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 Sake ? (PV Tama No Aisu / Azuko)

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Nukenin
Asshu Kaderik
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Message(#) Sujet: Sake ? (PV Tama No Aisu / Azuko) Sake ? (PV Tama No Aisu / Azuko) EmptyDim 30 Déc 2012 - 18:21

Les bars. Les Lieux où les nobles se mélangent au petit peuple. L'un des rares endroits où tout le monde est égaux. Ce soir là, je m'y trouvais. Au milieu des courbés et des indigents pour apprécier le Sake, la chanson et la bonne compagnie des femmes de mon pays. Propre et bien tenu et surtout tout ce qu'il y'avait de traditionnel. Comme j'aime. Cependant on ne s'entendait pas vraiment. L'un criait "à boire", l'autre pleurait sur son sort et la dernière répondait "un instant". Le genre d'ambiance qui aide à rompre avec la monotonie de la vie. Que faisais-je en ce lieu ? Je pensais et buvais comme tout le monde. Seul à ma table. Car pour ce soir la compagnie d'une fille aimable ne me faisait pas envie. Toujours le même problème. Toujours la même quête et les même questions. Les révélations du Kumojin ne m'avait pas entièrement comblé. C'est donc dans l'alcool que je cherchais mes réponses ce soir sans me soucier de qui que ce soit. L'alcool ouvrait des portes normalement inaccessible. Sans redondance et sans nécessité de concentration. Il n'y avait qu'à se laisser aller. Laisser son esprit vagabonder vers les réponses attendu. Je croyais en mon étoile. Je savais qu'un jour les réponses me tomberaient du ciel. Et enfin je découvrirais pourquoi ces questions me troublaient tant. Verre après verre je pensais, analysais, scrutait et songeais... Comme un enfant perdu dans une forêt. Cinglé par la froid et dévoré par les ténèbres. Chaque petit bruit éveillant de nouvelles frayeurs. Ni ma tenu de samuraï, ni mon visage tendre ne m'avait attiré de m'ennuie. Les problèmes ne faisaient pas partis de ma vie. Pourtant je sentais que quelque chose clochait. Que je devais comprendre d'où me venait ses visions. Pourquoi les moines du château étaient si inquiet...
La Scène qui était jusque là vide se remplit. Une femme au piano. Une autre face à la salle. Une chanson... Cela ferait peut-être taire les soudards, encore fallait-il que cette chanson soit belle. Et voici que la voix d'une magnifique jeune femme retentit. Comme par un maléfice, elle étreignit tout le bruit autour d'elle. La salle se tue. Tous, pendu à ses lèvres et sa beauté, moi les fermés le verre à la main emporté par le chant. Une remise en mémoire de ce que j'avais vu... De ce que je ne pouvais comprendre.



Flash back
Rencontre avec Saya Pendant la guerre Clanique de Mizu No Kuni...
Je me nomme Saya. Fille d'un éleveur de loup. Nous habitons mon père et moi juste au dessus de la forêt de la brume, un endroit difficile mais prompt à l'élevage de ces bêtes féroces que nous dressons, les loups.
Je ne suis qu'une paysanne, vie simple, statut simple et physique simple. Mais durant ces quatre dernières semaines ma vie prit un étrange chemin par la rencontre d'un homme étrange. Qui portait l'odeur du sang, et avait la voix douce comme un enfant.
Je marchais sur la descente d'une colline sous un soleil de plombs. Je devais préparer l'enclos prévu au sevrage qui se trouvait en bas de cette colline. Malgré le soleil à son zénith j'aperçus dans les altérations de la chaleur un homme, j'avais du mal à le discerner, avançant aussi lentement qu'un buffle au pas. Il tanguait comme un bateau manoeuvré par les vagues. Les yeux à moitié fermés et son visage comme son corps étaient couverts de bleu et d'écorchures plus ou moins graves. Je m'approchais curieuse de lui jusqu'à arriver à une distance de sécurité raisonnable.

  • -Vous allez bien ? lui ai-je dit hésitante.

Il releva la tête lentement ainsi que son buste qui était au début affaissé. Je découvris même si j'ai honte de le dire un si beau visage que j'en rougis. Malgré ses blessures, son regard fut ce qui m'a le plus troublé. Des yeux à la fois d'une douceur incroyable brisé par un regard froids et mélancolique. Un regard sondeur et pénétrant, quasiment hypnotique. On aurait pensé que tous les paradoxes se trouvaient dans ses yeux. J'y voyais la haine mélangée à l'amour, la colère mélangée à la sagesse, la peur au courage, comme si chaque émotions présentes étaient entravées par son inverse et vis-versa. Malgré ma gêne occasionnée par sa beauté je répétais ma question une nouvelle fois en évitant son regard.
  • -Vous êtes blessé vous savez ?

Il me fit un sourire en coin malsain pour orner les traits fins de son visage puis s'écroula au sol devant moi dans la poussière soulevée par l'impact de sa chute.
Je ne pouvais le laisser ainsi. Je pris sur moi de l'emmener chez mon père qui même après avoir rouspété parce que c'était un vagabond, a finit par me céder comme toujours. Que cet humain m'a paru étrange bien que je n'en eus jamais vu d'autre que mon père, ces petites oreilles pointu et ce regard, il était si différent. Je veillais deux jours durant. Parfois il parlait dans son sommeil. Mais je ne comprenais rien car il parlait une langue qui m'était inconnue. Ses nuits étaient très agitées et mon père du à un moment l'attacher au lit car cela devenait dangereux pour lui même. Il suppliait on ne sait qui ou quoi d'arrêter. Il pleurait, semblant hanté par un passé tumultueux.

Son réveil fut encore plus troublant que toutes les choses précédentes. Ses yeux se rouvrirent d'un coup, brillants d'une fureur que je ne pouvais mesurer et un grognement, que dis-je, un rugissement de colère retentit dans tout le domaine de mon père. C'était lui, qui rugissait ainsi, je portai ma main à la bouche ne sachant quoi faire, tétanisée tandis que mon père pénétra dans la pièce et me pris dans ses bras pour me protéger. L'hommr déchira les lanières qui le gardaient prisonnier et bondit comme un chat enragé sur nous, comme si nous étions ses proies.

  • -Qui êtes vous ?! nous a-t-il crié d'une voix roque
    -Ceux qui t'ont sauvé ! lui répondais-je de la même intonation.

Il porta la main à sa tête l'air surpris. Il nous regarda un long moment sans savoir que dire. Et retourna s'asseoir sur le lit quand sa fureur se consuma d'elle même.
  • -Fou que tu es, sort d'ici tout de suite ! Hurla mon père a l'homme qui le regarda l'air abattu.
    -NON ! criai-je à mon tour. Il n'est pas encore rétabli.

Cela fait deux semaines qu'il vit parmi nous maintenant. Mon père a perdu sa méfiance car il nous aide comme il peut dans nos taches et se montre plus que gentil avec moi en particulier. Il me fait un peu peur mais d'un côté cet air fier et sur de lui, tout ce qu'il est, a quelque chose d'attirant. Alors que nous donnions de la viande aux loups lui qui n'était pas bavard voire quasiment muet m'adressa enfin la parole.
  • -Ce sont vraiment des animaux magnifiques...
    -Oui, leurs noblesses et leurs courages font leurs réputations.

Il en fixa un en particulier, celui que mon père ne parvenait pas à dresser. Il était mis à l'écart des autres car il cherchait sans cesse à prendre le dessus sur la meute.
  • -Celui-ci est le meilleur de tous.
    -Pourquoi ça ?
    -Parce qu'il considère sa liberté et son honneur plus important que tout...

Il parlait en même temps qu'il fixait dans les yeux ce loup. Je ne puis le croire, mais ils semblaient se parler tous les deux, ce fut l'un des rares instants qui restera gravé dans ma mémoire.
C'est à ce moment que je connu enfin son nom.

  • -Je me nomme ********. Dit-il aussi simplement qu'il pouvait le dire et moi ne sachant pas si il s'adressait au loup ou à moi.
    -Je suis enchanté ******. répondais-je timidement.

Vint enfin le visage ensanglanté d'un homme qui pourtant souriait à la bête qui lui faisait face. Deux puissances à l'affut qui s'affrontait par un concours de circonstance. Au nom de la douleur et de la noblesse. Au nom de la paix et de l'amour. Le sacrifice des yeux rouge vont conduire à plus de malheur encore. Car née de l'horreur, même pour la paix ils n'auront pu apporter que le malheur...

Une présence m'ouvrit les yeux. La chanson était finit. Et l'homme qui se tenait devant moi m'était familier. Par quel magie je l'ignorais. Je ne parlais pas. Lui non plus. Nous nous regardions simplement. Mon visage doux et les yeux tendre lui firent tout dont de leur luminescences. Puis, je levais la main vers la bouteille de Sake. Je la poussais vers lui. Machinalement, comme ça, pour rien, par envie et instinct...

  • -Sake ?


Dernière édition par Narukami Seigen le Lun 31 Déc 2012 - 19:50, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Sake ? (PV Tama No Aisu / Azuko) Sake ? (PV Tama No Aisu / Azuko) EmptyLun 31 Déc 2012 - 18:56

Tetsu no Kuni, à chaque fois que je remets les pieds dans ce pays des souvenirs me remonte à la surface, ceux de ma mère en particulier et ceux de mon père, mais ceux-ci sont moins haineux et virulents qu’ils ne l’étaient quand j’arpentais encore les rues du village de la foudre. Ma vengeance assouvie, j’ai eu comme le sentiment d’un grand vide intérieur, c’est peut-être à ce moment aussi que j’ai eu l’une des périodes des plus troubles de mon existence, que je me suis petit à petit profondément laissée tombé. Mais Tetsu ce n’est pas non plus que des souvenirs qui m’alourdissent le cœur, non, c’est aussi la rencontre avec une autre culture, que j’ai pendant une période presque embrassée, celle des samouraïs, qui s’est aussi soldée par l’obtention de ces amis à quatre pattes qui rythment désormais ma vie de shinobi : le Kuchiyose des rats.
D’ailleurs en parlant d’eux, je sens shinichi qui remonte le long de ma manche, allant, se poser sur mon col et qui vient me chatouiller le coup avec ses petites moustaches. Un léger sourire vient éclaircir mon visage sentant ce petit rongeur se blottir contre moi, balancé par le mouvement de mes pas. Je marche calmement vers une auberge, lieu où se trouve l’un des membres du Reidan. En ce jour je ne porte pas mon masque, non, je n’ai même pas pris le soin d’attacher mes cheveux. Le seul signe qui peut me relier à l’Azuko que tous connaissent, c’est mon wakizachi, qui est fermement attaché au niveau de ma ceinture, dans son fourreau d’origine.

Je passe le pas de la porte du bar et à ce moment-là j’arrive dans une toute autre ambiance, bien plus chaleureuse et vivante que l’extérieur froid et mort de la bâtisse. Des tables placées de manière anarchiques dans une salle surélevée sur une estrade, tout autour se trouvent des individus plus ou moins éméchés, avec un air plus ou moins frais, qui tentent plus ou moins de s’amuser comme ils peuvent. Sur les tables, des verres de saké côtoient des pintes de bières à peine vidée, et le tout sur une surface humide et collante à cause de l’alcool renversé. Partout on se bouscule, le personnel féminin se voit de manière continue gratifiée, de caresses, mains aux culs, ou autres baisés volés, auxquels elles ne prêtent même plus attention de par l’habitude qu’elles ont face à ce genre de « récompense ».
Je me faufile ainsi, à la recherche du dit membre, scrutant l moindre forme familière, n’hésitant pas à donner des coups de cude de temps à autres pour avancer, alors que l’on me fait des avances des plus « fines ». Finalement je remarque sa présence, assis à une table, face à un homme à l’allure altière et aux vêtements bien plus raffinés que la plupart des gens qui trainent par terre, ivres mort.
Je m’approche ainsi de leur table, et une fois à niveau d’Aisu, je pose ma main sur son épaule et dis :

-Je te cherchais !

Puis je regarde l’homme face auquel il est assis, et remarque alors la présence d’un signe qui ne trompe pas quand à son rang et sa condition sociale. En effets en plus des vêtements, il porte un petit bushido sur lui mais aussi un katana de facture bien plus noble que ceux portés par les shinobis qui ne connaissent rien aux us et coutumes de cette caste noble. Je me permets alors de dire juste après une courbette de politesse :

-Excusez mon interruption maitre samouraï, je me permets d’intervenir car j’aimerais discuter avec votre interlocuteur. Cependant si vous préférez que je vous laisse finir, alors j’aimerais, si vous acceptez, me joindre à votre conversation, car cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu le plaisir de discuter avec un homme d’honneur tel que vous…




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