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 Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji)

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Message(#) Sujet: Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji) Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji) EmptyDim 21 Juil 2013 - 1:21

Aizen avait attendu ce jour depuis maintenant près de trois ans, ressassant sa haine envers celui qui fut la cause de ce véritable clavaire, oui ce satané Samui qui avait causé la mort de sa soeur jumelle avant d'aller rejoindre sa victime peu de temps après. Mais surtout il commençait à faire le bilan de son séjour en prison qui dura près de trois ans, cette fameuse épreuve qui le changea à jamais, le transformant en être immoral quand bien même il était encore plus ou moins innocent et insouciant avant d'atterrir-là. Et alors qu'il se demandait à quoi pouvait bien ressembler le village à présent, un garde vint interrompre ses réflexions intérieurs pour lui faire enfin quitter cet endroit maudit, et ce tout en poésie pour ne rien changer à ses habitudes.

"Allez vermine, dépêche-toi de rassembler tes guenilles et de me suivre en fermant bien ton claque-merde. Rappelles-toi juste que tant que tu es ici, tu restes ma chose."

Bien sûr en bon provocateur il ne put s'empêcher de lui décocher une petite réplique cinglante, sachant éperdument que ce gars ne pouvait plus rien contre lui à présent, un fait qui ne faisait qu'accentuer ce petit sourire narquois qu'il avait au coin des lèvres.

"C'est comme tu le sens chéri, j'espère juste que tu ne garderas pas à jamais cette mauvaise image de moi. Je sais bien que t'y tenais à ce clebse, mais dis-toi que si c'était pas lui ça aurait surement été toi."

L'homme à deux doits de craquer ne put s'empêcher de saisir fermement l'adolescent avec son paquetage pour les jeter violemment en-dehors de la cellule, tandis que lui ne faisait que prendre son pied en raison de la situation. C'était bien la première fois qu'il était si satisfait de pouvoir parler à l'autre enflure du personnel. Surtout que sa petite balade mettait bien l'ambiance, les détenus des cellules qui longeaient le grand couloir menant à la sortie s'en donnant à coeur joie. En effet c'est dans ce flot incessant de cries, de diverses insultes, en plus de quelques menaces tout à fait charmantes de la part de ses congénères que le Jisetsu put mesurer l'ampleur de la chance qu'il avait. Non pas qu'il n'appréciait pas la compagnie de toute cette bande de plaisants personnages, mais pouvoir enfin converser avec autre chose que des détraqués et autres types pas plus honorables. Et ce malgré le fait qu'il avait bien sympathisé avec les membres de son gang, sans lesquels il ne s'en serait certainement pas sorti à si bon compte. Et c'est pour bien pour les remercier qu'après avoir entendu son ancien boss crier:"Oh t'oubliras pas de revenir nous voir sale mioche, et avec des cadeaux de préférence", il s'empressa de lever son troisième doigt en l'air arrivé à la grille qui fermait ce cachot, tout en se retournant une dernière fois, plus souriant que jamais. On aurait presque pu dire qu'il était un peu ému de quitter cette bande de racailles qui avait été pour, durant ces trois dernières années, ce qui se rapprochait le plus d'une famille. Le tatouage surplombant son oeil droit étant là pour en témoigner.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il n'éprouva aucun regret à franchir cette porte pour finalement emprunter un long tunnel qui le mena un peu plus proche de la surface jusqu'aux locaux du Mitsuto. C'est d'ailleurs là-bas qu'on lui remit suffisamment d'argent pour vivre une semaine, ainsi que deux ou trois petits produits qui ne manqueraient pas lui apporter un peu de réconfort une fois en surface. Bien que finalement il s'acquitta de cette tâche dès qu'il fut confortablement installé dans une pièce pourvue uniquement d'une table et deux chaises; avec en prime une superbe vitre, sans doute teintée. Le lieu où on l'avait laissé seul juste avant de lui avoir précisé qu'il y rencontrerait très bientôt son agent de probation. La seule chose qu'il espérait étant qu'elle soit sexy, le reste il s'en contrefichait un peu, lui qui ne s'attendait pas à être lâché dans la nature sans un minimum d'encadrement de la part des autorités. Et c'est donc pour profiter de ce petit moment d'intimité qu'il s'alluma une petite cigarette pour patienter, une attitude très relâché qui lui permettrait de savoir d'entrée de jeu à qui il avait à faire, lui qui ne se gênait pas pour étendre ses pieds sur la table tout en se penchant vers l'arrière.
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Message(#) Sujet: Re: Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji) Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji) EmptyDim 21 Juil 2013 - 12:34

Les geôles de Kiri. Un endroit plutôt glauque où je devais me rendre fréquemment de part mon appartenance au Misuto. En même temps il fallait dire que la prison se trouvait en plein dans le QG de cette organisation. Il était donc normal que j'y aille souvent, surtout qu'en temps que Chef de la section traque j'attrapais pas mal de fuyards pour les mettre au trou. Il n'y avait que de la vermine là-bas. Certes on avait des criminels de bas étages, n'ayant commis que des vols sans importance. Mais vous saviez comment était la politique de Kiri. Plutôt sévère. La grande majorité des résidents était quand même des meurtriers. Et si aujourd'hui je m'étais rendu au centre de détention, ce n'était pas par plaisir ou juste pour me rendre au QG du Misuto. On m'avait convoqué ici. Du moins on m'avait envoyé une lettre, et il ne tenait qu'à moi de prendre la décision de venir ici ou non. Après tout je n'était pas le seul Jônin, et cette tâche aurait pu être refilé à n'importe qui. Mais je n'avais pas pu résister.
Je traversais les couloirs de la prison pour me rendre au point de rendez-vous. Ce n'était pas tellement une partie de plaisir surtout que j'avais envoyé quelques gars ici. Des mains passèrent au travers des barreaux pour tenter de m'agripper. Manque de chance pour eux l'espace laissé pour le couloir permettait de traverser en toute sécurité. Et ils ne pouvaient pas utiliser de techniques, grâce à leurs menottes. Et oui, même un ninja ne pourrait pas sortir d'ici. Peut-être avec une aide extérieur, mais cela m'étonnerait fortement. Pour s'introduire au QG du Misuto, il fallait porter ses couilles.

Le système était parfois généreux. Le cas qui m'importait aujourd'hui était celui d'un jeune homme du clan Jisetsu. Il était incarcéré ici pour meurtre involontaire. Ainsi, il avait eu des réductions de peine et tout ce qui s'en suivait. Surtout au vu de son âge, il ne fit que trois ans de prison. Aujourd'hui était son dernier jour sous les barreaux. Il allait pouvoir être libre. Enfin, c'était un bien grand mot. Il allait devoir me supporter pendant un long moment. J'allais jouer son "agent de probation". Pourquoi ? Il pourrait très bien recommencer ce qu'il avait fait. Et je pensais que si on m'avait envoyé cette lettre, c'était pour remettre ce gars sur le bon chemin. Nous avions quelque chose en commun : le clan Samui. Je vous avais dis qu'il appartenait au Jisetsu c'est vrai, mais son emprisonnement était lié à mon clan. Plus précisément un membre. Je ne savais pas son nom exact, mais je savais que Aizen l'avait tué. Pas par plaisir, mais parce qu'il avait causé la mort de la jumelle du Jisetsu. J'aurais eu la même réaction que lui, quoique je me serais arrangé pour cacher le corps. La prison avait du le changer, et peut-être que cette haine envers ce Samui c'était propagé au clan entier. Drôle de coïncidence que son agent de probation soit Samui. J'imaginais déjà la tête qu'il ferait quand il apprendrait mon nom. Mais il devrait apprendre à se tenir. Car en plus de m'assurer qu'il ne fasse pas de conneries, j'allais devenir son sensei. J'allais le former pour qu'il devienne un véritable guerrier, un pur chasseur. Pourquoi pas tiré profit de sa haine. Chacun avait ses motivations, et généralement elles permettait de repousser ses limites.
Ouvrant la porte de la pièce devant moi, je vis le jeune homme assis à une table entrain de s'en griller une. Il n'avait pas l'air si terrible, mais il fallait toujours se méfier des apparences. Après tout l'habit ne fait la chinois, mais le chinois fait l'habit. Tendant ma main à l'adolescent pour lui serrer la main, je pris place à mon tour à la table. Cela pourrait l'étonner que je sois du même âge que lui. Il devait se demander qui j'étais, ce que je foutais, mais surtout pourquoi on lui envoyait un gamin. Il fallait dire qu'il était plus grand que moi.

« Enchanté Aizen. Je me présente, Kyoji. Je suis un Jônin de Kiri. Je suis ici parce qu'à partir d'aujourd'hui je serais ton sensei, mais aussi ton agent de probation. Je ferais en sorte de t'entraîner pour que tu deviennes plus fort, tout en m'assurant que tu ne fasses pas de conneries. J'espère que ta haine se limitait à ce Samui que tu as tué, car je dois t'avouer quelque chose. J'appartiens aussi à ce clan. Si tu veux bien me suivre, on va sortir. Je n'aime guère cet endroit. »

Je n'étais pas un adepte des ambiances glauques. Et puis l'air lui ferait le plus grand bien. Depuis quand n'avait-il pas vu le magnifique village de Kiri ? Cela lui ferait surement plaisir de le traverser. Nous allions un peu parler tout en marchant, avant d'attaquer l'entraînement. Après tout il sortait à peine de prison, il devait trouver un logement s'il n'en avait pas déjà un. Il devait se réhabituer à la civilisation. Non pas que les prisonniers ne sont pas des "humains", mais que parfois rester derrière des barreaux cela vous change un homme. Espérons qu'il n'avait pas trop été affecté mentalement par cette épreuve. Et si c'était le cas, je jouerais mon rôle de sensei en l'aidant à remonter la pente.
Sortant des geôles, je jetais un coup d’œil au dessus de mon épaule pour voir s'il était toujours derrière moi. J'aurais surement du mal à me faire respecter de part ma carrure et mon âge. Mais ce n'était pas un problème, j'avais l'habitude. S'il fallait je le remettrais à sa place en lui montrant ma force.

« J'imagine que ça fait longtemps que tu n'as pas fait un tour du village. Que dirais-tu de marcher un peu tout en discutant ? »
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Message(#) Sujet: Re: Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji) Au bout de l'enfer (PV Samui Kyōji) EmptyDim 21 Juil 2013 - 22:44

En entendant le bruit de la poignet, Aizen ne s'attendait absolument pas à apercevoir sur le pas de la porte ni plus ni moins qu'un adolescent de son âge. Pour un type qui était censé surveiller notre jeune survolté, il était plutôt mal barré pour le moment, même si le Jisetsu conservait une once de prudence en se disant que si ce gars était autorisé à circuler au sein du Mitsuto c'est qu'il y avait bien une raison. Et pour cause, un bon nombre de ces inquisiteurs étaient encore plus dérangés que ceux qu'ils avaient enfermé en-dessous, ce qui n'a rien d'étonnant au vu de la mentalité de ce village. C'est pour cette raison qu'il prit soin de retirer ses pieds de la table avant de balancer son mégot à même le sol avant de l'écraser, pour éviter de trop déroger à ses mauvaises habitudes. De plus il ne céda pas à la tentation de lui mettre un vent lorsqu'il lui tendis sa main pour le saluer, non pas que l'ancien détenu était d'ordinaire très immature, mais simplement parce qu'il n'avait pas prit l'habitude de saluer quelqu'un qu'il ne connaissait absolument durant son séjour dans les souterrains.

Par ailleurs il sentit bien qu'il eut raison de ne pas trop faire le malin d'entrée de jeu, en effet celui qu'il espérait secrètement pouvoir prendre de haut n'était autre qu'un Jônin, rien que ça. Il se souvenait bien de la raclée que lui avait foutu son boss à leur première rencontre, lui qui était à l'origine un membre des forces spéciales qui avait mal tourné, à l'époque il n'en restait pas moins menotté et pas plus énervé que ça. Aizen avait de ce fait appris à éviter de trop l'ouvrir lorsque la situation ne s'accordait pas trop avec ses provocations et blagues de mauvais genre. Néanmoins son esprit fit un léger blocage au moment où il l'entendit dire qu'il était issu du clan Samui, ne pouvant s'empêcher d'effleurer légèrement sa cicatrice au nez en l'entendant dire qu'il espérait que sa haine ne s'était pas propagée à l'ensemble de son clan. En effet même si il n'était pas rancunier au point d'avoir atteint ce stade, il ne pouvait pas nier le fait que ceux qui lui avaient tenu compagnie durant son emprisonnement étaient loin d'être ses amis. Ce vestige d'une ancienne bagarre de tôlard avec ces manieurs de la glace, gravé à même sa chair étant la pour en témoigner.

Ne souhaitant pas pour autant aggraver son statut d'individu potentiellement dangereux, il se contenta d'une réponse qui n'en était au final pas vraiment une:

"Moi c'est Aizen. pour les Samui je verrais bien ça une fois sorti de ce maudit trou, et vu que c'est proposé si gentiment on va pas trop tarder."

Sur le chemin de la sortie, plus la lumière extérieur semblait proche, et plus le Jisetsu sentait ce que l'on pourrait appeler de la joie monter en lui. A vrai dire il avait surtout hâte de revoir enfin le soleil, le reste il s'en moquait un peu pour le moment, y compris sa propre famille. Après tout il considérait avoir laissé ce qui s'en rapprochait le plus dans cette prison, l'impossibilité de lui rendre visite depuis l'extérieur n'ayant en outre rien arrangé à sa situation familiale plus qu'houleuse. Et il ne fut pas déçu du détour, une fois sorti il ne put s'empêcher de prendre une grande inspiration tout en s'étirant comme si il venait de renaitre, les premiers rayons du soleil qui touchaient sa peau depuis bientôt trois ans agissant comme une véritable fontaine de jouvence. Et qui dit moment magique, dit forcement cigarette allumé à la bouche pour accroitre encore plus sa petite phase de béatitude. Se tournant alors vers on nouveau senseï qui lui faisait une nouvelle proposition histoire de redécouvrir un peu Kiri.

"Ouai pourquoi pas, je te laisse ouvrir la marche, j'ai un peu de mal à me repérer dans le village après tout ce temps."

Puis une fois les deux hommes en mouvement, il souhaita avoir quelques petites précisions au sujet de celui qu'il considérait plus ou moins comme son geôlier de surface:

"T'es un inquisiteur pas vrai ? T'avais l'air d'avoir tes marques là-dessous, même si tu m'as avoué que t'aimais pas cet endroit je pouvais le sentir."
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