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 La vérité [Pv Meteora]

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Message(#) Sujet: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyJeu 28 Nov 2013 - 16:33



La moisissure. Oui, c'était bien de la moisissure qui se faisait sentir dès le hall d'entré de la prison du village caché de la feuille. Je venais de rentrer d'une mission longue d'une année entière passée et voilà que je me retrouvais déjà en prison. Me retrouver en prison, je me comprend, j'y faisais seulement un petit tour pour voir qui y était. Tout du moins, je savais qui y était. J'avais eux vent de tous les évenements s'étant passé dans le monde entier dernièrement. Le Yondaime Sandaime Kazekage, Raiu no Kenji transformé en créature du mal au physique ingrat était dans nos cellules, après avoir kidnappé le Godaime Hokage et s'étant attaqué au Rokudaime Hokage. L'ancien Kazekage se faisant à présent appelé Meteora, ou encore l'Homme-qui-chasse, était l'un des plus puissants shinobis de notre monde actuellement. L'Homme-qui-chasse, cela pourrait faire une bonne proie vous ne pensez pas ? Le chasseur qui se fait chasser, un concept intéressant, sauf que le chasseur se trouve bel et bien prit au piège par de petits hommes. Le nouveau Hokage était-il si puissant que ça pour réussir à le capturer, qui plus est vivant ? Depuis mon absence, bien des choses ont changé dans notre monde et des pointures auxquels on ne s'attendait pas on vu le jour. Notre monde pitoyable et humiliant en quête de paix touchait à sa fin à priori, et cela ne me dérangeais pas le moins du monde. Bientôt, du sang coulera sur les terres du monde shinobi, le ciel pleura les morts, ce qui en devient... jouissant...

La prison était vide. Comme à mon habitude, mon identité était caché derrière mon masque d'Anbu. Peu de gens connaissait ma véritable identité et tous, jusqu'au dernier pensait que j'étais mort. Seul le Hokage et ses conseillers connaissaient ma véritable identité, pas plus mal, je pouvais tuer et massacrer des villages tranquillement sous les ordres de missions que l'on me confiait. Quoi qu'il en soit, je ne faisais pas parti de ce monde pour me faire des amis, du moins, pas à ma connaissance. Je me contente de vivre ma vie, m'occupant de mes petites affaires et faisant ce qu'il me semble bon pour ma propre personne sans penser au reste ou à ses conséquences. Je ne voulais qu'une chose, voir le sang couler, et Meteora en a fait beaucoup couler, et non pas les moindres. Je descendais avec le gardien de la prison qui m'indiquait le chemin à prendre. Du bout du couloir, il me dit le numéro de la cellule où était enfermé le chasseur de visage et de peur de perdre sa vie, il fit demi-tour, me laissant ici seul. Je marchais tranquillement, sans un bruit en direction de la cellule. Je sentais au moi l'excitation monté, mon cœur battait à cent à l'heure, mon sang coulait à une vitesse vertigineuse dans mon corps. Je me sentais vivant, mais ce n'était pas suffisant, il m'en fallait plus. Je continuais à avancer, puis vînt le moment fatidique où je me retrouvais seul face à face devant cette créature, seul les barreaux nous séparant.

C'était un monstre vraiment hideux. Un créature au forme douteuse, au corps noir, comme s'il s'était enveloppé d'un voile sortant tout droit des ténèbres et il arborait en guise de visage un masque blanc où se trouvait trois grands yeux noirs, deux trous, l'un au dessus de l'autre et une rangé de dents, si on pouvait appelé cela ainsi. Il ressemblerait presque trait pour trait à un monstre sorti d'une BD ou d'un conte pour les enfants qui ne veulent pas dormir. Enfin, c'était ainsi qu'on m'avait décrit cet être informe dépourvu d'âme humaine. A la place de la description que l'on m'en avait donné, j'avais devant moi un homme, ayant une musculature assez conséquente mais atrophiés du fait que cela faisait un moment qu'il se trouvait enfermé dans sa cage. J'étais déçu de voir ce corps dans cet état, surtout avec les cicatrices noirs qui allait de part et d'autres de son corps, ressemblant à des tatouages. Moi qui m'attendais à voir quelques chose d'authentique, une chose semblable à l'inverse de l'ordinaire, je ne pouvais qu'être frustré. Sa légende était faite et elle allait perdurer dans le temps, voir même s'accroître, mais l'image ne reflétait pas vraiment les rumeurs. Enfin, passons, je voulais savoir, entre autre, pourquoi il volait le visage de ses victimes. Personnellement, je me contente de tuer tout simplement, mais lui, il est d'un tout autre niveau. Il en fait une collection comme s'il voulait ouvrir une galerie des horreurs. Ou peut-être était-il fétichiste ? Qu'est-ce que j'en sais après tout, j'allais passé le temps avec lui, lui tenir un peu compagnie et essayer de grappiller quelques informations tordantes. Beaucoup de personnes me considèrent comme un homme désaxé, mais l'homme-qui-chasse, qu'est-il dans ce cas ?

Je me contentais de rester à ma place, face à sa cellule, attendant qu'il remarque ma présence. Cet homme m'intriguait énormément, je ne voulais pas le brusquer, au risque qu'il ne réponde pas à mes questions. Je trouvais peu à peu qu'il était un génie, il marquait l'histoire de sa trace en se contentant de tuer et en faisant son petit rituel. Après tout, peut-être est-ce nous qui avons mal interprété son message, peut-être est-il un génie.


Dernière édition par Hyûga Hakkyō le Lun 16 Déc 2013 - 0:29, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptySam 30 Nov 2013 - 2:59

Log 218 : Draw

Raiu no Kenji , du moins son corps, laissa la craie glisser sur le mur noirci par le temps, blanchissant son trajet comme une lumière salvatrice dans un champs de ténèbres. Il avait pris soin d’économiser ce rare cadeau que lui avait donné une Hyô, plutôt indirectement. Son crayon s’était brisé alors qu’elle inspectait les sceaux, mais elle n’avait ramassé son gâchis. Pas que ce fut une erreur de sa part. Meteora savait dessiner les plus dangereux des sceaux, mais n’avait aucun chakra à leur fournir aussi longtemps qu’il serait pris dans les murs de cette prison.

Il avait longuement réfléchi, si l’on pouvait appeler son raisonnement comme une suite logique de déductions rationnelles, au sort réservé à son petit trésor, mais la vérité s’était placée devant lui bien rapidement, inéluctable. Un souvenir. L’impatience. Le jour approchait mais n’était pas encore là. Il n'oublierait jamais. La craie fit sa danse, s’effrita alors qu’elle colorait un segment qui devenait de plus en plus large.

Il lui arrivait de penser à la femme. Celle qui aimait Kenji, et l’aimait lui, croyant qu’il n’était qu’un et non pas l’autre. Elle n’avait pas tort, mais non plus raison. Kenji était encore là. La créature le savait, le sentait, le respirait. Tsura n’existait plus, le Kazekage encore moins, et pourtant ils étaient là, unis dans le but de l’un et la force de l’autre.

Il entendit les pas bien avant d’en voir son autour, mais ne se retourna pas immédiatement. Il pensait au dessin, à la blancheur de la craie qui brilla faiblement dans les entrebâillements de lumière. Un frisson rampa sur son dos nu, il s’étira quelque peu. Un craquement, mais rien d’anormal en soi. Le prédateur continua à griffonner. À un moment, il ne resta plus que de la poussière sur ses doigts, qu’il étendit de son mieux sur la pierre froide. Une œuvre ne pouvait rester inachevée.

Et enfin le blond s’arrêta. La sueur perlait sur son front. Les efforts étaient encore difficiles pour lui. Les pansements vieillissaient sur sa peau. Il se retourna enfin et s’assied sur le banc qui lui faisait office de lit, jetant un regard à son nouveau visiteur. Il avait eu droit à toute sorte de gens dans cet endroit, de l’artiste à l’apprenti-sauveur. Et à l’homme qui n’en était plus un. Qu’en serait de celui-ci, qui portait le masque ? Le luthier avait peut-être resserré les règles après l’écartade de l’Hayashi… Les nuages couvrirent alors le soleil et plongèrent la cellule dans une faible obscurité.

Le nouveau venu n’avait rien dit et la bête en fit de même, du moins au début. L’animal était de nature curieuse, le prédateur savait cacher sa patience sous la nervosité. Il s’appuya le dos contre le mur et prit une grande respiration.

« Un autre venu comprendre qu’il ne comprend pas…? »

La lumière sembla choisir ce moment pour illuminer la pièce et découvrir l’œuvre du prédateur de Konoha.

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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyLun 16 Déc 2013 - 0:28



Voilà quelques secondes, peut-être même minutes que je me trouvais en face de la terrible légende de notre monde tel qu'il est aujourd'hui. Bien souvent, les êtres humains se trompent sur la définition du mot « légende ». Dans 90% des cas, le mot légende est employé pour qualifier une information approximative qui ne peut être vérifiée comme les animaux des différentes mythologie alors qu'il en est tout autre. Non, ce terme est en fait un récit mêlant tout ce qui est réel et merveilleux. Lorsque l'on dit qu'une chose est une légende, ça ne l'est donc pas forcément, tout dépend du contexte et de la personne. Dans le cas actuel, cet homme, Raiu no Kenji ou Meteora, peu importe le nom, était selon moi une légende confirmée et continuant son influence sur notre monde. Une chose était sûr, c'était une créature de notre univers bien étonnante à ce qu'on en disait.

Il faisait sombre, l'endroit était humide et froid, quoi de plus étonnant pour une fin d'automne. Cela faisait plusieurs jours, plusieurs mois que le prédateur était enfermé dans la cage du village caché de la feuille. Lorsqu'il posait ses yeux sur moi pour la première fois, je sentis le stress, l'excitation, la peur, la rage, l'envie, toutes ces sensations me firent plonger dans un doute profond. Qui est-il réellement, que cherche-t-il ? Tant de questions que beaucoup de gens se posent à son sujet, et je n'y faisais pas vraiment exception. Après tout, chaque être humain veut en savoir le plus possible, la curiosité est soit-disant un vilain défauts, mais c'est bien ce qui prouve que nous sommes bien vivant. Auparavant, à l'aide de poudre blanche qu'il avait sur ses doigts qui devait probablement être une craie, il dessinait quelque chose sur le mur. A la vue de cette chose, je pu reconnaître instinctivement la description du masque qu'il portait habituellement que l'on m'avait donné. Hum, c'était moche, un vrai dessin d'enfant.

C'est alors que le plus intéressant allait s'apprêter à commencer. Alors qu'il me regardait toujours, il dédaigna me parler. Un autre venu ce qu'il ne comprend pas. Rien qu'à ses paroles, on pouvait deviner que bon nombre de shinobis étaient venu le voir pour lui poser pas mal de questions comme je m'apprêtais sûrement à lui poser. Encore une fois, au risque de me répéter, c'est bien la nature humaine d'être ainsi. Alors qu'un nuage devait sans doute passer devant le soleil puisque la cellule commençait à s'obscurcir, le dessin qu'il venait de faire tant qu'à lui restait dans la lumière, comme si le ciel voulait accentuer la pseudo oeuvre de celui-qui-chasse. C'était assez marrant, mais je n'en fis rien paraître devant mon futur interlocuteur. Futur car je ne lui avais encore rien dit. D'ailleurs, il fallait remédier à ça.

« Tu savais qu'en dehors de ces murs, tu es crains par un bon nombre de shinobis ? »

Je laissai une courte pause avant de reprendre.

« Bien sûr que tu le sais, mais sais-tu que tu es admiré par certains ? Ils se font rares pour ne pas dire quasi-nul, mais il y en a qui te respecte pour ce que tu es, ou tout du moins, pour ce que tu représentes »

Je m'appuyai alors contre le mur opposé à la cellule où se trouvait le prédateur de notre monde. Je croisais par la suite les bras puis continua de plus belle.

« N'est-ce pas marrant de se prétendre prédateur mais être enfermé dans une cage alors que tes proies sont à l'extérieur ? Peut-être est-ce nous qui sommes en cage, dans la prison du monde »


Dernière édition par Hyûga Hakkyō le Jeu 19 Déc 2013 - 0:11, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyMer 18 Déc 2013 - 18:17

Il lui sembla que le temps n’était que son esclave. Quel mauvais maître était-il.

La patience. Un gaspillage ou une consommation, un tremplin vers l’opportunité. Des sentiments, des principes, des croyances humaines. Qui appartenaient à l’aberration, à la mutation de la nature. Comme cet humain, là, qui parlait comme un prédateur. L’ancien Kazekage releva la tête et lui jetta un regard de ses pupilles d’un vert foncé et brillant, brûlant comme le phosphore dévoreur du village de la feuille.

« Il n’y a que les humains pour voir le monde comme une cage. »

L’animal ne se posait pas ces questions. Il n’y songeait pas davantage. Ce monde était liberté, vérité. Vie. La seule question valable était celle de se demander quelle y était sa place. La chaîne alimentaire. La place des prédateurs… Et des proies. L’homme ne verrait jamais les choses ainsi. Il préfère la civilisation, le troupeau. Certains se pareront pour paraître plus fort, comme certains animaux, mais cela n’est que camouflage, illusion. Hayashi Daiki avait prouvé cette vérité. Et Myakudou On’ avait confirmé l’anti-thèse : ceux qui ne montrent pas les dents ne démontrent pas qu’ils n’en possèdent aucune…

« Qui aime mon œuvre ? Toi ? Alors approche et ouvre cette cage, et tu la vivras. Comme ton ancien chef. »


Il eut un petit sourire de dépit et secoua la tête.

« Si un humain respecte mes actes, alors il n’a pas compris qu’il est le prochain sur la liste. »

Ou l’était-il ? Meteora prenait le meilleur de l’humanité. Les autres n’étaient que des insectes sur son chemin, qu’il écrasait parfois et ignorait autrement. L’hokage n’avait été qu’un pas sur son chemin. Celui-Qui-Parle également. C’était la logique que les humains ne pouvaient voir ou comprendre, la façon dont le chasseur établissait sa prochaine proie. Un rituel qui leur semblait digne de folie. L’animal ne pouvait connaître la folie. Uniquement l’instinct. Et les voix qui s’entremêlaient dans sa tête n’en étaient que les communicateurs.

« Vous auriez dû couper mon corps en morceaux et l’enterrer loin, loin. Tenter d’oublier, de pleurer vos morts, parce que c’est dans votre nature dégénérée. Maintenant il est trop tard. Je vais sortir d’ici, car ce monde veut les choses ainsi. Et alors la chose reprendra. Qu’es-tu, Celui-Qui-Aime ? Un homme déformé, qui voit en moi un frère, un maître ? Je suis un chasseur. »

Il fronça les sourcils.

« Et pour l’éternité s’il le faut, la moisson perdurera. C’est ton destin, proie.»

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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyJeu 19 Déc 2013 - 0:10



Le sujet avait été donné. Rien que dans mes premières paroles, j'avais l'impression qu'il était capable de savoir ce que je pensais mais surtout ce que j'allais dire. Si ça en était le cas, qu'il me donne les réponses à toutes mes interrogations que ça aille plus vite, à moins qu'il ne veuille avoir un peu de compagnie. Après tout, c'est vrai, depuis le temps qu'il était enfermé dans cette cellule, il devait trouver le temps long. Je venais de lui adresser quelques paroles et il avait répondu les paroles auxquels je m'attendais un peu près. Quoi de plus normal au vue des questions simples que je lui avais posé. Mais ce n'était que pour lancer la conversation, une petite introduction à ce qu'il allait se passer à présent. Mon sang fusait dans mes veines à une vitesse vertigineuse. C'était la première fois que j'étais dans cet état, un effet de stress, de peur, d'angoisse mais également de plaisir, d'excitation et d'épanouissement. C'était bien la première fois que je faisais face à un homme, ou plutôt une créature de ce genre là. Il était impressionnant et je n'osais pas moi-même me comparer à lui, à me considérer comme un semblable. Il avait des petits quelques choses en plus qui faisait toute la différence entre nous. J'étais si... si emballé par sa présence, je venais à l'instant même de penser à le tuer, comme un fan complètement fou de son idole. C'était le mot, fou, j'étais devenu entièrement fou de penser faire cela, mais surtout, j'en étais surtout incapable.

Alors que je lui avais exprimé deux ou trois faits vis à vis de ces oeuvres, il me demandait qui aimait ses oeuvres, si j'aimais ses oeuvres. Si c'était le cas, je pourrais vivre son art en lui ouvrant la cage, comme mon ancien chef. Mon ancien chef ?

« De qui parles-tu ? Daiki ? Je ne l'ai pas connu et je n'en ai que faire du passé, je vis dans l'instant présent. Proclamer que j'ai un chef, c'est un bien grand mot. Je n'ai aucun chef, si des personnes se trouvent au dessus de moi, c'est bien que je l'approuve et que je n'en ai rien à faire. Je fais mes choix, mais les conseillers m'aident à accomplir ce que je souhaite, sinon ils seraient déjà mort »

Ces paroles prononcés, je reprenais alors dans un ton neutre avec un sourire perfide en coin.

« J'accepterais avoir joie de te libérer de cette cage prédateur, mais connaissant les bougres, au moindre geste dans le but de te faire sortir d'ici, nous exploserons ou nous serons scellés dans un Fûinjutsu redoutable. L'explosions, tu n'en as que faire, mais je pense que tu ne serais pas favorable à la deuxième option, et à vrai dire, ça ne m'emballe pas vraiment. Et je ne tiens pas particulièrement à la vie, mais j'ai mon petit plaisir sanglant à satisfaire »

Il reprit son petit spitch dont je me foutais complètement. D'ailleurs, il l'avait sûrement remarqué. Le seul moment où je fis mine de me ré-intéresser à lui était lorsqu'il annonça que le monde voulait qu'il soit dehors pour continuer ses actes. Le prédateur devait reprendre sa place, l'échelle alimentaire shinobi devait retrouver son équilibre. Il me demandait alors qui j'étais, qu'est-ce que je voyais en lui. Il concluait alors par une phrase qui eut assez d'impact sur moi.

« Je ne vois rien en toi par rapport à toi. Toi, tu possèdes ta signature et ton rituel lorsque tu tues. Moi, je me contente de tuer, prenant un certains plaisir à retirer l'humanité dans un homme, voler l'âme du corps meurtrie par mon passage, écouter le dernier souffle de ma victime. On peut dire que c'est mon petit péché mignon. Nous sommes différents, mais au fond, est-ce que je dois me comparer à toi ? »

Les bras toujours croisés appuyé contre le mur opposé à le cellule, les yeux fixés sur une petite fenêtre du couloir, regardant la lune qui était anormalement basse, je finis par oser dire :

« Paraîtrait-il que tu es immortel Meteora. Enfermer dans cette cage, tu es comme qui dirait démuni de tes pouvoirs. Mais ressens-tu la douleur ? Et as-tu peurs de quelques choses ou de quelqu'un ? Simple question, pour satisfaire la curiosité humaine, qui, au passage, j'aimerais m'en débarrasser »
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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyVen 3 Jan 2014 - 17:39

Log 219 : Herbivore

Meteora regarda les haut-parleurs au coin de la pièce. Il était impossible que ce type ne les ait pas remarqués. Soit il jouait à un jeu des plus étranges et espérait que le prédateur s’y joigne, soit il n’avait aucune peur, comme il le prétendait, des conséquences. Sans chakra pour augmenter ses sens, le chasseur était incapable de confirmer un ou l’autre. Reste qu’il était certes plus intéressant que son dernier visiteur, qui s’était contenté d’essayer de le provoquer comme s’il était un bandit de grand chemin. Comme un humain.

« Tout inconfort causé serait compensé par ta mort, humain. Alors n’hésite pas à l’ouvrir. Quel genre de traître es-tu, Celui-Qui-Aime ? À vivre dans un troupeau dont tu ne respectes pas l’alpha. À vouloir chasser tes semblables comme une sorte de cannibale. »

Il se leva et s’approcha des barreaux de la porte.

« Il y a plus d’une différence entre toi et moi, humain. J’ai un but, tu n’en as pas. Je ne chasse pas par plaisir. C’est l’accomplissement de ma tâche en ce monde qui m’en procure. Comme un insecte nuisible, il n’y a rien, ou presque, de bon chez vous. Vous me dégoûtez, si faibles et si inutiles à ce monde. Votre sang ne vaut même la peine de couler sur mes griffes. Mais toi… Ton esprit divague. Tu es un désaxé, ou tu prétends en être un. Ne te compare avec moi. Nous ne jouons pas dans la même ligue. »

Il n’avait pas oublié ce que cet humain avait dit à la fin de son monologue, mais les voix dans sa tête ne parvenaient pas à obtenir consensus immédiatement. Il souffla du nez, et se détourna un instant de son interlocuteur.

« Votre seule présence m’empoisonne. Un animal ne vit pas la colère. Ni la peur. Ce corps est si efficace à me déguiser que s’en est presque détestable. Tu n’es pas le seul à essayer désespérément de me voir comme un de vos semblables. Mais tu es le premier à chercher la ressemblance, alors que les autres soulignent la différence. Tu te cherches toi-même, Celui-Qui-Aime. Mais tu as de la chance, humain. Je vais t’aider. »

Il se retourna et serra les barreaux dans ses mains, le regard fixe et inexpressif.

« Tu veux t’accomplir ? Prend ton Kunaï et coupe toi la gorge avec. Ou plutôt, coupe la mienne. Et quand je me relèverai, peut-être que tu auras compris à quel point tu ne pourras jamais te mettre à mon niveau. Tu n’es qu’un herbivore ayant goûté à la chair humaine. Aussi dégoûtante soit-elle, la viande vaincra toujours la plante. »

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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyMar 7 Jan 2014 - 11:55



Ce qui était bien chez mon interlocuteur, c'était le fait qu'il répondait à mes questions. Certes, les réponses étaient aléatoires, ou plutôt fine, il fallait essayer de tirer les verres du nez de ce Meteora mais j'étais satisfais de lui. Là où je l'étais forcément moins, c'était qu'il n'était pas vraiment impressionnant. Des menaces des menaces, encore et toujours. Elles avaient de l'effets, c'est vrai, et je ne m'en cachais pas vraiment, mais cette légende ne restait qu’urbaine du moment qu'il restait bien au chaud dans sa cage comme un petit toutou. Le profond respect que j'avais envers lui se dissipait peu à peu, il commençait limite à m'ennuyer vu le temps qu'il mettait à me répondre. Il me demandait quel genre de traître j'étais en m'appelant à nouveau « Celui-qui-aime ». Je n'aimais pas vraiment la façon dont il continuait à m'appeler. Une fois, cela passe, deux fois, ça en était de trop. Enfin, ce genre de petits détails ne m'apportais que peu, si cela pouvait l'amuser ou tout autre chose, qu'il fasse.

Je le regardais s'approcher des barreaux tandis qu'il se mit à continuer de déblatérer ses propos calomnieux. Il ne disait rien de bien important, je n'aurais qu'à répondre deux ou trois petites choses pour qu'il sache ce que j'en pense, mais je préférais continuer à l'écouter, de peur qu'il ne s'arrête et se braque. Oui, le grand tueur en série et collectionneur de visage était peut-être imbu de sa personne et susceptible, même s'il dit qu'il ne connait ni la peur, ni la colère.

A présent, il serrait les barreaux entre ses mains. Était-il en colère malgré qu'il venait de me dire le contraire . Non, je ne pense pas, à quoi cela lui servirait-il de me mentir après tout.. Depuis le début, nous jouons cartes sur table, nous parlons en toute franchise, disant ce que nous pensons de ce que l'autre dit et vice versa. Au début, ses dernières paroles était dénuées de sens, je lui avais pourtant expliqué que je tenais un minimum à ma vie, que j'avais mes petits plaisirs à réaliser. Mais il se ré avisa et changeant sa proposition, il me mettait l'eau à la bouche. Du fait qu'il me mette l'eau à la bouche, j'avais envie de réaliser son souhait, ou plutôt sa demande. Mais lui donner un kunaï pour qu'il se tranche la gorge pourrait très bien jouer en ma défaveur. Et puis, au vu de sa réaction, ce qui se disait à son sujet était réel : Meteora était immortel. Je pouvais le confirmer car il n'y avait pas une once de doute, de peur dans sa voix. Non, il était sûr de lui, il savait que s'il mourrait, il se relèverait ensuite.

« Si un jour je suis capable d'être un immortel comme toi, ce serait avec joie que j'accepte de te rencontrer en dehors de cette cage, ou de m'enfermer avec toi à l'intérieur. Au passage, ce serait un terrifiant et excitant honneur d'en être. Pour répondre à tes questions, je ne me qualifie pas à proprement pour un traître, mais je suis un homme faisant ce que bon lui semble, restant libre dans ses actions. Si quelque chose ne me plais pas, je le fais savoir, et si ça ne plais toujours pas, je tue. On peut dire que je suis un peu un électron libre pour le village de la feuille »

Je laissais un petit silence s'installer puis d'un coup de coude léger, je m'écartais du mur contre lequel je me trouvais pour me rapprocher des barreaux derrière lesquels il se trouvait, rapprochant mon visage à une cinquante de centimètres du siens. L'excitation était en train de m'envahir et le fait que répondre à sa demande avec l'histoire du kunaï me plaisais de plus en plus. Ses idées saturaient ma tête, mon esprit... Elles saturaient même mon corps lorsque je pris dans mes mains un kunaï qui venait de mon étui. Je le tenais fermement dans ma main, je visualisais dans mon esprit le geste vif que je ferais pour lui trancher la gorge. Ou non, peut-être que je lui planterais tout bonnement. Oh oui, le sang de cette légende giclant partout dans cette prison infâme et humide. Que d'excitation ! Mon bras prit légèrement du recul pour accélérer d'un coup en direction de mon interlocuteur. Il s'approchait des barreaux droit en direction de l'homme au gigantesques cicatrices.

PSHIT ! Ce fut le bruit que fis le sang lorsque le kunaï percuta la peau, la tailladant et expulsant le sang au sol comme un robinet d'eau ouvert. A la différence prêt que c'était de ma main que sortait le sang, giclant sur le corps du Furyou. J'avais agis au dernier moment, je ne pouvais pas me permettre de faire couler son sang ainsi, c'était trop facile.

« Dans la position actuelle des choses, tu m'ennuis Meteora. Je ferais couler ton sang lorsque tu seras en dehors de ces barreaux, si tu en sors un jour comme tu le prétends »

Sur ces dernières paroles, je me reculais de son visage lentement, sans quitter mon regard qui avait plongé dans ses yeux depuis le début de notre conversation avant de ranger mon kunaï et de faire quelques pas en direction des marches pour sortir de cette prison.

« Si tu as quelque chose à me dire, dis le moi rapidement avant que je ne m'en aille. Mes victimes m'attendent, et puisque je suis sympa, je te rapporterais leur visage et tu trieras ceux que tu désires pour ta collection, celui-qui-chasse ! »

Mes paroles, ma façon de m'exprimer, mon comportement, tout cela avait bien changé depuis le début de notre conversation. Que m'arrive-t-il ? C'était la première fois que je goûtais à l'art du sarcasme. Est-ce la première fois que je désire autant voir le sang couler ?

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Message(#) Sujet: Re: La vérité [Pv Meteora] La vérité [Pv Meteora] EmptyVen 17 Jan 2014 - 20:48

Meteora cracha du sang qui l’avait éclaboussé, profondément dégouté, mais silencieux.

La colère était une spirale sans fin. On finit toujours par toucher le fond. Mais le prédateur, lui, n’en avait pas. Cette rage pouvait l’habiter éternellement, le déformer pendant des jours, des mois, des années. Jusqu’à ce que les voix se synchronisent, s’unissent pour rétablir un équilibre, si on peut vraiment utiliser ce terme pour un être aussi tourmenté que Meteora. Et en cet instant, le chasseur passa bien près de se perdre dans sa propre furie, de serrer les barreaux de cette cage jusqu’à sentir ses phalanges éclater l’une après l’autre. De s’y frapper la tête jusqu’à ce qu’elle explose. Puis recommencer lorsque la vie resterait résolument ancrée dans son corps. Il refuserait de mourir. Encore et encore, jusqu’à la fin des temps.

Mais le sang l’éclaboussa et le miroir se brisa. Il se contenta de lever les yeux vers son interlocuteur. La colère était passée dans un tiroir. La créature en avait ouvert un autre, plus subtile. La fatalité. Il perdait son temps avec cet imbécile, avec cet endroit, entre ces murs. Il avait une œuvre à accomplir, loin des envies meurtrières de cet idiot, loin du monstre que les humains voyaient en le chasseur. Cela ne changeait rien. Cela ne changerait jamais quoique ce soit.

Meteora était différent. Et immortel. Et bien occupé. Cela dit, les mots du type trouvaient écho en son esprit. Il se disait être un tueur d’homme lui aussi, mais cela ne voulait rien dire de bon pour la créature. Chaque personne qui meurt hors de ses griffes en est une qui ne pourra être récoltée. Cet homme était ainsi une nuisance plus que directe à l’œuvre de la collection. Le prédateur s’était trompé : cet homme n’était peut-être pas simplement une source d’indifférence. C’était également, et surtout, un parasite nuisible à son travail.

« Je n’ai rien d’autre à te dire, humain. La prochaine fois que nous nous verrons, mes griffes parleront pour moi. »

Cela n’avait rien de certain en soi, mais Meteora trouvait assurance dans l’idée que son temps ici était compté. Bientôt il sortirait. Il avait fort à faire, car le monde allait progressivement oublier l’ombre qui la recouvre. Et la peur de la chasse.

Il retourna s’asseoir au fond de sa cage, puis se retourna et regarda son faciès taillé à coup de craie dans le mur, brillant sombrement à travers la noirceur de sa surface. Bientôt, on reverrait ce visage. Bientôt.


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