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 Progression [2PS]

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Bakushô Kin
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Message(#) Sujet: Progression [2PS] Progression [2PS] EmptySam 15 Sep 2012 - 14:51

Assis en tailleur, seul devant cette cascade, je pensais à tout et à rien en même temps. Une brise légère s'abattait sur moi, bref, le calme profond régnait dans ce magnifique endroit de la forêt du pays du feu. Seul dans cette forêt luxuriante, j'essayais de faire un point sur ma vie, chose assez difficile en ses temps houleux. Ses derniers temps, ma vie subissait bon nombres de rebondissement, certains me plaisaient et d'autres un peu moins. J'avais été mis au courant, lors d'une rencontre avec Teichirô et Nikkou, du futur de Konoha et de ce qui m'avait été caché jusque là. Deux organisations allaient probablement nous venir en aide, l'une dirigé par l'un des plus brillants ninjas que Konoha n'a jamais eu et l'autre, en provenance de kaze no kuni, semblait chercher les conflits un peu partout dans le monde mais surtout, voulait probablement se venger de Suna. L'Hokage avec déjà accepté l'aide de la première organisation ce qui nous donnerait un poids considérable dans la guerre mais de mon côté, je commençai à me rendre compte de mon manque d'utilité et de ma faiblesse face à des gens seulement un peu plus haut gradé que moi. C'est mon oncle, oui, le frère de ma mère, un menteur compulsif qui m'avait fait comprendre le tout. Il y avait aussi un oiseau.

Début du flashback.

C'était il y a environ un mois, lors d'une journée que j'avais décidé de vouer à l'entraînement. Exceptionnellement et vu le gros achalandage de tous les dojos du villages, j'avais décidé de me rendre dans mon quartier de naissance pour y disputer un combat avec le ou les premiers qui viendraient. Combattre avec les miens ne me dérangeait pas, au contraire, ça me permettait de me défouler, chose qui arrivait très peu ses derniers temps. Moi qui était un homme tranquille et peut-être même trop, je me mêlais rarement au conflit et rares étaient ceux qui me défiaient que ce soit amicalement ou avec un peu plus de hargne. Il fallait donc que je provoque mes situations de combats, ce qui était je dois le dire, assez déplaisant. J'entrai alors dans le dojo du village, un homme était assis en son centre, mon oncle. Assis confortablement sur un petit coussin blanc, il méditait et avait l'air d'attendre ma venu.

    → Bonjour Kenzo. Tu viens t'entraîner, n'est ce pas ? Que dirais-tu de croiser le poing avec ton vieille oncle ? Avec les années qui ont passés, tu dois bien avoir grandi en force, enfin, je l'espère. Viens aider ton vieil oncle à se relever, je suis si faible maintenant...


Je poursuis ma route vers lui en lui tendant le bras pour qu'il s'agrippe à ce dernier en se relevant. Puis, sans dire un seul mot, je me reculai de quelques mètres, geste qu'il imita aussitôt. Signe de notre respect mutuel, ou plutôt ce que j'appelais de mon côté, les conneries d'avant combat, nous nous penchèrent donc un vers l'autre ce qui signifiait, le début du combat. Je ne voulais pas passer à l'attaque, immédiatement et c'est donc mon byakugan activé que j'attendais son offensive. Les deux mains vers l'avant en position combative, j'étais prêt à parer toutes éventualités et je savais très bien que comme les autres membres de mon clan, mon oncle était beaucoup trop têtu pour utiliser ne serait-ce qu'une petite technique élémentaire. Malheureusement, je devais aussi me conformer à cette règle présente dans ce dojo ce qui me désavantageait un peu. Eh oui, contrairement à la majorité de mes frères, j'avais passé un petit moment à perfectionner mes affinités élémentaires ce qui me différenciait encore une fois un peu d'eux. Mon oncle s'adressa alors à moi sur un ton d'arrogance, je n'aimais pas ça.

    → Tu ne passes pas à l'attaque Kenzo ? C'est toi le jeune ici, tu pourrais si facilement t'en prendre à moi, ce serait un jeu d'enfant. Mais j'imagine que tu es beaucoup trop faible pour ça, tu nous faites honte mon garçon, même ta mère hésite à te regarder dans les yeux, la Sôke n'a plus d'héritiers valables maintenant. C'est par ta faiblesse que tu mettras fin à notre clan.


Toutes ces paroles me frustraient et ils le savait. Si elles avaient été fondés dans un passé lointain, ce n'était maintenant plus exacte. Je dépassai en puissance tous les membres de la branche secondaire, même le chef de ce dernier mais je restais très vulnérable face à tous mes oncles et même mon grand-père qui malgré ses cheveux gris, nous défiait tous encore et encore sans même se fatiguer. Je le soupçonnais d'ailleurs de prendre des pilules militaires ou autres médicaments aux propriétés de ce genre pour arriver à nous battre, quelque chose de fortement interdit à l'intérieur du clan. Les vieilles règles n'avaient selon moi plus lieu d'être, la politesse et tout, c'était du dépassé. La vie était devenu bien trop stressante pour passer notre temps à se complimenter inutilement. C'est à ce moment que je passai à l'attaque, mon oncle ne l'aurait jamais fait de toute façon. Je fis deux enjambés rapides vers lui avant de lui asséner une série de six coups lourds, soit une charge de chakra plus intense pour une vitesse amoindri. Je commençais toujours de cette façon pour épuiser un peu mon ennemi, je gardais ma vitesse pour la fin, ça valait mieux. Il riposta alors à son tour en tentant un coup de pied, rares étaient les miens qui utilisaient ces membres pour attaquer mais j'avais une idée où il voulait en venir. Son coup m'avait fait reculé un peu, pas trop mais suffisamment pour qu'il puisse m'envoyer une impulsion rapide de chakra à distance, une technique de base du clan qui était tout sauf inefficace. Ma riposte fut instantané, je martelai le vide d'une rapide suites de coups à des endroits stratégiques ce qui créa un mur de chakra devant moi. Rien de très gros mais ça restait largement suffisant pour résister à la technique. Je m'élançai ensuite une seconde fois vers le frère de ma mère, c'était à moi de passer à une offensive plus sérieuse mais il ne m'en laissa pas le temps. Cet oncle, du nom de Hiashi était d'une force étonnante pour son âge et ne manquait pas de me blesser à chacune de ses frappes. La destinée du combat était maintenant clair, je pourrais toujours le repousser jusqu'à épuisement de mon chakra, jusqu'à ce point, aucunes de ces techniques ne passerait mais je serais bien entendu incapable de tenter toute offensive sérieuse.

Notre escarmouche dura plus d'une heure, jamais une parole ne fut échangé et la sueur perlait sur nos deux fronts telle une rivière. Je j'en pouvais plus et c'était bien évident. Mes mains, épuisés par tout ce chakra étaient devenus moites et je ne pourrais bientôt plus rien tenter. Lorsque je fus à peu prêt plus apte à me défendre, mon oncle effectua un tourbillon du hakke léger pour me projeter vers le mur et je tombai vers le sol. C'était la défaite, l'humiliation, je n'avais encore une fois pas été assez fort, moi, l'homme qu'on avait destiné comme futur chef du clan. À cet instant, l'espoir n'était plus. Serais-je vraiment capable d'accomplir quelque chose de grand pour surpasser mes frères ? J'en doutais mais il restait beaucoup à tenter. Je pourrais me spécialiser dans un autre domaine mais aucun autre des membres du clan hyûga ne m'accepteraient comme supérieurs si je les battais à l'aide de techniques élémentaires ou autre jutsus du genre. Même les invocations étaient interdites ce qui rendait ma tâche très pénible. Sans même regarder mon oncle dans les yeux, je sorti de la pièce avec un visage attristé.

    → Tu as encore faillis à la tâche, nabot. Va t'en et ne reviens plus, tu me dégoûtes.


J'étais épuisé moralement et physiquement, je retournai donc dans mon petit appartement du quartier pour m'y enfermer pendant une bonne journée complète. Ses dernières paroles m'avaient particulièrement atteintes et mon moral était au plus bas, me refermer sur moi-même était la dernière solution valable et je comptais le faire pendant quelques temps. C'est donc le pas lourd et les larmes presque aux yeux que me dirigeai vers chez moi. Je restai couché pendant une journée sans presque manger et surtout, sans voir personne. Ma vie s'assombrissait et ce n'était pas bon pour moi. Malgré tout, le matin du deuxième jour après mon combat, c'est étrangement un oiseau qui me redonna le goût à la vie. Une petite colombe blanche se posa sur le bord de ma fenêtre, picotant ses rebords, visiblement en attente de quelque chose à manger. Je lui donna quelques graines avant de lui parler un peu, ça me faisait du bien de me confier à quelque chose, même si cette dites chose n'était pas humaine.

    → Je ne sais plus... Toi comment tu-fais pour tous les endurer ? Il doit bien avoir une colombe qui est moins gentille que les autres ? Ou une qui vole mieux que toi et qui te dénigres ? Vous n'êtes certainement pas toutes égales, l'une d'entre vous doit être meilleur en quelque chose que les autres, non ?


Je la flattai un peu, ses ailes étaient si douces et fines... magnifique quoi. Comme seule réponse à ma question, la colombe retourna rejoindre son espèce. Je remarquai toute suite qu'elle avait quelque chose de différent que ses frères et soeurs de vol. Là où les autres avaient tous une trajectoire rectiligne, celle qui s'était posée sur ma fenêtre virevoltait constamment de gauche à droite, son aile gauche était moins forte et elle palliait à ce problème grâce au vent qu'elle dominait bien mieux que les autres. Cette image m'ouvrit l'esprit, moi qui n'était pas capable d'égaler les hauts membres de mon clan au jūken, je devais palier à ma difficulté avec autre chose, mais qui resterait accepté du clan. Sans plus attendre, je couru alors vers la bibliothèque en prenant à peine le temps de me changer et de me laver. Je m'adressa au premier yamanaka que je rencontrai dans l'endroit, tous les membres de ce clan savaient parfaitement où se trouvait tous les livres et je n'avais pas trop envi de m'éterniser à chercher par moi même.

    → Excusez moi, j'aimerais savoir où sont les livres sur le taijutsu, je ne cherche pas un sujet en particulier mais simplement tous ce qui réfère à cet art.


Sans même m'adresser la parole, l'homme qui avait les yeux rivés sur un petit bouquin jaune me pointa l'allée trois et je le remercia d'un bref chuchotement. Je grimpai dans le petite échelle qui donnait accès au haut de l'étagère pour y prendre tous les livres que je voulais. Je pris les encyclopédies sur les styles de taijutsus, sur les particularités du combat rapproché et aussi sur la clan hyûga. Je m'assis à une tabe tout prêt et je commençai rapidement à lire le premier ouvrage sans même regarder le temps passé. Il y avait beaucoup d'informations dans ce bouquin, que ce soit sur les arts martiaux ou sur les façons d'utiliser un katana, tous s'y trouvait mais je ne trouva rien de particulier que je pourrais apprendre. J'ouvris ensuite le deuxième livre, celui-ci un peu moins gros que l'autre mais pas moins intéressant. Je tournai de page en page à la recherche d'un petit quelque chose de nouveau et mes yeux s'arrêtèrent vers le milieu du livre, sur la représentation de ce que l'on appelait les portes de chakra ou Hachimon Tonkou. On parlait ici d'un art utiliser par les meilleurs utilisateurs de taijutsu que le monde est connu. Cette capacité permet de générer une importante dose de chakra mais en contrepartie, cela endommage le corps de façon peu sévère ou dégénéré selon jusqu'à quel porte l'on se rend. Il y a un total de huit portes, deux au niveau du cerveau, cinq le long de la colonne vertébrale et une, la plus importante, au niveau du coeur. Selon le livre, si j'arrivais à ouvrir ces portes, je pourrais générer jusqu'à dix fois mon chakra, soit une dose supérieur à tous les kages ! À ce grade, j'en paierais de ma vie mais je pourrais toujours utiliser les premières portes pour augmenter mes performances et si un combat s'annonçait trop dangereux, je pourrais aller jusqu'à la septième pour tuer mon adversaire avec aise. Apprendre cette capacité était un paris risqué mais je n'avais pas le choix, c'est la seule chose qui me permettrait de repousser mes limites pour vaincre mon oncle et peut-être même l'ainé de mon clan. Au point où j'en étais rendu, devenir chef ne m'intéressait même plus, je voulais simplement me prouver à moi-même que je n'étais pas un bon à rien. Je me dirigeai donc vers le comptoir de la bibliothèque pour louer le livre pour une durée d'une semaine et ensuite, je fonçai vers la cascade, mon lieu d'entraînement favori.

Fin du flashback.

Le bouquin à mes côtés et la sérénité dans mon visage, j'essayais d'être le plus calme possible pour tenter d'ouvrir la première porte, situé au niveau du cerveau et appelé porte initiale ou Kai Mon, elle me permettrait d'augmenter ma vitesse de façon considérable sans trop me faire subir de dégâts. Je restai assis pendant prêt d'une trentaine de minutes à me concentrer sur mes flux de chakras intérieurs, étant hyûga, la tâche s'avérerait certainement plus facile qu'un ninja n'y connaissant rien aux tenketsus et autres voix du chakra de ce genre. J'arrivai à la débloquer après un bon moment, mais je ne bougeai pas. Je devais garder un maximum de chakra pour la suite, la seule chose que je fis c'est de déplacer mon doigt de bas en haut. Même si j'étais encore très peu avancé dans tous ce qui concernait les portes célestes, je sentais mon doigts être plus puissant, différent était un terme approprié. Je n'avais pas encore mal mais je savais que ça viendrait après l'utilisation des techniques et non pendant. La suite risquait d'être douloureuse et je me demandai même si je ne devrais pas arrêter pour retenter plus tard en présence d'un ninja médecin. Non. La tentation était trop grande et j'étais si prêt du but. J'avais trouvé quelque chose qui était fait pour moi et qui était aussi loin d'être commun chez les ninjas. Après quelques minutes sous l'effet de la première porte, je commençai à sentir mon corps se dégrader et je tentais tant bien que mal de rejoindre le second état. Je réussis et le mal qui me prenait alors disparu. Je bougeai encore le même doigt et il était encore différent, mais pas comme précédemment. Je ne le sentais pas seulement plus rapide mais aussi plus fort. Je le déposai avec délicatesse vers le sol, sans faire de mouvements brusques pour garder ma concentration et je frappa doucement la terre. Le trou que j'avais fait était bien plus gros que ce qu'une impulsion normal aurait pu faire. Je me replaçai ensuite dans ma position de méditation. Je n'ouvris que la troisième porte au bord de l'épuisement, mon dos commençait à être vouté et arrêter le tout devenait de plus en plus intéressant. C'est à l'utilisation de cette porte, celle de la vie ou Sei mon que le vrai changement s'opéra. Ma peau était rouge et encore une fois, l'ouverture de cette porte me regénéra des dégâts qu'avait causé la deuxième. Cependant, je ne pouvais continuer, le chakra que me demandait cette concentration et les tentatives d'ouverture commençait à me faire faiblir mais avant de partir, j'essaya tout de même ma nouvelle acquisition. Je chargeai mon poing en chakra, comme je l'aurais fait normalement mais cette fois, l'attaque était augmentée par mes capacités hyûga ainsi que par les portes. Le tout promettait d'être dévastateur. Je frappai un grand arbre de plein fouet et ce dernier ne résista point, il s'écroula sur le sol de toute sa grandeur.

    → Géant... C'est incroyable, mais ça doit rester mon secret. Fis-je tout bas, à moi-même.


À ce moment, je savais que je venais de changer, je venais de devenir quelqu'un. Plus que l'Hyûga, j'étais autre chose, supérieur.

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