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 Mission B - Un simple abus de pouvoir ?

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Message(#) Sujet: Mission B - Un simple abus de pouvoir ? Mission B - Un simple abus de pouvoir ?  EmptyJeu 10 Mai 2012 - 3:30

Je reconnu mon manque de culture quand j'acceptai ce contrat, le patron de la taverne de Kusa que je squattais régulièrement, non loin de mon temple, ne manqua pas de le souligner. Effectivement, honte à moi, j'ignorais totalement que Tetsu no Kuni était aussi bordé par l'océan, moi qui pensais que ce pays était comme le mien, enclavé entre d'autres nations, ce fut presque un choc ! Enfin, je ne mourrai pas bête comme ça. C'est vrai que je n'avais jamais été vraiment au nord de ce pays, en général je me contentais de longer la frontière et parfois de me rendre dans certain village pour rencontrer quelques forgerons exceptionnels, mais pas plus. Je m'imaginais déjà le cadre, la plage, le soleil et tout et tout ; j'en oubliais presque ce pourquoi je me rendais là bas. Mon ami le tavernier avait choisi cette mission pour moi, il disait que j'étais la bonne personne pour leur venir en aide. Je devais mettre fin à une révolte contre un genre de dictateur en somme, uhm ; fort heureusement je ne dépendais pas d'un village et l'issue de ce genre de travail n'avait sur moi aucun impact, j’agissais toujours dans le sens me paraissant le plus juste. Je quittai donc Kusa dans la journée, en informant comme d'habitude mes proches, de toute façon eux travaillaient aussi, enfin, ils avaient leurs propres contrats. Bref.

Me rendre jusqu'à Tetsu ne fut pas la chose la plus compliquée, pas vraiment non ; ce qui me posa problème fut probablement de trouver le bon chemin, la bonne direction pour rejoindre les côtes et surtout trouver le village. Entre deux et trois jours, ce que j'avais prévu pour y arriver. La fin de la révolte pouvait bien attendre quelques jours de plus non ? J'évitais de passer par les chemins de montagne, je n'avais pas l'âme à escalader, arpenter.. Je préférai passer par le vallon, longer une rivière qui s'écoulait entre deux flancs. La pluie s'était invité dans la partie, fort heureusement pour moi ce pays n'était pas complètement vierge d'arbres. J'avançais un à rythme assez soutenu, je ne voulais pas trop traîner, je savais que cette nation n'était pas totalement sûre, je n'étais pas à l'abri des mauvaises rencontres. Malgré le fait de vouloir éviter de rester trop longtemps sur un territoire échappant à tout contrôle de son gouvernement, je n'eus d'autres choix que m'arrêter quand la nuit vint s'abattre sans prévenir. Je n'aimais pas non plus marcher de nuit, parce que j'étais loin d'avoir une vision infrarouge, et surtout je n'aimais pas le noir ! Je m'arrêtai donc au pied d'un arbre offrant une protection suffisante contre le vent et la pluie. D'un simple signe je fis apparaître une grande couverture noir dans la quelle je m'enroulai, grâce à cette dernière je me fondais parfaitement dans la nuit.

Cette dernière passa rapidement, je ne fus attaquer, réveillé, ni rien ; en même temps je doutais fortement que quelqu'un emprunte la forêt, rallongeant les voyages ; pour se rendre au nord du pays. Je remis avec tant de bien que de mal mes cheveux en place qui avaient tendance à partir en free style, conséquence de mes nuits agitées peut être. Je profitai de la rivière pour faire un brin de toilette, usant de mes gênes pour ne pas mourir d'hypothermie... Puis je repris le chemin. La journée passa rapidement, je sentais enfin les embruns de la mer, l'air iodé.. Cela ne m'avait pas manqué. Puis finalement j'arrivai sur des hauteurs surplombant un littoral de falaises avec sur le bord de l'une d'entre elles, un village, non une ville ; la seule de tout le panorama à vrai dire, je supposai ; je suppose toujours bien étonnement ; que c'était là que je devais me rendre. Vu d'ici la ville ne semblait pas aux prises avec une révolte.. C'était donc une révolution silencieuse ? J'arrêtai de me poser des questions, j'allais bientôt avoir toutes les cartes en main, et oui, parce que j'allais demander le pourquoi du comment ; je n'étais pas un vulgaire pion, et me considérer comme tel était une très très grosse erreur, d'ailleurs tous ceux qui me sous estimaient, se jouaient de moi, me prenaient pour une potiche s'en mordaient les doigts.

Après une dernière heure de marche je gagnai l'agglomération, le panneau de la grande porte indiquait : ''Iketsu''. Je devais me rendre au palais afin de rencontrer le fameux responsable, l'administrateur de cette ville. Je le trouvai facilement, en même temps le bâtiment le plus imposant, et le plus richement décoré. Il puait le luxe, les dépenses inutiles et ce fut bien la première fois que je voyais ça ! Je soupirai et entrai dans le dit palais. L'intérieur était à l'image de l'extérieur. À peine quelques pas dans le hall, sur un tapis rouge habillant un sol de pavés blancs, que je fus réceptionné par une femme portant de petites lunettes pardessus lesquelles elle m'observait d'un regard glacial ; sa tenue, sa position me fit comprendre que ce n'était pas une rigolote ; elle semblait stricte.. Enfin, peu importait. Sur un ton assez dur elle m'adressa la parole, m'interrogeant sur ma présence ici.


    « Que faites vous ici ? »
    « Le responsable de cette ville a demandé de l'aide... »
    « Ha, un shinobi, d'accord. Bien, veuillez me suivre. »


Puis elle fit volte face prenant la direction d'un large escalier, on gravit plusieurs marches, dépassa plusieurs étages avant d'arriver devant une double porte massive en bois sculpté portant l’écriteau ''Grand administrateur d'Ikestsu'' encadrée par deux gorilles, des agents de sécurité certainement. Elle frappa à la porte avant de la pousser et de me faire signe d'entrer, sans un mot j'entrai dans le bureau, ou le salon devrais je dire, c'était bien ça.. Puis elle referma la porte derrière moi. J'approchai du bureau et le fauteuil devant moi se tourna me dévoilant un homme rondouillard au teint cireux avec un crâne presque totalement dégarni, enfin,, je ne jugeais pas sur l'apparence. Il me dévisagea, non, me reluqua ; je pouvais deviner qu'il me déshabillait du regard. Je toussotai, m'éclaircissant la voix, ce qui eut pour effet de lui faire reprendre ses esprits, un peu plus et il commençait à baver. Il rigola certainement un peu gêné, puis m'adressa finalement la parole. Je vis son regard s'attarder au niveau de ma hanche gauche, il avait certainement deviné la forme du fourreau de mon katana, tant mieux.

    « Ah c'est vous qui venez vous occuper des révolutionnaires ! Je suis heureux que quelqu'un, qui plus est aussi ravissant, ait enfin accepté de me venir en aide.. Je suis l'administrateur de cette ville, Iguki Zenko ! »

    « Oué... Zanshi. Donc vous.. »
    « Vos cibles, on n'en sait pas grand chose si ce n'est qu'ils agissent la nuit uniquement et visent les cargaisons acheminés aux docks. »
    « D'accord, mais.. Que vos citoyens vous volent, contestent votre autorité.. Devrait vous faire réagir autrement que par la répression je crois, non ? »
    « Attendez, vous êtes payés pour éliminer les têtes de cette révolte, pas pour me dire comment je dois agir ! Il me semble que vous n'êtes qu'une shinobi.. Alors restez à votre place je vos prie. Sinon, un navire transportant des médicaments transitant par notre port fait escale.. Ce sera peut être leur prochaine cible »

Acheva t il en se plongeant dans un dossier sur son bureau. Je ne répondis pas, il m'avait vexé en fait, j’acquiesçai juste, même si je n'approuvais pas cette situation, ce qu'il faisait, ce fut bien la première fois que je m'écrasai ainsi, mais je devais respecter son statut, en effet. Je quittai la pièce sans un mot de plus, les sourcils froncés, en soupirant. Je dévalais l'escalier circulaire sans prêter attention à la secrétaire qui en fit de même et me retrouvai finalement dehors sous un ciel grisâtre. Nouvelle destination : les docks. Peut être avais je mal observé depuis le promontoire, mais je ne me rappelais pas avoir vu un quelconque port.. Je marchai encore dans les rues de cette ville qui en dehors de la mairie était bien grise, je ne croisais presque personne, à croire que tous se cachaient. Finalement le bout de cette avenue me dévoila des installations atypiques, des grues, des entrepôts.. Je m'y rendis, là il y avait du monde, des ouvriers mais aussi des gardes armés. Cet endroit ne respirait pas la joie.. Je m'y présentai, ils avaient reçu l'ordre de me laisser aller et venir comme bon me semblait, au moins je ne serai pas gêné. Je m'approchai des grues en bord de falaise, cela m'intriguait, je me penchai pour observer en contre bas, et fus étonnée par le spectacle. La falaise cachait en son creux un port aménagé sur les rochers ; une architecture bien loin de celles que j'avais pu observer dans le reste du pays.

Je cherchai alors le moyen de descendre, on pouvait forcément y aller ! Et en effet on m'indiqua entre deux grues un abri m'expliquant que c'était un ''ascenseur'', je l'empruntai, rouages et mécanismes se mirent en route, et ce que j'appelai l'abri commença à s'enfoncer lentement le long de la falaise m'offrant une vue imprenable sur la mer et les docks. Iketsu était pour moi la ville des premières fois, tout ce que j'y voyais était inédit, mais ce n'était pas un émerveillement non plus, surtout qu'en fait c'était la seule ville aussi développée de ce pays, en fin, la seule que j'ai eu l'occasion de voir, peut être que son extrême nord cachait d'autres cité dans ce genre. Enfin, ce n'était pas l'étonnante architecture et technologie que je découvrais qui allait me permettre de mener à bien mon contrat. Heureusement pour moi je n'allais pas attendre longtemps avant qu'il fasse nuit, le ciel s'assombrissait peu à peu, sous les nuages le soleil devait avoir amorcé sa descente. Puis la cabine mouvante s'immobilisa, j'étais tout en bas, la porte s'ouvrit ; je descendis, et l'ascenseur se remplissait une nouvelle fois, cheminant son lot d'ouvriers et autres dockers vers la ville. J'observai autour de moi, d'ailleurs on m'observait furtivement aussi, détourant le regard quand le mien venait se poser sur eux. Ils n'avaient pas l'habitude de voir des femmes ici, ou alors je sentais l'étranger peut être, bref.

Un autre garde vint à moi, contrôlant mon identité. Il voulait me suivre partout, me protéger en cas d'attaque, il était gentil..


    « C'est très gentil, mais à me suivre partout vous finirez plutôt par vous faire mal.. Franchement, vous feriez mieux de rejoindre votre famille, et de me laisser faire ce que j'ai à faire tranquillement. »
    « C'est vrai.. Après tout, vous êtes la pour ça. Merci. »


Puis il me laissa à proximité du fameux cargo que j'étais venu surveiller. Ce garde ne semblait pas plus énervé que ça, et ne se sentait pas concerné ; sa réaction plutôt facile souleva quelques questions auxquelles je ne tarderai pas à obtenir des réponses. Je m'approchai, observant le colosse de métal flottant ; ce quai était le seul accès possible, je n'avais qu'à attendre ici. Je me retournai et m’asseyais sur un tas de cordage, de filets, cachée derrière quelques caisses empilées, masquant un minimum ma présence. Je n'avais plus qu'à espérer que les voleurs dont il était question ne savaient pas que j'étais là.. Je me demandais à quels genres de personnages j'aurai à faire ; car ce n'étaient pas de simples voleurs apparemment, ils étaient aussi violent ; et par conséquent dangereux. La nuit était enfin là, le silence régnait sur les quais, juste le son des vagues se brisant contre les récifs, le vent, rien de plus. Les heures passaient, je m'assoupissais peu à peu, maintenant j'étais presque sûre que mes cibles ne viendraient pas. Ma tête bascula en arrière, la bouche ouverte, complètement avachie je m’endormis, mais mon repos ne fut que d'une courte durée, le son du bois sur le béton des quais me réveilla en sursaut, quelqu'un courrait, plusieurs personnes même. Je dépassai la tête du coin d'une caisse pour regarder, je ne vis rien, enfin, presque, en fait j'arrivai à percevoir des ombres se déplacer, ils se dirigeaient vers moi, non, vers le porte container.

Bon, si j'avais de la chance, je n'aurais pas affaire à des shinobis, ce qui me faciliterait un peu la tâche. Je disparus derrière les boîtes en bois, attendant qu'ils arrivent, j'entendais leurs pas se rapprocher de seconde en seconde, puis ils passèrent devant moi, ils étaient quatre, cela ne m'étonna pas vraiment. Je les laissai s'élancer sur l'échelle permettant de monter à bord avant de me montrer, et d'en bas, dans leurs dos, je les interpellai.

    « Ce n'est pas bien de voler... »
    « Oh merde, un garde ! »
    « Descendez vite ! »


Effet de surprise complet ! Les quatre individus évidemment masqués et tout de noir vêtus sautèrent de l'échelle, le dernier, le plus haut ; se loupa et finit à la mer. Là, c'était sûr, je n'avais pas affaire à des ninjas, je me passais une main sur le visage en soupirant, je partageais sa honte. Bref, trois hommes, je supposais, se tenaient devant moi, sans armes. Que faisaient ils ? Pour des révolutionnaires, ils n'avaient pas l'air d'être très dangereux, ni même dégourdis à vrai dire. Je pensais qu'ils allaient se mettre à parler, mais même pas, je levais les yeux au ciel pour montrer mon exaspération..

    « C'est vous qui malmenez l'autre là.. euh, comment c'est déjà ? ... »
    « Le sale porc de Zenko ! Il vous a embauché pour nous arrêter ; c'est ça hein ?! On ne va pas se laisser faire comme ça ! »
    « Aaaah oui, Zenko, haha... Non, sérieux, ça vous fait pas chier de piller un transport de médoc ? Faut arrêter les conneries maintenant ou ça risque de mal finir.. Mais, je dis ça, je dis rien. »
    « Quoi ?! »
    « Des médicaments ? Parle pas de chose dont tu n'as pas connaissance gamine »
    « Je ne suis pas vraiment une gamine.. M'enfin, je ne demande qu'à avoir la connaissance. »


Je restai calme, souriante, je savais parfaitement qu'une révolte était toujours légitime, si le peuple se soulève, ce n'est jamais pour rien. L'un des trois sorti alors lentement un papier sous plastique et me le balança, alors que le quatrième homme parvenait enfin à se hisser sur le quai à l'aide d'une bouée. À la lumière du lampadaire de bout de ponton, je sorti la feuille, la dépliai et fini par voir des mots se former, à l'envers, je retournai le document intitulé ''Bordereau''. C'était explicite, la liste complète des marchandises transportées par ce cargo, des noms de médicaments, de plantes.. Je m'attendais à pire, à quelque chose de plus glauque.. Mais, non rien de plus que ce dont m'avait parlé l'administrateur ; ou alors.. Qu'étais je sensée comprendre ? Je devais admettre que celui à la voix la plus grave, qui m'avait gentiment remit à ma place, tain c'était une manie dans ce pays ; avait raison... Je leur rendis la liste en leur demandant de quoi il s'agissait exactement. Celui qui venait de sortir de l'eau nous rejoignit et prit la parole en se frottant les bras.. Elle devait être froide.


Dernière édition par Shinku Zanshi le Jeu 10 Mai 2012 - 5:27, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Mission B - Un simple abus de pouvoir ? Mission B - Un simple abus de pouvoir ?  EmptyJeu 10 Mai 2012 - 3:53


    « Tu penses qu'un vaisseau aussi grand ne transporte que des médicaments ? Non, tu ne sais pas du tout ce qu'il se passe ici, et je vois que ce Zenko est toujours aussi bon manipulateur. Veux tu que je t'explique ? Après ça tu seras libre de faire ton choix.. Mais sache que ta vie ne vaut pas la mise en péril de notre action... »
    « On verra bien, dites moi... »


J'aimais me mêler des affaires qui ne me regardaient pas et n'en faire qu'à ma tête, d'autant qu'il y avait toujours une bonne raison dissimulée derrière. L'homme me compta, ponctué par quelques interventions de ses comparses, ce qui vraisemblablement se passait vraiment ici, son histoire tenait la route, et bien plus encore puisqu'elle était appuyée de preuves ! Alors que je devais les empêcher de nuire, je me retrouvais à grimper à bord du navire avec eux, il m'a dit ''tu peux le voir de tes propres yeux si tu veux'' ; et je ne fus pas déçu, non, je ressentais un profond sentiment de dégoût en voyant ce que contenaient une dizaine de containers. Maintenant, je comprenais pourquoi il avait fait appel à un ninja indépendant et pas à un village caché comme Kiri ou Konoha ; l'administrateur pensait tomber sur un criminel peut être, mais non ; les nukenins ne sont pas tous des incarnations du mal, la preuve en est. Je retournais vers l'échelle et m'accoudai à la rambarde en observant le ciel qui commençait à se dégager pour dévoiler une demie lune.

Cette histoire qui au début me paraissait banale déclencha en moi une sensation que je connaissais bien, sensation qui donnait envie à mes poings de fracasser des crânes, de trancher des tête et de faire cramer le tout dans un gigantesque feu de joie. Je fus rejointe par les quatre hommes, eux mêmes suivis par plusieurs ombres, plusieurs personnes. Ils me dirent qu'on devait les faire descendre... Cela prendrai un petit moment, avec une simple échelle ; et malheureusement je n'avais pas les capacités de faire apparaître un toboggan géant, en fait, moi peut être pas ; mais je fus étonnée lorsqu'un des révolutionnaires fit quelques signes, bafouilla une phrase incompréhensible, j'entendis un grondement et vis le quai à plusieurs mètres en dessous se soulever pour former un escalier contre la coque du bateau. Forcément, là ce serait plus rapide.

Lorsque que tous furent descendus, ainsi que moi et les hommes masqués, le même qui m'avait raconté la vérité me posa une question, il voulait savoir si je comptais les aider ou pas. Ma réponse fut sans contre-façon, sans équivoque ; bien sûr j'allais les aider ; j'avais encore une âme et une conscience qui voulaient rester paisibles. Ils me firent alors signe de les suivre, ils prirent la tête me laissant fermer la marche silencieuse, tous ces gens marchaient sans bruit, comme des zombis ; étaient ils drogués ? Le peloton s'immobilisa et j'entendis un de mes nouveaux amis chuchoter qu'une patrouille approchait, je les rejoignis et leur demandai de me laisser faire, je pouvais les mettre hors d'état de nuire sans les blesser. Je devançais alors la troupe d'ombres, me dirigeant vers la patrouille, ils savaient qui j'étais, ils ne se douteraient pas..

Deux hommes habillés en tenue militaire armés de matraques, l'un avait une barbe de quelques jours, assez costaud et l'autre imberbe, ou presque ; je n'étais pas allé voir ; plus chétif comparé à son collègue. Ils me saluèrent, je fis mine de vouloir discuter avec, et avant même qu'ils ne puissent me répondre je prononçais quelques mots accompagné d'un unique moudra, je maintins mon illusion quelques secondes, je vis des gouttes perler sur leurs visages, et quand je relâchai, ils s’effondrèrent, une insolation carabinée les ferai dormir quelques heures, ils se réveilleraient avec un bon mal de crâne ! Puis j'alertai mes comparses qu'ils pouvaient me rejoindre, ils me remercièrent, et nous reprîmes la marche vers une destination m'étant inconnu. Ils ne pouvaient pas emprunter l'ascenseur, leur cache devait donc être dans les parages.

On arriva finalement à l'extrémité du port, proches d'entrepôts et de la falaise elle même, brut. On attendit un instant ici, je ne pensais pas qu'ils se planquaient dans un entrepôt, ce serai trop simple ! Et j'avais raison, quand je vis le même homme faire d'autres mûdras qui eurent pour effet de rendre la paroi de la falaise ''vivante''. En effet des marches s'articulèrent au dessus de la mer, suffisamment large pour laisser passer tout le monde. Je mis un pied sur la première marche, puis au moment où je posais le pied sur la seconde, la précédente se rétracta, refermant l'escalier après mon passage. Quel jutsu surprenant, du coup je comprenais parfaitement pourquoi ils n'agissaient que de nuit. Ils étaient bien organisé. Je les suivis pendant prés d'un quart d'heure au dessus des vagues, nous nous étions éloignés de la ville, longeant toujours les gigantesques falaises. Le cortège s'immobilisa de nouveau, et je vis la tête de fil éclairée ; étions nous repérés ? Haha, non, le stress, la tension, le suspens me rendait un peu parano ! Jamais je ne pourrais vivre ainsi...

Non, en fait, c'était la lumière de leur repaire, le manipulateur de doton avait ouvert la falaise, je pénétrai dans la cachette, la dernière marche disparut et l'entrée se reboucha. Se dessina alors devant mes yeux un complexe creusé dans la roche, plusieurs autres personnes, une centaine, allant et venant. Des individus habillés en blanc et vert pâle prirent en charge ceux que se comportaient étrangement. Et ''les quatre hommes'' dévoilèrent enfin leurs visage, je reconnu celui tombé dans l'eau grâce à ses vêtements trempés, un visage carré, des yeux marrons, pas un poil sur le caillou. Le second, devait être celui qui m'appelait ''gamine'', et les deux autres... L'un été resté silencieux, et l'autre devait être le leader, le suspens ne fut pas plus longtemps maintenu, je reconnu la voix du chef, un peu plus grand que moi, des cheveux bruns en bataille, plutôt agréable à regarder, les deux autres, le plus agressif et le silencieux se ressemblaient comme deux gouttes d'eaux, deux blondinets aux teints mates.


    « Tu sais tout maintenant. Allé, on va pas tergiverser ; je suis Senbu Radou ; les deux là sont jumeaux Tsumeï et Tsudo ; et lui c'est Iki. On dirige cet endroit et la ''révolte''.. »
    « Je m'appelle Zanshi.. Tu as raison, ne tournons pas autour du pot, Pourquoi faites vous ça ? Je veux dire, pourquoi ne pas renverser Zenko, vous en avez la force à mon avis.. Quand je vois tout ça, impressionnant. »
    « On va en parler, mais ne restons pas là, allons plutôt en salle de débriefing.. Iki, tu peux te changer si tu veux ! Reste pas comme ça. »


Puis il descendit un escalier, suivi des deux frère, et de moi, alors que le plus baraqué allait dans une directions opposée, les quartiers je supposai. Bref, après un dédale de couloirs sombres et humides on arriva finalement devant une lourde porte en métal, pour ne pas dire blindée que celui que je qualifiais de leader poussa avec force. Une pièce dont les murs taillés dans la roche étaient couvert de différents drapeaux apparut, éclairée, chaude et sèche avec en son centre une table ovale accompagnée d'une dizaine de sièges il prit place tout au bout, les deux frère à sa droite l'un à côte de l'autre, et moi, je m’assis à sa gauche, laissant une chaise libre pour ''Iki'', l'un des frères rigola, en me voyant faire...




    « Tu peux t'asseoir à côté du patron s'tu veux, Iki il se met dans son canapé. »


Comme une conne, je changeai de place, puis il rigola de plus belle ; lui, c'était Tsudo, le soit disant silencieux. Radou mit un terme à la rigolade en le toisant du regard, d'un air ''ferme là y a que toi que ça fait rire''. Puis il m'adressa la parole, continuant notre discussion.


    « Pour reprendre, je suis le seul à utiliser le ninjutsu dans cet endroit ; Iki est d'une résistance hors normes, et les frangins... C'est tic et tac, des arnaqueurs, embobineurs... Des espions en fait. »
    « Et ben ? Vous pouvez largement... »
    « Je n'ai pas fini ! On ne peut pas l'attaquer de front, il a des ninjas à son service dans la ville. En fait, je n'utilise pas mon ninjutsu pour me battre, mais uniquement pour créer des structures, Iki est un ancien docker et.. »
    « Et nous, haha, mystère et boule de gomme, faut mieux l’ignorer »
    « Mais.. Ta gueule Tsudo sérieux.. On faisait parti d'un clan de nomade de testsu, et notre clan a été, comment dire.. Déporté ? »
    « Uhm, je vois.. Déporté ? Comment ça ? »
    « Oui, toutes les personnes que tu as vu ce soir, qu'on a sorti des containers sont des déportés. Depuis quelques temps Zenko raflent les nomades, les petits clans, pour les envoyer sur une île mystérieuse. »
    « c'est horrible !.. »
    « Oui, c'est pour ça qu'on essaye de mener une révolte dans la ville, mais la terreur qu'il a instauré garde tout le monde en respect. En plus, personne ne vient dans l'extrême nord de Tetsu, les grands villages ninjas ne se doutent de rien. On peut entrer dans la ville, mais il est très difficile, voir impossible d'en sortir sans être arrêté. On est isolé.. »
    « Attends, attends.. Je peux vous aider, vous avez juste besoin d'une personne capable de se battre contre des ninjas non ? »
    « Oui, de simples civils armés de bâton ne peuvent rien contre les ninjas de Zenko.. »
    « D'accord, je peux donc m'en occuper... Je ne peux pas laisser faire ça.. Vous avez des infos sur les ninjas présents dans le village ? »
    « Bien sûr, on sait où ils sont postés, ce qu'ils peuvent faire à peu prés, ce sont tous des criminels envoyés par une dénommée Macabre, Macaque, je ne sais plus.. Mais, tu es sûr de vouloir faire ça ? Je pensais plutôt que tu aurais pu quitter le village et alerter Konoha ou Kumo.. »
    « Macabre, Macaque... Makka non ? »
    « Oui, oui, c'est ça. »
    « oh la salo... »
    « Une amie à toi ? »
    « Non, Ha ha, non ! »
    « Oué, bref ; ce sera tout pour ce soir, Tsumeï ; je te laisse accompagner cette jeune fille dans une chambre libre. Nous établiront un plan d'action demain. »


Puis il quitta la salle de réunion en premier sans nous attendre. Tsumeï, le jumeau pas joyeux me fit signe de le suivre, alors que son frère empruntait un couloir différent. Cette installation, ce bunker me rappelait un film que j'avais vu dans la grande ville de Kawa, enfin, trêve de rêverie ; j'arrivai là où j'allais passer la nuit. Le blondinet me laissa là en me souhaitant une un repos. C'était très spartiate mais je m'en contenterais bien, ce n'était pas pour le reste de ma vie. Je m'allongeais, et ce fut seulement à cet instant, dans un silence des plus absolu que je réalisai dans quoi je m'embarquais, je n'étais décidément pas faite pour défendre l'injustice.

Ce que j'avais appris, le fait d'y repenser, m'avait couper toute envie de manger, ou boire ; je préférais dormir, puis j'avais besoin de repos de toute façon, je savais que lendemain j'aurai à me battre. Je ne vis pas la nuit passer, on vint me réveiller, me laissant le temps de prendre une douche.. Je trouvai le chemin vers la salle toute seule, comme une grande, tout ceux d'hier étaient déjà là, et d'autres que je n'avais pas encore vu, une dizaine de personnes à peu prés. Radou me présenta à ceux qui ne me connaissaient pas. Il exposa le plan visant à renverser le dirigeant de la ville, insistant que c'était grâce à moi qu'ils pourraient y arriver.

Nous quittâmes le bunker tous ensemble, empruntant le même chemin constitué de marches en pierre, une demie heure de marche et nous fûmes au port, le ciel s'éclaircissait lentement, il n'y avait là que quelques marins, quelques dockers, et toujours le navire à quai. Le chef du mouvement me fit signe, le groupe se sépara, de dispersa ; chacun avait sa cible. Moi je devais me rendre au palais, là où devait se concentrer bon nombre de ninjas travaillant pour Zenko. Pour le moment, les autres se mettaient en place. J'empruntai l'ascenseur, il s'enclencha dans un bruyant grincement. Au sommet de la falaise, je sorti, faisant face à un homme, un garde. Il me salua, je fis de même, et à son niveau j'employais sur lui un jutsu, une simple illusion, il tomba, atteint d'une fièvre subite. J'entendis l'élévateur s'activer une nouvelle fois, des révolutionnaires certainement, ils n'auraient pas à se charger de lui, et ils passeraient inaperçu jusqu'à l'heure H.

J'arpentais les rues à vive allure, les volets étaient clos, la ville dormait toujours. Il ne me fallut que quelques minutes pour parvenir à l'hôtel de ville, il était assez proche du port.. Je gravis les marches en moins de deux et pénétrai finalement dans le luxueux bâtiment. Quand j'ouvris la porte une femme, la même qu'hier, m'aborda ; avec ses lunettes rectangulaires, noirs. Elle me fixait, et sur un ton hautain me parla. Je ne sus pourquoi, elle ne m'inspirait pas, elle dégageait quelque chose de malsain. Qui était elle ?


    « Shinku Zanshi, c'est ça ? Dés que tu es arrivée j'ai compris qui tu étais.. »
    « Ah ? Bah en même temps c'était pas compliqué, vu que je vous l'ai dit, enfin.. »


Dernière édition par Shinku Zanshi le Jeu 10 Mai 2012 - 5:36, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Mission B - Un simple abus de pouvoir ? Mission B - Un simple abus de pouvoir ?  EmptyJeu 10 Mai 2012 - 4:10

    « Non, tu es une shinobi, mais pas du genre que Zenko recherchait.. Tu vas plutôt foutre la merde qu'autre chose ! »
    « Pardon ? Je dois rencontrer l'administrateur, c'est par là ? »


Je la dépassai, tentant de l'ignorer, mais elle me rattrapa et se plaça entre moi et le grand escalier, tien pourquoi pas.. Je la regardais et avant même que je réagisse elle fit une suite de signes et des centaines de feuilles de papiers s’envolèrent de toute part dans le hall, provenant d'un peu partout, je m'apprêtais à riposter mais ne fus pas assez rapide, les feuillets se plaquèrent contre ma peau, m'immobilisant complètement. Je savais ce que j'avais à faire, je profitai du temps qu'elle m'offrait pour me libérer de ce jutsu, ma chaleur corporelle grimpait rapidement..


    « J'ai eu des informations sur toi, tu n'es pas une criminelle, tu aides les faibles.. T'es une gentille en gros. Et les gentils posent toujours problème, Zenko a cru que l'argent pouvait te faire fermer les yeux, il ne m'a pas écouté... »
    « .. Vous ne savez rien du tout de qui je suis. »
    « Si si, je sais. Cette nuit quelqu'un a attaqué les gardes, et on nous a dit que c'était une jeune étrangère. Tu es du genre qui ne peut pas s'empêcher de fouiller, de chercher le pourquoi. Si je t'élimine, tu ne poseras plus de problème. »
    « Non, je dis que vous ne savais pas qui je suis, ce que je suis. »


Les feuilles collées sur tout mon corps fumèrent, en quelques secondes le papier fut consumé, embrasé par des flammes écarlates qui disparurent en quelques secondes. Elle fut surprise, preuve qu'elle ne savait pas totalement qui j'étais, son data ne devait pas comprendre mes capacités. Elle devait être forte, c'était ça que j'avais senti, un chakra assez élevé, je n'étais pas habitué à ressentir la force des gens, c'était assez nouveau, preuve que je progressais peu à peu, enfin, j'égalais pas ma sœur qui était un senseur hors paire. Voyant sa première attaque faillir contre moi, la femme d'une trentaine d'années exécuta immédiatement une suite signes, elle ouvrit la bouche et cracha vers moi ce qui semblait être de la mousse, j'essayais de contrer son attaque en employant mon lance flamme qui fut battu, la mousse, diminuée, m'atteignit quand même, je protégeais mon visage de mes bras. Ces derniers furent couvert par la substance froide, je tentais de m'en dégager, mais rien à faire. L'autre garce ne perdit pas son temps en parlote cette fois et enchaîna. De je ne sais où elle sortit un katana de confection rudimentaire visiblement, et fonça vers moi voulant de transpercer. À mon tour je dégainai mon arme, Seï'Ruseï ; et d'un sigle de ma main libre il devint doré, brûlant. Nos lames s'entrechoquèrent deux fois. La troisième fut la bonne pour moi, mon sabre en fusion vint à bout du sien, le tranchant net, profitant de l'ouverture je serrai mon poing gauche et lui asséna un coup dans le bassin. En théorie le coup que je venais de lui infliger aurait du la repousser, et la brûler, mais il n'en fut rien. Je ne possédais pas une force surhumaine alors le coup donné ne fit que peu d'effet. Je sautai en arrière, comme elle, puis elle se marra alors que je regardais la mousse sur mon bras, commençant à comprendre.

    « Je ne sais ce que c'était que ce coup de poing mais.. Ma mousse fait effet ! Allé je vais t'expliquer, parce que tu ne pourras bientôt plus faire grand chose. Cette mousse pénètre ta peau et s'attaque à tes tenketsu, les fermant un par un. Quand la mousse aura complètement disparu, tu ne pouras plus utiliser ton chakra. Je dois admettre que tu étais surprenante et résistante. »
    « Tu parle trop et trop vite. Si ce n'est pas moi qui te bat, ce sera Seiyomuri. »


Son visage se referma, sa joie s'effaça, elle dégaina un nouveau Katana cette fois ci plus long, ouvragé. Je fis un unique signe, un rouleau apparut à côté de mois,d'un mouvement de la main il se déroula devant la jeune femme, la même main vint frôler mon katana, faisant couler quelques gouttes de sang, et au moment où je vis son katana à quelques centimètre de mon visage, arriva de Gila celui dont j'avais parlé, Seiyomuri. Je fus surélevé d'environ trois mètres, heureusement pour moi, le bâtiment était haut de plafond. D'un coup de queue il balaya les pylônes soutenant l'entrée qui s’effondra, fermant l'accès au palais. Il observa la combattante dont je ne connaissais même pas le nom, et parla de sa voix grave. La shinobi, sans doute décontenancée ; nous regarda, et écouta.

    « Bonjour Zanshi. C'est la première fois que m'appelle depuis que es reparti de Gila.. Cette femelle te pose problème ? »
    « C'est à peu prés ça.. Mes Tenketsu se ferment les uns après les autres, je ne pourrai pas finir seule, je ne sais pas combien de temps peut durer cet effet.. »


Le gigantesque lézard tira rapidement la langue, et reprit immédiatement après.

    « Je connais ce jutsu. Une fois que cette femelle sera morte, tout rentrera dans l'ordre. »
    « On est obligé de la tuer ? »
    « Non, mais à ce moment c'est toi qui mourra, c'est comme tu veux, Habashi Zanshi. »
    « Ok. »
    « Hey, vous m'oubliez là ?! Vous pensez réellement que je vais me laisser faire.. Laissez moi rire, je vais me faire un porte feuille en peau de croco.. »
    « Tant mieux, mais je ne suis pas un crocodile. »


La kunoichi enragée fonça sur nous, je la laissai faire, Seiyomuri allait s'en charger. Je vis la pseudo secrétaire tenter d'enfoncer sa lame dans mon invocation, au même moment je vis du sable me recouvrir, et former une seconde peau, une espèce d'armure autour de nous deux. Le monstre rigola, demanda si elle avait fini, et à bout portant, ouvrit sa grande gueule et cracha sur elle un liquide opaque, verdâtre, fumant ; de l'acide. J'entendis un hurlement, puis plus rien. Je n'avais pas regarder le spectacle, je savais très bien ce qui s'était passé. Puis en quelques secondes la mousse sur mes bras s'évapora. Je sautai de la bête noir et pu voir sur le sol un tas de chairs difformes, une bouillie sanglante dont il ne restait que les bras, l'une des mains, fébrilement rattachée à ce qui restait du corps tenait encore fermement le long sabre. Je failli vomir, mais je gardai à l'esprit que cette femme avait voulu me tuer. Sans Seiyomuri je ne serai arrivé à rien, et peut être pire encore ! D'ailleurs ce dernier m'adresse la parole.

    « Tu as encore besoin de moi Zanshi-San ? »
    « Oui, oui. Je voudrais que tu surveille le hall d'entré, dégage le passage aussi... Mais, s'il te plaît, vérifie que ceux qui viennent sont des ennemis... »
    « Ne t'inquiètes pas petite, tes amis sont mes amis, je saurais les distinguer ! »


Je laissai l’impressionnant animal parlant à l'accueil, j'étais sûre qu'il serait efficacement gardé ! J'enjambai deux à deux les marches, au fur et à mesure que j'approchais du bureau de l'administrateur je sentais le sang bouillir dans mes veines, je dégageais de plus en plus de chaleur, la rembarre en bois s'enflamma lorsque que je la touchais ! Finalement, j'arrivais à destination, devant la porte derrière laquelle se cachait le collaborateur, cependant, elle était protégé par les deux gardes vu la veille. Ils me dévisagèrent, voyant mon état, et certainement celui des escalier à moitié cramé me précent ; ils comprirent que je n'étais pas là pour faire copain copain. Le premier voulu m'infliger un coup de pied latéral, pas suffisamment rapide, j'avais eu le temps de ressortir Seï'Ruseï et de le placer en opposition.

L'attaque me bouscula quand même, me faisant reculer d'un pas, le second en profita pour m'attaquer, je ne pouvais l'esquiver, mais le laps de temps avant l'impact était suffisant pour que je prépare une riposte, au moment où son poing atteignait mon ventre, mes mains se couvrirent d'une aura écarlate, c'était le poing chaud. J'encaissais l'attaque, supportant la douleur, je l'agrippai au bras pour ne pas dévaler l'escalier derrière moi ; la manche de son costard fuma et prit feu, des flammes écarlates. Ma main entra en contact avec sa peau, avec son bras, ça sentait le cochon grillé ! De son autre main il tenta de me frapper, mais j'attrapai son poignet duquel s'éleva une fine fumée, le maîtrisant ainsi, d'un simple coup de pied je fis reculer laissant des bras grièvement brûlé. Il tomba contre le mur à côté de la porte que je voulais passer, et semblait ne plus vouloir se relever.

En général la simple vision des dégâts qu'engendraient mes attaques suffisait à faire fuir mes opposants, mais le dernier gardien debout semblait vouloir continuer à en découdre, il était à un ou deux même, je ne le laisserai pas s'approcher, je fis trois signes, j'inspirai, et relâchai sur le survivant un jet de flamme monumental et contrairement à l'habitude, cette fois je ne contrôlai pas sa température. L'homme tomba en arrière, roussi, pour ne pas dire carbonisé ; et laissa enfin la porte ; à moitié carbonisée elle aussi ; libre d'accès. J'avançais, posai ma main sur la clique, le bois déjà bien entamé prit une teinte rougeâtre, et s’effondra sur lui même, tapissant le sol de cendres, de suie, de charbon. Finalement j'arrivai dans le cabinet de Zenko, comme la première fois il me tournait le dos dans son fauteuil, et se retourna. Il soupirait, bafouillait, et finit par retrouver une élocution assez claire pour que je le comprenne.


    « Shizu m'avait bien dit de ne pas employer de ninja extérieur à ceux envoyés par Makka. »


J'approchai de son bureau, laissant sous chacun de mes pas une empreinte fumante, la plus part des tissus qui me couvraient n'étaient plus ; mon corps n'était plus couvert que part des bandages ignifugés, ma seconde peau en quelques sortes. En effet chaque bandes blanches dessinaient avec exactitude chacune des formes de mon corps. Malgré la situation dans la quelle se trouvait ce misérable cloporte, ça ne l'empêchait pas de me mâter, et presque de baver ; je me souvins alors d'un des jumeaux qui avait dit ''Ce sale porc de Zenko'', je n'en pensais pas moins. Cet homme avec un case en moins, visiblement pervers, et en plus fricotant avec les pires personnes que pouvait porter le monde.

    « Zenko, vous.. Tu n'es qu'un déchet, tu ne mérites pas la vie... »
    « Oh ne soyez pas aussi dur Zanshi-san ; c'est notre monde qui est ainsi. Vous savez, aider Makka à former une armée avec la vermine de notre pays peut le changer, ce monde. »
    « Tu délires, la vermine, ce sont les gens comme toi, comme Makka... »


Je lui pointai mon sabre sous le nez, le menaçant ; à cet instant, ça aurait été tellement simple d'en finir, d'ailleurs, c'est ce que je voulais faire ! Ma lame fit couler son sang, d'une fine coupure. Il comprenait très bien quelle serait la suite. Aveuglée par le désir de vengeance, oui vengeance indirect sur Makka ; je n'entendis pas la personne derrière moi, je me rendis compte de sa présence uniquement lorsqu'il posa sa main sur la mienne et me força à abaisser ma lame. C'était Radou.

    « Radou, sale cancrelat ; je croyais t'avoir expédié dans l'au-de-là ! »
    « Et non, comme tu peux le voir ! Zanshi, laisse le ; il doit être jugé et subir une peine choisie par notre pays. »
    « Mais... »
    « Non, il ne mérite pas une mort aussi noble que celle du guerrier. »


La main tremblante, je rengainais mon arme dans son fourreau. Mon visage était fermé, mon regard d'une noirceur sans équivoque. Une minute de plus et je lui tranchais la gorge. Les deux frères jumeaux apparurent à leur tour déclenchant une nouvelle réaction chez le dirigeant de la ville, ou du moins l'ex-dirigeant.


    « Toute la vermine au même endroit, c'est beau. Les deux jumeaux, je me souviens du noms de votre clan, de bonnes recrues ! »
    « Oh putain, je vais te péter les dents sale porc ; je te les péter et te les faire bouffer ! »
    « Du calme Tsudo, il subira le châtiment qu'il mérite ; mais ne vous abaissez pas à son niveau, il n'attend que ça. »


Je découvrais un homme, Zenko, de plus en plus répugnant, et pas que pour sa perversité. Et finalement le quatrième homme, Iki, entra à son tour.


    « Ah vous êtes là patron. Et la raclure à ce que je vois ! »
    « Toi par contre je ne te connais pas, mais tu n'as pas l'air bien futé... »
    « Peut être, mais ça n'empêcherait pas d'écraser votre crâne dégarnit d'une seule main. Vous êtes un usurpateur, Radou est l'administrateur de cette, il en est le créateur ! »
    « Pas si stupide que ça en fait... »


Je compris alors un peu mieux l'histoire, Senbu Radou qui n'utilisait son ninjutsu que pour bâtir et créer, était à l'origine de cette grande cité.. Les pièces du puzzle se mettaient peu à peu en place dans mon esprit, cela expliquait un bon nombre de choses. Plus j'écoutais le Zenko parler, plus je le trouvais grotesque.


    « Tu es fini Zenko.. Pourquoi continuer à jouer ainsi... »
    « Parce que vous croyez, demoiselle Shinku-Habashi ; que le peuple va accepter ça ? »
    « Zenko, tu penses que la révolte ne vient que de nous, que pour t'empêcher d'aider Makka ? Tu te trompes, nous avons juste profité d'un vent favorable.. Tu as instauré des couvres feux, augmentés les impôts, arrêter des personnes aléatoirement, fait construire ce palais puant alors que la plus part des habitants meurent de faim... »
    « Alors mon gros, tu ne réponds plus ? »
    « Tu sais, nous allons te livrer à un tribunal citoyen, en ce moment même des centaines de personnes marchent sur ta garde, sur les hommes de makka.. C'est fini. »
    « Non, ce n'est pas fini, dés que Maîtresse Makka n'aura plus de nouvelles, elle enverra ses hommes ! »
    « Sauf que, cette jeune femme, Zanshi ; avertira Konoha, anonymement... Tetsu est loin d'être capable de se défendre seule, il nous suffit seulement de demander de l'aide... Bref, emmenez le. »


Les jumeaux et Iki encadrèrent l'ex maire, le forcèrent à se lever, et le conduisirent hors des murs. Radou me remercia pour mon aide et m'invita à le suivre, on passa devant mon lézard.

    « Zanshi, as tu encore besoin de moi ? »
    « Tu peux retourner à tes occupations, merci pour ton aide Seiyomuri ! »
    « Impressionnant, tu es pleine de ressources... Je veux te montrer une chose. »


On se retrouva à l'extérieur du bâtiment, entourés par une immense foule scandant la liberté et le nom de Radou : ''Senbu, Senbu !''. Je retrouvai le sourire. Il me tapota l'épaule me montrant l'immense palais. Il fit une longue série de signes, le sol trembla, en place et lieux de l'extravagante mairie s'ouvrit une crevasse qui l'engloutit, puis se referma dans le même vacarme, laissant à la place une terrain immense...


    « Encore merci Zanshi. »
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