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 Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi]

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Gekei Shina
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Message(#) Sujet: Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi] Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi] EmptyVen 27 Mar 2015 - 23:02

Tout ce que je ne ferais pas pour lui… Ralala. Mais bon, autant s’amuser et en profiter tant que l’on nous en donnait l’autorisation...

Aujourd’hui fut une longue et éprouvante journée. Des journées comme celles-ci, à se dépenser sans compter, il n’en existait que très peu, et elles n’avaient surtout pas de prix. Malgré tout, cela faisait du bien de pouvoir enfin souffler. Il ne devait rester qu’une petite heure avant que le soleil ne se couche. Il faisait tout juste bon, l’air qu’on y respirait était sein. J’aimais ressentir cette sensation, sentir chacune des parties de mon corps réagir à l’unisson, frémir à l’idée d’être frôlées par la prochaine brise, jusqu’à en frissonner… Assise, comme perchée sur cette statue, je me laissais m’échapper à mes pensées les plus pures, rythmées par le bruit de l’eau frappant la roche. J’avais le sentiment d’être libre au sens large du terme. Ni contrainte de temps, ni responsabilité. Aucun remord, aucun regret. Je voulais fermer les yeux, mais je n’y pouvais m’y résoudre, émerveillée par le spectacle qui s’offrait à moi. Des tons nuancés, entre le rose et l’orange des rayons du soleil, donnait des formes artistiques aux nuages. Impossible de dire s’ils étaient proches ou plus éloignés. Ces derniers se déplaçaient lentement dans le sens du vent, loin d’être pressé, et cela m’apaisait, car au contraire, moi je l’étais bel et bien. J’avais beau être en parfaite harmonie avec la nature, mais rien n’y faisait, les pulsations de mon cœur ne savaient ralentir. Je n’avais pas peur, mais j’étais certainement très excitée, pressée de le revoir… Il savait prendre son temps, se faire désirer… à moins que…

Peut-être que je n’avais su être suffisamment claire. Peut-être qu’il n’avait pas su ressentir mon chakra, et comprendre chacune de mes énigmes pour me retrouver ici. Pourtant, elles étaient des plus simples. J’avais fait en sorte que n’importe qui, mais surtout lui, les comprenne, afin de ne prendre aucun risque quant à la réussite de mon plan… Un plan bien monté, bien réfléchis, mais ôtant sûrement quelconque once de surprise. - Quoique, il avait sûrement dû être surpris lorsque, ce matin, je l’avais réveillé au son d’une flèche embrochant le mur avec force. Une précision extrême pour lui délivré le premier message de la journée : ma présence. Nos lettres y avaient été enroulées puis ficelées autour du tube… - Et puis après tout, peu importe qu’il soit surpris ou non, tant qu’il soit au moins présent. Moi, je m’étais ôtée tout effet de surprise à le revoir après tout. Oui car je l’avais suivit toute la journée, quelques centaines de mètres au-dessus de lui… Sûrement m’avait-il vu, mais pas aussi bien que moi… Il n’avait pas changé. Enfin, physiquement peut-être que si, mais cela ne m’avait pas tant marqué, insignifiant sans doute. Mais ce n’était pas tout. Le suivre, en soit, cela n’est pas suffisamment drôle. Alors, dès que l’on était trop proche, pour ne pas courir le risque qu’il ne m’attrape, je laissais tomber de mes serres des musaraignes mortes, telle une bombe larguée par un avion de chasse, avant de m’enfuir à coup de grands battements d’ailes. Je me rendais ensuite au niveau de cette statue, mon “temple“ improvisé de repos. Car des poses j’en ai fait plusieurs, se transformer en aigle n’étant pas de tout repos, du moins pour moi. Autant dire que ma signature de chakra était fortement présente, à la portée du plus novice des pisteurs…

Plus les secondes passaient, et plus je m’impatientais, doutant presque de sa venue. Cela m’aurait fait une belle jambe… Je n’avais pas fait tout ce chemin pour rien, non ? De ma position, j’avais une vue panoramique sur le pays du feu. Je comprenais son choix à vouloir s’installer sur ces terres, les paysages étaient magnifiques. Mais cette beauté n’enlevait en rien à ma détermination et mon impatience peut-être abusives. J’avais un don pour ça, me faire des films, et voir le mal dès que mes plans prenaient du retard, même le plus infime soit-il. J’aimais bien que tout se déroule sans accrocs, du moins lorsque j’étais l’instigatrice… Enfin, cela ne durait pas. Je revenais à la raison rapidement en me remémorant les mots qu’il avait su si bien utilisé sur ses lettres... Je savais qu’il viendrait. Au pire, s’il oubliait ou ne voulait pas venir, je savais où le trouver… Et il valait mieux d’ailleurs pour lui qu’il ne traîne plus trop…

Puis finalement, une silhouette finit par pointer le bout de son nez. En soit, j’avais attiré ma proie jusqu’à moi, ici, en ce début de soirée. J’allumais alors une cigarette, inhalant cet air impur, en attendant qu’il me rejoigne…
~ To be continued…
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi] Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi] EmptyLun 30 Mar 2015 - 21:30

On ne sais pas ce qu'il peut arriver dans une minute ou dans trois heures ou même dans plusieurs jours. Le destin joue avec votre sentier et rit d'avance de vos futurs surprises. Elles peuvent être surprenantes ou burlesques. Tout est possible avec l'écrivain de notre histoire.

Cela fait longtemps que je ne suis pas rentré chez moi. Quand on a plus d'argent, on est obligé d'exercer son métier et faire une petite mission pour se remplir les poches. Elle m'a prit trois jours pour pouvoir la finir. Un groupe de déserteur s'amusait à racketter un petit village à Ame no Kuni, une bande d'incapable qui savait bien caché leurs gueules quand il le fallait. Avec la pluie en abondance, ces larves pouvaient mieux se dissimuler donc moins détectable par mes talents de sensorialité. J'ai du suivre l'un des membre pour les supprimer. Le plus intéressant n'est pas réellement ma mission mais ce que j'ai trouvé en arrivant à Konohagakure no Sato. Je me pointe devant la porte et une flèche y était planté. Je la retire et y trouve trois lettres. Deux écrit par mes mains et une écrite par Shina, un sourire nait sur mon visage. Je respire un bon coup, elle est sur le territoire. Cela fait tellement de temps que je n'ai pas vu son faciès. Son odeur bestiale, je dois la rejoindre, elle doit se trouver près de la frontière. Je dépose donc mes affaires et part illico à la rencontre du rapace.

Les lettres en ma possessions, je suis assez surpris de la rapidité des évènements. Tout se suit, je rencontre le nécromancien sur les terres de Kiri, j’apprends que le jaguar est vivant. Je me pointe sur la terre de mère nature et j’apprends que l'Aigle est vivante. En plus, elle se pointe en frontière ennemi pour me voir. C'est le genre de personne à prendre des risques naturellement pour sa famille. Je suis ravi qu'elle soit à Hi no Kuni, je vais pouvoir admirer son jolis minois. Elle a pris des risques pour venir jusqu'ici.

Je quitte Konohagakure no Satô et m'enfonce dans la vaste fôret qui trône dans Hi no Kuni. Je connais sa signature chakratique par cœur, un moment de concentration, je fais le tri dans ma tête. Je reconnais la signature de Shina et me précipite en sa direction. Elle ne se trouve pas loin de ma position, j'y suis en quelques minutes. Plus je me rapproche, plus je sens ce parfum délicieux envahir mes sens chakratique. Le son d'une cascade augmente peu à peu, les rayons de soleils s'infiltrent dans les feuillages diverses. Je suis tout près, sortant de cette fôret, je fais face à plusieurs statues et une énorme cascade. Une des frontières d'Hi no Kuni. La nuit commence à tomber et je cherche la présence de Shina. Un sourire nait sur mon visage, la lueur incandescente, cette silhouette familière, j'ai retrouvé mon ancienne famille.

Elle n'avait pas changé. Son regard perçant m'hypnose littéralement et sa longue chevelure, dont la couleur représente la nature même, encadre bien son visage. Elle a grandi. Je sors une cigarette et me l'allume à l'aide d'un briquet. Une bonne bouffée de tabac, nonchalant en sa direction, je la regarde tel un prédateur avançant vers sa proie.

« Tu es venu ici ... Cela fait longtemps Shina que je n'ai pas vu ton beau visage. Le voyage n'a pas été trop long ? Tu n'as pas changé. J'ai tellement attendu ce moment, tu dois avoir tellement de chose à me raconter. »

Je ne vais pas commencer par parler de Kiri. Il ne vaut mieux pas toucher ce qui est sensible pour l'instant, pas maintenant, elle a des choses à me raconter. Je veux tout savoir.
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Message(#) Sujet: Re: Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi] Loin des yeux, prés du coeur... [ft. Masashi] EmptyMer 1 Avr 2015 - 13:53

Dix mètres, neuf, puis huit, et rapidement il fut à côté de moi, si près que je n’aurais pu l’espérer. Ce sentiment… ce ressenti… tellement intense, presque irréel, mais pourtant, bel et bien réel. J’en avais rêvé de cet instant. Je me retenais pour ne pas craquer, je ne le regardais pas. Mes yeux fixaient le ciel s’assombrissant, tandis que l’une de mes mains toucha la sienne, peut-être par pur acquis de conscience, afin de s’assurer de la véracité de cette rencontre. Puis il prit la parole, la goute de trop. Des larmes coulèrent le long de mes joues, rythmées par les tremblements de mon corps. Je le giflais ensuite, sans vraiment trop savoir pourquoi, de manière plutôt douce si l’on puit dire… Mais cela eut au moins l’effet de me faire évacuer cette pression. Je m’esclaffais dans les secondes qui suivirent. Je riais aux éclats alors que mes yeux pleuraient encore, tout venait de se passer si rapidement. Je ne voulais pas qu’il me voit ainsi, faible. Je n’étais d’ailleurs pas comme ça, il était le seul en mesure de me faire craquer, et qui plus est avec si peu…

    « Masashi… », dis-je alors tac au tac, d’une voix faible et hésitante.

Puis, dans un mouvement délicat, je vins l’enlacer au niveau de la taille, et poser ma tête sur son épaule, dans le creux de son cou. Juste un besoin de retrouver cette chaleur, un semblant de réconfort après des mois d’errance et de pseudo-solitude. Je voulais que ce moment dure une éternité, que chaque seconde soit des heures… Il me demandait si le voyage n’avait pas été trop long. J’avais envie de lui répondre « quel voyage ? ». Me parlait-il de celui que j’avais fait depuis notre correspondance ? Ou faisait-il allusion à celui qui avait commencé après la chute de Kiri ? Après son départ ? Pour ce dernier, j’avais en effet vécu cette attente comme une éternité, telle un emprisonnement à ciel ouvert… Mais par contre, dès lors que j’avais reçu cette fameuse lettre de sa part, j’avais ressenti comme une délivrance, une libération de peine. Et depuis ce jour, à vrai dire, j’avais eu l’impression d’être constamment à la bourre, pressée par le temps. Une sensation que je n’avais eu alors que lorsque j’étais une kunoichi de Kiri. C’est dire comme le temps passe tellement vite...

Il avait donc pris la parole en premier, et ce pour m’assaillir de questions. Il semblait heureux de me retrouver, mais aussi curieux. S’il savait tout ce que j’avais à lui raconter, mais aussi à lui demander à mon tour. Il savait à quel point je pouvais tout autant être curieuse. Par respect, je ne lui poserais la question qu’après. Du coup, d’abord, j’avais à lui répondre.

    « Tu sais, quand tu as un but à atteindre, tout te paraît passer plus vite… Malgré que je craignais ne jamais te revoir. Je n’ai jamais compris ton départ mais j’ai dû faire avec. Il y a peu, je me trouvais encore sur l’île de Nami no Kuni. J’y vivais comme une sauvageonne jusqu’à rencontrer un Shinobi, assez puissant d’ailleurs, un peu bizarre aussi, du nom de Demon. Mais ce n’est pas le seul que j’ai rencontré… Il a bien fallut que je me débrouille une fois que Kiri eut disparu… Mais tu sais, ce n’est vraiment pas facile d’aller vers les gens. En plus, à Kiri, tout est devenu chaos, il devenait vital de fuir… Autant te dire que je suis devenue une chasseuse hors pair. Bon, ça n’a que peu de mérite... enfin je suppose… par rapport à toi… D’ailleurs, toi tu as tout un tas de choses à me dire ! Et surtout des explications à me donner… »

Voilà, je renversais la tendance en mimant une sorte de colère, que j’avais déjà il y a bien longtemps dépassé. Je n’étais pas rancunière, et puis, chacun a ses raisons que parfois même les raisons ignorent. Il n’avait en aucun cas de comptes à me rendre. Mais par cette astuce malicieuse, je me dégageais d’un interrogatoire quelque peu douloureux. J’avais d’ailleurs volontairement “zappé“ la période où je m’étais sentie totalement abandonnée, perdue. Celle aussi où j’avais dû réapprendre à vivre seule, livrée à moi-même. Là où mes tendances cleptomanes avaient pris le dessus sur ma raison. Certes, j’avais été très évasive, mais des retrouvailles de la sorte devaient à mon sens être un peu plus joyeuses. Le passé n’était rien d’autre que le passé. Il fallait savourer le moment présent et aller de l’avant…

    « Aller, viens, je t’emmène faire un tour ! »

Ni une ni deux, j’e venais de déployer mes ailes. Puis, je l’avais fermement agrippé avant de nous laisser chuter le long de la cascade. Mes ailes formaient un cocon autour de lui. Face à face, en chute libre, appréciant cet instant, les cheveux dans le vent, je le regardais, ou plutôt le scrutais. Non, il n’avait que peu changé. Ce visage je ne l’avais pas oublié.

Enfin, arrivés à quelques dizaines de mètres du sol, je déployais à nouveau mes ailes. Je savais que je n’avais pas encore la force ou la puissance de nous faire voler à deux. Le but était tout simplement de planer, et d’amortir la chute, de sorte que l’atterrissage aurait les traits d’un banal plongeon dans l’eau.

Plouf.
L’eau était froide, mais peu importe. La tête sortie de l’eau, je riais encore. Les goutes que j’avais désormais sur mon visage n’étaient plus des larmes. A l’aide de mouvements aller-retour de mes mains, j’éclaboussais mon “Sensei“. Ah, s’il s’attendait à ça en se levant ce matin…
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