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 Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin]

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Ryūzoji Yoru
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Message(#) Sujet: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptySam 15 Déc 2012 - 14:50

C'était au cours d'une des fraiches matinées qu'offrait Kiri que Yoru s'était levé. En cette belle journée, le Ryûzoji avait pris un jour de congé pour prendre du repos. Il avait enchainé les réunions avec l'administration de Kiri, les entretiens avec des personnages importants de la cité. La semaine précédente, il avait accompli une mission en solitaire de difficulté suffisante pour nécessiter un repos bien mérité. Ce repos, Yoru ne put l'avoir qu'aujourd'hui. Il s'était ainsi levé deux heures plus tard qu'habituellement. L'éborgné avait pour cette journée un projet en tête. Cela faisait longtemps qu'il avait cette idée, et qu'il ne pouvait l'accomplir du fait de son intense travail. Mais à présent, il était en mesure de le faire. Mieux encore, il avait hâte d'y être. Il s'habilla alors en vitesse, alla boire rapidement son café, et quelques gâteaux, et se débarbouilla le visage avant de filer en ville. Comme chaque été à Kiri, la foule était présente. Aussi, en bon shinobi, le borgne tâcha de passer par les toits. Pour les plus agiles des hommes, cette voie était bien plus pratique que les routes bondées de monde. En outre, la vue était bien plus agréable dans les cimes de la cité que dans la mer de chair. Yoru appréciait ce panorama: la brume enrobait la ville d'un doux manteau lactescent, tandis que le Soleil perçait doucement à travers ce brouillard pour apporter chaleur et douceur aux contrées. Au loin, quelques monts bordaient l'océan. Ils étaient ceinturés en leur sommet d'une auréole de cirrus, tandis que la distance ainsi que l'océan à leur portée les teintait d'un bleu apaisant à la vue.

Quelques minutes plus tard, le Ryûzoji s'engouffra davantage dans le centre de Kiri. Plus il avançait, et plus le vacarme de la population lui montait aux oreilles. Autrefois, à l'époque où il n'était qu'un Genin, c'était difficile à supporter, il faut avouer. Yoru réfléchissait à plusieurs fois avant de s'aventurer dans les quartiers animés du village, tant l'agitation de l'opulente plèbe lui brisait les tympans. Dorénavant, en bon Kirijin, ce bruit lui était des plus communs, et ne l'affectait plus. C'était comme si le cri d'agonie de ses adversaires équivalait à la cacophonie citoyenne. Habitué à la symphonie assourdissante de ses crises de folie, Yoru n'avait effectivement plus rien à craindre. Et ce fut dans le bruit que le Tyran de Kiri posa pied à terre. Devant lui se dessinait les contours d'une bâtisse peu prisée des shinobis du coin: la bibliothèque de Kiri. Refuge des littéraires et des étudiants, ce havre de connaissance attirait aujourd'hui l'intérêt du borgne.

En effet, le Régent recherchait quelques histoires d'autres temps à propos de monstres, de mythes effrayants. Non pas quelques contes pour faire peur aux enfants, mais bien l’œuvre d'une plume experte, détaillant l'horreur, et faisant émerger la confusion comme la chair de poule à même la peau. Il descendit ainsi l'escalier de l'entrée, pour arriver sur le rez-de-chaussée, plus bas que le sol des rues. L'ambiance était digne de celle d'un monastère: un profond silence occupait les lieux. Rares étaient ceux qui défiaient l'autorité du mutisme, sous peine de devoir sortir ou au moins de subir le courroux de la vieille gérante de l'étage. C'était une mégère à la toison grisonnante, portant des lunettes pour combler son hypermétropie. Sa peau, parcourue de rides laides, témoignait de son expérience sur le terrain. En somme, il s'agissait d'une personne à éviter pour Yoru. Impulsif, fou et surtout violent qu'il était, il risquerait de s'attirer des ennuis si sa colère s'abattait sur cette femme. Au lieu de ça, il se contenta ainsi de se diriger sur un rayon assez conséquent. Son objectif était d'absorber autant de connaissances, telle une éponge, afin de nourrir son imagination. Le Genjutsu était le seul art qui nécessitait réellement de l'imagination. Tandis que les autres arts nécessitaient de la technique, de l'application, l'art des illusions lui tendait vers une perfection de l'horreur, selon si l'on cherchait à reproduire la réalité ou non. Bien que Yoru, du fait de son delirium tremens, regorge d'idées pour torturer ses adversaires, l'idée de s'inspirer d'écrits anciens lui paraissait être intéressante.

C'est alors qu'entre deux recherches, le regard mutilé du borgne croisa celui d'un individu particulier. Un chakra plutôt puissant exhalait de son être, tandis qu'une prestance se dégageait de son corps. Mieux, il partageait la même œillade que lui: un cache-oeil couvrait l'un de ses yeux. Fier d'être en présence d'un collègue cyclope, il se leva, et l'interpela entre deux étagères son homologue éborgné. Il chuchota de son mieux, afin de ne pas se faire remarquer par autrui.
❖ Moi qui pensait que y'avait que les rats à lunettes qui venaient ici… ça fait plaisir de voir un collègue borgne. Les autres à côté semblent pas vouloir nous balancer à la vieille d'ailleurs… comme quoi, au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi, héhé.
Fier de cet adage, qui résumait en somme la preuve de son autorité dans un monde affecté par la cécité du fait d'un frimas permanent, le borgne regarda aux alentours. Personne encore une fois qui désirait ostraciser le reître follet ainsi que l'inconnu à l'unique pupille. Peut-être du fait des motifs du bouquin que le Ryûzoji tenait en étau entre son avant-bras et son torse. En effet, un visage inhumain était dessiné sur la couverture du livre. Des couleurs sanguinaires, peu agréables pour l’œil, accentués par un tracé brutal, illustrant l'horreur et la démence du démon peint aux côtés du faciès du Lutin Fou…
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptySam 15 Déc 2012 - 19:19

De minces rayons filtraient à travers les persiennes de notre chambre. Leur douce chaleur parvint à mon corps à moitié nu, illuminant par la même occasion les cheveux roses de la beauté qui reposait sur mon torse. Nous étions aux prémices de l’aube, pourtant, l’envie d’entamer la journée était omniprésente. Me dégageant de la fillette après avoir glissé un baiser passé inaperçu sur son front, je me dirigeais vers la douche de l’étage d’en bas. Je ne voulais à aucun prix réveiller ma dulcinée. En à peine une vingtaine de minutes, j’étais prompt à sortir. J’enfilais ma veste d’un geste lent, tout en nouant mon bandeau à mon poignet. Je pris la dernière gorgée de café avant de refermer la porte de la maison derrière moi.

Après ce rituel habituel, je traversais le quartier Jisetsu encore vide. On disait que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Je comprends pourquoi les matriarches de mon clan ne savent toujours pas comment aller dans le futur. Depuis Gabushi, aucun Jisetsu digne de ce nom n’avait marqué l’histoire. Et je n’étais pas vraiment l’homme le plus prompt à le faire. Marquer l’histoire de Kiri de mes empreintes, ça ne m’intéresse pas vraiment. Je suis un homme discret qui cherche l’avancée scientifique par-dessus tout. Peu à peu, la lumière tendre se faisait plus intense. La journée commençait, et dehors, la foule se constituait, peu à peu devenait plus imposante pour enfin devenir un vrai capharnaüm. Moi qui avait voulu sortir tôt pour ne pas faire face à cette troupe de plébéiens moutonneux, il me fallait revoir mon horaire.

Traversant cette foule presque en courant, je continuais mon trajet vers ma destination. La bibliothèque de Kiri. Moi qui voulait échapper aux quidams qui jonchaient les rues, j’allais me retrouver au milieu d’une bande de pseudo-lumières binoclards. Ce que l’on appelait communément des rats de bibliothèque. Bien sûr, ces rongeurs se comptaient sur les doigts d’une main dans une nation aussi sanglante que Kiri. Nos junins préfèrent l’entraînement assidu qu’aux épreuves mentales. Je pénétrais dans l’enceinte où régnait un calme digne d’un enterrement. Je connaissais bien cet endroit, et pour cause, je connaissais déjà presque par cœur tous les documents importants de ce havre du savoir. Les théorèmes de math, les bibelots relatant l’histoire passée des clans importants de Kiri et même quelques œuvres littéraires venant de la main de plumes bien connues.

Mais aujourd’hui, ce qui m’intéressait, c’était la « psychologie ». Où du moins, un symptôme en particulier, la folie. Qui sait, peut être pourrais-je par une quelconque méthode incorporer ce néfaste effet à l’un de mes poisons. Et puis, cela m’intéressait, en général, en tant que trouble. A peine avais-je mis le doigt sur le livre en question, tandis que mon doigt se baladait entre deux étagères, que j’avais remarqué un chakra important dans la pièce. Un des chakras les plus importants que j’avais senti tout le long de ma carrière de senseur. Et j’en avais vu défiler, des traces de chakra, hein. Mais celui-ci les dépassait de loin. Et à Kiri, je pense que seulement deux personnes peuvent jouir de ce niveau phénoménale de chakra : Kitase Shinichi, et le régent de Kiri, un certain Ryûzoji Yoru. C’est alors qu’en me retournant, je reconnus vaguement ce dernier. Moi qui ne l’avait vu que vaguement lors de quelques uns de ses discours, voilà qu’il me faisait face. Légèrement mieux bâti que moi, il jouissait d’une musculature bien présente, une chevelure blonde et des yeux d’azur. Mais ce qui attirait plus l’attention, c’était son cache-œil. En effet, nous partagions un point commun, et ses paroles me le confirmerent. Les premiers contacts furent sympathiques, et je ne pu m’empêcher de répondre en chuchotant de la même manière que lui :

- Votre adage me plait fort bien, mais...

Je détachais mon cache-œil, révèlent mon œil complètement mutilé. Six cicatrises l’avaient fauchées, celles que m’avait administré Kyoku Ryûji... J’ouvris difficilement mes paupières, laissant apparaître mon globe légèrement désaxé, puis, je souriais en remettant mon cache-œil :

- Il se trouve qu’ici vous ne soyez qu’un prince.

Je glissais un petit rire pour détendre l’atmosphère, puis, serrant la poigne de mon homologue borgne, je me présentais :

- Jisetsu Xaldin, ravi de faire votre connaissance, cher Régent. Que diriez vous de nous asseoir dans un coin légèrement plus retranché pour discuter à notre aise entre collègues borgnes ? Car je pense que les « autres » ne vont pas tarder à nous balancer, maintenant.

En effet, la poignée de personnes présente dans la salle me fusillait du regard, sans pour autant prononcer un mot. C’est pourquoi nous primes place dans un coin totalement désert de la bâtisse. Ouvrant mon livre, je le feuilletais machinalement, en activant mon Kinnegan afin de prendre note, regardant la couverture du livre qu’avait choisi l’homme, me contentant de prononcer un simple :

- Bon choix, si je puis dire.



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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMer 19 Déc 2012 - 15:14

Quelle joie de rencontrer un confrère borgne ! Jamais Yoru n'avait éprouvé autant d'euphorie en faisant la connaissance d'un shinobi qui lui était inconnu ! Il fallait avouer qu'en même temps, les cyclopes ne courraient pas les rues… Au contraire, en général, les mutilés étaient plutôt méprisés par les Kirijins. Dans une nation prônant la puissance, ceux dont le corps était affaibli du fait d'une perte étaient considérés comme des faibles. Yoru avait eu la chance de passer entre les mailles du filet: sa détermination lui avait permis de se hisser dans les hautes sphères de la société de Kiri, au point d'en tirer partiellement les ficelles. Toutefois, bien que sa grande volonté l'eut poussé à s'améliorer, il n'en restait pas moins l'objet de nombreux coups d’œil voulant faire état de la monophtalmie du Ryûzoji… De fait, le Régulus s'interrogeait: qu'en était-il de ce dénommé Xaldin ? Dans quelle catégorie était-il ? Celles des parias, des craints, ou bien des scrutés ? Au vu de sa formidable énergie qu'il dégageait avec prestance, il n'y avait aucun doute: lui aussi était comme le manieur de Futton. Un point qui les rapprochait davantage.

Mieux que des faits, des paroles. Si tôt l'adage faisant des éborgnés maîtres des empires de non-voyants évoqué que le Jisetsu s'empressa d'y répondre. Le Kirijin fut surpris de constater l'état de l’œil mutilé de Xaldin. Si du côté du Ryûzoji, il n'y avait plus qu'un lambeau de peau égratigné et désagréable à observer, la perle organique du Jônin lui était salement amochée. Six plaies tailladaient le globe oculaire du quidam, le condamnant à réduire sa vue de façon considérable. Qui plus est, la blessure semblait récente, contrairement à celle du Lutin Fou qui commençait à prendre de l'âge d'année en année. La remarque du Jisetsu à l'égard des propos de Yoru ne firent qu'accompagner son ris de celui du Régent. Appréciant le sens de l'humour de son comparse éborgné, ce fut d'une virile poignée de main qu'il fit les présentations avec ce jeune homme. Au même moment, l'agitation se sentait dans les alentours, et le possesseur du Kinnegan proposa au pseudo-Mizukage de partir dans un endroit plus propice à la conversation. L'oblat belliqueux accepta en silence, et suivit son camarade à une table déserte. La foule y était absente, d'autant plus que de nombreuses étagères massives et épaisses les entouraient, comme autant de protections pour les dissimuler aux yeux des balances. Yoru s'installa alors tranquillement, posant devant lui sur la table le livre qu'il avait pris. Au même moment, le susnommé Xaldin fut usage de sa pupille d'ambre pour faire la lecture de l'ouvrage de son choix. Son livre était consacré à l'étude des comportements de personnes atteintes de troubles mentaux, tels que la démence, les manies, les phobies, etc. Le kobold à l'unique pupille céruléenne l'observa, et voyant qu'il fit l'éloge de son livre, s'attarda à lui répondre.
❖ Merci bien. Je vous retourne le compliment: il est toujours intéressant d'étudier ce qui nous constitue au plus profond de nous, dans ce que le scalpel ou les appareils ne peuvent affecter. Mais comment dire… s'atteler à l'examen du comportement de l'individu à travers la lecture d'ouvrages est assez superficiel. La théorie ne couvre pas tout, et peut manquer de vigueur. Certains essaient par ailleurs de quantifier l'âme, de la disséquer… un jour, Xaldin-san, je vous emmènerai à l'asile de Kiri. Là-bas, vous verrez vraiment ce qu'est la Démence. L'expérience et l'observation sont les meilleurs outils du scientifique, soyez-en sûr.
Il se retint de rire. Lui, Lutin Fou, voulait faire visiter à un zig la clinique psychiatrique de sa cité, compilant les cas les plus extrêmes. Il voulait l'emmener à la recherche de la Folie, alors qu'il l'avait devant ses yeux ! Qui plus est, le shinobi parlait comme s'il avait la fibre de la science en lui. Seul ses origines aristocratiques justifiaient son parler altier: jamais le ninja n'avait pris la peine de s'intéresser aux sciences. Et alors que le silence commença à vouloir prendre le dessus, Yoru reprit l'offensive: après tout, s'ils avaient pris la peine de se mettre dans un quoi à part, ce n'était pas pour faire comme les autres !
❖ Autrement… vous venez souvent ici ? Je trouve que cet endroit manque pas mal de vie, avec toutes ces étagères, et ce silence pesant.
Cet endroit lui rappelait étrangement son palais. Une ambiance morose, où le travail primait sur le dynamisme. Son bureau plus particulièrement. Pire qu'une cellule de prison, Yoru était étouffé entre quatre murs, condamné à vivre seul avec pour seul allié une pile entière de feuilles blanches au toucher algide…
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyVen 21 Déc 2012 - 15:45

En effet, la couverture du livre qu’avait choisi le Régent paraissait du moins... Intrigante. En effet, le livre comprenait des motifs du moins originaux. Un visage tellement déformé qu’il semblait inhumain, complètement métamorphosé par l’expression d’horreur qui le consumait, et quelques teintes qui viraient au pourpre se dessinaient, grossièrement, ici et là. Quel genre de recherches pourrait-il effectuer avec ce livre ? Ne m’attardant pas plus sur la façade du livre qui paraissait du moins horrifiant, je retournais à mes recherches. Mon dôjutsu mémoire activé, je feuilletais frénétiquement les pages légèrement vieillies, tandis que mon kinnegan prenait des notes par automatisme. Le dénommé Yoru rompit le silence qui commençait à planer sur notre table, répondant à mon précédant compliment, tout en faisant de même. Le pseudo Mizukage avait l’air d’être une personne cultivée, digne du rang qu’il occupait. J’étais bien loin du préjugé que j’avais, voyant en lui un homme sanguinaire et barbare, un homme qui avait abattu froidement un Kumojin pour montrer la puissance du nouveau Kiri.

En effet, les paroles du régent étaient logiques et tout a fait juste. Rien ne vaut une partie pratique, concrète, qu’une partie théorique, superficielle. L’éborgné enchaîna en me disant qu’un jour, il me ferait visiter l’asile de Kiri, ou logeaient quelques bons spécimens atteint de démence virulente. Et ainsi, il ajouta en dernier que l’expérience et l’observation étaient les meilleurs outils du scientifique. Ainsi donc, j’avais en face de moi un collègue borgne, mais aussi scientifique ? La rencontre ne faisait que devenir plus plaisante, je me demande bien quels autres points nous avions en commun. Acquiescent d’un léger hochement de tête pour montrer que j’étais en accord avec mon interlocuteur, je continuais à feuilleter mon livre, silencieusement. Il ne fallait pas m’en vouloir, quand on en venait aux recherches et aux sciences, je devenais aussi muet que les rats de bibliothèque qui « logeaient » ici, pour ainsi dire. Le régent relança alors la discussion, à ses propres moyens. Voyant que je n’étais pas vraiment bavard, et que ça tournait au non-respect envers mon interlocuteur, je me décidais à mettre de côté le livre, privilégiant la parlotte. Après tout, c’était apparemment une mine de savoir qui me faisait face, alors, je pourrais peut-être en apprendre autant que d’un livre, voir plus. L’éborgné me demanda si je venais souvent ici. Selon lui, l’endroit manquait un peu de vivant, de pétillant, et donnait une impression de morosité. C’était bien vrai, mais en même temps, étudier ou lire au milieu du carnaval de Rio de Janeiro n’était pas vraiment la plus brillante des idées.




  • Je viens assez souvent ici, en effet. Mais je passe relativement moins de temps que les autres à lire grâce à mon dôjutsu mémoire. Tenez, je suis déjà arrivé à la moitié de mon livre, quand au silence, on peut dire que je m’y suis habitué au fil du temps, je préfère ça que la foule qui me casse les tympans dehors, sans vouloir paraître hautain.

En effet, le livre qui était assez pesant et contenait bon nombre de pages semblait bien entamé, j’avais déjà mémorisé un bon bout, et j’imaginait déjà quelques poisons bien vicieux et virulents. Mais lui qui semblait s’être déjà penché sur le sujet, pourquoi ne pas lui demander...




  • Et vous, la folie, comment voyez vous ça ? Un état d’esprit, un symptôme ? Ou bien croyez vous qu’elle n’affecte pas les personnes de la même façon ? Je veux dire, les symptômes de ce trouble divergent suivant les cas, voir même les circonstances, je suppose.





Dernière édition par Jisetsu Xaldin le Sam 29 Déc 2012 - 0:17, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyLun 24 Déc 2012 - 17:09

En plus d'être comme le Shinku Obake, à savoir, un borgne au chakra imposant, Xaldin avait tout pour constituer un personnage intéressant. Son œillade sobre révélait une vaste forme de noergie de l'âme. Qui plus est, à travers ses paroles, il s'avérait que le quidam était doté d'un sens de l'humour plaisant aux yeux du cyclope blondin. Il pouvait en outre basculer d'une maigre plaisanterie à quelque discussion plus profonde. Pour Yoru, cette journée dans cette bibliothèque risquait fort d'être bien plus agréable que ce qui était prévu. Ainsi le Jisetsu tâcha de répondre avec la plus grande politesse au Régent qu'il venait fréquemment ici. Une étrange situation affectait alors le Ryûzoji: est-ce que ce zig au sang bleu employait le vouvoiement par politesse car il respectait son supérieur hiérarchique, ou bien car il avait été formé à des coutumes de junker ? Après tout, certains Jisetsu, alors considérés par la société comme d'augustes scientifiques, prenaient des airs de boyards. Pantomimant la caste des Samui, ils semblaient faire de leur pupille dorée une richesse suffisante pour prétendre au titre de noble.

Malgré tout, cette situation amusait l'oblat, lui-même issu d'une famille aristocrate. Au final, conserver la seconde personne du pluriel n'était pas un mal: au contraire, mieux qu'un médiocre retour aux sources, c'était là une preuve supplémentaire de l'attachement du Tyran de Kiri à ses frères d'armes. Et le tout, par le biais d'une simple conversation. Une conversation au cours de laquelle le Kirijin au Kinnegan avait lu à moitié son ouvrage… contrairement à Yoru qui n'avait pas vraiment commencé ! Dire que c'était pourtant le principal motif de sa venue dans ce lieu peu fréquenté par les shinobis de sa caste. Bien dommage pour l'Alérion, puisque son livre était une importante source d'inspirations pour ses futures illusions. Entre deux paroles, il se lança alors à l'assaut de la lecture et dévora quelques lignes. Elles comptaient le récit d'une créature hideuse, composée d'une masse informe et au regard formé de six cent mille yeux. Chaque fois que son regard portait sur un être vivant, c'était comme si des flammes venaient s'abattre lourdement sur l'observé. Un maléfice ardent, issu d'une capacité méphistophélique de la créature au nombre important d’œil. Mais la douleur que procurait ce feu oculaire était occulte, bien plus occulte qu'une simple flamme carbonisant la chair. Quiconque se dressait contre la soif insatiable de cette bête cosmique était assailli d'un feu étrange, brûlant sa mémoire. Ses souvenirs étaient calcinés, emportés dans un incendie impalpable. L'âme même perdait de sa substance… et le corps ne devenait plus qu'une coquille vide, alors en proie à la créature.

Les quelques lignes auxquelles le Ryûzoji eut accès décrivirent avec souffrance le sort de nombreux humains, innocents ou non, dévorés par la bestiole. La description qu'accordait le livre au monstre s'axait essentiellement sur son pouvoir capable d’annihiler l'esprit. Une faculté qui intéressait bien plus le Régent que celle de dévorer ses proies avec une horde de dents acérées… plus proche de l'illusion et de la Folie que jamais. Un thème que relança par ailleurs le possesseur de l'iris d'ambre, grâce auquel il put enregistrer ses lectures.
❖ Et vous, la folie, comment voyez vous ça ? Un état d’esprit, un symptôme ? Ou bien croyez vous qu’elle n’affecte pas les personnes de la même façon ? Je veux dire, les symptômes de ce trouble divergent suivant les cas, voir même les circonstances, je suppose.
Le Kobold paraphrénique esquissa un sourire. Xaldin évoquait un thème fort intéressant, qui méritait d'être étudié de plus près. C'était en même temps une composante essentielle de son existence. Sans elle, il ne saurait pas actuellement où il serait, ce qu'il ferait, en somme, qui il serait.
❖ En médecine, on appelle la démence ce que dans la société, on appelle folie. Pour certains, il s'agit d'une perte de conscience, d'une absence de l'esprit. Pour d'autres, il s'agit d'un dysfonctionnement de l'état conscient de la personne. Tout ses avis tendent malgré leurs divergences vers le même point: il s'agit d'un état, causé par des symptômes. Malheureusement, on ne peut pas décortiquer avec exactitude le contenu démentiel de chaque individu. Ce que je sais, en tout cas… c'est que la Folie, c'est la Confusion de l'Esprit. Le hasard décide à votre place, manipule votre cerveau, vos sens. Il peut aller jusqu'à exploiter vos souvenirs.
Il soupira, et fouilla dans sa poche. Son zippo était là, et dans l'autre poche de son pantalon était logé son paquet de cigarettes. Malheureusement, il ne pouvait avoir accès son échappatoire de tabac, car une affiche à l'entrée du bâtiment prohibait la consommation de tabac dans l'enceinte de l'établissement. Tant pis, son discours se poursuivrait sans quoi l'appuyer pour le détendre.
❖ Dans mon cas personnel, la Folie, c'est un parfait chaos sensitif. Chacun de mes sens est détraqué, altéré, amplifié ou atténué… pour créer autour de moi et en moi un univers totalement insoutenable. L'Enfer même est plus calme que ce que je vis, lorsque je suis dans cet état… cet état-là.
En guise de démonstration, d'exemple pour illustrer ses propos, le Fou Pourpre chargea sa dextre de chakra. Le Hakkyô no Shûwai, dans une version plus inoffensive, plus passive, tenait dans sa main. Le regard orienté vers le Jisetsu, Yoru lui fit comprendre qu'il devait se laisser faire en confiance. L'instant d'après, il délivra son venin, comme un vaccin, sur le shinobi, et lui fit sentir tout l'horreur de sa Folie. Le Genjutsu qu'il pouvait vivre était à l'image des crises de Yoru, en plus faible, moins douloureux, moins destructeur: seuls les sens étaient affectés dans ce quiproquo spirituel. Une demi-minute s'écoula, et dès lors qu'elles furent passées, l'Illusionniste retira sa dextre du front de son confrère éborgné. Il attendait ses impressions, son ressenti. Et cette attente s'accompagnait d'un espoir: celui de voir sa perception de la folie agrandie, comme une maturité démentielle atteinte.
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptySam 29 Déc 2012 - 1:25

En effet, il me semblait que mon comparse borgne avait une idée bien définie de la chose, peut être même qu’il avait poussé ses études psychologique à un très haut point, contrairement à moi qui ne m’était pas vraiment étudié le fonctionnement du cerveau de façon, approfondie. Mais maintenant, je réalisais que c’était une grave erreur, car cet organe constitue un vaste domaine de recherche, et une source de savoir et de puissance sans limite. A un tel point que moi, moi Jisetsu Xaldin en était venu à poser des questions, même si elle rentraient dans le cadre du débat, chose que je n’avais jamais faite auparavant. Cela montrait bien que le régent apparaissait pour moi un homme cultivé, digne de tenir une conversation avec quelqu’un de mon rang, et là, je ne parle pas du statut social des Jisetsus qui consiste en une pseudo noblesse irréelle, mais bien de ma connaissance, de ma propre existence, qui est quelque chose de formidable.

D’ailleurs, je me rappelais cette étrange rencontre que j’avais faite. Gekei Akishi, petit genin et élève du régent selon ses dires. Une petite crapule, mais une petite crapule bien prometteuse selon moi. En tout les cas, le Genin n’avait pas démérité en matière de non respect et d’anarchie, déclenchant une pseudo beuverie m’opposant à deux colosses bien saouls. Je les avais abattu bien facilement, mais cela m’avait pris une bonne poignée de minutes, car j’avais fait attention au matériel de la gargote ou m’avait emmené le zoomorphe, mais je n’étais pas parvenu à lui mettre le grappin dessus. Ah, si je l’avais attrapé ce jour là... Il aurait passé le plus mauvais moment de sa vie. Elève du régent ou pas, quand on est genin, on ne se permet pas de faire ce genre de bêtises. Attends juste que je te recroise, louveteau. L’envie de narrer au régent les méfaits de son élève me prenait violemment, mais je me retins, après tout, nous n’étions point là pour parler des potins du jour.

Maintenant plongé dans la lecture de son livre, le Ryûzoji détourna un instant son esprit du livre pour me répondre, ceci après avoir esquissé un fin sourire. Après sa tirade, je ne pu qu’être légèrement étonné. Je ne savais pas que Kiri regorgeait de personnes qui s’intéressaient aussi profondément aux sciences. Voilà donc un deuxième point commun entre moi et l’homme qui me faisait face. L’éborgné était apparemment lui aussi un grand féru des sciences, et son analyse était pertinente, une fois de plus. En parlant, l’homme me donnait à chaque fois une idée concrète du message qu’il voulait me faire passer. Malheureusement pour ce bled, cet infime pourcentage de personnes se trouvait écrasé sous la masse de plébéiens, et le symptôme de la bêtise se propageait maintenant jusqu’aux quartiers des Jisetsus, normalement connus pour être un vlan de scientifiques. Cependant subsistait un goût d’incompréhension à la dernière phrase du régent « la Folie, c'est la Confusion de l'Esprit. Le hasard décide à votre place, manipule votre cerveau, vos sens. Il peut aller jusqu'à exploiter vos souvenirs. »

Je n’avais pas compris cette partie. La folie pouvait décider des actions, et même exploiter les souvenirs selon lui. Sûrement que le sens de cette phrase était trop « mystique » pour que je le saisisse. A peine avais je finit cette réflexion intérieure que le gaillard soupira, fourrant sa main dans les poches de son pantalon, puis se résigna, avant de reprendre son discours, expliquant que dans son cas, la folie consistait en un chaos sensitif. Un monde ou la vue est brouillé, la chair continuellement brûlée, et l’ouie constamment détraquée, selon ce que j’avais compris. Mais, fait plus important, j’en apprenais un peu plus sur l’actuel dirigeant. Il était donc atteint de folie... Comme ci il voulait concrétiser ses dires par cette même pratique dont il m’avait parlé, l’homme chargea son dextre d’un chakra condensé, pourpre. Une quelconque illusion ? C’était la parfaite occasion qui se profilait devant moi, une opportunité de comprendre ce symptôme, de me lier à lui encore plus profondément, maintenant, on passait à la pratique. De plus, je me languissais de voir ce que le régent vivait lorsqu’il était atteint de démence, je pourrais comprendre ce que signifiait le mot « folie », pas en tant que signification sur le papier, mais bien en tant qu’expérience réelle. Alors, j’attendais patiemment le contact du genjutsu avec mon front, dont on pouvait percevoir quelques veines palpitantes, signe d’une légère excitation. Et puis finalement, tout changea...

Tout d’abord, ma vue se brouilla, puis repris forme, tandis que les traits continuaient à se déformer, tandis qu’une multitude de taches envahissaient ma vision. Pourpre, jaune, les couleurs criardes se précipitaient, me condamnaient à vivre un enfer. Mon ouie fine fût sûrement celle qui fût la plus maltraitée. Moi qui était déjà sensible aux cris des plébéiens dans la rue, voilà que les sons stridents et indéchiffrables se précipitaient dans ma tête, m’affectant au plus haut point, me faisant vivre un vrai enfer. Ma tête elle allait imploser, comme-ci un démon en avait pris le contrôle. Et puis, je revins lentement au présent, tandis que l’illusion se dissipait peu à peu. Concrètement, le genjutsu ne devait avoir duré que quelques minutes, pourtant, j’avais l’impression que la torture avait duré des heures. J’étais légèrement essoufflé et tremblotant. Mais maintenant, je voyais ce que voulait dire le mot folie, cette illusion perdurera à jamais dans mon conscient. Lègerement affaibli, et encore plus impressionné par l’homme qui me faisait face, je ne pu que dire :

  • Fascinant... Je vois ce qu’est la... Folie. Je vois ce que vous vivez, et je ne peux que féliciter votre entêtement et votre courage. Nul doute que je veillerais à retranscrire un semblant de cette folie dans un de mes poisons, même si la tache semble être ardue...



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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMar 1 Jan 2013 - 23:32

Hakkyô no Shûwai. Le plus magnanime parangon du Lutin Pourpre, selon lui-même. Au prix d'efforts incommensurables, le guerrier était parvenu à exploiter son mal, afin de le partager à ses adversaires. A présent, il n'était plus un cas isolé: il était un véritable vecteur de chancres mentaux. Il pouvait ainsi affecter l'ennemi d'un simple contact. Sa main revêtait alors l'aspect d'un membre maudit, corrompue d'une malédiction d'un quelconque démon. Ce n'était plus une triviale main, au pouce amovible, aux doigts doués de toucher. Il s'agissait là d'un instrument de torture, d'une théurgie somatique. Chaque phalange, chaque morceau de chair, de muscle de cette main portait en elle un chakra malsain, incroyablement vicieux. La Dextre du Lutin Fou, c'était un peu comme le Baiser de la Mort: un empirisme inoubliable, marqué dans la psyché par de multiples mutilations difficilement résorbables. Yoru était plus que fier de ce jutsu: il représentait énormément pour lui. C'était une partie de lui, un fragment de son pouvoir. Aujourd'hui le Régulus tenait à faire partager ce pouvoir à l'un de ses frères d'armes, et frère d’œil, afin de lui faire comprendre la notion de folie. Ainsi par le biais de son happelourde hagarde, il procura au Jisetsu la sensation la plus violente que son âme endurait par moments. L'espace d'un modique contact physique entre les deux borgnes, et voilà que le mal frappa Xaldin. Veillant attentivement à ce que son attaque soit inoffensive par la suite pour le scientifique au port altier, le djinn de brumaille semblait avoir réussi son coup en faisant comprendre son point de vue. Mieux, il avait transmis une façon de pensée, quelque chose de puissant et de persuasif, à travers le Genjutsu. Il n'y avait pas à dire, l'Art des Illusions était vraiment le mieux placé pour transmettre quelque chose, là où les autres arts n'étaient qu'une matérialisation pure et brute de la puissance de l'individu.

Suite à cette démonstration de lypémanie extrême, le pseudo-Mizukage put recueillir les quelques impressions de son allocutaire. Il fallait avouer que le briscard de démence était plutôt soucieux du commentaire de l'aristocrate à la pupille isabelle. Allait-il trouver cette utilisation des arts ninjas comme abusif et sauvage, ou bien trouverait-il cet "échange" de pensée instructif ? Le shinobi ne pouvait le savoir qu'en écoutant la réaction du susnommé Xaldin. Attentif, le Ryûzoji tendit l'oreille, tout en observant la couverture malsaine de son ouvrage.
❖ Fascinant… Je vois ce qu’est la… Folie. Je vois ce que vous vivez, et je ne peux que féliciter votre entêtement et votre courage. Nul doute que je veillerais à retranscrire un semblant de cette folie dans un de mes poisons, même si la tache semble être ardue...
Un sourire gagna le faciès du démon. Il était agréable de savoir que les œuvres d'un artiste étaient reconnues à leur juste valeur, et pouvaient être sources d'inspirations pour d'autres artistes. Mieux, pour Yoru, vouloir matérialiser la folie sous la forme d'un fluide véhément, c'était là un objectif bien intéressant. Le Ryûzoji, au cours de sa fascinante escalade d'entrainements, était parvenu, l'espace d'une technique, à réaliser cet exploit. Le Blindage de Folie, sublimé sous la langue auguste par la forme de Hakkyô no Sôkô, était le résultat de cette volonté de sentir l'impalpable. Une vapeur âpre, chargée d'un chakra portant un codage confus, celui de la paraphrénie. Un simple contact avec cette ardente vapeur suffisait à corrompre l'âme. Nulle magie, simplement un astucieux mélange de Ninjutsu et de Genjutsu. Et à présent, le dénommé Xaldin, grâce aux arts médicinaux ninjas voulait répéter l'expérience. Le manipulateur de vapeur admettait être ravi de pouvoir participer à la création d'une telle toxine.
❖ Ce projet, que de synthétiser la démence sous la forme d'un poison, me semble être prometteur. Toutefois, créer une toxine neurologique aux effets comparables à ceux de la folie ne serait-il pas difficile ? Je veux dire, la conception de ce poison risque d'être chronophage, d'autant plus que les effets ne seront peut-être pas ceux attendus. Après tout, il est de ces limites que la science ne peut dépasser. Elle peut comprendre, interpréter, et reproduire les mécanismes du corps, mais pas ceux de l'esprit. Toutefois, ton idée me semble intéressante, aussi je serai ravi de pouvoir t'aider davantage dans sa réalisation !
Un bruit de pas dérangea l’œillade du paladin. Quelqu'un approchait. Immédiatement, le ninja tourna la tête en direction du marcheur, et l'identifia. C'était un lecteur, à l'accoutrement distinctif des rongeurs de bibliothèque: des lunettes, culs de bouteille opaques, habillaient son visage, tandis que des vêtements désuets vieillissaient l'adulte boutonneux qu'il était. Un léger rire s'échappa d'entre les lippes du Ryûzoji, qui élabora une petite farce à l'égard de ceux qui osaient déranger sa discussion placée sous le signe de sa morbidité la plus violente.
❖ Regardez, et admirez, Xaldin-san. Vous allez voir la faiblesse d'esprit des gens de la plèbe.
Il se leva soudainement, avançant d'un pas léger en direction de l'inconnu. Son visage se voulait confiant, rassurant, comme pour retenir sa proie, lui retirer tout soupçon, tout doute, à l'égard du dirigeant sanguinaire qu'était Yoru. Une fois que les deux hommes furent à distance raisonnable, le Régent retira doucement son cache-oeil, laissant apparaître une surprise aux yeux cernés de verre du bibliothéquard. Le borgne cachait un Kinnegan, qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à l’œil valide du guerrier ! Deux iris flavescents, au centre desquels étaient inscrits un symbole exclusif au clan des Jisetsu.
❖ Ryûzoji-sama… !! Alors comme ça, vous êtes… un Jisetsu, en réalité ?!
Tout en se retenant de rire à gorge déployée, le locuteur hocha la tête de bas en haut en guise d'affirmation, et se décala de moitié, bras tendu vers Xaldin.
❖ Bien évidemment ! Tenez, voici mon cousin, Xaldin. Ce dernier pourra vous le confirmer, n'est-ce pas, cousin ?
Tandis qu'il comptait sur la complicité de son frère de monophtalmie, la foule commençait à se constituer autour du spectacle de foire. Yoru sentait que la farce allait prendre une ampleur inédite, riche en rire aux yeux des deux borgnes…
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptySam 5 Jan 2013 - 17:04

Je ressentais encore les effets de l’illusion, tremblotant légèrement. Et encore, le genjutsu dans lequel j’avais été plongé devait être une forme passive, innofensive, enfin, qui se voulait passive. Un truc qui ne devait pas laisser de sequelles à long terme, juste à illustrer cette folie, la faire vivre, faire croire en elle. Mais maintenant que j’avais en tête l’empreinte de cette démence, je commençais à combiner les solutions à combiner pour obtenir ce « poison ». Un mélange de concentré venimeux de plusieurs plantes hallucinogènes et quelques mélanges chimiques qui influaient eux aussi sur le cerveau et le système nerveux devraient faire l’affaire. J’avais tellement été affecté sur le moment cependant, que je n’ai pu m’empêcher de féliciter assidûment le régent, chose que je n’aurai jamais faite en temps normal. Ca montrait à quel point cette illusion était « réelle » . Je ressens toujours ces spasmes, oui.

Je stoppais mes agitations juste après que j’eusse terminé ma phrase. L’illusion s’était maintenant totalement dissipée, et je reprenais le contrôle total à nouveau. Le régent souris à ma remarque, tandis que je passais ma main à travers un portail, sortant une bouteille de saké et deux verres, avec pour but de me désaltérer. Et puis, l’alcool détends, délie la langue, pas que notre conversation soit fade, mais un peu de joie en plus, ça ne fait jamais de mal. Et ce breuvage était souvent un animateur de conversations, surtout entre gens civilisés, car consommé avec modération, le saké était la boisson parfaite pour détendre. J’ouvris donc la bouteille, me servant mon hôte de beuverie, puis moi même, tandis qu’il me donnait son point de vue sur la synthèse de ce poison, qu’il trouvait ardue.

  • Il est vrai qu’aucun poison ne sera capable d’égaler votre illusion à la perfection, mais il pourra sensiblement s’en rapprocher. Les réactions chimiques de plusieurs substances ou même certaines toxines que l’on trouve dans la nature peuvent donner naissance à des poisons pouvant corrompre les sens, et affecter le cerveau. Des poisons hallucinogènes. Je n’ai moi même jamais crée de poison semblable, cependant c’est pratique courante chez les Hayashi, les manieurs des plantes, ou encore certains eisenins.


En effet, je ne pourrais jamais retranscrire la perfection toutes les sensations que j’avais ressenti quelques minutes auparavant, mais je pouvais produire une substance toxique se rapprochant de cette illusion. Je portais le verre de saké à mes lèvres, lâchant un « A la notre, Aux borgnes » assez bas pour ne pas que l’on se fasse entendre. Cependant, tandis que je buvais, nous fûmes dérangés par les bruits de pas d’un quidam aux allures de rat de bibliothèque. Le bigleux aux allures de pré pubère été vêtu tel un plébéien, mais nul temps de s’attarder sur son accoutrement digne d’un mendiant, le Ryûzoji était déjà passé à l’action. Comme-ci il voulait le punir, ou bien se foutre de sa gueule, plus vulgairement, le comparse borgne se leva de son siège, se dirigeant vers le quidam qui lui faisait maintenant face. Il retira son cache œil, tandis que je comprenais ce qu’il voulait faire, sans même que je le vois, vu qu’il me faisait maintenant dos, et ceci en entendant la réaction du pseudo-rongeur. Le régent se faisait donc passer pour un détenteur de l’Iris dorée, sûrement en copiant le kinnegan grâce à sa maîtrise des illusions. Soit, jouons. Voilà que maintenant l’éborgné au mono globe azuré faisait appel à ma bonne humeur et ma complicité pour continuer sa petite farce. Tandis qu’autour de nous, la foule commençait à s’amasser, le Ryûzoji, m’appelant « cousin », me demanda de confirmer ses dires. Retenant un léger rictus et l’envie de rire de ces plèbes qui nous fixaient tel des poissons, je posais mon verre à présent vide sur la table, nullement gêné par tous ces regards qui nous concernaient, moi et le Ryûzoji. Je me contentais de me lever lentement à mon tour, activant ma pupille dorée, une vraie, pas une fausse pour ma part, j’avançais jusqu’à arriver au niveau de Yoru, puis dis normalement, comme ci tout ceci était clair et vrai.

  • Bien sûr, ne me dites pas que vous ne le saviez pas ?


La peuplade elle, continuait à affluer devant nous, tandis que je restais neutre, inexpressif, bien qu’au fond je me retenais de rire.



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Ryūzoji Yoru
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyJeu 17 Jan 2013 - 17:01

Qui dit Lutin, dit forcément farceur. Et Yoru ne manquait pas à la règle. En bon Shinku Obake, le Ryûzoji avait décidé de se jouer du premier quidam qui avait osé perturbé la conversation des deux éborgnés. Pour faire, l'oblat à la tignasse ambrée choisit de se servir de ses facultés en Genjutsu pour tromper les sens de sa victime. L'espace d'un regard, et voilà que l'ignare était pris aux pièges: désormais, Yoru était le marionnettiste, et l'anonyme son pantin. Avec la base d'une happelourde visuelle, et la subtilité de l'intimidation et de l’intuition, le Ryûzoji avait toutes les cartes en main pour se jouer de sa cible. A présent, son oeillade était totale: deux topazes sublimaient son faciès. Deux yeux dorées, pour une toison de teinte équivalente… l'alchimie était quasi-parfaite entre les deux. Toutefois, seule la marionnette était en mesure de percevoir cette erreur: le principe de l'illusion ne pouvait en effet n'affecter qu'une seule personne à la fois. C'était malgré tout assez suffisant pour le Lutin Fou.

Ainsi faussement possesseur de la pupille dorée des Jisetsu, le reître de la magie ninja se fit passer pour le cousin de Xaldin. Par chance, le shinobi au regard scarifié fut de nature coopérative: jouant le jeu qu'avait créé Yoru, il aborda son rôle de membre de la famille du Régent avec prestance. Ébahi devant une telle découverte - certainement plus impressionnante et vivante que celles qu'il eut pu lire dans ses bouquins - le regard de l'adolescent semblait en demander à en voir encore. Afin d'enfoncer le clou, le pseudo-Mizukage tâcha de faire bonne figure. De cette façon, cette démonstration de force profitait tant à son plaisir personnel qu'au Jisetsu, qui pouvait voir la réelle force du Shinku Obake. Ce n'était pas sa force, acquise sur le champ de bataille, ni d'autres facultés physiques. C'était bien son don illusoire qui rendait le manipulateur de vapeur dangereux. Avec pour thématique de Genjutsu sa propre folie, issue d'un dérèglement chaotique de ses sens, il passait pour un personnage hostile, à éviter. Du moins sur le champ de bataille; ailleurs, l'éborgné se voulait abordable. Preuve à l'appui, avec son grand sens de la camaraderie. Il semblait aussi proche avec ses collègues, que distant avec les étrangers.

Maintenant que le borgne bis avait sorti de quoi s'abreuver, Yoru passa aux choses sérieuses. Dans un premier temps, le shinobi tâcha de se foutre de la tronche de l'inconnu. Le ninja revint aux côtés de Xaldin, se saisit du verre restant, et le porta au bord de ses lèvres. Mieux qu'un toast porté à l'hégémonie des cyclopes, le maître des Koalas choisit la voie de l'humour.
❖ Gloire à notre clan, gloire aux Jisetsu ! Artistes de la science, guides de l'évolution, apôtres du progrès ! Vive le Kinnegan haha !
Il but alors d'une traite le contenu de la coupelle, sa tête mue par l'envie de voir disparaître la liqueur le long de son couloir guttural. Un râle de satisfaction arriva en sens inverse, signe que le saké était au goût du guerrier. Un clin d'oeil plus tard pour Xaldin, en guise de remerciement à la fois pour sa coopération et pour le remontant, Yoru repartit embêter l'inconnu. Le quidam conserva sa coupelle dans sa dextre, et tâcha de la remplir jusqu'au maximum. Une fois fait, tout en faisant preuve d'équilibre, le Ryûzoji se dirigea vers le rat à lunettes, et lui fit signe d'observer attentivement l'ersatz de Jisetsu. Manifestant une fausse preuve de son appartenance au clan de la Pupille Dorée, Yoru utilisa du Genjutsu pour hypnotiser davantage sa cible. Cette fois-ci, dans la dimension illusoire qu'avait créé le guerrier, le briscard utilisait carrément l'une des techniques phare du clan Jisetsu: les portails. Un premier portail apparut à côté du récipient du blondin. Alors que le Ryûzoji versa le contenu liquide dans cette faille spatiale, un second portail se matérialisa, comme un maelström azuréen aux contours isabelles. Ce même cerceau de chakra était situé au-dessus de la bouche du guerrier, qui n'avait plus qu'à se contorsionner vers l'arrière pour boire son saké, sortant du deuxième portail. La scène était troublante, puisque dans le Genjutsu, le gazier était maintenant persuadé des capacités héréditaires de son tyran. En réalité, le borgne s'était simplement contenté de boire cul sec une seconde gorgée de saké. L'illusion était parfaite, toutefois, l'intérêt que suscitait son contenu fut tel qu'il en attisa les foules, qui ne tardèrent pas à émerger en ombres des étagères.

Cette fois-ci, il ne fallait pas compter sur le Genjutsu. Il ne pouvait marcher que sur une personne à la fois: si jamais Yoru s'évertuait à répéter son art illusoire sur sa proie, la foule briserait sa comédie. L'on prendrait l'un pour un fou, l'autre pour son garde-fou, alors que l'inverse aurait été plus convenable. Quoiqu'il en soit, il aurait été un moment où le quidam se serait rendu compte de la supercherie du faux Jisetsu, tant par les rires des spectateurs que la honte qui saccageraient sa conscience. Cette fois, il fallait compter sur un petit coup de main extérieur. Sans se tourner vers Xaldin, Yoru s'adressa à ce dernier en empruntant un vocable plus psychique, plus auguste que cet air corrompu par les palabres de traîtres, d'hypocrites et de démagogues.
❖ Xaldin-san, un coup de pouce ne serait pas de refus. La troupe commence à nous encercler, et mon Genjutsu est incompatible avec tant de monde. Assure-toi que la prochaine tournée sera pour moi si tu arrives à leur montrer le pouvoir des Jisetsu en ma possession.
Effectivement, en bon homme de parole, le Régulus s'assurerait de payer une autre bouteille de saké pour le compte du tandem de borgnes. Alors qu'une bonne dizaine de personnages fut attiré par l'étonnement peu discret de l'étudiant, Yoru tâcha de garder un calme olympien. Malgré tout, au fond de lui, derrière ce cocon de taciturnité se cachait un brin de doute. Xaldin allait-il coopérer avec le Ryûzoji ?
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMar 22 Jan 2013 - 11:06

Ma phrase était brève et courte, mais avait réussi à convaincre la Populo qui n’en finissait pas de s’agglomérer autour de nous. Il faut admettre qu’il était nécessaire de me concéder quelques temps pour rentrer dans le jeu du pseudo tyran. Il s’avérait en effet que le leader de la brume pourpre était un malicieux loustic gouailleur et bon vivant, et que persistait au fond de son ame corrompue dans les ténèbres de la démence une once de passé enfantin, plaisantin. Il devait avoir joué, plaisanté, avant. Pas ma personne. Boursicoter et s’ébrouer n’entraient pas vraiment dans mon dictionnaire. Depuis mon jeune age, je m’intéressais à l’anatomie du corps humain, aux poisons, les synthétisassions chimiques, tandis que dehors, les jeunes académiciens folâtraient. Jusqu’à mes seize ans, j’étais une machine sans émotions, un homme qui jonglait entre entraînement et expériences. Maintenant, j’essayais de me rendre accommodant et sociable. Au tout début, j’évaluais les émotions sous des descriptions scientifiques, j’essayais de les analyser comme j’analyserais un schéma. Mais au fil du temps, colère, joie, amour. J’avais appris que mon carde réagissait naturellement. Le cœur n’avait pas besoin de diagnostic pour comprendre, il était doté d’une intelligence artificielle divine, une sorte de technique sensorielle innée. Moi qui avait toujours voulu m’avancer dans ce ressort, j’étais passé à côté du sens le plus dévloppé. L’émotion. Et aujourd’hui, voilà que l’Azuré venait confirmer mes pensées ; La théorie ne couvre pas tout, et peut manquer de vigueur. Rien ne vaut une expérience concrète.

Je revenais à la réalité, sortant de ma pseudo catalepsie. Un petit marasme, un temps minime de réflexion. Je regardais le tyran à mes côtés. Un œil flavescent avait fait place au cache-handicap du Régent, tandis que l’œil valide avait tourné de l’azuré à l’ambre. Enfin, ce n’était que supposition. C’était ce que devait maintenant voir le rat de bibliothèque, car un genjutsu ne peut atteindre qu’une seule cible à la fois, c’est à dire que dans cette salle, seulement le miraud pré pubére était atteint de l’illusion du comparse borgne. L’adolescent paraissait pantois, comme ci il venait de recevoir un coup en plein ventre. Il faut dire que la vie de ce jeune asexué ne devait pas vraiment être agitée. Moi qui avait passé une décennie le nez enfoui dans les livres, je n’avais jamais ressemblé à ça. Non, j’étais même le total contraire. J’étais le damoiseau craint par les autre jouvenceaux, le protégé du clan. Ici, les roles s’inversaient. La pseudo lumière qui tenait le bouquin s’avérait être la proie, et le régent l’abominable chasseur qui allait lui sauter dessus. Le chasseur était d’ailleurs allé s’abreuver, avant de revenir vers le malheureux esseulé. Cette fois, tout tendait à croire que l’éborgné avait lancé la même illusion plusieurs fois d’affilée, afin de convaincre le nombre croissant de la foule qui s’amassait. Mais, moi et lui savions que ce n’était pas suffisant, et bientôt, il serait dans l’incapacité d’assurer le « show » qu’il offrait aux quidams présents dans le bas chaussé. Aussi, le Ryûzoji utilisa une technique de télépathie, sûrement, car la voix que j’entendais provenait directement de ma tête. Un fin sourire quasi imperceptible pour quelqu’un d’autre que Yoru se dessina sur mes lippes. Allons y ! Cette troupe d’ignorants doublés plèbes me fait rire, et, comme le dit si bien l’ami leader, « Au royaume des aveugles, le borgne est roi ! » . Je murmurai quelques mots à son égard.

  • J’espère que la bourse d’un régent est conséquente...


Sous entendu : La tournée n’allait pas se limiter à une seule. Enfin, je le taquinais, je n’étais pas du genre à faire payer les autres pour moi. Les breuvages suivants, si jamais le dirigeant voulait poursuivre la rencontre seraient payées de mes propre biftons. Sauf la première bien sûr, parce que j’étais bien décidé à jouer le jeu. Instantanément, un portail apparut devant le faciès de l’ami au mono globe. Un nouveau cri d’ébahissement s’éleva de la foule. Maintenant, à lui de voir ce qu’il allait faire avec ce mini cercle céruléen. J’étais prés à retranscrire les indications du Ryûzoji et à placer les portails ou il me le demandait. Peut être même que nous n’allions pas se limiter aux porches de chakra.


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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMer 6 Fév 2013 - 15:59

C'était une grande salle. Elle semblait s'allonger sur l'ensemble de l'établissement, et était juxtaposé à quelques petites salles, Sombre, peu éclairée, mais suffisamment pour y voir le nécessaire. Un jeu de clair-obscur, dominé par la lumière artificielle et citadine. L'homme apprivoise ainsi l'élément ambré, et le dompte pour l'enfermer dans des boites volumineuses. Et ces mêmes lumières en éclairent d'autres. Des érudits, assoiffés de savoir. Ils désirent en savoir plus, toujours plus. Mais la gourmandise est un vilain pêché, que la science ne peut réprimer. Une gourmandise, qui mute en envie, en avidité. Et de cette surcharge, c'est l'égo de la science qui en prend un coup. Les plus éclairés sont en fait comme leur milieu de travail: ils ne mettent la lumière que sur le nécessaire. Leurs pensées sont noyés dans les ténèbres de leurs pêchés. Et comme un fauve au milieu de chiens enragés, Yoru s'aventure dans cet endroit. Lui, méprisé parmi les érudits, du fait de sa fonction, décide malgré tout de s'abreuver de savoir. Pour son travail, et non pas d'avoir de la science pour la science, il étudie, au coeur de la meute silencieuse. Lui, meneur de guerre, Tsar des barbares, Kaiser des baroudeurs, au beau milieu d'une assemblée nébuleuse et dispersée de parias plongés dans le mutisme et leurs études. Entre quelques littéraires snobs, il y a ces scientifiques.

Des personnes sérieuses et concentrées, direz-vous ? Changez de décor, passez de la moribonde bibliothèque à la petite salle de concert des faubourgs, et vous aurez une meilleure idée de la scène. Cernés d'admirateurs, le faux Jisetsu avait su attiré l'attention. Aux côtés de son confrère borgne, il avait suscité l'intérêt par la fausse apparition d'une pupille dorée à l'emplacement de son orbite invalide, absente. Maintenant, l'éborgné se débrouille, fait son show. Auparavant, il n'avait qu'un seul spectateur, et un assistant, le dénommé Xaldin. Dorénavant, il y avait une petite foule, et Xaldin n'était pas un assistant. C'était un véritable artiste, dont le Ryûzoji s'appropriait provisoirement les mérites en tant que doubleur. Et en guise de lucre pour son labeur de l'ombre, l'oblat rémunérerait son bienfaiteur avec du liquide; plus précisément de l'alcool. Pour un pseudo-aristocrate, le reître éborgné avait un certain goût pour les "bonnes choses de la vie" et cela plaisait à son comparse à l'oeil unique. Mais pour l'heure, via la conversation mentale, le tsar de brumaille incita son confrère à mouvoir son cercle de téléportation selon ses propres indications. Tel un saltimbanque des cirques, il joue, manipule faussement l’artéfact de chakra, et donne l'impression qu'il en exerce un parfait contrôle.

Le groupuscule de lecteurs devient alors une horde d'enfants apatés par la lumière, et la fascination de cet objet en suspension. Ils perdent toutes leurs connaissances, tout leur sérieux. Le pseudo Mizukage se retient alors de rire, devant l'absurdité de la scène.
❖ Regarde-les, Xaldin-kun. Regarde ces imbéciles, se faire tromper, sans Genjutsu. Regarde le pouvoir de la persuasion, le conditionnement que créé la hiérarchie. Simplement du fait que je sois leur Régent, ils se laissent duper, laissant passer leur obéissance devant leur raison. Voilà pourquoi je préfère être au plus proche avec mes soldats, et me comporter comme eux.
Il soupire. Puis, au bout de quelques manoeuvres, il fait comprendre à ses invités que la scène ne durera pas éternellement, et comme un guide, leur suggère de partir. C'est bien là l'hôpital qui se moque de la charité, puisque le trouble-fête invite les obéissants aux règles de cesser d'inciter le vacarme à persévérer. Sombre ironie du sort…

A présent que la place est désertée, Yoru peut reprendre ses activités. Il revient vers le contrôleur des flots diaphanes du temps, et ingurgite une nouvelle gorgée de saké. La bouteille est bien entamée, et le Ryûzoji, en bon saoulard, tient bon l'alcool. Avertissant son collègue qu'il peut annuler sa technique, il le regarde fixement, et lui propose:
❖ Dis-moi, ça te dirait qu'on poursuive notre conversation ailleurs ? Pas dans un coin plus tranquille de cet endroit, mais bien en dehors d'ici. Je connais quelques lieux à l'abri des citoyens, et on pourra converser autour d'une bonne bouteille de saké. La bourse d'un haut-gradé me permet ces petites commodités, mais c'est surtout le fait que j'ai enchaîné les missions à haut risque qui ont augmenté mon compte en banque, haha.
En quête d'un autre livre aux alentours de la zone de discussion, Yoru attendit une réponse, négative ou positive, de la part du guerrier cyclope. Son ouvrage sur les monstres des temps anciens ne lui suffisait pas; il avait besoin d'une matière supplémentaire pour nourrir la force véhémente de ses illusions.
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Samui Aéra
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptySam 9 Mar 2013 - 17:35

En somme, ceci fût une bonne intermade. Une sorte de récréation entre deux pages de mon livre, assuré par le régent de Kiri lui même, et quelques ondatra ‘s de bibliothèque qui se définissaient eux mêmes comme étant une « élite ». Et comme moyen de paiement, je devais me contenter de lâcher quelques paroles ici et là et d’user de ces fameux porches de chakra aux tons ambrés. Et bientôt, nous avions toute une tourbe de bigleux fascinée par les capacités de contrôle spatiale que maîtrisait soi-disant le régent. Mais j’étais bien sûr le seul ici à savoir que cela n’était qu’une piètre mystification, car j’en étais en partie son instigateur, moi et l’habile prestidigitateur qui me partageait la pseudo scène. Je suivis les instructions de mon supérieur hiérarchique, déplaçant les portails ici et là, tandis que lui même faisait semblant d’exercer un semblable de maîtrise sur ces derniers. Sa voix me parvint encore une fois au beau milieu du spectacle qui avait aggloméré tant de personnes avides de fantasmagorie. Evitant le tumulte de la foule, et utilisant la voie de la télépathie, plus « sécurisée » et plus reposante des tympans que le dialecte basique, le cyclope à l’œillade livide me fit part de ses impressions sur la foule qui nous avait maintenant entourée. En effet, tout comme le soulignait Yoru, sa hiérarchie avait domptée la kyrielle qui s’était peu à peu agglomérée autour de nous. Comme si son grade les avait pousser à croire que tout ce que leur disait leur régent était vérité, ce qui lui permettait en contre partie de les duper finement, sans aucun artifice ni genjutsu. Juste la vérité en elle même, camouflée de son essence premier par quelques paroles et un beau jeu d’acteur de sa part et de la mienne.

Soupirant après avoir affirmé qu’il préférait être en compagnie de ses soudards que cotoyer ces aveugles régulièrement, le Lutin mit peu à peu fin au spectacle, renvoyant les spectateurs dans les loges. Rapidement, les susnommés Rats de Bibliothèque désertent les lieux qui reprennent leur calme régulier dans une réticence monotone et répétitive. Une insonorité qui me siédait, accessoirement. Dégustant calmement une nouvelle gorgée de Saké tandis que je mettais un terme à la courte existence de ces porches de chakra flavescents, en même temps que mon monoglobe retrouvait une teinte marron lambda, le dirigeant des troupes de l’hydrométéore me proposa de nous diriger vers un lieu non pas plus animé, mais plus prompt à la discussion. Le colosse certifia aussi la présence d’un bon carafon d’eau de vie, ajoutant que sa richesse –qui lui permettait ces quelques plaisirs de la vie- n’était pas seulement due à son grade hiérarchique suprême, mais aussi au fait qu’il ait enchaîné les apostolats à haut risque. Le borgne se tourna entre temps à la recherche d’un nouveau livre, sûrement que le précédent ouvrage n’était pas une source suffisante d’inspiration. Partant d’une légère cachinnation quant à sa précedente remarque, j’acquiesais d’un mouvement de la tête, attendant que le bonhomme eut fini ses recherches avant de se mettre en route.

L’air froid me fouette le visage, dehors. On avait échappé à la vieille mégère qui avait sûrement dû entendre parler de notre petite exhibition. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres à cette pensée. Laissant le régent me guider à travers l’étendue des ruelles de Kiri encore légèrement bondées, je lui adressais une légère interlocution qui me turlupinait depuis un moment déjà :

  • Il se dit qu’en plus d’être borgne, tu est un membre de la confrérie des lutins. Est-ce vrai ? Il se trouve que je suis de ces hommes aux oreilles pointues, moi aussi.


Si c’était en effet véridique, voilà encore un point de plus en commun.

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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMer 3 Avr 2013 - 19:23

Au final, l'autocrate des embruns s'était bien plu dans cette rencontre inopinée avec le junker éborgné. Xaldin était un personnage initié aux dogmes de la science, et empreint d'une certaine neutralité linguistique, qui lui donnait un vocable particulier, original. Habituellement, le manieur de vapeur se plaisait à aborder un ton populaire, parfois vulgaire. C'était sa politique, que de briser le mythe du bourgeois aux palabres soignés. Il préférait plutôt rester proche des plébéiens, aussi bas soit-il dans la société. Il pouvait ainsi gagner les faveurs d'une plus grande majorité de la cité. Mais malgré tout, cela n'empêchait pas le cyclope de Kiri de retourner à ses origines, et dès lors, de converser d'un ton altier aux côtés du Jisetsu. Ce dernier s'éloignait dans son genre de ses prosaïques savants, dupés en un rien de temps par une triviale illusion. Eux qui s'étaient attroupés autour du tandem d'esprits follets pour contempler leurs pitreries énergétiques étaient au final au coeur du spectacle. Ce n'étaient qu'une bande d'arlequins, à la physionomie animale, de rongeurs ou de poissons ingrats, et dont les mimiques brisaient l'image stérile de leur apparence. En périphérie de cette jonglerie télékinésique - et surtout télépathique ! - de huis de chakra, les zannis lettrés étaient en fin de compte au centre de ce cirque de l'ombre, à l'abri des regards tueurs de la bibliothécaire.

Somme toute, les deux nervis quittèrent subtilement l'assemblée de scurriles, préférant converser dans un lieu plus convenable et propice à la discussion. Le langage était le nerf de la conscience, et si ce dernier était entravé par l'insanité de certains, difficile d'obtenir une liberté de l'esprit appréciable pour celui qui a envie de partager ses pensées. Après avoir dispersé proprement le conclave de baladins et de cabotins, Yoru quitta l'établissement aux côtés de son camarade à l'oeil unique. Dehors la froidure était présente, et fouettait de son knout de bise invisible les passants. Le césar de la Brume et son acolyte au cache-oeil fuligineux ne manquèrent pas à la règle, et subirent le souffle marmoréen d'une alyzée hivernale. Mais rapidement l'autan hiémal s'en irait, si tôt le seuil de la taverne franchi. Au préalable, le thaumaturge fut interrompu par son second, à propos d'une information le concernant lui même. Xaldin le questionnait à propos de son appartenance à la confédération privée des Lutins. Un groupe fermé, dont les rares membres avaient un certain prestige au sein de Kiri, et dont d'autres avaient rarement disparu avant de faire leurs preuves en tant que mystes. Quant à Yoru, ce dernier avait fait ses preuves depuis longtemps, en tant que deuxième membre de la confrérie. Il était l'esprit follet et hagard, le fou incarnat de la troupe appauvrie.
— Effectivement, j'appartiens à la caste des lutins. Mon double-titre en tant que membre du groupe se résume à celui que je possédais avant d'être officiellement un Kirijin à oreilles pointues : Le Fou Pourpre. La couleur me vient de mes créations de vapeur, qui portent la teinte écarlate dans leur sillage. Quant à ma qualité de fou… je pense que tu as compris précédemment d'où elle me vient. Shinku Obake, Hakkyô Obake, telles sont mes dénominations.
Les deux jeunes quidams poursuivirent en même temps leur marche, bravant la borée. Tout en coulant des pas freinés par l'air caustique, la silhouette de l'établissement se dessinait petit à petit. Dans quelques instants, la lucre pourrait couler, tout comme le genshu dans le choko.
— Du coup, quel est ton sobriquet, au sein de notre communauté ? Rares sont ceux qui se permettent de parler des Lutins de Kiri, et de cette poignée de personnes là, ce sont généralement des nôtres.
Sur cette interrogation déductive, le Ryûzoji se fit inerte, devant la proximité du propylée de la taverne. Le tandem de Kirinins rentra promptement dans l'établissement, et le Lutin Cyclope conduisit le duo à une table libre. Une serveuse ne tarderait pas à arriver pour récolter les besoins alcooliques des hommes borgnes. Histoire de patienter dans de bonnes conditions, le Borgne reprit la discussion là où elle était laissée.
— Dis-moi, simple curiosité hasardeuse, que faisais-tu au moment de l'attaque du Sanbi sur Mizu no kuni ?
… et non, c'était un piège ! Aucun rapport avec la discussion précédente sur l'illusion de la foule, l'influence de la hiérarchie. Il fallait laisser les spectres des doctes à leur place, et tourner la page. Il ne servait à rien de critiquer des heures et des heures ce qui n'était pas prêt d'évoluer d'un yotta pendant des décennies… il fallait plutôt orienter son oeillade, bien qu’estropiée, vers l'horizon.
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Samui Aéra
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyDim 14 Avr 2013 - 0:25

Nos deux personnes déambulaient maintenant dans les venelles de Kiri, cherchant une place où nous pourrions nous poser pour discuter plus à l’aise. Pensant encore au petit jeu de théâtre dont avait fait preuve le reître à l’œillade azurée et dont j’avais constitué un artifice majeur, mon monoglobe s’attarda sur quelques façades marchandes qui subvenaient encore aux besoins d’éventuels clients, tandis que la plupart des autres commerçants avaient déjà pliés bagage, probablement vers leur maison, pour profiter de la compagnie de leurs femmes, leurs enfants, autour d’une bonne soupe conviviale.

Car ainsi va la vie pour la populo. En fin de compte, leur vie n’était pas meilleure que la mienne ? Eux vivent sans artifice, sans hypocrisie. Moi, je m’enferme dans une boule de codes et de méprise qui me consume moi-même. Yoru affirma son appartenance à la caste des lutins, se présentant sous le patronyme du Lutin Pourpre, alias le Lutin Fou.

Tandis que le second vocable s’apparentait à sa démence que je venais juste de goûter, la dénomination du kobold poupre était relative à la teinte de ses jutsus purpurin. Tandis que la sorgue étendait ses mains avides sur l’hydrométèore, le revêtant d’un manteau fuligineux où seul l’astre sélénite apportait une maigre réverbération, la silhouette d’un bistrot fût rapidement distinguée par notre tandem.

Pénétrant dans l’établissement, le Régent me conduisit à une table vacante, et bien rapidement, une jeune donzelle vint prendre nos commandes. De quoi subvenir à nos besoins alcooliques et abreuver une soif qui venait cependant tout juste d’être rassasiée. Poursuivant la discussion, le dirigeant sanglant me questionna à propos de l’attaque de Sanbi sur Mizu no Kuni. Que faisais-je à ce moment...

Intéressante question. Peut être que le cyclope cherchait là à cerner ma personnalité, à me tester... Mais prennons tout d’abord le soin de répondre à sa première question.

  • On me surnomme le Lutin Ambré, alias le Lutin érudit. Je pense qu’il n’y a pas besoin d’expliquer le pourquoi du comment.


Esquissant un légèr sourire, je regardais la serveuse déposer les breuvages sur la table. Portant la mixture alcoolisée à mes lèvres, je déposais bien rapidement mon verre pour résumer le pourquoi du comment lors de l’attaque de Sanbi sur ce qui devint Kiri :

  • Oh, j’étais jeune à ce moment là, très jeune. Peut être 12 ans. Il y’avait de mon clan quelques uns qui avaient prit part à la bataille, beaucoup y avaient péri, mais je n’étais pas assez mûr à l’époque... Et puis, mes experiences me prenaient déjà beaucoup de temps. Et vous ?

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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMer 17 Avr 2013 - 18:14

Suite au changement de décor, les deux lutins purent s'écarter des acteurs-spectateurs de second rang. Désormais, il n'y avait que des clients de tout acabit : des poivrots, des ivrognes, ou de simples habitués. En somme, des prosaïques de l'alcool qui n'accorderaient pas d'intérêt pour les deux kobolds. C'était bien mieux comme ça. Dorénavant, les deux cyclopes du frimas pourraient causer librement, sans être soumis à quelque règle privant la discussion dans un lieu propice à l'échange intellectuel. Ici, bien qu'il puisse être possible de converser, avec un débit sonore variable selon l'intensité de la voix, et l'alcoolémie du parleur, l'ambiance était différente. Il n'y avait plus ce cadre solennel, et menant à des débats métaphysiques. Ici, les hommes discutaient de tout et de n'importe quoi, et bien souvent de n'importe quoi. A défaut de causer météo, ils abordaient avec un esprit critique bien chétif les polémiques actuelles. Par moments, certains se donnaient des airs de stratège de guerre, savant régler les batailles en quelques palabres dénudés de sens. Pour les civils alcoolisés, la guerre, ce n'était qu'une affaire de castagne : celui qui frappait le plus fort avait tout gagné. Malheureusement pour eux, la guerre serait bien terne si elle ne se résumait qu'à une comparaison de force brute. Il fallait jouer sur le terrain, les effectifs ennemis, la composition des rangs adverses et alliés, et bien d'autres paramètres qui ne pouvaient reposer dans la tête d'un imbécile.

Faisant ainsi fi de ces démagogues du bistrot, l'oblat focalisa son œillade et son attention exclusivement sur le Jisetsu. Il compilait à lui seul l'ensemble de l'intérêt du bar, si ce n'était pas plus. Trinquant ainsi à l'hégémonie de la confrérie des lutins, le Lutin Ambré répondit par la suite à la seconde interrogation de son supérieur. La curiosité de Yoru fut vite rassasié, en même temps qu'il put boire une nouvelle gorgée de saké. Ainsi donc le manipulateur du sablier de Chronos n'avait point mis son concours au terrassement du démon tortue à trois queues. Il était seulement âgé d'une douzaine d'années, et au lieu de sa présence, ce fut celles de vaillants Jisetsu qui vinrent se mêler à la bataille. Le Shinku Obake avait eu des échos de cet incroyable lutte acharnée contre l'Abomination du Lac. La bête était incroyablement résistante, avec son derme écailleux. Aux prémisses de l'affrontement, ni les attaques calcifiées des Kaguya et ni les assauts marmoréens des Samui ne parvinrent à briser la garde naturelle du Sanbi. Aujourd'hui, Yoru doutait sur le fait qu'il puisse à lui seul tenir face au Sanbi. Il devrait compter sur des frères d'armes tel que Shinichi, voire Xaldin, afin de terrasser la créature désormais disparue pour de bon.

✗ A cette époque-même, je n'étais même pas un Genin. Comparé à aujourd'hui, je n'étais qu'un faible songe-creux, dont l'amour lui obstruait la dure vérité de la vie. Plus précisément, j'aidais encore mon clan à repousser une menace sur leur île, dans les contrées nordiques de l'archipel. Nous luttions encore contre un clan de pyromanes, les Murakami. Je me demande d'ailleurs si maintenant il existe encore des Murakami, haha.
Il fallait avouer que cette question trottait de temps à autre dans l'esprit du Ryûzoji. Pire encore, et si un Murakami s'était reconverti en Kirijin ? Au vu de son caractère criminel, et de sa passion zélatrice pour l'élément incandescent, abandonnerait-il ses pulsions pyromanes, ou bien cacherait-il ses désirs pour frapper plus fort ? De toute manière, il était impossible pour le Shinku Obake d'avoir en tête l'identité d'un Murakami à Kiri : consulter les registres seul serait bien trop long. Sans pour autant vanter l'opulence de l'armée de l'ombre du Frimas, il y aurait trop de monde à consulter pour tomber sur la bonne pioche. Tant pis : si un ersatz de Makka viendrait à se manifester au sein même de Mizu no kuni, le Régent serait là pour lui mettre la fessée du siècle.

Une gorgée plus tard, le Kobold psychasténique revint dans la discussion, encore sobre. Pour un habitué de l'éthanol comme lui, il était aisé de résister face aux tourments de l'ivresse. L'expérience forgeait la résistance, aussi il fallait attendre quelques bouteilles avant que les effets de l'alcool ne se ressentent réellement sur l'organisme. Un organisme lui-même luttant contre une entité plus significative que l'appel de l'alcool, ou la détresse de l'ivresse.

✗ Enfin bon, il faut laisser le passé derrière soi, histoire d'avancer vers l'avenir, tel qu'on l'envisage, tu ne crois pas ? Quoiqu'il en soit, Lutin Ambré, trinquons ensemble à notre rencontre !
Le Cyclope sanguinaire porta alors la coupelle à ses lippes, et attendit la réaction du Jisetsu pour boire en même temps l'alcool, comme une manière de sceller leur rencontre sous les flux ardents du saké. La cavité gutturale du Tsar de la Brume risquait fort elle aussi de se souvenir de cette rencontre, et ce pendant un certain temps, si jamais le Lutin Borgne ne ménageait pas sa consommation en cette fraiche soirée…
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMer 26 Juin 2013 - 18:18


Je ne cherchais pas vraiment à justifier mon absence au côtés de mes comparses lors de la lutte contre le démon à trois queues. Après tout, si j’avais voulu donner l’image du reître infaillible, j’aurais tout simplement pu dire que j’y avais bel et bien pris part, à cette bataille. A vrai dire, je cherchais tout juste à lancer, poursuivre la conversation, et étant de nature quelque peu renfermée, mes réactions n’étaient pas très spontanées. Là où le quidam lambda répondait normalement à un « bonjour » ou une question, je devais prendre tout mon temps pour réfléchir, et comprendre. Seulement après je pouvais songer à répondre.

Alors, un coup j’en disais trop, un coup pas assez. Espérons juste que ce léger manque de sociabilité s’estompe avec le temps, car même si je m’exprime assez bien sur le papier, en vrai c’est une tout autre paire de manche. Même si on me reconnaissait des talents d’orateur, je ne savais pas toujours bien me comporter en compagnie d’autre personnes.

Mais n’y pensons pas. Ne pensons pas non plus trop à ce Sanbi, ce démon qui avait longtemps terrorisé les côtes de l’archipel du Mizu. Ainsi donc, Yoru était de ceux dont « l’amour avait obstrué la dure vérité de la vie ». Est-ce un amour perdu, par une quelconque manière, qui avait fait du titan ce qu’il était devenu aujourd’hui ? Un véritable colosse craint par la plupart des hommes de ce monde.

Ah, finalement quand on y pense, les sentiments sont une arme à double tranchant. Pire, les deux lames ne frappent jamais séparément. La douleur te rends plus fort, plus résistant, à l’image du Ryûzoji. L’allégresse fait de toi un être naïf, un « songe creux » comme il l’avait dit. Ces deux aléas se rejoignent sans cesse. Font de ce monde des sentiments un cercle interminable. C’est pourquoi je ne veux pas goûter à ces « sentiments ». L’apathie est un atout qu’il me faudra préserver.

Le guide de la brûme, après m’avoir narré sa péripétie et celle de son clan pour repousser ce clan de pyromanes à l’époque où Sanbi avait fait rage sur les côtes du Mizu, retourna brièvement à sa dégustation, tandis que j’en faisais de même, avant de revenir à la charge. Cette fois, le régent me proposa de joindre nos deux coupes et à trinquer à notre rencontre. Laisser le passé derrière soi, hein ? Est-ce une bonne chose forcément ? Le penses-tu vraiment ou est-ce l’allégresse du moment qui te fait dire ça, Lutin Fou ? Après tout, toi qui a vécu tant d’épreuves ne peut pas oublier si facilement son passé, même si il envisage de se tourner vers le futur. Une part de nous nous rappellera toujours à l’ordre, tôt ou tard.

  • Trinquons à notre amitié, trinquons à cette rencontre et à la gloire de Kiri !


Je finis par entre choquer mon verre avec celui de mon comparse et bût en même temps que lui, laissant l’eau-de-vie parcourir ma gorge. En espérant que le Lutin d’en face ne soit pas un fou de la boisson.
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyMer 26 Juin 2013 - 23:36

Ce Jisetsu n'était pas banal. Neurasthénique en apparence, l'éborgné était un personnage tout à fait intéressant. Pour un lutin, il se démarquait bien de ses comparses, et en particulier de Shinichi Kitase, le Lutin Bleu. Si lors de l'anniversaire de ses dix-huit ans, Yoru avait pu voir un Kitase repoussant l'alcool et la fête, aujourd'hui, il avait fait la connaissance d'un Lutin qui tenait l'alcool depuis leur rencontre à la bibliothèque ! Avec ce même Lutin Flavescent, Yoru avait joué de son Genjutsu en combinaison avec les talents héréditaires, pour finalement se retrouver dans un bar aux côtés du cyclope. Pas de doute, le Tsar de la Brumaille venait de faire la connaissance du Lutin avec lequel il s'entendrait le mieux : un intellect amateur de bon saké, et qui savait s'amuser quand il le fallait. En plus de partager leur monophtalmie, Xaldin et Yoru échangeaient leurs intérêts : la folie, la guerre, la culture… et encore un peu de saké !

Ainsi, ils trinquèrent à nouveau à la gloire du village, mais surtout à leur rencontre d'esprits follets. L'Autocrate de Kiri semblait revivre le jour de ses dix-huit ans en mieux : une ambiance conviviale, accompagnée d'alcool. Il fallait admettre également que le possesseur de la pupille ambrée du clan Jisetsu tenait bien la boisson. Un coup à la bibliothèque, maintenant ici… la soirée n'était pas tant que ça arrosée, mais dans la durée, les deux hommes savaient bien se noyer dans l'éthanol. Et justement, pire que de simplement se noyer dans la boisson, le Ryûzoji eut la malchance de céder à sa tare. Ses crises reprenaient le dessus à un moment critique de la journée : il était dans un lieu public, prisé par la population de la cité du Frimas. L'habituel rituel débuta par des convulsions, serpentant au niveau des bras, puis du cou, et ondulant finalement du torse jusqu'aux jambes. Les tremblements étaient discrets, mais plus prononcés au niveau des mains; le Borgne était incapable de tenir correctement un verre. Sa vision vint se troubler, et il sentit un goût amer et acide à la fois dans sa bouche au contact de sa salive. Le goût ne cessait de se modifier, alors qu'il apposa sa main sur son front, fiévreux. Un premier réflexe de sa part, fut la technique du kunai. Presque comme un automatisme, le Régent s'arma d'une dague métallique et se planta l'arme attrapée au beau milieu de sa dextre gauche. Esquissant une grimace de douleur, la démence vint fuir le rivage de sa conscience, lui octroyant quelques secondes de répit. Il souffla alors, haletant et affaibli par sa crise. Mais c'était sans compter sur un retour de la part de sa névrose. Dansent les cris du ciel. Nous hurlons. Un crocodile iatrophobe sur le fil de l'appeau. Le tonnerre dévore la paresse au clair de terre. Tu dois souffrir, et salir la vermine de ton épouvante. Ils vacillent. Nous nous épuisons. Répandez tes larmes de fonte sur l'anatomie rugissante des descendants du brouillard. La Brume doit s'essouffler, et expirer. Souffle d'alcool, annihilons la tourbe de ce cosmos boiteux. Je saigne. Onze tours de quartz pour la nuit de la sphère.

Sa Folie prit le dessus momentanément sur son corps. Il se leva brusquement, son bras balayant le contenu de la table d'un geste presque aléatoire. Son champ de vision était désormais complétement altéré par sa démence. Il distinguait des formes, puis d'autres, puis rien, et le tout dans un ordre infini et improbable. La foule s'agitait, et comprenant l'attitude de leur tyran fou, prirent la fuite rapidement. Malheureusement, le Ryûzoji était derechef devant l'entrée, et perpétua l'homicide d'un coup de verre tranché. Le bras d'un homme fut tailladé par l'acte du Borgne, tandis que le Mizukage courrait n'importe où. Parfois, de la vapeur acide s'échappait de son corps, et faisait fondre les tables autour de lui. Il n'était autre qu'un vecteur de violence, semant chaos et destruction là où l'espace se courbait sous sa psychose.

Et au prix d'un lourd effort spirituel, il s'écroula. Il avait viré à la seule force de son esprit encore libre sa Folie du centre de contrôle de son corps. Il était épuisé suite à cette partie de tir à la corde psychologique, et son souffle était encore haletant. Il se releva, doucement, et vit l'ampleur de ses dégâts. L'homme qu'il avait agressé par erreur était au sol, et subissait des soins de fortune. Un cri de douleur s'étouffa alors dans sa gorge humidifiée par le saké quand il vit un morceau du verre qu'il avait brisé logé dans son avant-bras. Il se l'arracha, et titubant, revint à sa table le poser. Sa vision restait trouble, et il avait plus que mal à la tête. Parler de migraine était un euphémisme à ce moment-là, tant ses neurones étaient en surchauffe après ce qu'il venait de lui arriver. Dans un ultime effort, il cautérisa avec son chakra vaporeux la plaie qu'il s'était infligé, et s'adressa auprès du Jisetsu, encore sur lieux du drame.
✗ Je crois que tu… as eu un véritable échantillon de ma … Folie. Espérons que ce cadeau te permette d'avancer dans tes recherches… et ne se retourne pas tôt ou tard contre toi.
Sa voix affaiblie, il s'en remit alors à sa technique de télépathie. Son autorité s'imposa alors aux clients du bar, et aux passants venus assister à la scène improbable. Ordonnant à certains de dégager, il demanda au reste de se charger des blessés, et de les conduire à l'hôpital. Presque honteux de son "comportement" il baissa la tête, et le dos tourné au Lutin Érudit, conclut.
✗ Notre rencontre s'achève ici même. Je m'excuse de t'avoir montré ici cette facette de mon esprit, mais comme tu peux le voir, je ne peux et ne pourrai jamais entièrement contrôler cette part de moi… En espérant te retrouver très bientôt.
Il avait laissé sur la table une bourse conséquente de ryôs, afin d'une part de payer l'addition - aussi bien la sienne que celle du Jisetsu - et d'autre part pour éponger financièrement les dégâts causés par sa démence. Il quitta par la suite les lieux, une main sur sa plaie, boitillant encore. Il décida de rentrer chez lui, sous une nuit fraîche et aveugle. Oui, il s'appelait Yoru, mais pas même l'élément noctulescent ne pouvait lui venir en aide. Ils ne pouvaient que se contempler mutuellement, s'inspirer l'un de l'autre.
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Message(#) Sujet: Re: Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] Au Royaume des Aveugles, le Borgne est Roi [PV Xaldin] EmptyJeu 4 Juil 2013 - 18:30

La soirée allait à son grés, et bientôt le calme de la matinée faisait place à un crépuscule qui allait bientôt céder au silence d’une nuit, où se bousculeraient néanmoins les quidams qui jonchaient les rues vers les petits bistrots comme celui où nous avions décidé de nous poser pour discuter plus calmement. La discussion avait donc fait son chemin à travers une rencontre plutôt arrosée, où se mêlaient politiques de guerre et talents guerriers. En bref une soirée riche. Mais je n’avais jamais pensée que la surprise qui précédait la fin de notre rencontre allait être si... Riche.

Le reître de la brume fût tout d’abord parcouru de légers spasmes et convulsions, qui serpentaient le long de son corps. Je pensais au début que ce n’était pas grave, que ça devait parfois lui arriver et qu’il s’y habituait au fil du temps. Dans un certain sens, c’était vrai. Mais le Lutin dût tout de même user d’un surin pour calmer ses folies démentielles qui s’étaient emparées de lui. Mais elles reprirent de plus belle, alors que je ne savais que faire. Si je restais à rien faire, que se passerait-il ? Et si au contraire j’essayais de l’aider, ferais-je plus de mal que de bien ? Après tout, même si je suis un Irou, cette folie ne relève pas de mes capacités, et en essayant de le « dompter », je pourrais me blesser, ou le blesser lui, dans ce moment de fragilité qui s’était emparé de lui.

L’éborgné se leva brusquement, balayant le contenu de notre table, sa folie ne faisait que s’amplifier, après s’être éteinte un cours laps de temps. Prenant un bout de verre, le dirigeant de Kiri trancha un des passants à proximité, et continua sa mascarade destructrice, désintégrant au passage quelques tables. Et moi je restais, comme ça, impuissant, ne sachant que faire. Peut être aussi étais-ce un sentiment de peur. Peut être étais-ce un peu de tout, mais en tout cas je l’avais laissé perdurer dans sa démence, sans l’aider, ni aider les civils et ninjas qu’il avait pris pour cible.

Au fond, il n’était en aucun cas fautif de ce néant causé par l’aliénation de son âme, mais moi si, en partie. Car j’étais peut être le seul ici à pouvoir mettre un terme à ceci, mais je n’ai pas réagi. Il parvint au prix de lourds efforts intérieurs certains à stopper cet accès de névrose, et s’arrachant un bout de verre qui l’avait atteint, il soigna la plaie, et je n’osais pas lui demander de le faire à sa place. Après tout, il avait ses habitudes, et je ne voulais pas le déranger. Lui aussi semblait être affecté de l’expérience, et préférant mettre un terme à notre rencontre, il partit, non sans payer son tribut et le mien, alors que je me contentais d’acquiescer d’un simple

  • Je comprends que ce n’est pas facile. Eh bien, que dire de plus, bonne nuit !


Au fond, j’aurais bien aimé que la rencontre se termine autrement que dans un bain de sang, même si ça m’aurait procuré un bon sujet d’étude, et un sujet d’étude concret surtout. Mais malheureusement, le mental altéré du Titan en avait fait autrement.


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