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 Le Lutin et le Sabreur [B - Gin]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptySam 2 Mar 2013 - 3:39

Spoiler:
 

Peuples et peuplades, je vous salue. En ce saint jour, moi, Kitase Shinichi, Nidaime Mizukage, je m’en vais sauver une belle princesse des vils kidnappeurs. Ceux-ci ne paient rien pour attendre. Tel un preux chevalier, je sortirai mon épée et les combattrai selon le code de la chevalerie. Puis une fois leur avoir vaillamment botté les fesses, je ramènerai la princesse saine et sauve chez son père, là où elle est en sécurité. Bien sûr pour m’épauler dans cette tâche, je serai accompagné de mon fidèle écuyer : un dénommé Hasegawa Gin. Plus sérieusement, revenons à la réalité. Vous l’aurez compris, aujourd’hui comme à peu près tous le temps, je vais en mission. Cette fois-ci je suis chargé de remplir cet ordre de rang B qui, à première vue, paraît tout ce qu’il y a de plus banal. La fille d’un riche homme d’affaire s’est faite kidnapper et ce dernier ne pouvant pas payer la rançon – ou ne voulant pas, je n’en sais trop rien à l’heure qu’il est – requiert l’aide de shinobis. Comme dit précédemment, je vais être accompagné par un de mes confrères sabreur, Gin. Je pense en tout cas que nous ne perdrons pas de temps en banalités et en présentations inutiles lui et moi puisque nous nous connaissons déjà. Certes nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde cependant nous avons déjà lutté ensemble contre des ennemies coriaces, j’ai nommé Yuka et Jaden. Lors d’un banquet entre sabreur qui a mal tourné, le blondinet et moi avions eu à combattre ces deux harpies. Bien sûr, cet affrontement n’était en rien sérieux mais ça, vous vous en doutez.

Ne perdant rien de mes bonnes vieilles habitudes, j’arrive avec quelques minutes d’avance au point de rendez-vous fixé par les hautes instances de Kiri. J’attends donc patiemment que mon partenaire de mission pointe le bout de son nez et lorsque cela est fait, je le salue comme il se doit. Ceci-fait, je propose que nous ne perdions pas un seul instant. Commençons par le commencement, allons voir la famille de la victime. Cela peut toujours être utile de savoir où et comment la fille du marchand a disparue. Par ailleurs si nous pouvions avoir une photo ou une représentation quelle qu’elle soit de la kidnappée – peinture, dessin – cela nous aidera dans nos recherches. Notre duo s’active, fait preuve d’un professionnalisme remarquable et nous voici arriver en deux temps trois mouvements devant la demeure du riche marchand dont il est question dans l’ordre de mission. Bien sûr en tant qu’êtres civilisés, nous toquons à la porte puis quelqu’un vient nous ouvrir, une femme de maison. Cette dernière nous fait visiter et nous amène auprès du bourgeois. L’homme est inquiet, cela se voit. En même temps, comment ne pas l’être lorsque votre propre enfant est tenue captive par des inconnus…

En ce qui me concerne, je ne perds pas le nord et fais preuve d’initiative si bien que malgré l’air dépité du maître de maison, j’engage la conversation. Comme vous pouvez vous en douter, je pose les questions de routine, c’est-à-dire : « Où était votre fille lorsqu’elle a disparu ? », « Avez-vous reçu quoi que ce soit d’autre venant des ravisseurs ? » etc … Mais comme on peut s’y attendre dans ce genre de mission, rien d’intéressant ne peut être tiré des dires du père de famille. D’après lui, la dernière fois qu’il a vu sa fille, celle-ci partait en ville avec des amis. Et mis à part la demande de rançon, le riche commerçant n’a rien reçu des kidnappeurs, pas même un élément prouvant qu’ils détiennent bien sa fille en otage. Voyant que tout cela ne mène nul part, je décide d’abréger la discussion et demande simplement s’il n’y a pas ici un document iconographique représentant la victime. Ainsi, nous saurons à quoi ressemble notre princesse en détresse. Evidemment, le grand bourgeois dispose de plusieurs photos et nous en lègue une, la plus récente. Je baisse les yeux dans le but de regarder la photo et à la vue de cette image, je ne peux m’empêcher de grimacer. Croyez-moi cette fille n’a rien d’une princesse et en aucun cas elle peut être qualifiée de « belle ». Je me demande même si son père a raison de vouloir récupérer pareille marchandise. Je veux dire … Je sais que c’est sa progéniture mais tout de même. A titre personnel, j’y réfléchirai à deux fois si j’avais une fille pareille.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyLun 11 Mar 2013 - 18:43

Le froid s’intégrait à la pièce lorsque la seule fenêtre de cette pièce s’ouvrit, agressant le corps à moitié nu du résident à peine réveillé. Le vent parcourra chaque membre, y laissant un toucher glacial plutôt désagréable. La main du concerné glissa dans la poche de son vêtement et y attrapa une cigarette qui vint se coincer entre ses lèvres sèches. L’autre main s’empara d’un briquet et alluma le tabac. Quelques bouffées suffirent à réchauffer intérieurement son corps. Il parvenait à sentir la fumée effectuer son parcourt pour s’intégrer dans sa poitrine. Ses yeux décrivaient son environnement, fixant un magnifique lever de soleil qui venait offrir sa puissante lumière pour éclaircir le beau village qu’était celui de Kiri. L’Hasegawa se plaisait beaucoup ici. C’était plutôt convivial comme pays et il aimait beaucoup cette sensation de sureté. Bien sûr il y a toujours quelques contre-exemples, la paix éternelle n’existe pas. Mais bien que sa demeure reste une source incroyable d’admiration et de mystères, l’éventualité d’un voyage dans d’autres pays s’est bien sur créée. Visiter le pays du Feu a toujours été un de ses objectifs. Mais pour cela il fallait du temps, beaucoup de temps à dépenser et il s’avérait qu’il n’en avait pas. En effet, il avait été (à nouveau) appelé pour une mission, ce qui utilisait la majeure partie ses journées.

Le Sabreur attrapa le papier et se mit à le relire, accoudé au bord de l’ouverture qui lui offrait une parfaite vue sur le village. Cette fois-ci cela se montrait un petit peu plus intéressant que d’habitude. Le Mizukage ferait donc acte de présence durant leur quête. Un personnage des plus étranges. Sa dernière rencontre avait été plus ou moins mouvementée et Gin n’aurait jamais imaginé que cela se passe ainsi. Une pure bataille de nourriture, voilà le thème de leur dernière entrevue. Il s’était lancé à cœur joie dans un incroyable gaspillage de multiples plats préparés. Oui, vous avez très bien entendu. Le Mizukage, homme d’habitude très respectable, modeste et professionnel, s’est montré assez enfantin. Ce jour-là, son âge mental aurait pu être retranché d’une bonne dizaine, voire deux. Malheureusement, notre protagoniste lui aussi s’est vu obligé de participer à cette petite guerre car cela opposait les hommes aux femmes. Enfin, « femmes », pas vraiment puisque l’une d’entre elle avait des manières qui tendaient vers le sexe opposé, ce qui obligea le genin à nommer ce personnage de quelques surnoms, comme par exemple « pseudo-femme » ou encore « mâle refoulé ». Mais il préférait sortir cette odieuse personnalité de sa tête et se concentrer sur les évènements futurs.

En quoi consistait leur mission ? Et bien tout simplement en une sorte de sauvetage. Un riche marchand a vu sa fille disparaître. Les coupables demandent une rançon que le vendeur « ne peut pas payer », selon ses dires. Heureusement, les autorités ont bien fait de rassurer l’homme en lui promettant le secours de la demoiselle, maintenant, il restait plus qu’à tenir cette promesse et sortir la belle de cet enfer. L’Hasegawa s’empressa donc de se mettre en route, réunissant tout le matériel nécessaire pour une mission comme celle-ci. Ceci fait, il s’échappa de son logis et se mit en route vers le point de rendez-vous.

Sa ponctualité l’obligea à être là-bas à l’heure exacte, indiquée sur le papier. Ni avant, ni après. Il put donc constater que son partenaire était déjà présent. Un sourire s’afficha machinalement sur ses lèvres et il essaya de le cacher. Les banalités d’usages qui exigèrent un « bonjour », ou un « salut » pour les plus détendus avait donc été faits. Les deux héros se mirent donc en quête de la capturée. Le Mizukage décida de se rendre au domicile du marchand et le Genin acquiesça. Arrivés, ils frappèrent à la porte et furent accueillit par une femme de maison qui s’empressa de les conduire au maître des lieux. L’Hasegawa laissa à son coéquipier la parole et tandis qu’il entamait un dialogue avec le marchand, notre protagoniste observait les lieux. Ceci fait, une photo récente leur fut léguée pour les aider dans leur recherche. Après que son supérieur ait observé l’iconographie, Gin l’attrapa entre ses mains et fut étonnamment surprit.

« Putain la gueu… Pardon. »

Une once de dégoût parcourra l’âme du Sabreur qui s’empressa de soupirer, silencieusement. Pourquoi dans les rares missions où une femme est présente il faut qu’elle soit laide comme un poux ? C’était l’interrogation qu’il se posait à présent. Personne n’était capable de capturer une fille plus ou moins acceptable physiquement parlant ? Pour qu’au moins les sauveteurs se réjouissent d’une petite sensation d’héroïsme, pour qu’ils puissent avoir leur quart d’heure de gloire à eux.

« Vous êtes sûr que vous voulez la récupérer ? »

Cette question vint comme un automatisme, et le blond s’obligea à éviter le regard noir que son interlocuteur lui lançait. Au vue de son visage, il n’avait pas été gâté par la nature lui non plus, et le Genin ne voulait pas voir à quoi ressemblait sa femme, son âme sensible préférait s’abstenir. Ceci fait, ils quittèrent l’habitation et décidèrent de se mettre en quête de la « chose ». Une vaste forêt se présentait maintenant à eux, et la probabilité que la cachette des preneurs d’otage se situe dans cette zone était plutôt grande.

« C’est surement ici. On fait comment ? C’est trop grand. »
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyDim 31 Mar 2013 - 18:26

Diantre que la fille est moche. Gin est de cet avis en tout cas. Et moi aussi je dois l’avouer. Cependant quand bien même notre duo est unanime pour dire que la victime du kidnapping est laide, il ne faut faire aucune réflexion par rapport à cela. En effet nous sommes des shinobis et nous devons donc rester courtois, impartial et neutre par la même occasion. Je crois que sur le « courtois », l’Hasegawa a des progrès à faire. Oui, le bougre se met carrément à demander au père si ce dernier veut récupérer sa fille. Bon, certes j’avais eu la même idée mais généralement, on garde ce genre de réflexion pour soi. Essayant de sauver les meubles, je souris au commanditaire, assez gêné par le propos de mon partenaire de mission. Celui-là est tout simplement en train de rager – il faut dire ce qui est. De fait, je pense qu’il est préférable que nous quittions sa demeure sur le champ. Etant un noble lutin, je fais preuve de politesse, lui demande d’excuser mon compagnon puis tire ma révérence sans plus tarder. Je crois que la prochaine fois, je laisserai le sabreur dehors, à m’attendre bien gentiment.

Dans tous les cas notre duo doit commencer les recherches et allez savoir pourquoi ; on décide d’un commun accord de se rendre dans la forêt la plus proche. Aucun de nous deux n’est vraisemblablement expert en psychologie criminelle mais à titre personnel, si j’avais kidnappé une fille, je la séquestrerai très probablement dans un endroit vaste et détaché de la civilisation, où peu de monde circule et où il est difficile de chercher quelqu’un sans avoir à faire vingt fois le tour de la zone. En bref, la forêt semble être l’endroit idéal. Nous nous rendons donc là-bas en espérant que les ravisseurs et la demoiselle en détresse s’y trouvent. Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, l’endroit est trop vaste pour que nous puissions aisément chercher la fille du commerçant. Que faire donc ? A chaud, je vous avouerai ne pas avoir la moindre idée. Je ne suis pas senseur, lui non plus visiblement. Nous sommes donc dans la merde. Oui, autant dire les choses comme elles le sont hein ! Cependant, bien que cela soit long, nous allons devoir chercher. Que voulez-vous ;il n’y a pas d’autres solutions. Et jusqu’à preuve du contraire, je vois mal les kidnappeurs crier : « Youhou, nous sommes là ». C’est dans le but d’optimiser nos recherches et de ne pas perdre de temps que je demande au genin d’aller chercher à l’ouest. Quant-à moi, je vais fouiller la zone est. Ensemble nous aurons peut-être des chances de trouver une piste.

Les heures passent et en ce qui me concerne, je ne trouve rien. Au final et après un bon moment à sillonner les environs, Gin et moi nous retrouvons à l’entrée de la forêt. Bilan des courses ? Que dalle. Ils ne sont pas là. A titre personnel, je ne me sens pas le courage de chercher ainsi à la périphérie de la ville et dans la ville elle-même. Chercher les coupables, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin : c’est une perte de temps et c’est idiot de surcroît. M’enfin. Au moins nous aurons essayé la méthode douce. Je propose maintenant la méthode « forte ». Si nous ne pouvons venir aux ravisseurs, ce seront les ravisseurs qui viendront à nous.
    « Faut qu’on retourne voir notre client pour lui demander de payer, ou du moins pour lui demander de faire croire aux coupables qu’il est prêt à payer. C’est risqué mais lors de l’échange, nous pourrons peut-être intervenir. »


Pas sûr que le commerçant acquiesce à ma proposition mais bon. On peut au moins essayer. Qui ne tente rien n'a rien comme on dit chez moi !

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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyJeu 4 Avr 2013 - 18:23

La finesse n’était pas un attribut que notre protagoniste maîtrisait à la perfection, et cela n’était pas entièrement de sa faute. Quelque fois, il arrivait à dire des choses dites « mal placées », ou « choquantes », sans même se rendre compte du résultat. Pour l’or, le Sabreur savait très bien que ce n’était pas très judicieux de titiller cet homme et s’obligea à se contrôler. C’est donc dans une nuit profonde que les deux ninjas constatèrent leur aire de recherche : une forêt plutôt lugubre, assez effrayante en plus d’être totalement dénuée d’une quelconque source de lumière. Ce n’était peut-être pas à cet endroit que la fille avait été kidnappée, mais il y avait de fortes chances. Les terrains vastes, sombres et regorgeant d’une multitude de cachettes étaient les zones parfaites pour ce genre d’acte criminel.

Ainsi, ils se mirent à la recherche de la jeune fille, parcourant la forêt de fond en comble, vérifiant chaque recoin, chaque potentielle cachette, mais en vain. Les kidnappeurs étaient en général maître de la discrétion et de la fuite rapide, ce qui pourrait expliquer le fait que cet endroit soit complètement désert, peut-être étaient-ils convaincus que leurs poursuivants allaient chercher à cet endroit, et si c’était le cas, ils n’avaient pas tort. Plusieurs heures passèrent donc et leur recherche ne donnait rien du tout, bien que les deux missionnaires s’étaient organisés en se répartissant des zones de fouille, Gin cherchait à l’Ouest et son partenaire à l’opposé. C’était donc une totale perte de temps et les ravisseurs avaient donc pu profiter d’une bonne avance sur eux. Mais ce n’était pas un réel problème puisqu’il y avait toujours une chance de faire venir les kidnappeurs à eux.

Le blond parvint donc à la sortie de la forêt, rejoignant son partenaire, lui crachant sa déception. Celui-ci proposa l’éventualité que Gin avait imaginé juste avant. L’objectif était simple, leur client devait faire croire aux ravisseurs qu’il pourrait les payer afin que les deux ninjas entrent en action. Notre ami ne savait pas tellement comment le père allait s’y prendre, mais il espérait que cela allait marcher. Et c’est donc un « oui » commun qui les fit faire une marche arrière.

De retour au manoir, Gin s’empressa de trouver le maître des lieux et lui soumit leur idée.

« Rebonsoir. Heum… Il faudrait que vous fassiez quelque chose, si bien sur vous voulez récupérer votre fille. En fait, c’est assez simple. Vous devez faire croire aux kidnappeurs que vous serez prêt à les payer, et ainsi, nous pourrons intervenir et sauver votre fille. Pour ce qui est du comment, je ne sais pas trop comment vous devez vous y prendre pour faire venir nos ravisseurs, je laisse donc votre imagination parler pour vous. »

Après cette courte tirade, l’Hasegawa constata la face déprimée de son interlocuteur, surement submergé par les évènements. Bien que celui-ci niait clairement le fait de pouvoir payer, les shinobis n’étaient pas du même avis. Cette demeure semblait plutôt aisée, confortable, pour un homme de son âge, et s’il avait été cible de kidnappeurs, c’était en partie parce qu’il avait la capacité de leur donner beaucoup d’argent.

« Après, bien sûr, il y a une autre possibilité : payer. »

Évitant à nouvelle fois un regard noir de l’homme, Gin ne fut pas très subtil sur cette dernière phrase. S’ils étaient ici, c’est parce qu’ils devaient faire en sorte que tout rentre dans l’ordre des choses. Le faire payer n’était pas forcément la meilleure idée. Suite à cela, le propriétaire se retira, sans un mot, se dirigeant vers la ville.

« Bon, je ne sais pas comment il va s’y prendre, d’ailleurs je m’en tape un peu, mais faut que les kidnappeurs se pointent. »

Lança-t-il tout en observant longuement à la fenêtre qui offrait une légère vue sur l'extérieur. Gin ne pouvait pas rester ici les bras croisés à attendre que cet homme fasse son retour, non, son bon sens l’en empêchait. C’est donc pour cela qu’il profita de ce temps de répit pour poursuivre ses recherches, paradoxalement, prévenant son partenaire de son absence.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyJeu 4 Avr 2013 - 22:36

On est tous les deux tombés d’accord sur le fait que le commerçant doit faire des efforts. Je ne sais pas comment va-t-il se débrouiller mais il doit à tout prix faire croire aux ravisseurs de sa fille que oui ; il est prêt à payer. Dès lors que les kidnappeurs sauront ceci, ils donneront un lieu de rendez-vous afin de procéder à l’échange des marchandises. C’est à ce moment précis que nous pourrons intervenir, ni avant, ni après. Dans le but de convaincre notre client, nous nous rendons de nouveau chez lui. C’est Gin qui prend les choses en main et fait part au marchand de notre idée ingénieuse mais risquée. Finalement après quelques échanges verbaux plus ou moins rudes, mon partenaire à la crinière blonde réussit à imposer son idée au vieux grincheux. Au fond, il a l’air sceptique et j’ai même beaucoup de mal à croire qu’il fasse cela de bon cœur néanmoins il se met à l’écart et malgré l’heure tardive sort en ville. Tout comme Gin, je ne sais absolument pas comment il compte faire pour informer les coupables du fait qu’il accepte de payer mais faisons confiance à cet homme. C’est une personnalité importante et très influente. De fait, je ne doute pas un seul instant que les rumeurs circuleront vite à son sujet. Il se trouve que lorsque vous êtes un homme puissant, nombreuses sont les personnes qui s’intéressent à vous, votre situation, votre famille et j’en passe. Ainsi, il vous suffit de vous rendre tranquillement dans un bar, dans un marché ou dans je ne sais trop quelle place très fréquentée, de parler très sobrement de ce qui vous inquiète ou de ce que vous désirez pour que le lendemain matin, toute la ville soit au courant de vos craintes et de vos vœux les plus sincères. En définitive, il suffit que le vieux aille au bar, qu’il noie sa peine dans l’alcool, qu’il explique à quelques soulards ses problèmes et enfin qu’il affirme vouloir payer pour que hop ; les kidnappeurs se manifestent. Comment est-ce que je sais tout ça dites-vous ? C’est simple, je l’ai lu dans un ouvrage fantastique appelé : « Le mentalisme et la psychologie pour les nuls ».

Bref. Tout ça pour dire que le sort de la fille est entre les mains de son père maintenant. Nous verrons bien demain s’il n’a pas failli à la tâche que nous lui avons confiée. En ce qui me concerne, je pars à l’auberge roupiller. Je sais que l’Hasegawa n’est pas de mon avis et préfère continuer les recherches dans son coin mais cela va s’avérer inutile, j’en suis persuadé. S’il veut se donner bonne conscience alors soit : qu’il poursuive son investigation. Personnellement je pense qu’il est préférable de dormir dans le but d’être parfaitement prêt demain. Car mon petit doigt me dit que la journée qui vient sera longue et éprouvante. Une fois arrivé à l’auberge, je prends deux chambres, séparées bien sûr, une pour moi et l’autre pour mon partenaire de mission. Lorsqu’il aura fini sa vaine entreprise, il viendra ici passer la nuit. Pour ma part, je ne l’attends pas et vais directement rejoindre le monde des rêves.

A mon réveil et après m’être préparé, je retrouve Gin à l’extérieur de la maison pour aventuriers. Allez savoir jusqu’à quelle heure cet idiot est resté éveillé. J’espère qu’il n’a pas trop forcé ses recherches la nuit dernière. Quoi qu’il en soit, nous nous dirigeons de nouveau vers le manoir de notre client. Lorsque nous entrons, nous remarquons que la maison est sens dessus dessous. Tout le monde ici est anxieux. Pour une raison qui m’échappe encore, l’atmosphère est électrique. Il est environ onze heures lorsque le père de la victime descend les escaliers et nous tend une enveloppe. A la vue du billet, je ne peux m’empêcher de sourire. Merci à toi, ô grand auteur de ce livre fantastique ! Je louerai ton nom en rentrant au village. Enfin, revenons-en à notre sujet. C’est fou mais je n’ai même pas besoin de lire la lettre pour deviner de quoi il s’agit. Ce papier est la cause même de la sale ambiance qui règne actuellement. Mais que l’on ne s’inquiète pas, le calvaire de notre client prendra bientôt fin. D’après ce courrier, l’échange aura lieu aujourd’hui à vingt-deux heure, non loin d’une petite ruelle d’un quartier malfamé de la ville. Comme toujours dans ce genre de situation, les kidnappeurs indiquent à la famille qu’il ne faut prévenir personne de ce rendez-vous ni même venir accompagner. Histoire de nous préparer au mieux, je demande à un homme de maison de nous fournir une carte de la ville la plus grande qui soit. Plus cette dernière sera grande et détaillée, plus nous serons précis. Après quelques minutes d’attente, on nous dégote enfin quelque chose, un vieux plan pas très récent mais incroyablement précis. Sachant que la ville n’a pas subi d’aménagement important ces derniers temps, cela fera l’affaire. Je pose la carte sur la table puis dis à Gin :
    « Si les ravisseurs sont nombreux, ils vont sûrement surveiller les environs pour s’assurer que tout se passent bien. On devrait faire un repérage sur place mais c’est peut-être un peu risqué. Personne ne passe habituellement dans ce genre de petite ruelle. On n’a donc que ce plan comme base. Vers vingt heure, on va prendre position ici et ici. Ces deux angles sont plutôt bien cachés et même si celui qui fera l’échange à d’éventuels complices placés en hauteur, ils auront du mal à nous remarquer dans la pénombre. Tu noteras qu’on ne peut pas couvrir tous les chemins. Ils pourront prendre différentes ruelles pour s’en aller alors je compte sur toi pour intervenir vite. Pour ma part, je vais rester assez proche du client. On ne sait jamais s’il tente de lui faire du mal. »


Tout mon laïus s’est accompagné de gestes de l’index pour qu’il suive convenablement mon raisonnement.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptySam 13 Avr 2013 - 14:43

La nuit avait finalement décidé de tomber et notre ami se baladait toujours dans la périphérie de la ville, cherchant désespérément un quelconque indice pour alimenter leur enquête, mais en vain. C’est donc écrasé par une lourde déception qu’il se rendit à la ville afin de profiter d’un repos bien mérité. Lui qui pensait que ses recherches auraient pu faire avancer leur mission, cela n’était pas du tout l’effet résultat, bien au contraire, l’Hasegawa s’était juste épuisé inutilement à parcourir les sentiers les plus obscurs, les plus inaccessibles pour finalement s’accuser d’une perte de temps. Son compagnon, lui, avait été peut-être plus intelligent et lui avait décidé de profiter pleinement du temps de répit qui lui était accordé, tout simplement en se réservant une chambre et en appréciant une bonne nuit de sommeil. C’est donc lorsqu’un noir complet avait détrôné une banale journée nuageuse que notre protagoniste mettait les pieds à l’auberge. Une courageuse personne accueilla Gin et l’emmena vers sa chambre, réservée à l’avance. Celui-ci remercia son hôte avant de s’enfermer dans la pièce et s’affaler sur le lit, préparé. Le manieur d’épée mit un peu de temps avant de rejoindre les bras de Morphée, il préférait largement penser.

Cette mission, il ne fallait pas qu’il l’échoue. Non, pour lui, c’était primordial d’assurer une réussite. Qui plus est, leur péripétie se montre plutôt intéressante, ce qui ne l’est pas habituellement lorsque vous vous trouvez seul ou mal accompagné. Pour l’or, ce n’était pas le cas. Le fait que le Sabreur soit allié au Mizukage affecte sa motivation. C’est peut-être étrange, mais c’est comme un stimulât, il ne veut pas échouer à cette mission en compagnie du chef du village. Ces aventures ne sont qu’assez basiques pour quelqu’un d’un tel rang. Plus tard, Gin sera amené à remplir des ordres beaucoup plus dangereux, parfois seul, parfois accompagné. Ce kidnapping n’est pas quelque chose dont on peut mettre une croix dessus en se disant que l’affaire est bouclée, non, c’est peut-être anodin comme acte, mais cela reste relativement dangereux et donc dégrade l’influence de Kiri et l’aspect sécuritaire qu’il offre au monde entier. L’Hasegawa espérait sérieusement que leur petit manège avait fonctionné. Que le vieil homme avait su profiter de sa notoriété pour prendre contact avec les malfrats, car Gin n’en doutait pas une seconde. Lorsque vous avez une demeure assez enviable, des revenus confortables, vous êtes reconnus dans votre bourgade comme quelqu’un d’assez important, et donc vous jouissez d’une certaine influence sans même avoir fait quoi que ce soit qui puisse être reconnaissant. Suite à cette remarque, notre protagoniste plongea dans une courte nuit de sommeil.

Courte, en effet. Son réveil fut animé par des rayons blancs qui transperçaient des nuages gris de tout leur éclat. Non pas des nuages qui semblaient annoncer la pluie, l’orage ou la tempête, non, plutôt une certaine tristesse, une mélancolie. Cela ne présageait rien de bon, mais Gin n’était pas superstitieux, et de ce fait, il ignorait complètement cette remarque. Il s’empressa de se préparer avant de rejoindre son partenaire à l’extérieur, le saluant au passage. Le chemin fut assez rapide jusqu’au manoir et lorsqu’ils pénétrèrent l’antre, les ninjas constatèrent que le manoir était complètement sens dessus dessous. L’ambiance était assez tendue. Le maître des lieux se pressa de nous rejoindre afin de nous tendre une enveloppe, ce qui était bon présage. Finalement, leur stratégie avait marché et Gin essaya de cacher sa joie. Ce papier était surement la cause de cette atmosphère étrange, les deux missionnaires l’avaient compris. Comme convenu, et comme toujours dans ce genre de situation, il y avait un point de rendez-vous, surement préparé à l’avance et dont on pouvait penser que les criminels l’avait exploité au maximum afin de ne rien laisser au hasard. C’est donc dans une petite ruelle, reculée, que leur altercation s’effectuera. Il y a toujours dans ces lettres des menaces, conseillant la famille de ne faire venir personne, ni ne rien dire du tout. C’était du blabla inutile. Quel abrutit serait assez fou pour y aller tout seul ? Et puis de toute évidence, les deux ninjas étaient là pour ça. La discrétion était de mise pour réussir cet échange. Suite à cela, le Mizukage quémanda une carte de la ville la plus grande qu’il soit, afin d’agir intelligemment. L’homme s’exécuta et leur rapporta un plan assez vieux, mais très précis et travaillé. Le Lutin Bleu se lança ensuite dans une explication de comment ils allaient procéder pour agir. La stratégie qu’il développa était assez simple mais s’avérait plus efficace qu’elle ne le pensait.

« Je suis d’accord avec ça. Je vais essayer quant à moi de rester le plus discret possible, sachant que ce n’est pas mon domaine de prédilection. Oui, c’est assez paradoxal pour un ninja. Mais je serais toujours à l’affût des fuites et des assauts, ne t’en fais pas pour ça. A vingt heures je me trouverais à l’endroit que tu viens de m’indiquer, pas avant pas après, et j’espère sincèrement que tout se déroulera comme il faut. »

Ajouté aux gestes qu’il exécutait, cela se montrait beaucoup plus simple de comprendre la tactique. Gin confirma donc d’un simple geste de la tête puis s’échappa.

Dix-neuf heures cinquante.
Il était presque l’heure et notre ami devait se mettre en place. Il se dirigea donc très rapidement vers la petite ruelle, prenant soin d’emprunter des chemins peu utilisé pour ne pas croiser les malfrats et ne pas ruiner leur stratégie dès le début. C’est donc à l’angle d’une sorte de bâtiment qu’il se plaça, complètement caché grâce à la pénombre. L’homme était présent, suivi de très près par le Mizukage, lui aussi. Notre ami lui fit un signe de la tête pour lui indiquer qu’il était prêt à agir. Ses yeux scrutaient les environs, à la recherche des ennemis. Il y en avait deux en hauteur, Gin les avait en ligne de mire et ne les quittait pas des yeux. Vint ensuite les autres kidnappeurs, tenant ligoté une jeune fille au bord des larmes, ladite laideur.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyDim 21 Avr 2013 - 20:07

Il est presque l'heure pour notre groupe d'aller sur le lieu où se déroulera l'échange. Nous sortons donc de notre tanière. Comme convenu auparavant, on prend place et patiente. À titre personnel, je trouve que les minutes ne passent pas vites mais que voulez-vous, c'est aussi ça le travail de shinobi. Savoir attendre des heures pour pouvoir agir au moment le plus opportun. Dans le but de ne pas me faire remarquer, je ne bouge pas d'un pouce et me mets simplement à penser à un truc stupide. Tenez par exemple, pour ne pas vous ennuyer, il y a un truc tout bête que vous pouvez faire, c'est compter jusqu'à dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept à l'envers... Non, je ne blague pas, c'est vraiment ce que j'ai fait pendant tout ce temps. Vous voulez que je vous montre comment procéder ? … Non ? Bien, c'est ce que je me disais. Passons donc à autre chose. Cinq hommes viennent tout en tenant fermement l'objet de la rançon. Pour ma part, je suis caché non loin de notre client. Celui-ci s'avance et met en avant la valise qu'il porte. L'échange va bel et bien avoir lieux. Je ne sais pas pourquoi mais selon moi quelque chose cloche. D'un œil inquisiteur, j'observe la scène. La valise est au sol, le groupe de malfrat est à cinq ou six mètres de celle-ci et il en est de même pour le père de la donzelle au faciès ingrat. Ledit groupe fait quelques pas puis, l'un d'entre eux se baisse délicatement pour se saisir de la valise : c'est le moment d'agir !


Trois, deux, un et je bondis tel un lion sur mes ennemis. Aucun d'eux ne va s'en sortir, foi de lutin.
Mais alors que je dégaine mon sabre, un des cinq hommes compose un mudra et fait apparaître une brume aveuglante. Pour les connaisseurs en art ninja, il s'agit là du mythique jutsu du Kirigakure. Ces hommes sont donc des shinobis ? Si oui, notre tâche va s'avérer plus difficile que prévue.
    « Gin !  »

Qu'il se bouge le blondinet là car pour ma part, je ne vois plus rien et je n'ai aucun don de senseur. Malgré tout, je fonce en direction de la dernière position connue des cinq hommes. Bien que ma vision soit limitée, je peux plus ou moins voir les ombres des ninjas. De fait, je peux à peu près déterminer par où ils vont. Histoire de les arrêter – ou au moins de les gêner – je crache quelques balles d'eau sur eux. Malheureusement pour moi, cela ne fonctionne pas. Ou du moins cela fonctionne trop bien. Effectivement, quatre des cinq hommes disparaissent dans un nuage de fumé tandis que le cinquième réussit à s’enfuir. Je devine là qu'il s'agissait en réalité de vulgaires clones. A noter que sur les toits, deux hommes tentent eux aussi de s'enfuir. Qu'est-il advenu du client dites-vous ? Et bien … Euh. Il est seul, avec une valise qui est de toute façon vide. Qu'il rentre chez lui si ça lui chante, à notre retour, nous lui ramènerons sa fille.

Et la course continue. Cela me fait mal de l'avouer mais ces kidnappeurs sont malins tout de même. Cette brume bride tellement mes capacités. Je ne peux même pas aller « vite » sous peine de perdre la trace de ma cible – je rappelle que je ne suis capable de la suivre que grâce à son ombres que je suis de l’œil avec une attention toute particulière. Ah et au passage, il est où ce Gin ? Lui non plus je ne le vois plus... M'enfin. On s'en fiche. Qu'il se soit fait semer ou non importe peu. Tant que l'un de nous deux arrive à les suivre … Plus nous avançons, plus la brume se dissipe. Cela-dit, ceux que nous poursuivons s'amusent désormais à poser quelques pièges ou à nous lancer de petits projectiles. Fort heureusement, je maîtrise la technique parfaite pour parer à ce genre d'éventualités. Ni d'une ni de deux, une quantité de lave considérable se forme et épouse mes formes. Voilà de quoi me protéger efficacement des assauts les plus terribles.

Oui ! Je suis de nouveau en mesure de voir. À ma grande surprise, la sabreur m'a suivit de près et est seulement quelques mètres derrière moi. Nous nous dirigeons vers la gare. Mais dans quel but ?
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyMar 23 Avr 2013 - 18:28

Tout débutait à partir de maintenant ! Le moment le plus intéressant de cette mission prenait finalement forme. Mon partenaire s’était lancé à cœur joie dans une bataille pas encore débutée. A ma plus grande surprise, un homme exécuta une série de mudras afin de créer une épaisse brume qui diminua fortement ma vision. Des ninjas. Contrairement à ce que je pensais, nous n’avions donc pas à faire à de vulgaire malfrats sans cervelle, non, ce jutsu était sûrement réservé à l’avance, ils savaient peut-être que le vieillard ne viendrait pas seul. D’un autre côté, c’était plutôt positif, bon moyen pour nous de nous exercer sur de véritables adversaires. Mais ce n’étais pas le cas pour le moment. Alors que le nuage se dissipait tout autour de la zone, je me dépêchai de sortir de ma cachette, me mettant à la poursuite des criminels. Cette fumée m’aveuglait presque, m’obligeant à n’utiliser mes pupilles que de façon restreinte. Bien heureusement, j’arrivais à percevoir quelques ombres transpercer la matière blanche à toute allure. Le plus intelligent serait d’emprunter une voie en hauteur, et c’est ce que je fis. Je grimpai donc rapidement à un bâtiment, le Mizukage s’était donc lancé à leur poursuite lui aussi, chose que je trouvais totalement normale. Il tenta même une sorte de technique pour essayer de les ralentir mais cela ne fonctionna pas, ou du moins, cela nous permit de savoir qu’un homme utilisait des clones pour essayer de nous tromper. Je ne sus où ils cherchaient à aller ni même pourquoi, mais il fallait que nous les rattrapions. Tandis que je franchissais les toits à une vitesse folle, j’aperçu les malfrats qui servaient de gardes aériens et je les vis reprendre la course dans leur groupe. Quant à moi, j’arrivais rapidement à rattraper mon coéquipier. Qu’était-il arrivé de celui qui voulait récupérer sa fille ? Aucune idée. Tous les criminels concernés étaient devant nous, et donc il était en sécurité. Peu importe ce qu’il fasse, son horrible fille lui sera ramenée, coûte que coûte.

Des projectiles nous étaient envoyés, chose assez désespérante puisqu’en ce qui me concernait, j’étais un Sabreur, et donc la lame était mon domaine. J’attrapai donc rapidement l’épée que je gardais à ma ceinture, la plaçant devant moi pour dévier la trajectoire de tous les assauts lancés à notre égard. De son côté, Shinichi arrivait parfaitement à détruire chaque objet à l’aide de la lave. Tout était donc bon jusqu’à présent. Après peut-être un bon kilomètre de course, nous nous retrouvâmes tout près d’une gare. Intelligent. Tenter de nous fuir en empruntant une voie ferroviaire ne serait surement pas suffisant, rien ne pouvait nous empêcher de mener à bien cette mission, et ce n’était pas des criminels du dimanche qui allaient ruiner nos réputations respectives !

Mais dans toutes les scènes d’actions, tout est toujours en faveur des criminels. Lorsque nous arrivâmes à la gare, un train était presque lancé vers un long chemin et nos amis parvinrent à l’emprunter tandis qu’il démarrait. Et bien sur, ce ne fut pas aussi simple pour nous. La vitesse à laquelle le véhicule allait était déjà assez conséquente et il fallait que nous empruntions un autre chemin. Bien heureusement, j’avais pris le temps d’analyser la zone autour et je connaissais plus ou moins un raccourci pour rattraper notre cible.

« Suis-moi ! »

J’étais donc lancé vers le chemin sinueux qui menait à un pont que le train n’avait pas encore franchit. Je m’élançai vers cet unique moyen et arrivai rapidement. Les phares étaient visibles et tout proches. J’espérais vraiment que le Mizukage était derrière moi car je ne pouvais me permettre de m’égarer en ce moment aussi crucial. Je sautai. Un bond parfaitement calculé mais assez compliqué au vue de la vitesse à laquelle allait le train. La réception ne fut pas si facile, je fus limite propulsé au dernier compartiment, obligé de stopper mon élan à l’aide de mon sabre que je plantai dans le métal fragile. Je me redressais rapidement. Le bruit des roues était insoutenable et je demeurais presque paralysé à cause du fort vent inverse à la trajectoire du véhicule. Finalement, je forçai sur mes muscles pour atteindre l’intérieur. Le Mizukage m’avait suivi, à ma plus grande joie. De multiples ennemis nous avaient attendus et une partie d’entre eux se trouvaient à l’endroit où nous étions actuellement. Finalement, ce ne sera pas aussi facile que prévu. Le véhicule était surement le transport des malfrats et nous n’étions pas les bienvenus à bord. Néanmoins, nous devions récupérer l’horreur, coûte que coûte.

« Bon, et bien allons-y ! »

Je fis un bond rapide en leur direction et atterrit tout près d’eux. Mon sabre en guise d’outil offensif, j’exécutais des mouvements rapides, fluides et efficaces pour mettre à mal mes ennemis. Ce n’était que le début d’une longue péripétie !

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyMer 24 Avr 2013 - 17:10

Ce timing parfait, cette précision, cette connaissance des lieux... C'est tout bonnement impressionnant. Ces ravisseurs sont vraiment très malins. C'en est presque trop bien organisé pour avoir été calculé du début à la fin. À tous les coups, la chance a été avec eux. M'enfin. Je suppose que c'est ainsi que ça doit se passer. Nous sommes les poursuivants et ce n'est jamais en notre faveur que la roue tourne. Quoiqu'il en soit, Gin trouve le moyen de refaire notre retard, je lui fais confiance et le laisse me guider. Quelques secondes s'écoulent, je suis de près le sabreur quand enfin nous revoyons le train passer. À nous de sauter. Trois, deux, un et : C'est parti. Gin saute et manque de peu de s'écrouler comme une vieille chaussette. Pour ma part, n'étant pas totalement débile, j'utilise des flammes pour me propulser et ainsi m'assurer de pouvoir rejoindre le train. Bah oui, faut pas être débile dans la vie. Si tu sais voler, pourquoi sauter ? Ce genre de mouvement est bien trop hasardeux et risqué. Et dieu sait que le risque et le hasard, ce ne sont pas des choses faites pour moi. J'aime que tout soit carré, coordonné et sûr. En effet quoiqu'on en dise, je suis l'un des hommes les plus prudents du village.

Après cette petite cascade, notre duo gagne un des wagons de ce train. À l'intérieur de ce dernier, un beau petit comité d'accueil nous attend... Sérieux ? Ils ont des sbires en plus ? Mais c'est quoi ce délire, ce ne sont pas des ravisseurs mais carrément une bande organisée à ce train là – le jeu de mot pourri n'a pas été fait exprès, je tiens à le préciser. Cela-dit, ils ont beau être organisés cela ne les rend pas pour autant infaillible, loin de là. La plupart des sbires sont mauvais et ne sont doués d’aucun talent shinobi. Soit, ils sont armés, soit ils sont costauds mais ça s’arrête là. Gin vient à bout de ces grands gaillards avec une facilité déconcertante. De mon côté, pour faire en sorte que ce ménage aille plus vite, je me bouge aussi un minimum. Un coup de sabre à gauche, un coup à droite, un coup en bas, un coup à gauche et un autre à droite et c’est fini. Emballer, c’est peser. Concrètement cet affrontement contre la masse de sbire peut se résumer à peu de choses près par ceci : « Salut bonjour, au revoir ».

Notre tandem progresse et rejoint bientôt un autre wagon. À l'intérieur de celui-ci se trouve trois hommes ainsi que l'otage que nous sommes censés libérer. Le thon est ligoté et assis sur le sol, dans un coin de la pièce. Je suis d'avis de procéder comme tout à l'heure dans l'autre wagon. On leur dit bonjour, on les tape, on leur prend la marchandise – c'est-à-dire la laideur – et enfin on leur dit au revoir. « Salut bonjour, au revoir » : voilà une belle philosophie que nous allons devoir appliquer encore une fois. Étant le plus haut gradé, je montre l'exemple et fonce droit sur un des trois hommes. Arme en main, j'utilise une de mes techniques favorites : la charge fantôme. Pour ceux qui ne connaissent pas en quoi réside la force de ce jutsu, je vais faire simple et court : En gros je m'avance à grande vitesse sur un ennemi, le contourne au dernier moment – ce qui en temps normal a pour effet de le déstabiliser et de créer une sorte d'illusion d'optique – puis, une fois derrière lui, je lui assène un puissant coup d'épée. Allez, un de moins...
Plus que deux.

Ça va être plus compliqué maintenant car nous ne pourrons plus profiter d'un quelconque effet de surprise mais je ne m'en fais pas trop. Si l'Hasegawa peut les bloquer, les gêner ou même venir à bout d'un deux gus, je pourrais aisément mettre KO nos deux opposants. Bien sûr, je vois mal ces deux là ne pas répliquer et attendre gentiment que les frappe.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptySam 27 Avr 2013 - 17:47

Le bruit des roues s’acharnant avec insistance sur un support métallique en piteux état, créant un son strident et atroce. Animé à tout cela une bande de malfrats, armés jusqu’aux dents. Quel beau panorama avons-nous là. Mais nous n’étions pas venus ici pour rien. Non, après avoir franchi de nombreuses étapes, une ligne droite se présentait à nous. C’était donc derrière ce groupe de sbires que se tenaient nos cibles. Il faut dire que l’organisation des criminels n’était pas totalement stupide en soit. De plus, quel que soit la destination de ce véhicule, nous devions libérer la laideur afin de la rendre à son propriétaire, dirons-nous ainsi. Notre but ne se heurtait à aucun obstacle, pas même une bande de rebelles incapables de manier correctement un seul de leur jouet. Mes adversaires n’avaient absolument aucune notion de combat, ni quelconque talent. En soit, ce n’était que leur nombre qui pouvait nous effrayer, mais au final, l’issue est la même. Et puis, j’étais en compagnie du Mizukage, comment pouvions échouer face à des sbires aussi ridicules ? Ma lame tranchait de part en part, n’épargnant aucun morceau de chair à sa portée, elle découpait, suscitant des bruits de douleur, d’autres d’horreur, ou encore même de crainte. Tout ça passait au-dessus de moi, étrangement. Perdre une partie de mon humanité, moi ? Jamais. Le fait est que ces abrutis se sont stupidement mit à dos le village de la Brume Sanglante, chose très inconsciente quand on sait que c’est l’une voire la superpuissance de notre monde actuel.

Cette petite altercation avait tendance à m’ennuyer. Il ne me suffisait que de basiques gestes pour parvenir à bout des multiples opposants, essayant tant bien que mal de me tuer. Perdre contre eux, sérieusement, c’était impensable. Vous savez, lorsque vous vous ennuyez dans vos combats, chose qui m’arrive quelque fois, tentez l’originalité. C’est comme dans un jeu vidéo, vous avez les coups basiques, les enchaînements, puis certains coups basés sur l’utilisation de ce qui peut vous entourer. Pour ma part, c’était exactement ce que je tentais de faire. Alors qu’un effronté essayait de me poignarder dans le dos, je fis un léger mouvement afin de l’esquiver et j’accélérai sa course unidirectionnelle, d’un puissant coup de pied au dos, pour qu’il emprunte une porte ouverte du wagon et qu’il s’écroule au milieu de nulle part. Bonus ! Après dix bonnes minutes d’amusement, nous terminèrent donc la première étape, à savoir un comité d’accueil assez déplorable, ennuyeux, juste bon à aiguiser nos lames.

De son côté, Shinichi s’en sortait parfaitement, il respirait la tranquillité et le calme. Comment pouvait-il en être autrement ? Je franchissais les corps, essayant aussi d’esquiver les flaques de sang qui se répandaient à plusieurs endroits. Tant de cadavre dans un endroit si petit, si étroit. Nos vraies cibles n’avaient pas du tout bougé, comme s’ils étaient robotisés pour réagir quand un individu s’approchait d’eux. C’était l’idée que je m’étais faite. Alors que nous avancions en leur direction, ils s’emparèrent de leurs armes. Trois, c’était leur nombre, sans compter la laideur qui les accompagnait, cachés à un coin de la pièce. D’un côté ce n’était pas plus mal, voir sa tête pendant l’action pourrait me déconcentrer, chose dont je n’ai pas réellement besoin. Pourquoi ne se sont-ils pas donné la peine de lui foutre un sac sur le visage ? Le problème aurait été réglé et je n’aurais pas à vous raconter des choses aussi absurdes. Quoi qu’il en soit, c’était l’étape finale. Les « boss » en somme.

Le Mizukage s’élance, peut-être trop influencé par ce qu’il pouvait cacher dans ses pensées. Il utilisa une technique assez peu commune et plutôt intéressante lorsqu’on l’observait sous un certain angle. Alors que son adversaire se dirigeait en même temps vers lui, il parvenait à le contourner à une vitesse folle, offrant ainsi sa lame au dos de son opposant. Ingénieux, simple, efficace, quoi de plus ? Mon tour venait. C’était donc mon sabre qui devait se nourrir des âmes malheureuses à présent. Je me dirigeais à grande vitesse vers le premier malfrat, lui assenant un fluide coup au niveau de la hanche, chose qu’il ne parvint pas à esquiver mais seulement à diminuer les effets. Suite à cela j’exécutai une série de mouvements pour venir à bout du premier. Epaules, torse, cuisses, bras, ma lame n’épargnait rien et offrait un spectacle de sang aux hommes dans la pièce.

Mon second ennemi n'attaqua pas, chose assez judicieuse de sa part. Non, il préférait répondre à mon spectacle en s’emparant de l’otage et en la menaçant, couteau à la gorge. Comment allions-nous nous en sortir ? Pour l’instant je préférais ne rien faire, il valait mieux laisser faire mon partenaire, plus expérimenté dans le domaine. J’obéissais aux ordres du fou, posant mon sabre lentement à terre pour laisser une marge de réaction au Mizukage.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyLun 29 Avr 2013 - 15:00

Gin attaque habilement et se défait d'un homme. Histoire de ne pas perdre de temps et de devenir redondant, je ne vais pas trop m'attarder sur ce combat, Le fait est qu'il y'a un gars de moins dans la partie. Il ne reste plus qu'un ennemi maintenant.
Sauf que voilà, ce dernier ne veut plus combattre. Il a dû comprendre qu'il n'était pas à la hauteur et menace donc la laideur en lui plaçant un couteau sous son cou. Euh... Merde. Comment est-il arrivé là lui ? D'où il fait ça ? C'est pas du jeu ! C'est mal ! Très mal même ! Tellement mal que même Satan en personne trouverait ça mal ! Non mais je vous jure ; ces criminels... Pas fichus de faire un vrai combat à la loyal, entre homme. Dès qu'ils perdent ou sont sur le point de se faire latter, ils cherchent un subterfuge, un moyen d'échapper à leur sort. Voilà là une belle technique de lâche. Je m'en souviendrai et ferai plus attention la prochaine fois. Car qu'on se le dise ; Gin et moi étions trop absorbé par l'affrontement, nous n'avons donc pas fait attention à ça. Le bougre a en effet eu le temps de s'emparer de la fille qui était posée dans un coin de la pièce.

Hum. Ce genre de situation n'a rien de très plaisant. Pour cause ; nous ne pouvons bouger d'un poil sans que le preneur d'otage ne trouve ça louche et ne tranche la gorge de la petite. Mon camarade, ne sachant trop quoi faire, pose délicatement son arme à pouvoir au sol en guise de bonne foi. Le ravisseur souhaite que je fasse de même. Je suppose que je n'ai pas le choix donc. Je suis comme qui dirait coincé. Ou bien je lâche mon arme et nous laissons notre coupable s'en aller ou bien je refuse mais à ce moment-là, il risque fort de tuer la fille du marchand. Dans ces deux cas, la mission sera un échec... A moins que justement ... Oui, j'ai une idée. Allez savoir par quel miracle cela a pu se produire mais j'ai soudainement vu la lumière. Dans d'autres circonstances, j'aurais pu m'écrier "Eurêka" tellement je me sens génial à cet instant précis. Je fléchis petit à petit mes jambes dans le but de poser l'Eiba Eki Kara au sol. En même temps, je garde les yeux fixés sur le preneur d'otage.

Dans ces moments là, j'aimerais avoir, comme Yoru, le don de pouvoir communiquer par télépathie avec mon compagnon. Car oui pour ce qui va suivre, je vais très clairement avoir besoin de lui. Gin devra agir vite, sans perdre un instant. Alors que je m'apprête à poser mon sabre au sol, je tourne machinalement la tête vers mon camarade et louche de l'oeil. Bon. C'est clairement pas le signal le plus explicite qui soi mais prions pour qu'il ait compris. Ou du moins à défaut d'avoir capté, qu'il se mette sur ses gardes pour agir lorsque le moment sera venu. Je pose mon sabre au sol et au moment de le lâcher, je fais transformer la lame de ce dernier. La lame de mon arme à pouvoir grandi à une très grande vitesse jusqu'à atteindre l'épaule du ravisseur. Celui-ci souffre et est très clairement gêné. Par réflexe, il lâche pour un laps de temps très court son otage. Vite, c'est maintenant que dois agir Gin. Qu'il le pousse, qu'il le neutralise, qu'il le frappe, je n'en sais trop rien moi. Mais qu'il fasse quelque chose. S'il peut mettre hors de danger l'otage, la mission sera terminée. Effectivement, il ne nous restera plus, à ce moment là, qu'à fouetter le ninja restant et hop ; c'est fini. Nous aurons réussi cet ordre de rang B.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] EmptyMer 1 Mai 2013 - 21:48

Tout se jouait donc sur ces moments précis. Chaque seconde comptait, nous n’avions pas le droit à l’erreur. C’était une situation plutôt délicate, l’homme possédait un avantage par rapport à nous qui était très simple : nous faire échouer une mission aussi banale en plus de tuer une innocente. A mes yeux, un échec d’une mission d’une catégorie B ne me dérangeait que moyennement. Certes avant tout je pense toujours au succès, mais quand bien même nous étions hommes avant tout et l’erreur est humaine. Pour ce qui est du cas du Mizukage, rentrer au village avec un bilan négatif noircirait sa réputation plus que tout. Après tout, il était un puissant ninja expérimenté, ce genre de scène avait peut-être du se produire dans sa vie. Mais de toute évidence, je ne faisais que du blabla inutile étant donné que c’était impossible que nous nous fassions avoir par une bande de malfrats aussi ridicules.

C’était à présent le moment fatidique, nous étions obligés d’en découdre tout de suite. Mon camarade devait surement avoir un plan, il y en avait toujours même dans les pires situations. Quoi qu’il en soit, ma confiance en lui était suffisamment grande pour que je ne redoute le pire. D’un geste lent et informateur, il déposa son sabre puis déposa son regard sur le mien, tout en ignorant notre assaillant. Il louchait. Comme une sorte de signal qui voulait placer en moi toutes les intentions du Mizukage. Je devais agir et conclure par moi-même, chose dont je n’étais pas habitué lorsqu’un plus haut gradé me servait de partenaire. Mais il fallait une première fois à tout. J’observai sa lame qui se mit soudainement à grandir à très grande vitesse jusqu’à atteindre l’épaule du ravisseur. Vite ! C’était le moment, c’était à cet instant précis que j’intervenais !

Attraper mon sabre pour l’achever aurait été très long et aurait surement suscité la mort de la fille, ce que je ne voulais pour rien au monde. Il fallait que je m’en tienne à mes talents au corps à corps, sans l’utilisation d’une quelconque arme. Le moment fut très court, peut-être une voire deux secondes. C’était suffisant. Je m’élançai en direction de notre ultime ennemi à une vitesse folle, émettant un cri dont le son augmenta petit à petit jusqu’à atteindre son maximum au moment où mon poing droit s’écrasa sur la figure du malfrat, complètement sonné. Je me plaçais à présent devant la fille pour qu’il ne puisse l’atteindre. Le criminel reprit ses esprits quelques secondes après, me menaçant de son ridicule couteau. Il me suffit d’attendre un assaut de sa part pour le désarmer, puis l’assommer sous mes coups. Mission accomplie.

« Vous n’avez rien ? Non ? Et bien nous pouvons y aller. »

A vrai dire, qu’elle ait quelque chose ou pas, là n’était pas mon problème. Il fallait juste que je la rende en vie à son père avare. Un ridicule homme qui allait jusqu’à sacrifier sa fille pour de futiles économies. Que voulez-vous, le monde arbore d’être frappés par la stupidité. Nous firent donc marche arrière afin de revenir vers le manoir, accompagné de mon partenaire de mission qui avait fait un excellent travail. Au final, ce n’était pas si compliqué que ça, il fallait juste savoir agir efficacement.

Lorsque nous arrivèrent le père nous attendit à l’entrée de sa demeure, heureux de voir sa fille de retour. Notre travail avait payé, l’homme vint nous remercier avant de s’eclipser avec son enfant. Quant à nous, il était aussi temps de rentrer au bercail, chose que nous fîmes assez rapidement.

« Bon, je vais faire un rapport de notre mission, à une prochaine fois ! »
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Le Lutin et le Sabreur [B - Gin] Empty

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