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 Une dette passée

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Mamoru Azuni
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Message(#) Sujet: Une dette passée Une dette passée EmptyLun 7 Sep 2015 - 22:02

« Le pardon n'existe pas. »
Art. IX-II
    « Me dites pas que ça vous dérange autant que j’sois là, Tsuhiro-sama.
    Je n’ai pas dis ça. L’important est que le village reste stable pendant mes quelques jours d’absence, et il semble que certains n’apprécient pas encore ton insolence. »
Le Raïkage lança un regard à son homologue, qui répondit par un soupir étouffé par un rictus. Le colosse qui accompagnait le chef du village caché des Nuages maintenant la cadence imposée par ce dernier sans la moindre difficulté. Il n’y avait rien d’étonnant à cela, lorsque l’on savait par exemple quels entraînements Bakushô Aomine avait reçu. Rien que sa capacité à ouvrir certaines Portes Célestes relevait sa condition physique.

Voilà déjà le deuxième jour qu’ils couraient. Ils avaient traversé une bonne partie de Kaminari no Kuni, puis étaient passés par Shimo no Kuni. Là, ils étaient au cœur du Pays des Rizières. D’ici la fin de la journée, ils devraient arriver à bon port, c'est-à-dire à Tetsu no Kuni, pays où aurait lieu cette rencontre si importante.
    « Au fait, Tsuhiro-sama…
    Je me fais appeler Hôritsu, Aomine. Il devient urgent que tu comprennes que tu ne dois plus m’appeler par mon prénom à l’extérieur ou tout simplement lorsque nous ne sommes pas seuls.
    Mais alors, notre invité nous a entendu, non ? »
Lorsque Bakushô Aomine parlait d’un « invité », il pointait du regard le shinobi qu’il avait sur les épaules. Ce dernier était ligoté de toutes parts, un sac en tissu serré qui dissimulait son visage. Mais son cœur lui, battait.

Hôritsu accompagna le regard de son Bras droit, mais son expression resta comme à l’accoutumée : indifférente et impassible.
    « Pour lui, ce n’est pas grave… »
***

Tout avait été réglé durant la soirée. Ainsi, le lendemain à onze heure, un périmètre de six-cent mètres avait été libéré pour la rencontre, sur une plaine où seuls quelques rochers et arbres aux extrémités servaient d’éventuels obstacles. En dehors de la zone, certains Samouraïs et Kumojins présents sur place formaient une garde d’une demi-douzaine d’hommes.

C’est ainsi que lorsque le Kazekage et son escorte arrivèrent, après une vérification, ils purent s’apercevoir que rien ne semblait avoir été laissé au hasard.

Devant eux, à gauche, se tenait droit quelqu’un – probablement un homme – qui était à la fois enchaîné aux poignets et aux chevilles, en plus de porter un sac sur le visage. Ils ne le savaient peut-être pas, mais un tissu adhésif avait été placé sur la bouche de l’inconnu. Il ne pouvait ni bouger, ni parler.

Tout à droite, c’était un homme des plus libres qui attendait, l’œil attentif. Haut de deux mètres, sa carrure était impressionnante. Mais elle n’avait rien à envier, dans un registre atypique, à la volumineuse pilosité que l’homme pouvait par exemple avoir sur le torse. Un homme sauvage mais portant le bandeau de Kumo.

Enfin, au milieu des deux autres, attendait le Raïkage. Contrairement à son Bras droit, celui-ci n’avait pas les bras croisés. Il se tenait droit, les mains libres et les bras longeant son corps robuste mais relativement fin. Moins grand que l’autre Kumojin, il restait imposant seulement parce que son large habit blanc était celui d’Ombre de la Foudre. Néanmoins, malgré son visage découvert, l’expression d’Hôritsu était tellement neutre qu’il semblait presque avoir moins de personnalité que celui qui était enchaîné et dont la tête était masquée.
    « Bonjour, Kazekage. »
Spoiler:
 
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyLun 7 Sep 2015 - 23:17

    « Brr, il fait plutôt frais par ici… »

    Bon, par rapport à Kaze no Kuni, tout paraît plus frais. Ogami ne semble pas d’accord avec moi. Sans doute parce qu’il ne venait pas de Kaze. Il s’était déjà accoutumé à ce type de climat. Ogami se trouvait à Ki no Kuni lorsque je l’avais fait mander. Il m’avait rejoint à Ame, pour que nous continuions le voyage ensemble jusqu’à Tetsu. Je lui avais alors expliqué que c’était pour rencontrer le nouveau Raïkage : Hôritsu on sait pas comment. Il apprit donc par la même occasion que ce n’était plus Zenno au pouvoir, mais je n’avais pas beaucoup plus d’informations à lui fournir à ce sujet. Il savait par contre sur quoi allait porter l’entrevue.

    Le voyage se fit sans anicroche pendant lequel je pus apprendre à mieux connaître le Chunin. En arrivant, nous eûmes droit à une petite vérification. Ils me laissèrent tout de même mon katana, celui que m’avait offert Zanshi et dont je ne me séparais plus à présent. Ils posèrent bien plus de questions sur l’utilité d’une certaine bille en ma possession, ce à quoi je me contentais de répondre qu’il s’agissait du moyen pour que mon bras droit me rejoigne lors de cette entrevue.

    En effet, avant que je ne parte pour Tetsu no Kuni, Kibo était revenu à Suna. Je lui avais expliqué pour ce rendez-vous, et malgré le fait que j’allais avoir Ogami à mes côtés, il voulait également être présent pour assurer ma sécurité. Sauf qu’il devait demeurer à Suna le temps de mon absence pour gouverner et veiller à ce que tout se passe bien, notamment avec la catastrophe survenue à Ki. Nous nous étions alors mis d’accord sur une méthode pour mêler toutes les conditions ensemble. Et il ne devrait plus trop tarder d’ailleurs.

    La personne captive était sans doute là comme étant notre dédommagement… Ou bien pour nous effrayer ? Mon visage devait sans doute trahir ma curiosité un bref instant. Puis je croisais le regard du colosse avant de terminer sur l’homme qui portait la tenue du Kage. Etait-ce pour autant lui, le Kage ? Cela pourrait être le colosse…

    Pour ma part, j’avais amené la coiffe du Kazekage. Enfin, Kibo m’avait obligé de la prendre avec moi, mais c’était Ogami qui la tenait dans ses mains. Zanshi la portait avant moi, je ne voulais pas l’avoir sur ma tête… Et puis, j’étais bien plus à l’aise en bermuda et en t-shirt. Un va-nu-pieds aussi, comme toujours.

    « Kazekage n’est qu’un titre, pas la personne. Appelle-moi… »

    Voyant le colosse et Ogami tiquer, je me repris rapidement.

    « Appelez-moi Kioshi. »

    J’avais vraiment du mal avec le vouvoiement. C’était un effort constant : ça ne faisait pas partie de l’éducation des Yamada. Nous étions tous proches des uns et des autres, on tutoyait même le chef de clan, mais ça ne signifiait pas pour autant un manque de respect. Je m’étais avancé vers celui qui portait la tenue du Raïkage, sans aucune hostilité apparente, lui tendant ma main tout en m’étant présenté. Mais je fis tout de même appel à mes talents de senseur pour me préparer dans le cas où il s’agissait d’une embuscade.

    « Hôritsu comment déjà ? »

    Je finirais par apprendre ton nom ! Es-tu un Seki qui n’ose pas l’avouer ? Heureusement que la conseillère ne me voyait pas en tout cas. Sans doute trouverait-elle beaucoup à redire : à la fois sur ma tenue et sur mon comportement. Mais elle n’est pas là !

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMar 8 Sep 2015 - 14:20



Un message m'avait été transmis lors de ma mission à Ki no Kuni. Ce message me demandait de quitter immédiatement les terres du pays du bois afin de rejoindre un lieu bien précis en suivant scrupuleusement un itinéraire tout aussi précis. Ceci avait été fait par le biais d'un Sunajin, on lui avait transmis l'information à l'aide de nos moyens de communications -se trouvant à l'avant-poste- et il avait eu la mission de m'apporter la missive. Enfin je n'avais pu conserver le support, disons que c'était tout de même confidentiel.

En parlant de celle-ci, je devais rejoindre la route pour veiller sur le dirigeant du village. En toute honnêteté, en apprenant mon rôle j'étais assez étonné. Un étonnement accompagné d'une grande satisfaction, devoir être au près de son Kazekage pour veiller sur lui est un honneur à mes yeux. Bien sûr, ce n'était qu'une précaution afin d'éviter certains désagréments. Je m'étais déjà confronté partiellement aux pouvoirs du nomade, il savait se défendre parfaitement. Un fossé nous séparait, cela me faisait mal de le dire mais ce n'était que stricte vérité. Une fois mon maître surpassé, sera-t-il le prochain ? Encore fallait-il que je reste en vie pour avoir des objectifs.

J'avais accepté de devenir un Shinobi, j'étais devenu Chûnin pour être ensuite débauché au Kakumeigun. Ces rôles que j'avais successivement acceptés m'imposaient de réagir en conséquence, je laisserai ma vie volontiers pour protéger le dirigeant Yamada Kioshi ; Non seulement c'était ma mission et il était en plus le pilier de Suna.

Ki no Kuni avait été éprouvant physiquement et cela se voyait aussi sur ma tenue vestimentaire. Je ne pouvais me présenter au Kazekage de la sorte. Cela ne se faisait tout simplement pas, mon père m'avait inculqué assez de valeurs pour que je pense à être présentable pour une mission comme celle-ci. Sur le chemin -en prenant garde à ne pas être en retard- j'avais acheté à nouveau une cape entourant mon corps et attaché à mon cou, de couleur noire. Le reste était plutôt banal, un ensemble assez sobre.

J'avais finalement rejoint à Âme le dirigeant du clan Yamada. Je m'étais présenté comme à mon habitude très respectueusement. J'avais finalement fait un effort pour ma tenue mais celle de mon interlocuteur m'indiquait que ça n'aurait pas été une gène pour lui. J'avais même l'impression qu'il s'était vêtu pour une promenade. On connaissait tous les Yamada proche de la nature, proche du désert et il ne dérogeait pas à ces règles. Si bien qu'on pouvait même le rencontrer dans une tente située devant le palais du conseil souverain, il avait écarté le bâtiment prestigieux pour quelque chose de plus « simple ». Il faisait frais d'après ses dires, c'était sûrement vrai. Pour ma part je m'étais habitué à une certaine fraîcheur à Ki no Kuni. Tous les pays étaient froids pour nous, comparé au soleil accablant de Kaze no Kuni.

«  Si vous le souhaitez, on peut trouver un magasin dans un lieu calme et sécurisé afin d'acheter un vêtement supplémentaire ? »

Non bien sûr il ne le souhaitait pas, j'aurais pu ajouter aussi « un peu plus présentable » mais je n'étais pas assez proche de cette personne pour faire cela. Le chemin nous avait permis de discuter, j'apprenais à connaître un homme bien simple. Ses capacités, ses compétences étaient évidentes et pourtant il restait le plus simple des Sunajins. Le formel n'était pas trop sa tasse de thé, il évitait même de l'être. La preuve étant qu'il m'avait même demandé de porter son chapeau, il ne le portait pas tout autant que la tenue complète de Kazekage. Mon maître -indirect- m'avait parlé de la mission. Il devait se rendre au Pays de la Foudre, à Tetsui no Kuni plus exactement pour avoir une entrevue avec le nouveau dirigeant. J'apprenais avec étonnement que le précèdent avait été destitué, il ne pouvait m'en dire plus.

Il me parla par contre d'une « dette », cela sonnait comme une histoire personnelle. Un homme avait été tué et le Kazekage demandait réparation. Ce n'était qu'un juste retour, je comprenais ses initiatives. J'aurais sûrement fait pareillement pour certaines personnes de mon entourage. Le voyage avait été plutôt paisible, il n'y avait eu aucun problème. Lors de notre arrivée au point du rendez-vous et dans les environs de midi, des hommes nous inspectèrent. Tout comme mon Kazekage, je décidai de garder mon arme. Il disposait d'une bille et expliquait que celle-ci était un moyen de téléportation. Je me rappelai alors que mon maître m'avait dessiné un sceau -toujours présent- sur mon corps pour répondre aux mêmes attentes.

Un homme enchaîné et couvert se tenait à notre gauche, un autre homme se trouvait à notre droite. Sa nature imposante faisait penser à un redoutable combattant et au milieu de ces personnes se trouvait le Raikage. Un aveugle aurait pu le voir. Je baissai la tête pour exprimer mes salutations une partie de l'assemblée tout en utilisant une petite dose de chakra afin de mettre en éveil mes sens. Comme l'inspection de leur part, ce n'était que précaution.

Contre toute attente, le Kazekage ne voulait pas être appelé comme tel. J'écarquillais les yeux avant de déposer mon regard sur lui, de plus il le tutoyait une première fois. Voyant peut-être que c'était « trop », il le vouvoyait en restant tout de même sur l'optique de ne pas être appelé par son titre. Je croisai les bras, maintenant je n'avais plus qu'à attendre et respecter mes engagements.


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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMar 8 Sep 2015 - 14:47



De retour à Suna, Kibō n’allait pas avoir un seul instant de répit. Suite à cette sortie inattendue et éprouvante, notre jeune héros allait devoir diriger le village durant l’absence de Kioshi. En effet, ce dernier avait rendez-vous avec le nouveau Raikage à Tetsu no Kuni pour discuter de l’affaire Ao. L’élève du Yamada prit connaissance de la lettre et resta septique quant aux termes et tournures de phrases employés par le nouveau dirigeant du Village caché des Nuages. Le Kazekage avait décidé de se rendre là-bas avec Ogami, mais sentant l’embuscade, notre ninja au regard de glace ne put que forcer son maître pour qu’il le prenne avec lui. Ils se mirent d’accord sur l’intervention de Kibō, ce dernier se présentera uniquement lors de l’entrevue et repartira aussitôt la réunion terminée.

      " Bon voyage et n’oubliez pas votre chapeau. "

Dit-il le sourire aux lèvres, car il savait pertinemment que le Yamada détestait porter autres choses que ses vêtements habituels, c’est-à-dire, pas grand-chose… Enfin bref, Kibō se retrouva dans la tente du Kazekage, prêt à recevoir et compiler les divers documents que son maître lui avait laissés. D’ailleurs, avait-il fait exprès de laisser autant de travail à son élève ? Les documents à lire et signer étaient nombreux et la liste des visites ne semblait pas finir. Le bras droit du Rokudaime s’empara du manteau de Kazekage et l’enfila, il était désormais prêt à endosser ce nouveau rôle, mais qui n’était que provisoire.

Les jours s’enchaînèrent et vint enfin l’heure de l’entrevue. Kibō était plutôt heureux de quitter la tente de son maître, il avait de la peine à s’habituer à ce mode de vie. Heureusement pour lui, tout ça prenait fin aujourd’hui, enfin, il allait devoir reprendre le poste dès son retour, à moins qu’il n’ait plus de Chakra pour pouvoir se téléporter jusqu’ici, mais normalement, il ne devrait pas faire recours à son énergie lors de cette escapade. Son absence durera grand maximum deux, trois heures. Il avait fait en sorte qu’aucune réunion ne soit prévu de midi jusqu’en fin d’après-midi.

Notre jeune héros ferma les yeux et activa son Jutsu, la seconde d’après, il se retrouva à côté de son maître. La surprise était au rendez-vous et les gardes présents mirent quelques instants avant de comprendre et se précipiter sur Kibō pour lui faire passer un contrôle. Le Sunajin leva les bras, restant inexpressif comme d’habitude lorsqu’il se trouvait en compagnie d’inconnu et se laissa tâter, il n’avait rien sur lui, tout était dans ses sceaux. On le regardait bizarrement, mais il ne comprenait pas pourquoi. Ah ! Il portait toujours le manteau du Kazekage…

Une fois le contrôle terminé, Kibō examina les environs. Une demi-douzaine de Samouraïs et Kumojins, une grosse buche, le Raikage et… un otage ? Le Sunajin était à l’heure, les discussions ne semblaient pas avoir débutées, alors il s’avança et alla serrer la main à Horitsu et à son bras droit, se présentant de la même manière à chaque poignée de main.

      " Enchanté, Kibō, bras droit du Rokudaime Kazekage. "

Il retourna à sa place aux côté de Kioshi et Ogami, il jeta un regard sérieux à ce dernier, comme pour lui dire, tiens-toi prêt.

HRP:
 
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMar 8 Sep 2015 - 20:13

« Le pardon n'existe pas. »
Art. IX-II

Etait-ce vraiment lui, le Kazekage ? Sa tenue était idéale pour la chaleur qui était accoutumée à Kaze no Kuni, mais elle n’avait pas sa place ni pour un pays relativement frais comme Tetsu no Kuni et encore moins pour une réunion d’une importance si haute. Ne jamais sous-estimer quelqu’un, et encore moins une Ombre, c’était quelque-chose de normal et d’important. Mais est-ce que cette tenue devait être prise pour de la provocation, ou y avait-il un autre sens caché à comprendre ?

Sans relâcher plus de quelques secondes le Yamada du regard, Hôritsu resta humble et dans son rôle, par exemple en serrant la main de son Bras droit, Kibô. Ce dernier semblait, aux niveaux de l’expression du visage et du comportement, dans un rôle plus proche de celui de Kage que celui qui l’était véritablement. Depuis son investiture, le Kadoria avait pour la première fois une rencontre importante à tenir, c’était sans doute pourquoi il avait tant de mal à imaginer devoir faire face à une « farce ».

Non, pour les besoins des deux camps, cette rencontre devait tout être sauf une plaisanterie. C’était donc bien le Kazekage qui était en face de lui. Accompagné de son Bras droit et d’un shinobi, sans doute moins gradé ou ayant des capacités particulières pour servir cette situation. Peut-être était-il un ninja sensoriel ?

« Hôritsu comment déjà ? » Cette phrase embêta le Bakushô. Les bras croisés, sa main droite vit son emprise se resserrer. Aomine était clairement en train de se demander si les Sunajins et en particulier le Kazekage n’étaient pas en train de se moquer d’eux ? Et ça n’avait pas échappé à l’Ombre de la Foudre.
    « Hôritsu est le seul nom que je porte depuis de longues années maintenant. C’est également ainsi que l’on m’appelle dans mon village, n’y voyez donc rien de personnel. Mais si vous espériez un prénom ainsi qu’un nom de famille pour éventuellement connaître certaines de mes capacités… j’imagine que vous trouverez un autre moyen d’arriver à vos fins. »
Son regard ne déviait pas de celui de Kioshi. Il savait que ses paroles étaient sèches.
    « Je pense que vous avez remarqué que même lors de notre échange épistolaire, j’ai adopté un ton sec. Cela est lié au fait que j’ai toujours été un homme droit et fidèle à des principes très clairs. Si vous avez fait un minimum de recherches sur moi, vous saurez qu’il n’y sans doute nul homme qui attache autant d’importance aux lois que moi. J’ai toujours dis ce que je pensais, et j’ai toujours fait ce que j’ai dis. Et jamais, ça ne changera. »
Hôritsu regarda son Bras droit, Bakushô Aomine, et vint poser sa main sur sa taille. Il y retira le bandeau de Kumo que le membre du Satoru portait.
    « Je n’aime pas l’acharnement que vous avez adopté envers notre village pour le meurtre d’un de vos anciens compagnons. Pensez-vous que nous devrions nous, dirigeants de grandes cités voire presque de grandes nations, nous laisser aller à demander remboursement pour chaque blessé ou chaque mort que nous subissons ? Est-ce là l’attitude qui devrait aider le monde, dont nous sommes garants, à vivre dans davantage de périodes pacifiques ? Vous tous savez qu’il n’en est rien. »
L’homme impassible montra bien à l’honneur le bandeau qu’il tenait dans la main. Qu’importe sa provenance en réalité, il était déjà lourd de sens.
    « La mort est un sort inévitable pour l’Homme. Mais pour un shinobi, elle est un devoir qu'on attend d’honorer. »
Nouveau regard vers le symbole gravé sur le bandeau en métal.
    « Devrais-je demander quelque-chose pour les vies que Kyoshi Rei, votre prédécesseur, a prises que ce soit à a Foudre ou ailleurs ? Vous le savez aussi bien que moi : votre demande de dédommagement est un caprice. »
Il redonna le bandeau de Kumo à son compère, Aomine, qui restait à l’écoute des paroles qui s’échangeaient ici. Il n’en avait pas l’air, mais il apprenait beaucoup. Et c’était logique, vu qu’il aurait plutôt été du genre à foncer dans le tas à la moindre difficulté.
    « Nous savons tous les deux que pour combattre le feu, c’est le feu lui-même. Pour la mort d’Ao Kuroi, c’est une vie d’un Seki que vous voulez. Alors expliquez-moi ce que je devrais faire, Kazekage. Par caprice et pour éviter un conflit naissant inutile entre nos deux camps, devrais-je donc sacrifier la vie d’un des miens, d’un de mes Seki ; moi qui ai pourtant porté allégeance à Kumo et à ma nation, en jurant de protéger chacun des miens ? »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMer 9 Sep 2015 - 16:18

    Kibõ arriva pile à l’heure. Un peu plus et cela aurait été trop tard. Tout du moins, il aurait raté le début de la conversation. Son apparition réveilla évidemment les gardes, mais leur vérification se déroula sans trop de problème. Il portait même le costume du Kage, prenant peut-être un peu trop son rôle au sérieux. Mais je me contentais de sourire en voyant ça. Etait-ce pour se moquer de moi, car je ne le portais de toute façon pas ?

    Le Raïkage prit la parole en expliquant très vite la raison de son ton sec. Cependant, il se méprenait sur un point.

    « Certes, des investigations ont été menées, mais je n’ai pas pris la peine de lire le dossier vous concernant. Je préférais me faire une idée de la personne en la voyant plutôt qu’en lisant. Aussi, votre nom ne m’intéresse pas pour connaître vos capacités, mais car il s’agit d’un don légué par vos parents que les codes demandent à ce qu’on le dévoile quand on se présente. »

    Qu’il ait été surnommé ensuite différemment par ses pairs ou par qui que ce soit ne devrait pas compter pour quelqu’un qui tient tant aux lois, car il ne s’agit pas de sa véritable identité, légalement. Un certificat a été fait le concernant le jour de sa naissance.

    « Mais je n’insisterais pas vu qu’il ne s’agit pas du sujet qui nous concerne… »

    Hôritsu commença sur une introduction se voulant moralisatrice, mais qui ne m’atteignait qu’à moitié. Les Kages seraient les garants du monde ? Il voyait les choses en grand, ça il fallait bien lui laisser.

    « Je représente un village. Le Damyo représente la nation. Pour ce qui est du monde, j’ignore qui en est le garant. Nous en sommes des acteurs sans doute, mais plus, je l’ignore. Je représente surtout et avant tout chacun des Sunajins habitants dans mon village. Et parmi eux se trouve une famille qui ne comprend pas la perte de l’un des leurs et à laquelle je n’ai aucune justification à fournir : Kumo était bien responsable. »

    Et une attaque concernant l’un de nos anciens Kazekages. En même temps, nos dirigeants n’avaient jamais fait patte blanche pour le moment. Sauf qu’il ne s’agissait pas de la même histoire, et je m’étais préparé à de telles propos.

    « Kyoshi Rei, en tant que Kazekage, a participé à une guerre. Au même titre que tous les villages. Dans une guerre, les morts sont un prix connus de tous. C’est la définition même d’une guerre. Mais cela ne devrait pas se produire lors d’une mission diplomatique… L’homme masqué, quant à lui, n’était pas le Kazekage, ni même un Sunajin. Suna a été trompé, tout comme le monde entier d’ailleurs. Sanctionne-t-on la personne qui se fait arnaquer, ou bien l’instigateur de la duperie ? »

    Enfin, il termina en me demandant ce qu’il devait faire. Voulait-il que je me mette exprès à sa place pour me faire changer d’avis ? Ou bien était-ce un test pour savoir quelle sera ma réponse ? Il avait promis dédommagement, et avait dit juste avant qu’il n’était pas du genre à jeter des paroles en l’air. Donc tout ceci faisait parti de sa mise en scène pour me juger ensuite, une fois cette affaire terminée ? J’inspirais profondément avant de répondre le plus posément possible.

    « Je n’ai jamais demandé la mort d’un Seki. Uniquement réparation pour un mal causé. Comme je porte la plainte, ce n’est pas à moi d’indiquer la peine. Vous dites être un homme de loi. Vous devez donc savoir que les lois peuvent changer d’un pays à l’autre. L’incident ayant eu lieu à Ta no Kuni, je demande un tribunal équitable pour Seki Azar, ou son clan le cas échant, dans le pays où la faute a été commise. Leur loi et donc leur justice tranchera. Suna ne peut appliquer ses règles à Kumo, tout comme la réciproque est vraie. Je ne prononce pas la condamnation, je fais appel à la balance adéquate pour pencher dans un sens ou dans un autre. »
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMer 9 Sep 2015 - 17:16



Oui, il s’agissait d’un caprice et les membres du Conseil avaient déjà pris parti dans cette histoire, ils étaient contre Kioshi. Cette histoire demeurait un problème personnel, Suna n’avait rien à voir là-dedans. Certes, Ao était un ninja de Suna, mais on ne pouvait pas demander dédommagement pour chaque décès, la mort faisait partie de leur quotidien. Le Yamada avait le droit de se venger, mais en étant que Kazekage, toutes ses actions, qu’elle soit personnelles ou professionnelles auront un impact sur la vie du village. D’ailleurs, cette histoire en était un parfait exemple. La solution : engager un Shinobi n’ayant rien à voir avec Suna et le payer pour qu’il tue le meurtrier d’Ao, il s’agissait de la seule solution dont disposait l’Ombre du Vent, mais il n’aura pas le plaisir de pouvoir mettre fin aux jours du tueur lui-même, c’était le seul inconvénient.

Un silence irréel s’installa dans cette clairière, tout le monde attendait la réponse du Yamada. Kibō se tenait à ses côtés, il était également dans le tort en accompagnant son maître, mais jamais il ne le quittera, que ce soit dans le bien, comme dans le mal. Non seulement sentimentalement il ne pouvait pas le laisser dans ce merdier, mais professionnellement, en tant que bras droit, il se devait de suivre son Kage jusqu’à la mort. Kioshi ne serait sans doute pas d’accord d’entrainer d’autres personnes dans cette affaire personnelle, encore moins son élève, mais il savait également que son bras droit ne le quittera pas, quoi qu’il dise.

      " Pour ce qui est de son prénom et nom de famille, laissez tomber. Nous ne connaissons pas son passé, peut-être qu'il est comme moi, un orphelin ne connaissant pas ses origines. "

Chuchota-t-il à l'oreille de son maître. Notre jeune héros ne possédait pas de nom de famille, on l'appelait simplement Kibō, alors que ce prénom n'était sûrement pas celui qu'on lui avait donné à la naissance. Enfin bref, le Kazekage répondit aux diverses déclarations du Raikage et ses réponses plurent à son bras droit. Les Sunajins n'étaient pas venu ici pour tuer un innocent, mais pour venir entendre la proposition de dédommagement d'Hôritsu. Trouvera-t-il de quoi satisfaire le Yamada ? Peut-être, peut-être pas, mais dans tous les cas, cette entrevue n'avait pas comme unique but ce sujet de conversation, il y avait d'autres thèmes que le Shinobi aux regards de glace souhaitaient aborder. L'examen Chûnin, le cas Kadoria Sho, l'Empire, etc. Ils avaient la chance d'avoir l'Ombre de la Foudre sous la main, autant en profiter pour en apprendre plus sur sa vision du monde et ses perceptives.

      " Evoquer le passé ne sert à rien, nous sommes venus ici car nous étions curieux de connaître votre proposition de dédommagement, mais malheureusement, la vie d'un innocent ne nous intéresse pas. La proposition de mon Kazekage vous convient ou avez-vous autres choses à nous proposer, avant de passer au sujet suivant ? "

Inutile de se perdre dans des discours inutiles concernant de vieux sujets. Nous étions dans le présent et il fallait façonner l'avenir, une alliance entre Suna et Kumo, avait-elle déjà existé ? Aucune idée, mais cette collaboration semblait être mal partie, c'était pourquoi Kibō essayait de calmer les ardeurs des deux dirigeants, à fin de pouvoir construire quelque chose entre ces deux puissances militaires.
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMer 9 Sep 2015 - 20:10

« Un shinobi doit faire sien de tout espace dans lequel sa mission exige qu'il soit. »
Art. I-IX

Lorsque le dénommé Kibô s’approcha pour murmurer quelques mots à son chef à la tenue pour le moins décontractée, le Raïkage resta totalement de marbre alors que son Bras droit commençait à s’agacer. Il n’allait pas s’attarder davantage sur cette fameuse question d’identité et c’était pour le mieux au vu de la situation. Tout gain de temps serait profitable aux uns comme aux autres.

Tout pouvait bien se passer. Mais forcément, lorsque l’Ombre du Vent répondit, il y eut un passage sur son prédécesseur qui ne plut à aucun des deux Kumojins. Et là encore, à côté de l’impassibilité du chef des Nuages, le second de ce village serra encore plus les poings sur ses bras. C’en était trop.
    « Ouais enfin les gars, j’vous arrête de suite. On a pas « tous » été dupés, c’est Suna qui l’a été, c’est tout. C’était votre Kazekage, le gars que vous seuls vous voyiez tous les jours. C’est votre faute. Mais ça c’est pas le plus comique dans votre histoire. »
Bakushô Aomine resserra le bandeau de Kumo autour de sa taille. Ses bras se relâchèrent alors qu’il reprenait, dans un ton presque agressif, sous le regard attentif de son supérieur.
    « En fait c’est pas drôle, c’est juste aberrant. Vous refusez de lier définitivement ce putain de criminel à votre village alors que c’en était le chef mais vous demandez réparation pour un shinobi qui a, auparavant, appartenu à Kumo et pour des faits qui datent de perpette ? »
Il se risqua même à faire un pas en avant, mais sachant bien quelle pourrait être la réaction du Kadoria, il s’arrêta aussitôt. Mais ça n’allait pas l’empêcher d’en rajouter une couche.
    « Si on devait suivre votre logique, et qu’on demandait la tenue d’un procès équitable et dans le lieu de l’incident pour tous les meurtres que cet enfoiré de Kyoshi Rei a commis lorsqu’il était Kazekage… Bah putain on ferait tous un tour du monde de trois ans et demi !
    Ça suffit. »
Aomine tiqua, puis se retourna rapidement vers son chef. Il hocha légèrement la tête et se remit un peu en arrière. De toute manière, il avait dit ce qu’il avait à dire et d’une façon qui lui était accoutumée. Et bien entendu, son agressivité presque « sauvage » contrastait avec le sérieux imperturbable du Raïkage.

Hôritsu fit un pas en avant. C’était une manière claire et précise de signifier qu’il allait prendre la parole, à nouveau. Et il était inutile de reformuler les propos du Bakushô sous une meilleure forme : le fond avait été compris de tous.
    « En effet, il serait malvenu d’ordonner un tribunal pour Kumo ou un des miens, alors que le meurtre a été commis par Seki Azar. Heureusement… »
Le Raïkage attrapa le bras de l’otage. Il glissa la main dans le sac que l’inconnu avait sur la tête pour lui enlever le tissu adhésif sur la bouche de ce dernier. Il le fit ensuite faire quelques pas en avant, pour que ce dernier soit un peu plus près des Sunajins. Enfin, l’Ombre de la Foudre lui ôta le sac.
    « … Seki Azar est parmis nous. »
Il était là aux côtés du Raïkage. Même s’il pouvait peut-être se défaire des liens qui lui étaient installés, il devait savoir qu’il ne pourrait rien faire face à tous les shinobis dont il était entouré.

Seki Hattan n’avait jamais servi de substitut, mais de moyen d’entrer dans la clinique indépendante de certains membres de son clan. En l’assommant, il avait pu se rendre dans le bâtiment et le fait de demander des soins pour un Seki lui permettait d’avoir la justification nécessaire pour ne pas attirer la curiosité. De là, le chef du village avait eu le loisir de chercher Seki Azar, sans savoir s’il serait là. Les circonstances avaient été du côté de Tsuhiro. Mais même si le Nukenin de Kumo n’avait pas été là à ce moment-là, jamais Hôritsu n’aurait sacrifié l’un des siens, Seki ou non.
    « Seki Azar, si vous voulez dire quelque-chose, allez-y. Ensuite, Kazekage, si vous voulez lui expliquer la raison de sa présence, ce qui lui est reproché ou tout simplement lui parler de choses personnelles ou auxquelles je n’aurais pas pensé, allez-y. Je vous parlerai de ce à quoi j’ai pensé comme dédommagement plus tard. »
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Kosobayui Taka
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMer 9 Sep 2015 - 21:51

    J'étais tombé dans un vulgaire piège comme un débutant. Quelle fin pathétique. Moi qui fut un shinobi émérite, me faire avoir de la sorte, une honte. J'avais déserté le village il y a maintenant sept longues années afin de vivre en ermite, reclus dans les montagnes, avec pour seul souvenir, mon dernier acte en tant que shinobi, le meurtre du Sunajin Ao Kuroi. Et voilà le bras vengeur de Kumo pose sa main sur ma tête après tout ce temps ? Pourquoi maintenant ça n'a absolument aucun sens. J'étais désemparé et dans l'incompréhension la plus totale.

    Une fois les mains attachés et rendu muet, je me contentais d'attendre mon sort, ma vie aurait pu se terminer il y a des années déjà et je m'étais préparé pour un jour comme aujourd'hui. Je réfléchissais encore aux paroles de gama sennin qui m'avait fait part d'une prophétie me concernant, où était-elle cette prophétie aujourd'hui ? Qu'en restait-il ? Pendant le trajet j'entendais un homme tenir certains propos concernant un nom Tsuhiro. Et l'autre, celui qui m'avait enlevé l'avait appelé Aomine. Je ne connaissais aucun de ces deux hommes, ils ne faisaient pas parti du Kumo d'antan, celui de Bakushô Soroshiya ou Ishidate Masamune. Qui étaient ils ? Étaient-ils seulement des Kumojins ? Beaucoup trop de questions restaient sans réponse.

    Je songeais à m'échapper mais ils étaient deux, mais la question était toujours la même, pour aller où, pour faire quoi ? Cela faisait des années que ma vie se résumait à la méditation, à la chasse et à l'agriculture. Je n'étais plus un guerrier. Plus depuis ce jour. Soudain on me posa à terre et un mot retentissait alors à mes oreilles. « Bonjour Kazekage ». Bien, si je devais avoir à faire à Suna une nouvelle fois cela ne pouvait être que pour une seule chose. Le seul acte qui peut intéresser Suna encore aujourd'hui, le meurtre d'un de leur jônin. Le seul truc étrange par rapport à cela, comme lors de mon enlèvement, pourquoi maintenant ?

    Mais lorsque l'homme répondit tout s'éclaira. Ce timbre de voix, comment oublier ne serait-ce qu'une seule voix de cette journée, comment oublier ne serait-ce qu'une seule image de cet événement. Il était là lors de la bataille. L'un de cette équipe était devenu Kazekage, voilà pourquoi cela n'arrive que maintenant. Sa nomination doit être récente. Tout s'éclaire. Après plusieurs échanges on m'enleva mon bâillon puis le sac qui recouvrait mon visage. Voilà donc le moment où je pus distinguer tout les visages de l'assemblée. Tous m'étaient inconnus. Tous sauf un. Je m'exprimais alors.

      « Toi. Cela fait sept années, tu as quelques peu changé mais ton regard est toujours le même. Je comprends maintenant mon enlèvement ainsi que le reste. Tu réclames une vengeance pour Ao Kuroi n'est-ce pas ? Car il ne s'agit rien d'autre que de la vengeance. Ne parle jamais de jugement ou de procès selon les lois de Kumo. Car selon les lois de Kumo, j'ai réussi ma mission rien de plus, les morts font partie intégrante de notre travail de shinobis. La seule chose pour laquelle je peux être jugé à Kumo est pour ma désertion après l'échec de Ta.

      Mais Soit, j'ai renoncé à ma vie il y a bien longtemps mais avant que mon sort ne soit décidé je souhaite expliquer certaines choses à cette assemblée, car tous ne connaissent ni l'histoire ni l'aboutissement de celle-ci. »


    Je prenais alors mon souffle.

      « Cette histoire commence par un affrontement entre nos équipes, après un échec de diplomatie des deux partis. Une offensive démarrée par Ao Kuroi, leader de l'équipe Sunajin. Cet affrontement termine par son meurtre ou plutôt par son suicide. Ne t'es-tu jamais demandé « Kazekage » pourquoi un homme capable de contrer un assaut une fois échoue à contrer ce même assaut composer des mêmes techniques une seconde fois ? Je me suis posé cette question un millier de fois et je n'ai jamais trouvé une réponse adéquate hormis un suicide.

      Bref s'en suit alors un échange entre Bakusho Soroshiya, Maître Isshun, Kioshi Rei et moi-même. Échange dans lequel le cas d'Ao Kuroi était omniprésent. Sache Kioshi, maintenant que je connais ton nom, que j'ai proposé au Kazekage de l'époque d'offrir ma vie en gage de paix entre le village de la foudre et du sable, afin qu'une guerre ne soit pas démarrée par ma faute. J'ai proposé un sacrifice ultime pour que le sang ne coule plus et pour racheter la mort de son homme. Mais nos dirigeants de l'époque en réalité s'en fichait pas mal d'Ao Kuroi. Seul le devenir de Ta importait. Je me rappelle encore de Kyoshi Rei affirmant cela « Si vous voulez honorer la mémoire d'Ao Kuroi et prouver que la paix est votre première conviction : abandonner l'idée d'une alliance avec Ta no Kuni. ». La vérité est là Kioshi, la seule personne qui se souciait réellement de cette mort dans cette assemblée fut moi. Car pour des Kage, une mort d'un shinobi dans une mission est quelque chose de banal.

      Je n'excuse pas ce que j'ai fais, j'ai porté le coup fatal à un homme de bien, un homme qui voulait la paix tout comme je l'ai toujours voulu. Mais lors de ce jour, si la situation avait été inversée et que tu avais été en mesure de blesser ou de tuer l'un de nous, tu l'aurais fais de la même manière. Est-ce que je serais venu quémander ta tête pour autant ? Je ne pense pas. Car demander la vie de chaque adversaire ayant tué un de tes hommes est l'inverse même de l'idéal de paix que tu semblais prôner jadis. En somme au lieu d'aller vers l'avant, tu recules et t'enfonces dans les ténèbres. »


    Voilà, ce long monologue était maintenant terminé et même si je pouvais défaire mes liens et tenter quelque chose, ça aurait été vain. J'étais préparé mentalement à quitter ma vie ici-même si c'était là le destin que Maskine ou tout autre divinité avait prévu pour moi.

      « Je n'ai pas peur du jugement quel qu'il soit. Pourriez-vous en dire autant à ma place, je suis persuadé que vos mains à tous sont bien plus sales que les miennes. »


    Je levais alors la tête, regardant le ciel, mes mains étaient toujours liées dans mon dos. Je contemplais sans mot dire, dans l'attente du couperet mettant fin à ma vie ici-même. Je voyais dans ses yeux qu'il était emplit de vengeance, et je me doutais que mes mots ne le résonneraient pas. Mais qu'importe. Je mourrai aujourd'hui mais ma vie aura comporté bien plus de bonté que celle de tout mes bourreaux réunis. Et soudain dans ces derniers instants je plissais les yeux et me mettais à sourire au ciel. Si je mourrai aujourd'hui, je mourrai heureux.


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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyJeu 10 Sep 2015 - 18:26

    « Kyoshi Rei était notre Kazekage. Pas l’homme masqué. Ce dernier ne s’est jamais présenté comme étant Kazekage. Les crimes de Kyoshi Rei peuvent nous être imputés, pas ceux de l’homme masqué. »

    Or, en tant que Kage, il n’avait fait que participer à une guerre et empêcher une conquête. Si Hôritsu se mettait à porter un masque, à se faire appeler différemment et à commettre des crimes tout seul, cela n’impliquerait pas Kumo pour autant.

    L’encapuchonné fut ensuite délivré de ses entraves faciales. Je le reconnus avant même qu’il ne prenne la parole. Seki Azar. C’était bien lui. Malgré les années, je n’oublierais pas ce visage. Inconsciemment, mes poings se serrèrent. Le voir lui me rappelait ce qu’il avait fait. Je le laissais prononcer sa plaidoirie, ce qui me permit de gagner du temps pour retrouver mon sang-froid. Mais lorsqu’il se mit à narrer la scène, moi je la revis. Sauf qu’il oubliait de conter la suite. L’histoire du genin survivant, sauvé par le sacrifice du jonin. Le Yamada qui dut retrouver et porter les restes calcinés d’Ao Kuroi jusqu’à son village. Il ne restait presque plus de chair ! Que des os brûlés ! Son cadavre était méconnaissable !

    Du côté de Kumo, c’était le bras droit qui avait le sang chaud et le Kage qui calmait le jeu. De ce côté-ci, ça risquait d’être le contraire. En même temps, un Yamada a forcément le sang chaud… Mais je me devais de demeurer calme. J’allais jusqu’à user de genjutsus sur ma propre personne pour diminuer ma colère. Je soufflais profondément avant de prendre la parole, faisant qu’elle soit la plus normale possible.

    « Tu te trouvais de l’autre côté du torrent de flammes, alors tu ne l’as sans doute pas remarqué… Mais il avait plusieurs marques de brûlures suite au premier assaut qu’il tentait de camoufler de son mieux pour donner l’impression que ton attaque était inefficace. Mais tu as repris l’assaut. Il a donc préféré sauver un genin plutôt que de risquer de ne pas tenir le coup à la seconde offensive et que le torrent englobe toute l’équipe de Sunajins…

    Et lors du dialogue qui a suivi quelques jours plus tard, je suppose que les autres protagonistes étaient également présents lors de ta proposition fort altruiste ? Si tu voulais bien faire, tu aurais dû t’adresser à notre Kage seul à seul. Là, il s’agissait de stratégie de négociations. En disant ça devant maître Isshun, tu redressais l’image de Kumo. Et si Suna avait accepté, c’était notre image qui en pâtissait pour les négociations à venir. Même s’il voulait accepter, jamais il ne l’aurait fait à cause des personnes présentes à cet instant… »


    Je fis une pause nécessaire. Nécessaire pour moi, et j’ajoutais une illusion supplémentaire sur ma personne afin d’éviter que je ne l’étripe de suite. Il parlait comme s’il était dans le droit chemin, comme si nous étions plus fautifs que lui. Et c’est d’ailleurs ce que j’aurais fait si nous étions seuls : l’étriper. Mais il y a le Raïkage de présent. Alors les réactions changent, comme dans mon explication sur la réponse de l’ancien Kazekage. Je recule et m’enfonce dans les ténèbres ? Je dirais plutôt que je règle mes affaires passées pour enfin pouvoir avancer.

    « Je n’ai jamais parlé de la loi de Kumo, mais d’un procès à Ta no Kuni. Toi, tu avais proposé que je vienne à Kumo te chercher pour un combat à mort… Mais tu ne te trouvais même plus là-bas. Quelle valeur a ta parole dans ce cas ? Moi, je voudrais avant tout que tu te recueilles sur la sépulture d’Ao Kuroi, et qu’ensuite tu ailles affronter le regard de ses parents qui décideront alors de ton sort. Pourtant, j’ai proposé de faire appel à un procès dans le lieu le plus adéquat et sans doute le plus objectif pour cet incident. »

    Je fermais les yeux et soufflais une nouvelle fois. J’avais fini de répondre à cet homme sans même dégainer mon katana. Peut-être que le dialogue ira à bon terme finalement. Je me tournais alors vers le Raïkage.

    « Hôritsu, il semblerait qu’il soit inutile de lui expliquer la raison de sa présence ici, il la connait très bien. Cependant, vous avez dit avoir une idée sur la façon de procédé, sur le dédommagement ? Je vous écoute. »

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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyJeu 10 Sep 2015 - 19:33



Le bras droit du Raikage prit la parole et s’adressa à Kioshi. Tout le monde en avait après et c’était logique, mais Kibō n’avait pas de soucis à se faire, le Yamada savait répondre, quoi qu’on lui dise. Cependant, lorsque le Bakushô fit un pas en avant, notre jeune héros n’hésita pas à aller à sa rencontre en effectuant également un pas tout en lançant un regard au Kumojin, il voulait simplement lui dire de rester à sa place. Heureusement, Hôritsu le reprit et il reprit les devants prenant la suite des opérations. L’élève de Kioshi se replaça aux côtés de son maître ne lâchant pas du regard Aomine.

Néanmoins, notre jeune héros détourna son regard lorsqu’on dévoila l’identité de l’otage. Voilà donc le visage de Seki Azar, mais Kibō ne se concentra pas sur les paroles du meurtrier, mais bel et bien sur le comportement de son supérieur. Comment allait réagir Kioshi suite à cette surprise ? Le Shinobi au regard de glace se tint prêt à activer à un Fûin immobilisant l’Ombre du Vent, il était hors de questions que ses sentiments prennent le dessus lors de cette entrevue, même si l’envie de tuer ce Kumojin était forte. Combien de fois Kibō avait vu son Senseï ivre dans les rues de Suna à cause de cette histoire ? Cela remontait à l’époque où le bras droit n’était encore qu’un Genin, alors imaginez un seul instant l’envie de Kioshi de régler cette histoire une fois pour toute.

      " Je suis avec vous. "

Lui dit-il, mais cela ne voulait pas dire qu’il allait le suivre quoi qu’il fasse, mais qu’il était là pour le calmer ou l’immobiliser si besoin. Heureusement, le Yamada su garder son calme par un moyen mystérieux, car il y avait tout pour qu’il pète un câble et trucide cet individu. Kibō resta quand même attentif au moindre fait et geste de son maître, pour cela, il pouvait compter sur Ogami, son élève était sûrement sur ses gardes également. Kioshi semblait avoir fini son discours et il donna la parole à Hôritsu – une nouvelle fois – en lui demandant de citer sa proposition de dédommagement comme le lui avait demandé Kibō tout à l’heure.

Grâce au sang-froid du Rokudaime Kazekage, les discussions allaient probablement rester dans une ambiance tranquille, mais le problème ne venait pas de sa personne, mais des répliques des Kumojins, qui semblaient chercher la petite bête.
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyJeu 10 Sep 2015 - 21:25



L'homme aux côtés du dirigeant de la foudre prit la parole. Je haussai les sourcils, je ne m'attendais pas à une intervention de sa part. Je le voyais seulement comme un Shinobi ayant pour mission de veiller à la sécurité de son Kage, tout comme moi. Une seule chose nous différenciait, la carrure, il était peut-être plus crédible dans ce rôle que moi. Ses mots n'étaient pas dénués de sens, je ne pouvais le nier mais il n'avait pas utilisé la bonne méthode pour s'exprimer et il lui manquait visiblement du discernement.

Je détournai le regard sur le côté avant de soupirer. Ce n'était que des mots inutiles puisque finalement le sujet principal n'était pas le traître : l'homme masqué. Je l'avais aussi combattu aux côtés du Nidame et de Hiruko, j'avais reconnu sa puissance mais il n'était pas l'objet de cette rencontre. Son supérieur mit fin à sa prise de parole en deux mots. Cet homme avait beau me donner l'impression d'être une bête -dominante-, il s'était fait simplement dompté par quelqu'un de plus gradé et de plus fort que lui.

Finalement, l'homme enchaîné et capuchonné n'était qu'autre que Seki Azar. Peut-être que le Yamada le savait, il devait du moins s'en douter. J'avais appris durant mon voyage qu'il avait plutôt une bonne intuition ; La personne privée de mouvement aurait pu être un autre Seki. Un membre de leur clan pour dédommager le Kazekage ou bien Suna, fallait-il encore faire la différence. Je ne connaissais pas les enseignements, les valeurs de ce clan renommé à Kumo no Kuni. Ma famille aurait sûrement donné la vie d'un de ses hommes afin de payer une dette. J'imaginais aisément qu'un clan réputé comme celui des manipulateurs de chakra réagisse de la sorte.

J'étais dans le mauvais, nous avions bien face à nous celui qui avait tué un ami au Nomade, ne m'attardant pas sur l'allure de l'homme à l'aube de la mort, je posai mon regard sur le Kazekage en l'attente d'une quelconque réaction. Kibō avait fait de même, il m'avait appris à anticiper les réactions des autres et j'avais mis en pratique ses enseignements. C'était une situation bien délicate que nous avions là, si seulement j'étais à la place du Kazekage, qu'aurais-je fait dans un cas similaire. Pour être honnête, je n'aurais même pas laissé la personne s'exprimer, d'un seul trait mon arme aurait tranché sa gorge. Je n'avais pas encore assez de force pour me contenir, pour refouler des émotions que je ne pensais plus pouvoir avoir.

Si à la place de Ao Kuroi il y avait Yami, Kibo ou le reste de mon entourage, je n'aurais pu me contrôler. Finalement en plus de la puissance, c'était cette retenue qui nous séparait. Ma faiblesse faisait que je ne pouvais agir de comme lui, il fallait corriger cela.

Je ne pensais pas être obligé de contenir notre dirigeant, le regard froid, j'écoutai alors le détenu. C'était comme si le Yamada m'avait partagé un peu de sa rancœur, étrangement je voulais qu'il paye pour ses actes. J'en apprenais un peu plus sur l'histoire, selon lui et lors d'une réunion, il avait proposé aux dirigeants de se sacrifier pour le bien des nations. Il apportait des informations intéressantes, ma curiosité était telle que j’essayais de coupler ses paroles avec celles de mon Kage durant le voyage pour venir à ce rendez-vous.

Le dirigeant du clan des Nomades rétorqua rapidement, il donnait plus de détails et en apprenait peut-être à Seki Azar. Personnellement, il souhaitait que le Seki affronte le regard des parents du défunt Sunajin pour qu'ensuite ces mêmes personnes décident de son sort ; Seulement il avait donné une autre solution, celle d'un procès équitable et respectant les lois régissant l'état même.

Tout comme la personne que je devais protéger, je m'apprêtais à écouter attentivement l'idée de Hôritsu, le Raikage.
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyJeu 10 Sep 2015 - 21:44

« L'intérêt national doit avoir l'ascendant sur l'intérêt international. »
Art. III-I

Seki Azar était fidèle à ce qu’on avait pu dire de lui. Il restait un shinobi talentueux mais surtout malin. Il avait compris ce qu’on lui reprochait, qui l’entouraient et la situation à laquelle il était confrontée. Ferait-il un bon Kumojin dans la nouvelle organisation instaurée par le Législateur ? Probablement, l’idée avait traversé l’esprit au chef. Mais malheureusement pour Seki Azar, il ne pouvait que difficilement espérer sortir de cette entrevue en tant qu’homme libre.

Hôritsu et Aomine restèrent droits et silencieux, face à ce qui allait être un échange plutôt important entre l’ancien Kumojin et le chef des Sunajins. Le tutoiement du Seki montrait bien qu’il considérait toujours le Yamada comme son égal ou plutôt comme ce shinobi qu’il avait vu autrefois. Que ce soit dans sa manière d’agir ou de s’exprimer, on comprenait facilement qu’Azar n’avait plus rien à perdre. Il voulait s’expliquer, et il le faisait plutôt bien.

En écoutant, le Raïkage se rendit compte qu’il y avait bel et bien une zone d’ombre dans toute cette affaire. Ao Kuroi avait succombé à une technique qu’il avait parée juste avant. Là résidait le litige complexe. L’un assurait que c’était un suicide, l’autre qu’il avait été blessé sans le montrer.

Le Bakushô tentait de maintenir son calme. Et étrangement, il y arrivait plutôt bien. Il voyait que toute la pression de cette rencontre s’était reportée vers le camp de Suna – surtout sur le Rokudaime Kazekage – et sur Seki Azar, même s’il trouva ce dernier plutôt calme. Avait-il trouvé un moyen de s’enfuir ? Impossible pour quelqu’un d’enchaîné d’échapper à deux Kage et à leurs adjoints, sans éveiller l’attention de la demi-douzaine de gardes aux alentours.

Hôritsu écouta son homologue du Vent. Il avait lui aussi, à sa façon, une bonne élocution. Mais si on pouvait peut-être discerner un peu de tension en lui, il gardait un minimum son calme en apparence. Etait-il réellement prêt à laisser son sort entre les mains de la famille Ao ? Peut-être qu’il mimait tout ceci, ou qu’il avait véritablement l’intention de soutenir cette idée car il connaissait déjà la volonté des proches du défunt Kuroi.

Mais finalement, les émissaires de Suna voulaient écouter la proposition du Raïkage. Ce dernier se força à toussoter un court instant en s’approchant. Droit et presque à côté de Seki Azar, il toisa Yamada Kioshi du regard.
    « Est-ce qu’Ao Kuroi s’est suicidé ? Est-ce que Seki Azar doit voir son destin tomber entre les mains de la famille de celui qu’il a tué ? Comment Kumo doit faire pour rattraper la mort de votre compagnon ? Cette affaire est complexe. Mais comme je vous l’ai dis, le dédommagement est aisé à trouver. »
La main d’Hôritsu caressa le manche de son katana. Un large mouvement de bras précéda un bruit sec. Bakushô Aomine n’avait pas cligné des yeux.

La tête de Seki Azar était tombée.

Lentement, le Raïkage fit regagner son arme à son fourreau. Ses yeux bleus n’avaient pas quitté les Sunajins et bien entendu plus particulièrement leur chef.
    « Je vous l’ai dis : cette affaire a pris des proportions inconsidérées. Kumo a retrouvé Seki Azar, et la mort est une sanction qui est non seulement lourde mais équitable car identique à ce qui lui est reprochée. Je suis un homme de loi, vous l’avez vous-même rappelé. Et rassurez-vous Kioshi, le fait que je l’ai tué fera que sa mort n’aura pas été qu’une question de vengeance comme ça aurait été le cas si vous l’aviez tué. Mais sachez que la raison principale de sa mort n’est pas celle du dédommagement… »
Bakushô Aomine croisa les bras. Il connaissait déjà les prochains mots de son Raïkage. Et il ne pouvait qu’approuver la vision de ce dernier.
    « Seki Azar est avant tout, pour moi et pour Kumo, un déserteur. Et un déserteur qui a commis un crime et qui a abandonné mon village en laissant ce dernier pâtir de ses fautes mérite la mort. »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyJeu 10 Sep 2015 - 23:57

    Je ne m’attendais pas à ce que le Raïkage soit aussi… expéditif ? L’intérêt de son village semblait passer bien au-dessus de celui de ses villageois. Bien qu’Azar ne semblait plus vraiment être un Kumojin. La surprise devait néanmoins sans doute se lire sur mon visage. J’ignorais ce que je devais ressentir à ce moment-là. Mon regard suivit la tête sans corps qui roulait sur le sol.

    De la joie ? En quelque sorte oui. Ao Kuroi pouvait enfin reposer en paix. Je n’aurais plus ce poids sur la conscience quand je regarderais son nom inscrit sur mon pendentif.
    De la frustration ? Sans doute. Voilà sept ans, et il ne s’est même pas excusé, il n’a montré aucun regret d’aucune sorte.
    De la tristesse ? Peut-être. J’avais attendu si longtemps, et tout se finit si vite ? Lorsqu’Ao fut tué, j’aurais tout donné pour pouvoir ôter la vie à ce Seki. Finalement, il n’était déjà plus à Kumo quand j’avais atteint le niveau nécessaire pour l’affronter… Injuste.

    Ma main se relâcha et mes muscles se détendirent. C’était fini… Enfin. Un soupir encore plus long que les autres s’échappa de ma bouche. Un poids en moins, bien que j’en avais encore beaucoup d’autres. Ca faisait plaisir de se sentir un peu plus léger.

    « Je vous remercie… En échange, je vous reformule l’invitation à l’examen de Chunin ayant lieu à Kaze no Kuni. Konoha sera présent, donc vous pourriez peut-être profiter de l’occasion pour vous entretenir avec l’Hokage des accusations qu’ils portent sur Kumo ? »

    Je faisais notamment allusion aux responsables de la création du groupe nukenin appelé Shoraizen. Kumo impute la faute à Konoha, Konoha à Kumo. Mais qui disait vrai ? De toute façon, malgré ça, Kumo avait tout intérêt à accepter l’invitation. En effet, toutes les grandes forces seront présentes, et ce sera un moment crucial pour négocier des alliances. Les absents ne pourront pas en profiter et se trouveront aussi seuls qu’ils l’étaient au départ.
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyVen 11 Sep 2015 - 9:37



Tout était fini. Cette histoire de Seki n’avait plus lieu d’être, Azar était mort. Non pas de la main de Kioshi, mais de celle d’Hôritsu. Un homme à cheval sur les règles, mais jusqu’où cette folie pour la droiture et les lois pouvait aller ? C’était la question que se poser notre jeune héros. Une chose était sûre, avec lui, il ne fallait pas enfreindre la moindre règle, sinon c’était la guerre assurée. Les Sunajins devront bien se mettre ça en tête et le divulguer au Conseil dès leur retour. Malgré cette manie pour les règles, le Raikage était quelqu’un de juste prônant la paix, car son geste allait mettre un terme à la rancœur qu’avait – personnellement – le Yamada envers les Kumojins et plus spécialement les Seki.

      " Une bonne chose de réglée "

Murmura-t-il, tout en lâchant un long soupir à son tour, cela montrait à quel point cette histoire se faisait ressentir chez les Sunajins, surtout chez ceux étant proche de Kioshi. Le Kazekage remercia son homologue des Nuages, même si ce dernier ne l’avait pas fait pour lui. L’Ombre du Vent enchaîna en invitant Kumo à l’examen Chûnin qui Kibō était en train d’organiser. Si cette force militaire se joignait à l’évènement, alors il y aurait toutes les puissances mondiales réunis à Suna, l’enjeu était de taille et le bras droit du Kazekage allait tout faire pour que cet examen reste gravé dans la mémoire de tous.

      " L’Empire sera également présent. Toutes les puissances militaires seront présentes, nous serons honorer d’accueillir Kumo sur nos terres. "

Si le Village caché des Nuages participait à l’examen, ce serait l’occasion rêvé pour organiser un Sommet des Kage, mettre un terme aux rumeurs, créer des alliances, mais surtout d’instaurer une paix mondiale. Le rêve de notre jeune héros pouvait se réaliser lors de cet examen, il avait intérêt à gérer l’évènement comme il se doit pour éviter une quelconque querelle entre les villages. Il y avait la possibilité de créer une ère de paix, mais également de créer des tensions qui donneront naissance à des guerres…

Le regard de l’élève de Kioshi se porta à nouveau sur le bras droit du Raikage, il ne savait pas pourquoi, mais il avait envie de l’affronter. Pourquoi ne pas organiser un tournoi ouvert à tous les ninjas lors de l’examen Chûnin, se serait l’occasion rêvée pour affronter d’autres ninjas et de voir qui est le plus fort de tous.
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyVen 11 Sep 2015 - 16:52

« Un shinobi doit rester maître de ses émotions. »
Art. I-V

Il l’avait remercié. Hôritsu ne s’était pas attendu à des remerciements, à vrai dire. Mais il pouvait se flatter de voir que son action était bien perçue, à défaut d’être totalement faite pour l’intérêt des relations entre les deux villages. Oui, c’était avant tout parce que Seki Azar avait déserté Kumo que le Rokudaime avait agi ainsi. Les déserteurs dits « criminels » ne méritaient qu’une sanction : la mort.

La tête imbibée de sang de l’ancien shinobi des Nuages commençait à rendre le coin d’herbe humidement bordeaux. Bakushô Aomine se disait en ce moment deux choses. La première c’était forcément une sorte de « bien fait » envoyé vers le Raïkage qui avait parfaitement agi pour lui et également vers le défunt pour avoir osé déserter. La seconde était qu’il ne pouvait s’empêcher de toiser le fameux Kibô du regard comme ce dernier le faisait. Ils se rendaient sans cesse des coups d’œil et ça en devenait presque provocant.

Sans la présence du Raïkage qui était la seule personne qui pouvait le freiner dans ce genre de cas, Aomine se serait fait un malin plaisir d’aller provoquer oralement le Bras droit du Yamada. Et il aurait adoré ça.

La question de l’Examen Chûnin était reposée. Une organisation internationale, de nouvelles perspectives pour un champ d’actions quasi-illimité. La question de Konoha pouvait être réglée là-bas, rapidement. Et maintenant que Suna n’avait plus l’ombre d’une tension avec les Nuages – Kioshi semblait même reconnaissant désormais – il n’y avait plus trop de raisons de refuser. Hôritsu allait simplement devoir voir avec Shinji, Hashiru et Aomine comment organiser équitablement les équipes qui iront sur place et celles qui resteront à Kumo.
    « Notre unique différent étant à présent réglé, il n’y a plus de refuser votre invitation. Je l’accepte au nom de Kumo qui enverra la plupart de ses Genin à votre examen. »
Inutile de parler davantage des accusations qui portaient sur le Shôraizen. Suna n’avait rien à voir là-dedans, même si l’Ombre de Suna avait été la personne qui avait officialisé auprès d’Hôritsu ces fameuses « rumeurs ».
    « Si Aburame Miko et Samui Kakeshuou feront acte de présence, je les imiterai. J’en profiterai pour vous apporter sur place un dossier sur les informations des équipes ayant travaillée sur le corps du Furyou que Kumo a récupéré qui, je l’espère, sera le plus détaillé possible. »
Il reprit aussitôt, le temps d’avoir inspiré l’air frais du Pays du Fer.
    « Voulez-vous aborder un autre sujet ici, Kazekage ? »
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyVen 11 Sep 2015 - 20:26

    « Des Genins, mais également de plus hauts gradés pour participer à l’événement, si vous le voulez bien. Les autres nations ont eu la même consigne, histoire que nos jeunes pousses ne soient pas les seuls à tisser des liens… »

    Faire participer les générations suivantes est une bonne chose, mais ça n’influencera en rien la situation présente. Autant faire participer ceux qui peuvent déjà bouger les choses. Sinon, ces derniers continueront simplement à alimenter leur haine dans leur coin.

    J’opinais du chef lorsqu’il mentionna le dossier concernant le furyou qu’il avait récupéré grâce au sacrifice d’une Sunajin… Finalement, nous étions toujours ceux qui se sacrifient ? Une affaire de réglée, la prochaine aura lieu lors de l’examen Chunin. Konoha nous a promis un Yamanaka, et alors peut-être trouvera-t-on enfin l’assassin véritable de Zanshi ? Ca et il faut encore trouver un remède pour Yami. Le tout en s’occupant des événements de Ki no Kuni.

    « Non, je n’avais pas d’autre sujet en tête hormis le dossier furyou, mais vous y avez déjà répondu. J’ai juste une question. Il semblerait que Kumo n’envoie pas grand homme à Ki no Kuni pour les aider dans leur détresse, ce qui n’est le cas d’aucune autre nation… Est-ce à cause de la distance ou bien à cause de vos changements récents ? »

    Par changement récent, j’entendais le choix d’un nouveau Kage. Sans doute devait-il faire ses preuves et apprendre à se faire respecter avant de se tourner vers l’extérieur ? Les autres nations aidaient le petit pays victime d’un tremblement de terre. Aux dernières nouvelles, il n’y avait pas beaucoup de Kumojin là-bas, voire aucun ? Peut-être ne répondra-t-il tout simplement pas à ma question, arguant que ça ne nous regarde pas… Tant pis.

    « Sinon, je laisse la parole à Kibõ qui vous fournira sans doute plus d’explications concernant l’examen que moi. »
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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyVen 11 Sep 2015 - 20:56



Le dédommagement avait été mûrement réfléchi par le Rokudaime Raikage. Je suppose même qu'il avait pensé à tout ceci bien avant, il avait mis tout ceci en scène pour arriver à cette conclusion. Je voyais là un dirigeant bien théâtral, mettant un point d'honneur sur ses principes et nous montrant l'un d'eux.

D'un simple mouvement, concis, la tête du Seki tomba à terre. La personne concernée n'avait même pas du souffrir tellement le coup était rapide. En y repensant, c'était une simple sanction à une mauvaise action. L'homme se trouvait aussi être un déserteur et pour cela, il l'avait payé de sa vie.

Les fuyards étaient donc traités de cette façon au village des nuages, c'était plutôt radical et je ne pensais pas avoir entendu une histoire similaire concernant un de nos déserteurs sous le règne de Habashi Zanshi ou bien Yamada Kioshi. Je faisais parti du Kakumeigun et je serai sûrement amener à traquer des déserteurs dans le Yuukan tout entier, étais-je prêt à affliger une sentence si lourde en ayant pas le choix ? Oui mais dans le cas contraire, je l'aurais amené devant nos services juridiques compétents. Cela avait tout de même ôté une pression qui pouvait être pesante. Je pouvais être un petit peu moins sur mes gardes, le sujet sensible avait été traité.

Le Furyou que j'avais affronté sur l'Île inconnue était aussi un sujet à régler. Ce démon avait des capacités monstrueuses, il pouvait se nourrir de nos attaques Ninjutsu pour ensuite retourner le chakra utilisé contre nous. Ce fût la première fois de mon humble vie que je m'étais senti aussi menacé par une personne ; Une personne, une entité, un démon, une créature j'avais du mal à la nommer correctement. J'imaginais seulement « quelque chose » de féminin.

Avant de prendre le bateau pour combattre, j'avais lu les rapports et il me semblait anormal de combattre cette entité qui avait été défaite jadis. Sonoshee, une Sunajin de Suna avait mis fin à ses jours pour un seul but : Tuer le Furyou. Le corps avait été ensuite transporté à Kumo et de ce fait, j'avais du aussi rapporter à Suna que finalement il ne l'était plus. Quelqu'un à Kumo s'était emparé du corps pour le remettre aux ennemis du monde.

Le dirigeant des nomades avait réitéré -d'après ce que je venais de comprendre- sa proposition. J'avais l'intime conviction que le Raikage avait donc refusé une première fois, les choses mises au clair je fus soulagé de le voir accepter cette invitation. Peut-être que certaines tensions venaient de disparaître, ce n'était qu'un plus pour le monde Shinobi.

Je revenais de Ki et entendre mon Kazekage en parler me rappela quelques images assez atroces. Je n'en étais pas pour autant choqué, seulement il disait vrai. Je n'avais vu aucune force armée de Kumo et je ne connaissais pas vraiment la raison de cela. Je décidai de prendre la parole, quelques secondes et cela seulement pour confirmer les dires de mon Kazekage. J'y étais et cela me semblait normal.

«  En effet, je n'ai vu aucun Kumojin à Ki no Kuni et n'ai eu aucune information me prouvant le contraire.  »

Je me retirai à nouveau et à ma place. J’espérais que cela ne soit pas déplacé, après tout j'étais simplement un témoin même si le Raikage aurait répondu à sa demande. Le débat se poursuivait et l'examen Chûnin allait peut être être le sujet final.

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Message(#) Sujet: Re: Une dette passée Une dette passée EmptyMar 15 Sep 2015 - 21:56



Les tensions entre Suna et Kumo n’existaient plus. Cette histoire avait été réglée une bonne fois pour toute et dès à présent, une alliance pouvait même voir le jour entre les deux forces militaires. Hôritsu semblait être une personne droite et à cheval sur les règles, si on était correct avec lui, il n’y avait rien à craindre de sa part, il ne donnait pas l’impression d’être une personne faisant des coups tordus, mais il ne fallait pas se précipiter, les Sunajins auront l’occasion de mieux le connaître lors de l’examen Chûnin. En effet, l’Ombre de la Foudre venait d’accepter l’invitation de Suna pour cet événement, qui verra les quatre grandes puissances de ce monde réunit au Pays du Vent.

      " Comme l’a souligné mon Kazekage, les hauts gradés de votre village sont également les bienvenues, j’ai prévu une activité pour eux… "

Un léger regard au bras droit du Raikage et il lui fit comprendre qu’ils s’affronteront lors de l’examen.

      " Pour ce qui est des épreuves, j’en garde le secret, même mon maître n’est pas au courant des détails. "

En effet, Kioshi ne savait pas en quoi consistaient les différents tests que notre jeune héros avait concoctés pour les Genins. Le Chef du Midorhato réalisa après coup qu’il avait fait référence à son Kazekage en l’appelant maître, le Raikage avait sûrement compris quelle relation entretenait les deux membres de l’équipe Miira. Enfin bref, la présence de Kibō n’était plus essentielle, à moins qu’Hôritsu ou Kioshi n’abordent un sujet délicat, mais ils semblaient tous les deux s’être tout dit.

      " Avez-vous d’autres sujets à aborder avec le Raikage ou puis-je rentrer au Village ? Ils trouveront ma sieste plutôt longue à Suna. "

Déclara-t-il à voix basse faisant un clin d’œil à son Senseï et oui, notre jeune héros avait simplement indiqué aux gardes se trouvant devant la tente qu’il ne fallait pas le déranger, car il allait se reposer un instant. Cela pouvait se comprendre après son voyage à Ki, il n’avait pas eu le temps de récupérer. Le bras droit du Kazekage patienta pour voir si son maître lui donnait congé ou si sa présence était encore nécessaire quelques instants, mais il n’y avait pas de soucis à se faire, l’atmosphère n’était pas tendu et Ogami était toujours présent, après tout, il était un membre du Kakumeigun.
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Une dette passée

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