’opposaient à elles : La porte était désormais close. Quel dommage, quel dommage. Yuka ferma les yeux, exhalant un long soupir. Puis, la solution lui parut toute simple. Il s’agissait de suivre les sons ! Pas question de prendre une porte ou autre, non, pas du tout ! Juste écouter. Et, lorsque la solution lui tapa aux yeux, la demoiselle comprit enfin. Comme machinalement, elle marcha jusqu’à la source, poussant un tableau du bout des doigts. Ce dernier remua légèrement, apparemment tenu en place par le biais de fils transparents. Son regard s’illumina de paillettes. Attrapant un petit kunai, la Mitsuharu coupa ce qui la gênait. Le tableau s’écrasa bruyamment contre le sol, dévoilant un rideau rouge aux motifs blancs.

La mélodie s’arrêta. Ces personnes étaient soit des fantômes, soit de véritables êtres humains. En tous les cas, ils entendaient tout et réagissaient. Dotés d’un cerveau. Intéressant, très intéressant. Ou alors, comme Yuka le pensait depuis le début, il s’agissait d’une merveilleuse manipulation, où chaque événement se voyait maîtrisé par une personne en particulier. La kunoichi s’immobilisa, serrant la main d’Inori pour lui indiquer d’en faire de même. Lorsque plus aucun bruit ne sembla les déranger, ils reprirent, tous ensemble. Ce simili de chorale intriguait beaucoup la brune, qui en oublia presque la présence de son amie. Elle la tira, l’entraînant derrière ce rideau.

Sous ses yeux ébahis se déroulait une véritable comédie. Cinq enfants, certainement tous âgés de maximum dix ans, accompagnés d’un homme, comme une sorte de chef d’orchestre, dansaient sur une estrade. Ils chantaient, jouaient avec de petites marionnettes. Leurs vêtements, maculés de sang, rappelaient à Yuka une comédie d’horreur. Son sourire s’agrandit. Le clown, tout de noir vêtu – étrange, pour un arlequin, n’est-ce pas ? – se tourna vers elle, lui adressant un sourire carnassier.

    « Bienvenue, bienvenue, mes chères petites ! Je vous présente … Le meilleur spectacle que la terre n’ait jamais porté ! »


Les enfants applaudirent. Tous en même temps. Leurs agissements, presque tous simultanés, semblaient mécaniques. La seule personne véritablement humaine, ici, restait l’homme en noir. Yuka s’approcha un peu plus, prenant garde à laisser Inori derrière elle. Lorsque les rubis de la Mitsuharu croisèrent ceux du Clown, une sorte de lien s’établit. Il la regardait, avec ce sourire presque forcé. Une mimique factice, qui ne lui indiquait rien de bon.

« La réalité des clowns, c’est que, finalement, ils ne sont pas heureux. Leur sourire est totalement faux. Ils sont obligés de l’afficher, alors ils forcent leurs muscles à en donner un, aussi vrai que possible. Mais il ne pouvait pas me mentir, pas à moi. Ce type … était seul. Plus que jamais enfermé dans une bulle, une cage de solitude qui lui déplaisait tant, mais dont il n’arrivait pas à sortir. »

Yuka relâcha la main de sa partenaire, s’avançant vers l’homme en question. Ses prunelles incarnates se posèrent avec attention sur les enfants et, rapidement, elle tilta. Toute la manipulation lui semblait alors prendre un sens, devenir plus claire que jamais. Gentiment, la kunoichi tendit une petite mimine au clown.

    « Vous n’avez pas besoin de mentir, vous savez … »


Alors, spectacle ou réalité ? De quel côté penchait la balance ?


Dernière édition par Mitsuharu Yuka le Jeu 13 Déc 2012 - 17:50, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptyMar 11 Déc 2012 - 21:57


Yuka me regarde d'un ton froid et me dit que les fantômes n'existe pas.. Pourtant il me semble que certains Nukennins maîtrisent l'invocation des esprits alors bon, voilà quoi.. Si ils n'existe pas ce sont des portes-manteau sauvages qui nous attaquent, quel monde de merde je vous jure.. Je remarque que Yuka inspecte toute la salle, du genre limite si elle ne prend pas de photos pour être sûre d'avoir de bons souvenirs. Pour ma part, je veux juste me casser le plus vite et simplement possible parce que non pas que j'ai peur, j'ai juste une certaine difficulté à être à l'aise dans ce genre d'endroit. Puis voilà quoi, Yuka m'emporte avec elle comme-ci j'étais un vulgaire chien parce qu'elle trouve ça trop d4rk de ce retrouver dans un endroit pareil, putain de merde.

Soudain Yuka se met à repartir dans un autre couloir, et nous revoilà face à une super méga grande peinture genre trop effrayante.. Et quoi de mieux pour pimenter le tout.. ? Bah une musique extrêmement chiante et oppressante pour pimenter un peu le tout. Et comme si tout cela ne suffisait pas, il faut que l'autre cruche de Yuka devienne curieuse.. Mais, oh mon Dieu, où va le monde ? Quand on est dans un manoir hanté on évite de s'intéresser au pourquoi du comment, on essaie juste de fuir le plus loin possible, se cacher, ET SURTOUT NE PAS DECOUPER UN PUTAIN DE TABLEAU POUR POUVOIR VOIR UNE ENTREE SECRETE.. Je la hais, je la hais... Genre elle entend un truc elle décide d'aller voir, EN ME SERRANT LA MAIN. Bah oui car sinon ce n'est pas drôle d'être seule hein, faut forcément emmener quelqu'un avec soit bah oui, allez c'est gratuit.

Arrivées dans la pseudo-autre pièce je vois un truc mais genre hyper louche, des enfants qui dansent et chantent... Mais encore ? Ah bien sûr, un vieux monsieur tout bizarre qui dit des phrases compliquées par rapport à son passé car c'est un genre de mec qui adore revenir de la mort pour pouvoir nous faire royalement chier NOUS vivants. Mais mon Dieu, restez dans votre coin si vous êtes morts, vous croyez qu'on s'amuse à aller en enfer pour faire coucou à grand-mère ? Mais voilà quoi.. Oh ce qu'il m'énerve, oh ce qu'il m'énerve. Ah d'ailleurs, l'autre folle de Yuka se met à lâcher ma main, bien sûr je vais la croire elle.. Et pour couronné le tout elle tend sa main au vieux pervers fantomatique qu'on connaît.. M'a-t-elle oubliée ?

« Y'EN A MARRE DE VOS CONNERIES ! -je détourne la main de Yuka tendue vers l'homme et donne une claque à l'Homme- Tu crois que c'est en faisant peur aux gens et en ayant l'air d'un vieux pervers que tu vas te faire des amis ? -je me retourne vers Yuka et lui donne une claque- et toi, tu crois que c'est en faisant la mongole intéressée par les trucs bizarres que tu vas devenir quelqu'un de puissant ? Allez on se casse d'ici j'en ai marre ! »

J'attrape Yuka par le col et par en la traînant, nous revoilà ensuite dans la salle du buffet. Toujours en tenant Yuka je la traverse pour arriver devant le gros tableau qui a toujours ses yeux qui bougent et cette fois, je donne un gros coup de pied ce qui a pour effet de le faire tomber à droite sans nous toucher et de le casser violemment. Je descends ensuite les escaliers et me retrouves devant la porte d'entrée qui est toujours fermée par je ne sais quelle force complètement nulle.

« Alors écoute moi bien sale porte de merde, tu vas t'ouvrir sinon je te jure que je vais brûler toute cette maison, tu m'entends ?! »

Magiquement la porte s'ouvre et nous voilà dehors, le soleil commence à peine à se lever. Pile à temps si puis-je dire mais franchement, quelle soirée à chier.

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Message(#) Sujet: Re: Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] Deux filles, des disputes, des choses étranges. [Yuka] EmptySam 15 Déc 2012 - 23:36

« Je ne veux pas que tu pleures, Yuka … Je ne veux jamais voir de larmes rouler sur tes joues, promets-le moi. Je ne veux pas que tu sois triste, que tu ressentes cette désagréable sensation d’être oppressée, écrasée par un poids que tu ne peux chasser. Je veux que tu sois heureuse. Pour toujours. Que ce monde te semble similaire au Paradis. Qu’il soit aussi beau, aussi radieux. Que les rayons du Soleil te réchauffent et te rappellent à quelle point cette réalité est douce et agréable. Je te fais confiance, Yuka, je sais que tu ne seras jamais triste. Pas comme … »

Et le souvenir s’évapora.
Comme inexistant, simple murmure éphémère apparaissant et disparaissant à sa guise, lueur fugace d’un esprit éteint, plongé dans une douce ataraxie d’une provenance inconnue. Une enveloppe de quiétude la protégeait de tout, des peurs comme des doutes. Ce clown ne devait pas souffrir. Si elle avait rompu sa promesse, lui ne devait pas s’y engouffrer. La joie factice, posée là sur son visage, lui rappelait à quel point, finalement, son pacte avec Kyurei n’existait plus. Aussi insignifiant que la poussière. Non, non, elle ne pouvait se résoudre à le laisser seul, là, dans une solitude asthénique qui le réduisait au silence d’une pièce peut-être bien trop sombre. Il lui fallait vivre dans l’aponie, ne jamais connaître de souffrances. Oublier cette période de sa vie. Cette période sans lumière. Il devait se lever. Sortir du noir.

Sa main s’envola. Ses yeux s’écarquillèrent : Yuka ne comprit pas. Que venait-il de se passer ? Un long laps de temps s’écoula avant que son esprit ne revînt sur terre. Un instant long, où ses songes s’arrêtèrent totalement. Son esprit fit un break, une pause pour, finalement, retrouver ses repères. Elle regarda le clown avec une certaine compassion, jusqu’à recevoir une bonne gifle au coin de la figure. L’impact d’une main frêle sur sa peau d’enfant. La chaleur du coup. La violence, aussi. Toutes ces choses la plaquèrent avec puissance sur le sol d’une terre qu’elle reconnût lentement. Dès lors, une question, simple et pourtant complexe, la taraudait : Pourquoi ? Pourquoi ce type lui rappelait-il autant Kyurei, alors qu’ils étaient totalement différents ? Rien ne les liait, absolument rien. Yuka réfléchit un instant et finit par comprendre, établir ce lien, si infime. Leur solitude. Les deux êtres, aussi différents fussent-ils, se rejoignaient de part leur isolement. Le manque de présence chaleureuse qui les excluait d’un univers qu’ils ne saisissaient plus. Et, au lieu de s’accrocher à un espoir trop faible, ils se laissaient tomber, tous deux, dans une face sombre de leur propre monde.

Lorsqu’elle quitta ses songes, Yuka se trouvait … dehors. Inori l’avait traînée ? La lumière du Soleil lui piqua les yeux, tant qu’elle dut les frotter un instant. L’aube commençait à recouvrir les alentours. Ce phénomène, absolument fabuleux, véritable spectacle pour ses prunelles, lui fit penser que, finalement, cette journée fut plutôt éprouvante. La fatigue la gagna d’un seul coup, lui assénant un violent coup dans la nuque. Se redressant doucement, l’adolescente bâilla, laissant le sommeil l’attraper un peu plus. Puis, elle se tourna vers sa partenaire de jeu, la prenant dans ses bras dans un accès de tendresse.

    « Pardon, ma puce … Ç’a dû être … bizarre comme situation. Je suis désolée. »


Caressant son dos avec douceur, Yuka finit par relâcher Inori et lui adresser un sourire des plus sincères, partagé entre une candeur enfantine et une étincelle d’amitié.

    « Merci pour tout, en tout cas ! Notamment pour cette superbe journée. Ça s’est un peu gâté sur la fin, et je m’en excuse encore, mais quand même ! Je suis ravie d’avoir fait ta connaissance très chère ! »


Une confortante vérité émanait de ses paroles. Elle ne se cachait pas derrière un mensonge, exprimant clairement ses ressentis sur cette journée et également envers cette demoiselle. Une réalité simple et qui, pourtant, lui semblait plus agréable que la plupart des autres. Pas de prise de tête, juste une complicité naissante, sans véritablement de sous-entendus. Un lien plutôt banal mais qui se démarquait justement grâce à sa trivialité.

    « Bon, par contre … Mes jambes fléchissent, mes bras tombent. J’ai une violente envie de dormir, après tout ça. »


Yuka déposa un petit bisou sur le front d’Inori, comme une véritable protectrice, un ange gardien. Oui, d’une certaine manière, la Mitsuharu voyait en son amie une petit sœur, une personne à protéger, véritablement importante et, surtout, quelqu’un sur qui il fallait veiller.

    « On se reverra, va ! Et maintenant, je disparais ! »


La brune s’évapora dans un nuage de fumée, usant du Shunshin pour atterrir directement dans son lit. Quel bonheur que de le retrouver, celui-ci ! Une sensation incroyable de quiétude l’envahit et elle s’endormit comme un nourrisson.
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