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 Le père devenu mère. [Emi ♪]

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Mitsuharu Yuka
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Message(#) Sujet: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyDim 2 Juin 2013 - 1:20

Un pari. Un stupide pari. Perdu, en plus. C’est ce qui l’agace le plus. Le fait de s’être lamentablement ramassée sur une question absolument idiote. L’alcool fait des ravages, paraît-il. Yuka confirme cette règle. Du moins, juste un peu.

Au départ, il ne s’agissait que d’une soirée tranquille, avec des animations et un serveur un peu foufou. Sauf que le serveur foufou n’avait pas sa langue dans sa poche. Il a directement commencé à parler, à dire bien des choses plaisantes, déplaisantes. De fil en aiguille, une réalité a éclaté, et la pétillante Yuka n’a pas su résister. Info ou intox, il fallait vite faire la lumière. Il s’est avéré que le plus improbable des contes, est en fait une réalité. Si certains disent que c’est impossible, ils se trompent. Ils ont tort ! Affreusement tort. Bordel, mais qui aurait cru que le père de ce type deviendrait sa mère, et qu’en plus de ça, elle prendrait le rôle de gérante de ce même bar ! C’est pas probable. Juste pas probable. Et pourtant ! Et même qu’avec ça, sa vie sexuelle, à la vieille, bein l’a l’air extrêmement active ! Ça fait peur !

Surtout qu’en parlant de sexe … Il suffit d’imaginer. Être homme, prendre des midinettes toute sa vie, et d’un coup, se faire prendre ! Mince de mince, mais ça doit choquer ! Troubler ! Faire peur ! Surtout au fils ! Il voit son père être tambouriné tous les soirs par un homme différent ! Ouais, parce qu’elle en veut la vieille, elle est terriblement à fond. Plus que n’importe quelle femme de son âge. Et selon les vieux habitués, au lit, elle dépote. Tu m’étonnes, vu sa connaissance de l’anatomie masculine. En fait, à bien y réfléchir, c’est pas impossible, c’est juste inconcevable. Et puis merde, généralement, les hommes, bein ils sont fiers d’avoir une turlute ! Là, il, ou plutôt elle, se l’est faite enlever ! Tout ça pour avoir un minou ! Et se le faire perforer tous les soirs ! C’est juste abusé. Yuka n’y croit même pas.

Depuis une heure, la demoiselle, abasourdie, choquée, trompée, perdue, manifeste son désarroi dans des verres d’alcool qui s’empilent toujours un peu plus sur son coin de bar. Elle n’a pas l’air totalement torchée, bien que son esprit soit déjà plus qu’à moitié bousillé par la boisson. Tout dans sa tête tourne à 200 à l’heure, dépassant tout ce qu’elle pourrait espérer en temps normal. C’est un gros bordel, c’est plein de questions sans réponses, et tout ce qui y ressemble. C’est lourd, insupportable. Il faut qu’elle confie sa peine – ouais, bon – à quelqu’un. N’importe qui.

Et, oh, justement ! Une demoiselle pousse la porte du bar. Une nouvelle invitée pour super serveur et sa super connerie ! Il l’accueille chaleureusement et l’invite à se pointer près de Yuka. La brune soupire, et tourne la tête. Bah. Elle est mignonne, l’inconnue. Au moins, elle, elle l’écoutera. Ou pas. Ça reste à voir. Mais tout est bon à prendre.

La brune un peu dark pose son joli popotin sur le siège, et attend. Yuka commande deux verres en plus, un pour la d’moiselle, et un pour elle-même. Qu’elle ne boira peut-être pas, à en voir son état. Bon, c’est pas encore une larve incapable de lever la patte, mais elle est déjà pas mal.

    — Tu vois, lui, bah son père, c’est d’venu sa mère. Et tous les soirs, il se fait prendre par derrière. Euh, pardon. Devant, vu qu’il le peut.

Bah voyons. Bah oui. Bien sûr. Évidemment ! Bravo Yuka ! Comme tu sais mettre dans l’ambiance ! Tu es géniale. Géniale. AWESOME.
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Akihiro Emi
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyDim 2 Juin 2013 - 2:11

Froid. La nuit est froide, n'empêche. Promener, pas promener ... Allons nous beurrer la gueule à la place. Mais pour se faire, il était important de trouver un lieu au débit de boisson important. Pas un problème particulier puisqu'il était déjà tard et que ce jour de la semaine était devenu un bon prétexte pour tout les rinces pintes du pays qui venaient poser leurs culs devant un bar et vider quelques godets avant de rentrer complètement éméchés à la maison pour se faire sermonner par une épouse ultra jalouse qui les accueillaient souvent avec le rouleau à pâtisserie. Emi ne connaissait pas ce problème, et alors qu'elle poussait la porte de l'établissement sordide qui se ventait de vendre le meilleur alcool du monde, elle était déjà bien entamée par les quelques verres qu'elle avait descendu chez un ami à elle, ancien pilleur de tombe qui s'était reconvertit dans le commerce de babiole porte-bonheur. Soit disant. Ah ça, pour enrhumer du crétin, il était fortiche. Et puis vous savez ce que c'est … Un verre de saké, deux ou trois gâteaux de riz et on refait le monde. Alors que quelques regards pervers se posaient sur sa personne, un siège libre se présentait à elle, modeste genin du pays de la brume qui ne désirait qu'un petit coin de tranquillité pour siroter tranquillement son poison au goût fort et amer. Finalement c'est à côté d'une autre jeune femme qu'elle s'était retrouvé, très mignonne de par sa coupe de cheveux mi-longue et possédant un des regards les plus perçants qu'elle ai eu l'occasion d'admirer jusqu'à présent, reflétant eux même le taux assez élevé d'éthanol qui devait circuler un peu plus dans son métabolisme à chaque battement de son cœur.

C'est donc avec un petit sourire expectatif qu'elle consentit à poser ses deux petits fesses sur le tabouret de bois qu'on lui avait présenté, appuyant immédiatement ses coudes sur le comptoir, tel une habituée de longue date.

- Tu vois, lui, bah son père, c’est d’venu sa mère. Et tous les soirs, il se fait prendre par derrière. Euh, pardon. Devant, vu qu’il le peut.
- Arrête tes conneries. En gros son père maintenant il a une chatte ?

Si Yuka se félicitait pour sa capacité à instaurer une ambiance classe et amplie de poésie, Emi ne devait pas se trouver bien loin derrière elle, puisqu'elle venait d'exprimer en une seule question toute la démesure de sa dimension poétique. Bien entendu elle n'avait pas hésité à s'approprier le verre que sa voisine de coudé lui avait très gentiment offert, le buvant par petites gorgées brèves sans en apprécier la saveur.

- De toute manière ça ne me surprend pas. T'as vu la tête du fiston déjà ? Lui dans un ou deux ans il connaît le même sort que son père. Avec ses grands gestes et sa grande gueule, il lui manque plus qu'une paire de nibards et un trou entre les jambes pour parfaire la panoplie.

D'un œil presque méchant et supérieur, elle considéra le serveur qui n'apprécia pas autant le remarque déplacée que la plupart des poivrots présents dans le rade qui, eux, esquissèrent un sourire narquois sur cette réflexion. Très vite, il donna un coup de chiffon sur l'endroit du bar où la jeune genin et sa senpai consommait leur commande avant de s'éloigner vers un coin moins « subversif » du comptoir où un vieux paysan qui devait approcher la quarantaine, et qui tenait à peine droit sur son siège, déblatérait des insultes incompréhensibles sur le Kage et soin entourage. La nouvelle arrivante aiguisa son sourire avant de déplacer son regard sur Yuka.

- J'apprécie la tournée, sincèrement, mais j'aime généralement savoir qui paye pour mes consommations. A qui ai-je l'honneur ?

Sa question était simple et avait été posé le plus naturellement du monde. Elle ne cherchait pas à être dédaigneuse ce coup-ci, considérant avec beaucoup d'intérêt cette copine de beuverie soudaine qui n'avait pas l'air du tout désagréable, bien au contraire. Les gens comme cela était toujours les plus intéressants, et l'alcool déliait les langues. « Prête moi un masque et je te montrerais mon vrai visage. » Tout en attendant sa réponse et d'un geste machinale, Emi sortit de la poche de sa petite veste une sorte de poudre qu'elle prit le temps de disperser consciencieusement sur une feuille végétale qu'elle roula ensuite d'un mouvement expert de l'index pour en former un tube parfaitement cylindrique, d'une régularité qui témoignait de son habitude à la consommation de ces substances plus ou moins clairs. La bougie posé juste à sa gauche sur le comptoir de bois fit parfaitement l'affaire pour embraser le tout à ses lèvres et libérer en une seule inspiration une bouffée de fumée qui alla directement descendre dans ses poumons pour intégrer son système nerveux tout en lui délivrant un léger frisson de satisfaction le long de l'échine. Ô joie, ô plaisir divin et mortel.
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Mitsuharu Yuka
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyDim 2 Juin 2013 - 14:50

C’est une femme. Bordel. L’homme est devenu femme. Le monde est tellement fait que, bientôt, même les animaux deviendront parfaitement humains. Un rat devenu homme. Ce monde est en pleine décadence, et le seul pilier rationnel qui le retient, est l’incapacité de la science à transformer un arbre en être humain. Tout le monde ne peut pas penser, ni ressentir. Heureusement, d’ailleurs, parce qu’avec les cas qui courent en ville, tout le monde finirait par sauter d’un pont. Encore plus radical que la peste. Yuka regarde sa nouvelle comparse, celle qui fera certainement sa soirée, vu les remarques qu’elle lance. Encore plus amusante qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Elle dépasse l’entendement et, même si elle paraît cinglante et très désagréable, elle a ce petit quelque chose qui plaît à Yuka. Une forte tête, qui plante les couteaux là où ça fait mal. Piquant.

    — Ouais. Une belle chatte bien grosse, perforée tous les soirs par un mec différent. Et elle aime ça. C’est la gérante.

Le serveur est étonné des vannes qui fusent sur son énergumène de père, ou plutôt son … Euh … Merde, comment l’appeler ? Parce qu’en y regardant bien, il pourrait être son géniteur et sa génitrice. Celui qui engrosse et celle qui met au monde. En gros, la vieille, ou le vieux, est un tout en un. Ça peut être pratique, mine de rien, mais ça reste tout de même super étrange. L’inconnue s’exprime à nouveau, s’attaquant directement au gosse, qui le prend encore moins bien. Yuka se met à rire et, prenant une petite gorgée de son verre, finit d’enfoncer le môme sous terre.

    — Un ou deux ans, t’es gentille. J’suis sûre que d’ici quelques mois, c’en sera fini de sa quequette. Il est bien parti, en tant que p’tit bout de femme. Aussi sensible qu’une pisseuse en mal d’amour. En même temps, quand tu vois qui l’a élevé, c’est pas étonnant.

Yuka soupire, et prend une nouvelle gorgée. Le serveur, au loin, parle avec le poivrot le plus connu du coin, qui crache en permanence sur le Mizukage. Ça, c’est la plus grande erreur qu’il puisse commettre. La brune laisse faire, les insultes restant pour le moment mignonnes. Elle ne dit rien, et concentre son attention sur la jolie inconnue qui lui tient compagnie.

    — J’m’appelle Yuka. J’suis jônin du village, et une grande habituée de ce bar. Le serveur m’aime bien, de base. Et t…
    — C’est un salopard, un sale rat, il me donne jamais mon argent, et quand je vais le voir, il m’envoie chier ! C’est un enculé ! En plus j’suis sûr qu’il s’est fait toutes les femmes du quartier pour être aussi populaire !

Yuka ferme les yeux et soupire derechef. Allez, encore un à mettre à terre. Elle regarde la demoiselle, lui fait un petit signe de la main pour lui indiquer d’attendre, et se lève. Le serveur, aux aguets, la voit débouler, et ne comprend pas trop ce qui va arriver. Enfin. Si. Il sait très bien quel est le scénario qui va suivre, mais il sait que s’il se met en travers de son chemin, il se fera éclater tout autant que l’autre. Quand elle est déchirée, elle regarde pas. Dommage, hein ?

La brune s’arrête non-loin du SDF, et le regarde, souriante. Elle a l’air … amusée. Mue par une folle envie de faire mumuse avec lui. Il la fixe un instant, arque un sourcil.

    — T’as qu…

BAM. Sa tête atterrit sur le bar avec une extrême violence. Il pousse un long gémissement de douleur, et marmonne deux trois mots incompréhensibles dans sa barbe. Yuka réitère, le prenant par les cheveux pour l’aplatir dans son propre verre, dès lors renversé. Après quoi, elle lui tire la tête en arrière, le forçant à la regarder droit dans les prunelles.

    — Alors toi, gros enculé. Encore une fois tu parles du Mizukage de cette manière, et j’m’en tiendrai pas à ta gueule. T’es pas content parce que le pays te déplaît, bah casse-toi. T’as rien à foutre ici, surtout vu ce que tu as l’air de servir au village. Donc maintenant, tu bois tranquillement et tu parles de son père devenu femme, ou alors tu te casses. Que j’t’y reprenne pas.

Elle le relâche. Sa tête tombe contre le bar. Il est sonné. Alentour, les poivrots la regardent avec des yeux ronds comme des billes. Folle, Yuka ? Non, voyons. Faut juste pas critiquer Yoru en sa présence. Surtout pas. C’est se faire une ennemie très rapidement. Elle regagne sa place en silence, et pose une œillade amusée sur l’inconnue. Tout autour, de petits chuchotements s’élèvent, mais elle n’y prend pas garde. C’est habituel, maintenant. Et comme ils la connaissent tous, ils savent qu’elle n’assommera personne d’autre.

    — Tu peux pas savoir comme ça fait du bien. J’me sens revigorée. Alors, j’disais. Qui es-tu ?
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Akihiro Emi
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyDim 2 Juin 2013 - 19:18

Quelle bonne idée finalement elle avait eu de s'aventurer dans le centre-ville à cette heure déjà si avancée de la nuit où la plupart des pubs à bonne réputation fermaient pour laisser place aux endroits les plus sordides et aguicheurs que Kiri ai la chance de porter en son sein. Sanctuaires du vice humain où les plus bas instincts de la société moderne, ceux que les lois et les règlements tentaient de condamner depuis toujours, bourgeonnaient ici et là dans l'humidité nocturne du village de la pluie. C'était la période de prédilection pour la jeune genin qui, par habitude, évoluait avec plus de facilité lorsque la nuit tombait, de par son passé dans les caravanes de charognards qui accomplissaient leurs méfaits quand la lumière de l'astre brillant s'estompait pour laisser place à sa petite sœur lunaire. La soirée se déroulait plutôt bien d'ailleurs, ce petit bout de nana qui siégeait à côté d'Emi avait un sacré caractère et une répartie plus qu'incisive, rebondissant sur chacune de ses remarques pour en remettre encore une couche avec une subtilité mêlé de pertinence. Pauvre monsieur serveur quand même, cible de tout les quolibets … La petite brune riait pourtant de bon cœur à chacune de ses réflexions, se reprenant parfois pour siroter son verre ou tirer quelques lattes sur sa substance fumante qu'elle coinçait habilement entre son majeur et son index.

Finalement sa copine brunette décline son identité. Jônin … Balèze. Emi allait faire une remarque avant de se présenter elle même, mais le discours du gros péquenot allait de plus belle, passant une limite dans le degré de la politesse et de la bienséance, allant crescendo dans l'irrespect le plus total vis à vis du chef de ce village. Franchement c'était couillu d'ouvrir sa gueule de cette manière alors qu'une shinobi de rang supérieur se trouvait juste à quelques mètres, d'ailleurs Yuka n'était pas la seule à avoir l'air passablement saoulée des remarques de l'ivrogne consanguin, plusieurs paires d'yeux menaçants s'étaient déjà posé sur l'homme qui, pour sa part, se trouvait dans un état tellement alcoolisé qu'on aurait probablement pu lui faire dire tout et n'importe quoi sans le moindre problème. Adoucissant son petit sourire malicieux lorsque sa consœur lui fit signe de patienter quelques instants, la jeune fille au cache-oeil se repositionna légèrement sur son siège, comme un spectateur face à une pièce de théâtre, gardant sa prunelle brune sur Yuka qui se dirigeait à présent vers le gros porc. Sa démarche était assurée et ne laissait apparaître aucun signe d'alcoolémie … Impressionnant, tout comme son petit derrière d'ailleurs, qui épousait chacun de ses pas avec une grâce et une sensualité féminine qu'Emi lui aurait presque envié. Était-ce un mal de lorgner ainsi une de ses supérieures hiérarchique ? Nah.

La suite des évènements s’enchaîna alors très vite, et lorsque la tête du SDF alla embrasser passionnément le coin du bar sous l'impulsion furieuse de la jônin, Emi éclata d'un rire cinglant et inattendu qui raisonna en écho dans tout le bar, bientôt accompagné par tous ceux ayant également assister à la scène. Un frisson d'excitation lui avait même traversé la peau quand Yuka s'était empressé de le coller de nouveau contre le bois du comptoir. Oui, la violence la charmait positivement et sans un contrôle de soit suffisamment solide, la jeune genin se serait certainement joint à sa senpai pour faire sauter quelques dents à ce connard. A la place et comme pour se rattraper, elle saisit à pleine main une poignée de petits amuses-gueule que le serveur avait prit soin de disposer à la portée des clients assit au bar pour la lancer directement à la face du paysan tout en riant aux éclats. Avec une telle branlée, le pauvre vieux ne devait même plus savoir sur quelle planète il se trouvait. Yuka prononça alors un discours assassin à son encontre qui, malgré quelques yeux ronds et incrédules, lui valut quelques applaudissements d'approbation et même un ou deux cris de joie de la part des habitués présents ce soir. Emi ne s'était pas gêné pour l'acclamer aussi, encore impressionnée par la force et le tempérament de la jônin qui forçait le respect et l'admiration. Voilà ce que c'était qu'une nana forte, pas comme toutes ces putes qui ne savaient que pleurnicher pour obtenir ceci ou cela en espérant avoir gain de cause juste parce que dame nature leur avait fournit une paire de boobz. Un exemple pour toutes, voilà ce qu'était Yuka.

- Wahaha tu m'étonnes, t'as vu la tête qu'il a fait ce connard ? Là c'est c'que j'appelle une raclée. Moi c'est Emi. Enchanté de faire la connaissance d'une nana avec autant de couilles, si tu me passes l'expression !

Alliant gestes et paroles, la p'tite brune saisit la bouteille pour resservir amplement l'héroïne de ce soir, remplissant son verre à ras-bord avant de faire de même pour elle. Tout de même, une telle fougue et une telle énergie … Une intuition germa alors dans l'esprit de Emi qui venait de finir de se resservir. Lentement elle reposa la bouteille sur sa gauche, et, tout en reportant sa cigarette à ses propres lèvres, elle plissa légèrement son seul œil valide pour dévisager un instant Yuka, une ultime question lui brûlant la langue.

- J'en devine à ta réaction que tu apprécies beaucoup notre Mizukage. C'est normal après tout d'être fière de ça. Moi j'viens d'arriver alors je saurais pas trop dire ce qu'il vaut mais toi en revanche tu sembles bien le connaître … Même … Très très bien ?

Son petit ton sucré manquait cruellement de subtilité et si le sens caché de sa question avait échappé à Yuka, c'était qu'elle était vingt plus bourrée que ne laissait penser son état actuelle. Son interrogation posée et à présent porteuse d'un sourire significatif, Emi tira légèrement sur sa chemise pour la réajuster légèrement, dans un geste machinale qu'elle devait exécuter dix ou vingt fois par jour.
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Mitsuharu Yuka
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyDim 2 Juin 2013 - 21:13

Le plus drôle dans les raclées ? La tête que tirent ceux qui se les prennent. Ah, le vieux, il devait sûrement pas s’attendre à ce qu’une femme, aussi petite que Yuka, surtout, vienne lui foutre une telle branlée. Mais il l’a méritée. Malheureusement, si dans la vie de tous les jours, la brune sait se contenir quand quelqu’un prêche la mauvaise parole quant à Yoru, quand elle est bien arrosée, c’est pas la même chose. Dommage pour lui, il tombe au mauvais endroit, au mauvais moment. Bah. Ce n’est pas la Mitsuharu que ça touche le plus, bien à l’inverse. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’elle fera manger le bar à un malotru. Le serveur a beau difficilement supporter son comportement parfois explosif, il la laisse tout de même faire. Il sait qu’au final, ça lui est toujours bénéfique, et ç’a le don d’amuser toute la galerie. Yuka est un peu son manège, celle qui sert à mettre l’ambiance dans une soirée un peu trop tranquille.

La brune tape à nouveau dans son verre, le descendant d’un seul coup, pour se remettre bien, sans oublier de se resservir pour ne pas perdre la main. Cette soirée est déjà pas mal entamée, et la kunoichi a l’impression qu’elle ne fait que commencer. Un grand sourire naît sur ses lèvres à la réception de la remarque de la demoiselle à ses côtés. Emi. Voilà un nom simple et facile à retenir. Au moins, au réveil, parmi la gueule de bois et les souvenirs difficiles à retrouver, il sera là. Il aura survécu à l’assaut de l’esprit destructeur de Yuka, l’aspirateur de souvenirs lors des lendemains de longues, très longues soirées.

    — J’t’avoue que ça faisait un certain temps que j’en avais pas rétamé un, donc j’ai mis plus de punch que d’habitude. Mais j’suis ravie d’faire ta connaissance aussi, on n’en croise pas tous les jours, des comme toi ! Ça fait plaisir !

Et la voilà partie d’un rire sincère. En temps normal, elle se serait demandé pourquoi toutes ces choses arrivent, et aurait compati pour le pauvre serveur qui en prenait plein la trogne depuis quelques bonnes poignées de minutes. Et puis, le bonhomme tout ratatiné ne serait pas sur son siège, à gésir comme un cancéreux en phase finale. Pourtant, le hasard voulait que la jeune Emi se trouve sur le chemin de Yuka au moment précis où tout le monde, absolument tout le monde, s’en prenait plein la gueule. Comme quoi, il faisait bien les choses, quelques fois. Bon, pas pour tout le monde, mais ça, ce n’est pas le plus important. Certains ne méritent pas de recevoir une dose de chance, au contraire. Ils n’ont droit qu’à la poisse et aux coups de bâtons.

La brune noie à nouveau sa gorge sous le saké, manquant de s’étouffer quand la dernière question tombe. Elle avale difficilement, et pose ses prunelles sur Emi. Son sourire s’agrandit. Il ne se veut pas troubler, gêné ou quoi que ce soit de ce genre, non. Si certains auraient certainement fui la question étant donné son contenu, la brune reste là, droite sur ses échasses, et son petit côté provocateur prend le dessus. Elle a bien vu, et elle est maligne. Mais comme on dit, à malin, malin et demi.

    — Crois-moi, tu as encore tout à apprendre sur Kiri et ses habitants.

Elle ne nie pas, ne confirme pas. Cependant, avec un peu de jugeote, la demoiselle devrait comprendre que la relation qui unit Yuka à Yoru n’est pas des plus banales. Ah, le Mizukage, en couple avec une petite demoiselle du peuple. Beaucoup de personnes râleraient, pousseraient de longs hurlements en sachant ça, mais … Qui s’en soucie ? Ce n’est pas ce groupe de mécréants qui décide de la vie des autres, encore moins celle de leur Mizukage. La kunoichi prend à nouveau une petite gorgée, s’apercevant que son verre atteint déjà la moitié de son contenu. Ça part vite, très vite. Trop vite. Tant pis.

    — Tiens, regarde.

Discrètement, la brune pointe un premier homme dans l’assemblée. Il a l’air plus sain que les autres, plus … normal. Moins torché. Et pourtant. La réalité est toute autre.

    — Lui, c’est Takashi. Il a dans la vingtaine. Sa fiancée l’a trompé la veille du mariage. Depuis ce jour-là, il vient se saouler tous les jours, jusqu’à finir dans les toilettes à vomir ses tripes. Elle en pointe un autre du doigt, plus loin. Nobuo. Il pourrait être mon père. Pourtant, tous les soirs, il vient attendre une demoiselle de mon âge, qui ne vient jamais. Alors il boit, toujours la même chose, la même quantité. Il attend le même nombre d’heures. Il est actuellement 1h59. Il part dans une vingtaine de secondes. Regarde.

Le compte à rebours est lancé. Au bout de dix-sept secondes exactement, le bonhomme vient régler l’addition et quitte le bar, avec sa fidèle tête d’enterrement. Yuka se remet confortablement en place et regarde Emi, un sourire malicieux sur les lèvres. Ah, si elle savait. Elle n’est pas au bout de ses surprises.

    — Et là, je ne t’ai pas tout raconté. Il y a bien des cas particuliers. Ne t’en fais pas, va. Dans moins d’une heure, tu verras la plus folle de toutes les personnes que tu n’as jamais rencontrée.

Oh, oui. La plus folle de toutes. Même Yuka se demande comment il est possible d’être aussi cinglée.
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Akihiro Emi
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyLun 3 Juin 2013 - 22:00

Emi suivit donc du coin de l’œil, discrètement, les quelques personnes que Yuka avait désigné alors qu'elle s’efforçait de décrire à la jeune genin la petite vie misérable et les manies quotidiennes que les uns et les autres menaient dans leur petit monde de solitude. La brune soupira, perplexe, considérant le reste de la clientèle du bar que sa senpai avait oublié de mentionner mais qui, pour la plupart, portaient le poid d'une existence sans la moindre surprise sur leur visage, comme si ils étaient morts en fait. La p'tite tête aux deux couettes dû prendre une nouvelle gorgée à son verre fraîchement remplit pour calmer son cerveau qui s'obstinait à lui transmettre idée après idée et ce malgré le nombre de bouteille que la miss s'était déjà descendu avant de tomber sur la jônin et d'entamer cette soirée riche en rebondissements divers. D'ailleurs cette petite polissonne ne lui avait même pas répondu clairement quand elle avait émit l'hypothèse d'une dimension plus … Charnelle dans la relation qu'elle entretenait avec le Mizukage et qui lui donnait tant d'énergie et de fougue quand il s'agissait de défendre son honneur. L'énergie de l'amour ? Son intuition féminine martelait dans son petit corps. Wahaha.

- Oh t'sais, j'en ai connu des comme ça … Des pauvres mecs incapables de tenir une journée sans coller leurs lèvres au goulot d'une bouteille …

Des souvenirs lui revenaient peu à peu en tête, de son ancienne vie au sein de la caravane des profanateurs de tombes et de corps humains. Ces gens qu'elle décrivait entre deux grosses inspirations de fumée toxique, pendant très longtemps, elle les avaient considéré comme une partie intégrante de sa famille, ils avaient joué un rôle majeur dans son éducation, lui avait apprit deux trois combines pour se débrouiller dans la vie, les combines et les tuyaux que les anciens aiment à partager avec la jeunesse qui s'élance avec une insouciance toute naïve sur le long chemin que symbolisait l'existence. Son nouveau sourire se voulu nostalgique alors qu'une nouvelle lampée d'alcool de riz descendait dans sa gorge. Miam.

- J'trouve ça même limite mignon le bonhomme qui se torche la gueule en attendant une espèce de nana parfaite qui ne vient jamais, ça a un côté tragico-dramatique assez … Meh. Romantique? J'ai pas de meilleurs mots. Moi j'pourrais t'en raconter des belles aussi par rapport à l'endroit où j'ai grandis. Ici je sais qu'ils appellent ça « Les charognards » t'as certainement déjà dû en croiser d'ailleurs vu ton grade, les petits groupes de cinq ou six personnes qui se faufilent entre les arbres à la nuit tombée pour ramasser ce que les soldats n'ont pas pu emmené avec eux, bijoux, dents en or, armes, morceaux d'armures … Y'avait même un vieux qui récupérait les yeux pour ses rituels de sorcellerie. Soit disant.

Et voilà qu'elle racontait sa vie maintenant. A une parfaite inconnue. Enfin, inconnue … Yuka le sera beaucoup aux yeux de la petite brune une fois qu'elle sera allez au bout de son monologue qui semblait en bonne voie, le tout aidé par le nectar amer que les deux jeunes femmes engloutissaient depuis maintenant une bonne heure.

- J'aurais pas aimé vivre au pays du feu. Le pays du vent, on peut pas sortir dehors sans attraper un coup de soleil qui s'avère fatal cinq fois sur dix … Et puis j'aime bien la pluie. C'est pas une mauvaise chose, malgré ce que la plupart des gens pensent.

Yuka avait d'ailleurs mentionné une personne qui n'allait pas tarder à arriver. Légèrement confus, mademoiselle cache-oeil cligna vivement son œil gauche en adoptant une expression perplexe et surprise. La personne la plus folle qu'elle ait jamais rencontré ?

- Tu sais, senpai, j'ai déjà vu des gens se manger entre eux quand les périodes de famine devenaient insupportables, le jour de mes dix ans un ami à moi m'a poursuivit dans toute la forêt où nous avions établit notre campement en me jurant qu'il allait me trancher la gorge avec son tesson de bouteille pour boire mon sang, des mecs avaler tellement de pilules énergétiques que leurs muscles se tendaient tous d'un seul coup, les laissant paralysés à vie … D'ailleurs !

Emi reposa son verre et fit un quart de tour sur son tabouret pour se retrouver presque face à face avec sa consœur, puis, lentement mais avec assurance, elle souleva légèrement sa chemise pour dévoiler son petit ventre plat, presque trop maigre, où plusieurs cicatrices qui n'avaient jamais guérit correctement demeuraient toujours et parcouraient sa peau. L'un d'elles était bien plus grande que toutes les autres et allait presque d'un bout à l'autre de son estomac.

- Tu vois celle-ci ? Je l'ai depuis trois ans, c'est la dague d'un nukenin qui a bien faillit m'ouvrir le bide. J'avais pas l'air conne avec les boyaux presque à l'air et heureusement que la doyenne de la caravane connaissait un peu la couture … Le reste c'est des petites bricoles dont je ne me rappelle même plus, à part deux ou trois … Là, à gauche, c'est une morsure de chient errant, celle juste en bas vient d'une bagarre … Mais bon, je te ferais le récit de toutes mes cicatrices un autre jour. J'ai hâte de voir cette personne ! Tu peux me la décrire ?

Bien vite, elle se rhabilla convenablement avant de reprendre place sur son trône, toute son attention focalisée sur Yuka. Lorsqu'elle parlait d'une cinglée qui allait se joindre à elles, parlait-elle bien d'une autre personne ? L'ambiance de l'établissement changea petit à petit pour devenir plus électrique, moins sordide … Alors ça y'est, l'ivresse commençait à gagner du terrain chez les alcoolos de Kiri ?
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyMer 5 Juin 2013 - 1:10

Un monde en décadence, rongé par les vices et la folie. Un monde qui se dégrade, qui tombe sous l’influence de l’alcool, et qui s’y plie, sans broncher. Tous les gens présents dans ce bar le montrent. Ils sont tous là parce qu’ils ont perdu espoir, parce qu’ils n’ont plus le courage de livrer bataille contre cette menace qu’est la vie. Cette fatalité qu’est le temps. Ils ont tous peur, et plongent avec bêtise dans les limbes, se plaignant d’y être tombés. Si Yuka boit par amusement, et aussi pour décompresser sur l’instant – et aussi parce qu’elle perd des paris stupides et insensés –, eux, sont clairement là pour noyer leur chagrin. Ils l’arrosent, et ne se rendent pas compte que cela ne fait qu’empirer les choses. Au lieu d’avancer, ils stagnent, paraissant heureux de ne jamais décoller de la case « Déprime ». Mais dans ce monde en perdition, de petites lueurs d’espoir subsistent. Certains ne les remarquent jamais, et elles diffèrent pour tous, rendant la chasse bien plus complexe.

Pour Yuka, les petites lueurs sont nombreuses, mais ne représentent pas un quelconque espoir, finalement. Ces loupiotes, colorées et agréables à regarder, lui permettent de se maintenir sur cette foutue planète et de garder foi en l’humanité. Si certains l’ont totalement perdue et ont préféré fuir devant l’adversité, la kunoichi a décidé de poursuivre cette longue quête, pour ne jamais finir dans un bar, à se saouler en permanence pour oublier à quel point la vie est une salope. Emi, de par sa spécialité, sa façon de s’exprimer et ses réactions, contribue au long cheminement de Yuka. Elle est là, et prouve que tout le monde peut changer. Pas totalement, puisque le passé laisse toujours des stigmates, mais suffisamment pour évoluer. Oui, voilà. Personne ne demande de changement radical, juste une évolution.

À la voir, la demoiselle face à la Mitsuharu a subi une évolution gigantesque. Avant, vivant avec des charognards, elle participait certainement à leurs parties de chasse nocturnes, durant lesquelles ils dépouillaient tout ce qui tombait sous leurs mains d’experts. Elle traversait des épreuves difficiles, pas forcément agréables, et surtout très traumatisantes et, pourtant, malgré des marques physiques, sur son mental, cela ne se ressent absolument pas. Ou alors, cette approche indifférente de son passé révèle qu’elle en a souffert, mais qu’elle le cache. C’est une hypothèse comme une autre, mais la décence interdit à Yuka de poser cette question.

La brune se contente alors de regarder la demoiselle, et de l’écouter avec une attention toute particulière, sans jamais dévier ne serait-ce qu’une fois. La présence de toutes ces cicatrices, sur son ventre … Ces cicatrices qui ne sont pas forcément jolies, et qui abîment une peau qui a tout pour l’être. En soi, cela forme les gens, et leur permet de garder une trace de leur passé, m’enfin. Cela reste tout de même extrêmement gênant. Pour certains. Emi n’en a pas l’air gênée. Et c’est peut-être ce qui met Yuka aussi à l’aise avec cette jeune femme. Rien ne la dérange. Elle ne semble pas avoir de sujets tabous, et expose tout et n’importe quoi à la vue de presque n’importe qui. Presque, disons-le bien. Un sourire attendri naît sur les lèvres de la Mitsuharu, qui tire la langue, succombant à sa propre malice.

    — Ah bein. Je t’avoue que ma vie n’a pas toujours été aussi trépidante que la tienne ! On va dire que la mienne, c’est juste un gros bordel, une belle pelote de laine bien emmêlée. Bref. Je serais ravie d’entendre tout ce que tu as à raconter sur ton ventre, ou sur le reste. Ça m’change des histoires de tous ces dépressifs.

La dure loi des gens qui ne changent jamais. Ils ne se renouvellent pas, n’ajoutent pas de supers histoires à leur collection, et finissent par dépérir, perdant tout leur intérêt. Les dépressifs, finalement, ça n’a vraiment rien de marrant. Mais … Ce qui arrive, là, l’est beaucoup plus.

    — Même pas b’soin de te la décrire. Tu vas voir. 3, 2 … 1 …

La porte s’ouvre, et dévoile une bonne femme aussi grosse qu’une citrouille, à la démarche malhabile et pourtant très assurée. Chaque bourrelet subit une merveilleuse secousse à chaque pas qu’elle fait. Étrangement, bien qu’elle marche à vitesse normale, elle donne l’impression d’être constamment au ralenti. Tout le monde l’acclame, l’applaudit, la siffle. Pourquoi ? Parce que cette femme … Cette femme …

    BONSOIR BANDE DE GROS LARDS !

L’espèce de masse immonde et difforme s’élance vers le bar dans une course qu’elle croit magique, sublime et qui, finalement, ne ressemble qu’au réveil plus que brutal d’un troupeau d’éléphants affamés. La vache – oui, c’est un multi-animal – se pose au bar, à l’opposé des deux demoiselles, et commande … Trois choppes. Trois énormes choppes de bière. Mais ce n’est pas tout. À côté de ça, elle demande la plus grande bouteille de saké de leur stock, ainsi qu’un sandwich XXL plein de bons aliments bien gras. Un petit mouvement mal placé et hop. La géante s’écrase de tout son poids sur le sol. Des éclats de rire résonnent à travers tout le bar. Elle se ramasse toute seule et se replace. Un cas à part. Vraiment à part.

    — Allez. Que je t’explique. Cette femme n’a aucun nom, seulement sa fidèle appellation de « gros cétacé abandonné ». Ce gros sac fait tous les bars du village, tous les soirs, depuis déjà un an. Là, elle n’est pas lancée, tu vois, mais d’ici une bonne dizaine de minutes, cette femme refera ta soirée. Elle est terrifiante. Ce qui la rend folle ? Cette femme n’a jamais évolué. Depuis que son mari s’est suicidé – il a appris que sa douce et tendre lui avait refilé le SIDA – elle pense qu’il reviendra. Alors, quotidiennement, elle fait les bars qu’il aimait, en attendant qu’il revienne. Après les avoir tous parcourus, elle vient ici, et décalque tout ce qui passe. Bipolaire, le cétacé est parfois méchant, et fait voler tables, chaises, passants. En réalité, c’est juste un pauvre auguste que le monde a oublié de faire sourire, mais … En attendant, elle amuse bien la galerie. Tout le monde se fout de sa gueule, personne ne l’aide. Pourquoi ? Parce que le dernier qui a essayé s’est retrouvé sous son poids. Les os broyés. Traumatisé à jamais.

Si certains se disent, à ce stade du jeu, « pauvre femme », ils ont tort. Parce qu’en fait, cette vilaine truie est plutôt pas mal dans son genre.

    — Ce vilain pachyderme vivait d’amour et d’eau fraîche, avant de troquer sa douce vie contre un train-train de baise quotidienne. Elle s’est envoyé quasiment tous les hommes de ce bar, avant de choper le SIDA. De là, elle l’a donné à son petit chéri d’amour. Ce qui signifie que parmi nous se trouve le coupable ! Celui qui a la maladie, et ne se manifeste jamais. Maintenant, ils sont tellement nombreux, que pour retrouver quel est le salaud qui lui a filé ça … Bon courage ! Du reste, elle n’est pas méchante, elle se sent juste supérieure. En même temps … Je pense qu’elle ne fait qu’une bouchée de moi, si elle le veut vraiment. Pour l’instant, elle est encore calme. Mais si tu la titilles un peu, ça fait boum ! Tu veux essayer ?

C’est pas bien de se moquer des gens, paraît-il. Paraît-il.
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyMer 26 Juin 2013 - 22:20

Le sol semblait trembler sous chacun des ses pas. La porte était tout juste assez large pour lui permettre de pénétrer dans l'établissement en quête de mâles à se mettre sous la dent, selon les dires de Yuka. Emi quant à elle restait silencieuse, visiblement très peu amusée par l'entrée en matière de la créature mi-femme m-éléphant qui s'était annoncé à l'aide d'une insulte jeté à la cantonade. Tant d’opulence insolente de la part du tas de graisse sur pattes remuait la petite brune qui pour sa part avait toujours eu faim. Etait-il possible de haïr quelqu'un dès le premier coup d’œil ? Visiblement oui. Ce n'était certes pas très sage ni très érudit, mais la genin aux couettes qui tirait à présent sur une énième cigarette plus pour calmer sa colère que pour en apprécier la fumée n'était ni l'un ni l'autre. L'alcool qui s’immisçait dans son esprit à chaque battement de son corps la tentait, comme un mauvais poison … Pourquoi ne pas te jeter au cou de cette grosse dinde et la saigner là, maintenant, faire couler son sang qui devait être aussi épais que de la confiture de framboise tant le sucre y circulait … Mais quelque chose empêchait son bras d'aller saisir la bouteille de saké qu'elle et Yuka vidait petit à petit pour l'éclater contre le comptoir afin de s'en servir comme d'une arme blanche. Quelque chose, ou plutôt, quelqu'un. En effet même si la nécromancienne bouillonnait d'envie d'arracher la jugulaire de la baleine qui siégeait en face d'elle, de l'autre côté du comptoir, elle ne pouvait s'empêcher de penser à sa senpaï, sa supérieur hiérarchique qui trônait fièrement à sa gauche. Si Emi laissait ses pulsions l’entraîner dans la spirale infernale du crime, elle se mettrait sûrement à dos la jônin qui avait partagé, verre après verre, sa soirée avec la sienne. Son grade ne l'avait pas empêché de traiter la genin avec beaucoup de respect, un peu comme une amie en somme, et ça c'était drôlement touchant.

- La titiller …

Sa cigarette quitta lentement le creux formé par ses lèvres.

- Moi les salopes bouffies à la chatte bouffée par la ch'touille je les titille pas, je leur parle même pas d'ailleurs. Quand on pense que là, dehors, même dans nos rues y'a des gens qui crèvent de faim … Et j'en ai fais partie pendant longtemps. Mais quand je vois sa sale gueule de bouffeuse de gâteaux à la crème … Je me dis que finalement c'est pas plus mal, je regrette pas d'avoir grandit en mangeant des racines et des rats.

Sa petite tirade emplit d'une poésie qui aurait sans doute fait rougir même le plus imbibé des clochards avait presque été hurlé à travers le bar, volontairement, de façon à couvrir les rires et les bruits de bouffe que les autres clients pouvaient exprimer même à cette heure si tardive. Emi ne quittait pas de son seul œil en état de marche sa cible qui avait transformé son expression ridicule de suffisance en une moue courroucée tellement exagérée par son triple menton que s'en était à se pisser dessus. Elle essayait d'être menaçante mais la p'tite tête n'avait pas dit son dernier mot et revint à la charge en articulant chacune de ses syllabes, une lueur agressive dans sa pupille. Elle ne voyait plus ni sa senseï, ni le barman ni les autres, à présent c'était entre elle et le monstre de graisse.

- Parfaitement oui, je t'ai traité de salope. Parce que c'est comme ça qu'on désigne celles qui écument les rades à la tombée de la nuit pour prendre des coups de bites. Le pire c'est que tout le monde sait que t'es rongée par les MST et les morpions mais tu penses, à cette heure tout le monde ici a quatre grammes dans chaque œil, alors c'est facile de tirer un mec jusqu'à ta grotte. Tu me donnes envie de vomir mon saké et de te cracher d'ssus, voilà mon avis sur toi. Maintenant si tu veux me prouver que tu mérites qu'on t'appelles «femme » plutôt que « salope » aucun problème, je t'attends dehors …

Emi se leva brusquement en faisant crisser dans un bruit strident son tabouret sur le plancher.

- Et je te promet que je te ferais rouler toute la pente du village jusqu'à la porte de sortie.

Nouveau silence mais déjà des murmures ici et là pouvaient se faire entendre dans les coins les plus reculés de la pièce. On pariait cinq pièces sur la petite hargneuse au beau petit cul, quinze sur la grosse mémère qui tremblait déjà de haine sur son tabouret dont les trois pieds n'allaient pas supporter très longtemps une telle surcharge pondérale. Mais la nécromancienne ne lâchait pas son regard, comme une jeune louve remettant en question la place de femelle alpha à la plus vieille des canidés de la meute, de la manière la plus percutante et directe possible. C'était ça aussi qui rendait la miss à la fois si attachante et si instable, sa franchise et sa spontanéité qui dans le meilleur des cas s'accompagnaient de câlins et d'éclats de rire, ou d'une agressivité sans égale et de provocation quand il s'agissait d'en mettre plein la gueule à une obèse dont la simple vue lui donnait des hauts le cœur.
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Message(#) Sujet: Re: Le père devenu mère. [Emi ♪] Le père devenu mère. [Emi ♪] EmptyJeu 27 Juin 2013 - 3:13

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Ah ça, pour la titiller, Emi l’a titillée. La grosse boule de graisse s’est levée, a fait plier le tabouret sous ses fesses, et l’a regardée avec un air meurtrier. Yuka, tranquillement assise, ne bouge pas le petit doigt. Le gros tas là-bas, mérite ce qu’elle reçoit dans la trogne. Personne ne le lui a jamais dit de tels mots, peut-être serait-il temps de le faire ? En tous les cas, c’est avec un plaisir presque malsain que la Mitsuharu se rend compte de la franchise de la demoiselle. Cette dernière, piquante, brûlante, semble une arme redoutable en matière de provocation. Peut-être devrait-elle en prendre de la graine, finalement. C’est une idée comme une autre, m’enfin.

Toujours concentrée sur les actions, mais pas décidée à faire quoi que ce soit – pour le moment, hein, parce que si Miss Bourrelets se met à charger l’attaque Plaquage, là, elle finit automatiquement dans la vitre –, Yuka se concentre sur la kunoichi face à elle. Cette petite femme, à peine plus grande qu’elle, avec ses formes d’enfant, face au redoutable pachyderme qui en a déjà traumatisé plus d’un. Ça promet.

L’air courroucé du vilain laideron porte finalement, puisqu’elle s’exprime. La bouche pleine de salive, elle donne une douche aux clients alentour, qui s’empressent de fuir.

    — Toi, là, tu ne sais rien de moi, ni de personne. Petite merde, tu veux que j’t’apprenne c’est quoi d’être une femme ?

Yuka chope un gâteau apéritif et le gobe. L’assemblée, alentour, s’est tue. La brune ne peut alors s’empêcher, dans le silence, de lancer un « Être une femme, c’est se faire péter par tous les trous », avant de prendre son verre pour le descendre d’un trait. Ah, là au moins, c’est fait, problème résolu. La grosse tape sur le comptoir avec une violence folle, ce qui a pour don de renverser la bouteille de saké. Ah ouais ?! AH OUAIS ?! La Mitsuharu se lève instantanément et lance un regard froid et très menaçant au gros cétacé puant de l’assemblée. Énervée, elle chope le cadavre de bouteille et lui envoie en pleine trogne, faisant bien attention à n’érafler que la bedaine, retroussée en quatre plis, pour faire sortir un peu de graisse.

    — Alors tu vois ma grosse. Ça, c’était MON saké. T’es pas contente contre la p’tite là, d’accord. Mais que tu baises ma consommation à cause de tes crises de nerfs, ça, j’cautionne pas. Donc soit tu repayes, soit j’aide la jolie demoiselle à te refaire le portrait selon les lois du trottoirisme.

Ah vous vous demandez ce que c’est, hein ? Bein, le trottoirisme, c’est un mouvement artistique qui consiste en la peinture d’un homme – ou d’une femme, en l’occurrence – façon trottoir. En gros, vous prenez un modèle, vous le jetez par terre, vous lui faîtes bouffer le trottoir encore et encore jusqu’à ce que ça ressemble à quelque chose de bien rouge et de bien dégoulinant, et voilà ! Vous avez une œuvre d’art. C’est magique, hein ? Bref. La grosse bestiole est pas contente et ronchonne contre Yuka. Malheureusement, sa graisse fait obstacle à toutes les paroles proférées. Dommage, hein ? Sur ce joli concert de marmonnements, la Mitsuharu se met sur le comptoir, droite, contente, avant de lancer, à tout le public – ils sont tous spectateurs désormais – un grand :

    — J’PARIE 20 SUR LA P’TITE ! SUR CE ! BATAILLE GENERALE ! TOUS SUR LE PACHYDERME !

Et vlan. Tout le monde se lève, vient donner ses mises, avant de se taper joyeusement sur la gueule. Malheureusement, ils ne tapent pas la grosse. Tous apeurés, quand ils finissent par arriver sur le dernier ennemi, ils fuient. Ainsi, le bar se vide d’abord de trois personnes, puis quatre, puis cinq, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une dizaine d’hommes, une demi-douzaine de femmes, Yuka, Emi, et le cétacé. La brune saute de son perchoir, atterrit sur le sol avec beaucoup de grâce et traîne ses deux combattantes dans la rue.

    — On a assez pété le bar du p’tit gars. Donc maintenant, ma grosse t’as des comptes à régler, tu les règles. Si elle gagne, tu ne mets plus les pieds dans ce bar, et tu vas à l’hôpital pour soigner toute la merde que t’as en bas.

Ses yeux s’écarquillent, elle reste bloquée un instant. Faible petite. Incapable d’assumer ses propres pêchés. M’enfin. Cela ne l’empêche pas de se jeter sur Emi, dans une tentative de plaquage merveilleusement moche. Oui, oui. Yuka croise discrètement les pattes pour que sa petite protégée ne tombe pas sous l’ultime attaque de la grosse pas belle.

    — Allez ! Trottoirisme ! Trottoirisme !

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