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 [Solo] La Larme de Glace

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Natsuno Tsubaki
Natsuno Tsubaki
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Message(#) Sujet: [Solo] La Larme de Glace [Solo] La Larme de Glace EmptyJeu 5 Fév 2015 - 20:29



Le ciel était, dans sa mort, le plus froid qu’il eut été de connaître en Hiver, alors qu’une fine couche de givre fendait les plaines et les monts, cherchant le terrain à conquérir, alors que la vie se retirait lentement du fleuve cosmique qu’elle avait pu former pendant son existence. Une existence absolue de la vie et de la mort, alors même que cette dernière tient à en être l’aînée. Un flux, un cycle perpétuel qui ne saurait se voir rompu dans sa continuité universelle. C’est ainsi que se règlent le monde, le temps, les hommes.

Le vent s’élevait dans une brise douce et glaciale, alors que flétrissaient chaque végétal sous son souffle. L’ordre, quoique naturel, avait été perturbé, avorté, dans une souffrance partagée, l’union de deux mondes, de deux plans, dans une tristesse insondable, alors qu’un cœur même n’avait pas pris solution de son mal. Le temps se perdait, le temps mourrait, un temps personnel et inconnu, un temps mortel et abrégé. Le vent soufflait son requiem.

Dans le soupir pareil à celui des cieux, Tsubaki retrouva son invitée. La Serei avait science de chaque événement qui incluait une approche de la jeune femme. Elle savait le monde même, le temps. Non tenant de l’omnipotence, l’esprit tendait vers un partage universel des savoirs, en harmonie avec la Terre et ses enfants. Le temps lui-même n’était obstacle dans l’interaction des êtres, qui ne souffraient, dans l’absolu, d’aucun plan. Et cette symbiose reliait partiellement la fleur à la Terre.

Alors que la kunoichi s’asseyait à une table, devant la cheminée d’un chalet perdu dans des montagnes imaginaires, l’hôtesse mentale lui présenta un tableau. Le jeu allait se faire, à présent que sa venue lui était invitée. Dans cet univers méditatif, l’Hiver encore battait de son plein, dans une douce tempête qui ne lui donnait plus qu’une ambiance semblable à l’état des choses. La neige tombait en drus flocons, et le feu crépitait au coin des canapés luxueux que le mental spectral avait représenté. Un large paysage montagnard apparaissait à la fenêtre, s’étendant sur de nouvelles contrées, de nouveaux espoirs, de nouveaux mondes.

C’est alors que débutait la partie, dans la délicate ambiance d’une vallée oubliée où régnaient le calme et le silence. Le temps lui-même semblait se poser, reprendre force et constance dans ce point de paradis, un paradis froid, alors que s’annonçait déjà au loin la venue d’un plus grand mal. Les pièces tombaient en faveur de l’aînée, et s’enchaînaient les tactiques diverses pour reprendre l’avantage sur le déroulement de la partie. Dehors, dans le froid et l’immaculé, ders vers se récitaient.


Seule, dans le néant, alors que se reprend
A même Création, de sa mort le fait,
Malchanceuse fillette qu’elle ne fut, en effet,
Unie par le malheur, au rêveur défait,
Inhibée de sa vie, et qu’à la mort se rend.

Y voit-on autre chose que des amants brisés ?
Utiles et aimants, shinobis de nation,
Kunais à la main, prêtant la protection,
Intombables et forts, le rideau est tombé.



La danse du bois chutant ponctuait chaque vers, chaque mot, chaque syllabe, chaque son, chaque lettre. Ils ployaient inexorablement, dans l’espoir d’une liberté éphémère, un devoir chimérique, un idéal futile. Chaque coup lancé faisait résonner plus fort encore la tristesse d’une harmonie brisée, d’un monde brisé, d’un amour brisé. Le temps n’avait pas permis l’union suprême de ses membres, dévoués à la vie et la mort, dans le droit éternel qui leur était attribué. A présent, rien ne leur serait plus pareil.

Une figure était morte. Une figure qui aurait dû avoir un avenir, une figure qui dans son apogée aurait influé sur une grande partie du monde, alors qu’elle affairait déjà pour son œuvre. Le temps l’avait arrachée avant que la fleur n’ait pu avoir le plaisir de la rencontrer. Mais il n’en resterait pas moins un jour funeste que celui-ci, alors que, dans les terres de la brise et de la lumière, ainsi que dans celles des anciennes mers, héritées dans le cœur de la terre, l’humanité lui serait au noir, dans le sombre chant du corbeau.

Alors que Tsubaki progressait dans la partie, une défaite se précisait, dans son optique, alors que l’esprit, pourtant tranquille, ne laissait aucune chance de réussite. Le temps faisait son œuvre jusqu’à la seule subsistance de sa reine, immaculée, pareille à la neige qui tombait au-dehors. Elle-même venait de tomber alors que la Serei annonçait la sentence :

« Echec et mat. »

A ce moment, le monde gela autour d’elle, ne laissant aucune vie s’ancrer jamais dans le désert qui se formait. Celui-ci se brisa en un million d’éclats, alors que l’esprit de la fleur d’Eté regagnait sa conscience physique. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, dans la salle de projection, les cristaux avaient eux aussi adopté le voile du deuil. Alors qu’elle laissait la lumière revenir à elle, ce fut en vain : les larmes de la Terre étaient semblables au jais, d’un noir triste et ténébreux, le noir de la mort.

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