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 Roulette, vous ne porterez plus ma vie!

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Fuji Sayoko
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Message(#) Sujet: Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Roulette, vous ne porterez plus ma vie! EmptyLun 23 Avr 2012 - 22:24

Non. La douleur ne la rendrait pas lâche. Non la douleur ne la ferrait pas tombé, non la douleur ne la rendrait pas inerte et totalement soumise au monde.

Par terre, respirant difficilement la jeune femme avait la vu brouillé, étalé de tous son long par terre et surtout, sentant la douleur dans ses muscles et dans les articulations de ses jambes. Elle souffrait, mais aucun gémissement de douleur ne sortait pour le moment de sa gorge.
Les yeux clos, enfermant le mal dans son corps, elle n'entendait plus les infirmières qui la suppliaient d'arrêter. Elle en avait fait bien trop pour la journée, et même pour les mois à venir d'après elles. Mais aucunes ne la touchaient, aucune ne portaient les doigts sur elle.
- « Ca suffit! S’écria la jeune femme d’une voix forte. Il est hors de question que je reste infirme toute ma vie! 
1561 points de sutures. 152 os brisé. 75 brulures. 6 mètres de bandes. 3 membres inutilisables. C’était le constat qu’avait pu faire les médecins sur elle. Elle n’était pas morte, c’était le plus important disaient ils. Mais eux, eux ils n’avaient jamais vécu l’art Shinobi, eux, ils ne savaient pas se que cela signifiait de perdre la seule chose qui faisait de vous un être doué pour se que vous entrepreniez. Ils n’avaient jamais eut à perdre leurs mains, et même si ça avait été le cas, ils auraient toujours eut leurs esprits pour se maintenir à un niveau de vie correcte. Mais pas Sayoko, Sayoko n’avait que son corps pour se battre, à quoi bon avoir de l’esprit si elle ne pouvait même plus fuir ou se battre sur le champ de bataille!

Un gémissement, et la Princesse Serpent tendit le bras vers la barre horizontal qui l’aider à marcher. Son seul bras valide agrippa fermement le bois brute, frémissante, même les articulations de ses doigts ne lui obéissaient par correctement.
Et tous la regardait, dans cette salle de rééducation. Les malades grave ou moins grave, soutenant difficilement la vision de se corps meurtrie et dont la haine avait était gravé au fer rouge. Il voyait en elle une oiseau prit en cage. Il voyait en elle l’espoir de tous. Réussirait elle a reprendre vie ? Elle qui souffrait, elle qui avait temps souffert? La Shinobi allait encore souffrir, c’était certain. Et bien qu’elle n’était pas comme cette homme là, dont le bras avait été brisé, ou comme cette autre dont le jambe avait un muscle coupé, elle, elle avait encore la force de réussite. Deux ans de coma et une sévère torture, et elle avait encore la force de se battre et de regarder, bien en face, les cicatrices qui marquaient à présent son corps. Sans même se souvenir du comment ou du pourquoi de leurs apparitions.
Peut être que ce n’est pas plus mal ?

Bien que parfois, lorsqu’elle les contemplait, des flashs lui revenait en mémoire. Et, cela faisait encore plus mal que de tenter de marcher.

Alors la femme continuait. Pourquoi continuait-elle d’être si forte ? Sayoko elle-même se le demandait. Sayoko, qui n’avait plus n’y souvenir n’y ami, se demandait pourquoi s’accrochait elle autant. Ne pouvait-elle pas simplement sombrer ?
Mais dans son cœur, la femme aux cicatrices le savait. Elle n’était pas du genre à abandonner. Elle n’était pas du genre à lâcher prise. Toujours droite à fuir, elle ne voulait pas de roulette pour la porter.

Alors, tirant sur son bras dont les articulations craquaient, elle remontant difficilement sur ses pieds qui frémissaient. Ils n’avaient strictement aucune envie de la porter, mais, la jeune femme avait assez de volonté pour se porter et pour domestiquer ses membres.
Et bien que ses derniers la suppliaient en lui donnant de piquante douleur: elle continuait de marcher. Encore et Encore.
C’était son seul réconfort, la seule chose qu’elle pouvait faire dans l’espoir d’aller mieux, la seul chose.
Doucement, elle fit bougeait l’une de ses jambes. Difficilement, elle la souleva pour la poser sur le sol.
Un pas.
Encore une fois, elle s’appuya sur cette dernière. Encore, légèrement puisque sinon sn bras invalide aurait trop de poids à porter. Puis elle bougea son autre pieds qui répondait beaucoup moins biens au appelle que l’autre. Il vibrait, supplier. Il était douloureux mais : Elle le ferrait obéir, peut importe la douleur que cela lui provoquer.

Peut importe le mal, et surtout: peut importe la souffrance.

Deux pas.
La fille soupira, sentant son bras lâcher, sentant les muscles de son bras gauche se soustraire à sa volonté. Quelque seconde, elle eut la joie de pouvoir faire un pas - comment pouvait on temps rayonner seulement grâce à un pas ?- Mais la chute aurait encore été plus brutal si elle était tombé.-
Sa jambe droite se contractait, elle gémit, se pencha en avant, ses cheveux d’un noir corbeau tombant devant son visage et touchant presque le sol devant ses yeux.
Elle avait mal, et, les larmes commençaient à lui monter dans les yeux.

Es ce qu’elle marcherait un jour ?


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Message(#) Sujet: Re: Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Roulette, vous ne porterez plus ma vie! EmptyJeu 3 Mai 2012 - 22:15



Elle s'est réveillée m'a-t-on dit alors que j'étais en plein travail. Il ne me fallut pas plus de temps ni plus de mot pour comprendre ce qui venait de se passer. L'information que l'on venait de me donner, elle concernait Sayoko, Fuji Sayoko. Cette femme, celle qui n'était ni plus ni moins que la sœur du genin que j'avais rencontré à mon palais et entraîné quelques jours plus tard. Ryuuka allait être content d'apprendre qu'elle était sortie de son état végétatif. Du moins, si j'acceptais de lui délivrer l'information. Car oui, je lui avais bien dis que je ne souhaitais pas qu'il rencontre Sayoko si celle-ci n'était pas en état de le recevoir. Et être en état ne voulait forcément dire retrouver conscience. Enfin... Je verrai bien en la revoyant. Se souvenait-elle de nous ? De Kiri ? De qui elle avait été ? Se souvenait-elle de moi ? Je n'en avais aucune idée. Toujours est-il que j'avais hâte d'aller à l'hôpital afin de la revoir après tant de temps. J'espérais simplement qu'elle n'ait pas trop changé. Enfin peu importe ! Je n'avais pas le temps de penser à mes shinobis. L'heure était au travail et je me devais de le faire sérieusement. Car oui, jusqu'à preuve du contraire, un village ça ne s'administre pas tout seul.

Quoique...Maintenant que j'y pense je pouvais bien, comme à mon habitude, céder le travail que j'avais à faire à un de mes seconds néanmoins aujourd'hui, j'étais assez motivé. Par ailleurs, je me devais de montrer l'exemple c'est pourquoi je n'allais pas voir le jonin de Kiri tout de suite. Oui, il fallait bien que je finisse cet important dossier et celui-là aussi et celui-ci et ce dernier...Rho...J'avais tellement de dossier qu'à ce rythme je n'allais pas pouvoir revoir la sabreuse avant un bout de temps. En temps normal, je me serais sûrement défilé. J'aurai sûrement demandé à Katsuo de faire mon travail à ma place mais étrangement il n'en était rien. Je continuais bien que cela m'agaçait. J'allais la revoir de toute façon alors autant ne pas être pressé et puis, j'avais un peu peur de voir dans quel état elle pouvait bien être. Car oui, être en vie c'est bien beau mais si elle recouvrait ses sens sans recouvrer ses capacités ni même son intégrité physique alors … Enfin bon. Inutile de se torturer en pensant à cela. L'heure était au travail et à rien d'autre.

Les jours passèrent et à chaque fois de nouveaux dossiers tous plus gros les uns que les autres arrivèrent. Cela ajouté aux affaires quotidiennes du village et vous obtenez une montagne de feuille à classer, à signer, à lire...Ou plutôt l'inverse de préférence – car oui, signer un truc non lu ça peut être risqué surtout au vu de mon grade – à archiver et j'en passe. Bref, je n'avais jamais le temps de me déplacer, le pauvre Lutin que j'étais était littéralement cloué à son bureau. Jusqu'à ce que finalement : Rien. Le néant total. Aucun dossier, aucune fiche à remplir. Étrangement, j'aurai souhaité avoir des tâches à accomplir. Cela m'aurait donné une raison pour ne pas lui rendre visite. Malheureusement, je ne pouvais pas me défiler ou me cacher derrière mon travail. J'allais bien devoir la voir et donc, voir dans quel état désastreux elle devait se trouver. Car oui, je n'étais très optimiste quant-à l'intégrité physique de la kunoichi. Je n'étais pas docteur et je n'avais aucune connaissance dans cet illustre art néanmoins je savais pertinemment qu'on ne sortait pas d'un coma aussi long avec deux trois cicatrices et basta.

Me rendant avec quelques difficultés – et avouons-le, un certain malaise – au centre hospitalier je demandais à la femme de l'accueil où se trouvait la chambre de la dénommée Fuji Sayoko. Elle me donna alors son numéro de chambre puis m'indiqua le chemin avec une précision quasi chirurgicale. Impossible de faire semblant de s'être perdu ou quoi que ce soit pour gagner du temps. « Tout droit, puis la première à droite pendant quelques minutes et vous y êtes » m'avait-elle dit. Bien que cela ne me plaisait pas trop, je pris le chemin indiqué par ladite femme de l'accueil. Après cinq à dix minutes de recherche, je me trouvais enfin devant la porte, posai ma main sur la poignée puis...
J'entrai.

Sayoko était là, à terre. Sûrement était-elle tombée en essayant de marcher ? Dans tout les cas, comme je le pensais, l'ancien shinobi de Kiri n'était pas au mieux de sa forme. Comme pour cacher ma gène, je me contentais d'esquisser un sourire qui, disons le clairement, n'avait rien de naturel et dis :

    « Ça fait longtemps... »


Rien d'autre n'avait pu sortir de ma bouche à ce moment-là. J'avais beau être Mizukage, cela ne changeait rien. Je ne savais pas quoi dire, je n'avais pas les mots et je n'avais pas non plus envie de sortir une vanne vaseuse comme j'avais pourtant l'habitude de le faire dans des situations graves comme celles-ci. C'était assez...Étrange.
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Message(#) Sujet: Re: Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Roulette, vous ne porterez plus ma vie! EmptyVen 4 Mai 2012 - 16:51

Les yeux bleus océan de la demoiselle se plissèrent. Contemplant le jeune homme devant elle. Le trouvait-elle beau ? Le trouvait elle a sont gout ? Le trouvait-elle étrange et désordonné ?
Elle agrippa de son bras valide la longue barre verticale de la salle de rééducation et se hissa non sans difficulté vers le sommet de ses propres membres. Sans aide, avec patience et souffrance, la jeune femme se redressa.
Et une lutte interne se déroula dans son regard océan. Les seconde semblaient si lourde a portait, et les souvenirs qu'elle n'avait plus posé sur ses épaules comme des pierres précieuse ayant perdu leurs éclats.
Elle ouvrit la bouche. Hésitante, soucieuse soudain, puis referma celle ci ans dire un mot. On lui amena un siège roulant où elle s’installa, observant toujours le jeune homme. Le dévisageant gravement. Enfin, après d'autre seconde de silence, elle ouvrit à nouveau les lèvres dans le silence pesant des infirmières qui se débâtait intérieurement pour présenter le si beau Mizukage-sama

- «  T'es qui ? Fit elle enfin, d'une voix glaçante et brisant brusquement l'air.

Elle pencha la tête sur le coté. Elle croisa les doigts sur ses genoux et fit encore, n'attendant aucune réponse de la part du jeune homme.

- Excuse moi, j'ai dut coucher avec toi, mais je ne me souviens pas. Si tu en veux encore repasse dans quelques semaines je serais peut être plus disposé.

Un clin d'œil coquin, un sourire de conquérante sexuel elle tourna la tête vers le ciel bleu de l’extérieur. Les voix choquaient des infirmières résonnèrent dans la pièce. Elle, elle la Kinoishi au si doux visage blanc couché avec le Mizukage ?! Jalousie tension et moquerie, la jeune femme n'en cesser pourtant pas de sourire. Moqueuse, elle reposa enfin les yeux sur Shinichi Kitase.
Oh Et puis après tous, cela aurait été bien possible! Un jour en mission, loin du pays dans les neiges de Yuki, le froid faisant grelotter leurs corps et leurs envies. La conscience s’échappant, il ne restait plus qu’une folie bestiale. S’échauffant à travers la neige. Copulant joyeusement dans les landes glacées du pays des Neiges.

Qu’elle rêve plein d’idylle. Cela aurait se passer aussi toute autrement. Ami d’enfance ils auraient pu être depuis bien des lunes amants dans de tendre bras. Elle pouvait aussi avoir un enfant ? Avec lui. Enfin non, son enfant seraient sans doute venu plus tôt. A moins que celui-ci soit mort en mission?
Qu’elle âge avait elle déjà ? Oubliant cette information elle dit avec des yeux ronds comme des billes.

- Ne me dit pas que notre enfant est mort il y a peux ! Je ne me le pardonnerais jamais! »

D’autre éclat de voix choqué parvinrent aux oreilles de la magnifique aux cheveux brun. Son sourire s’afficha de plus en plus moqueur et elle tendit la main devant elle, vert le bel homme. Sertie de rose bleu, ses yeux piquant de joyaux s’illuminait de complicité et d’envie de jeu. Elle, la belle femme qui n’avait pu rire depuis quelques années. Elle qui semblait, dans le fond, reconnaitre l’être qu’elle avait devant elle. Mais seul lui, qui était posté devant elle aurait pu faire attention à cela. Lui l’homme qu’elle n’avait jamais connu Kage. Qu’elle n’avait jamais connu aussi fort, ou peut être elle-même aussi diminué. Elle lui sourit pourtant. Comme une femme qui n’avait nullement connaissance ou peur de l’affront qu’elle aurait pu faire a un chef de village. Comme une inconsciente enfant qui reconnaissant après de tendre année une personne qu’elle n’avait plus vue.
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Message(#) Sujet: Re: Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Roulette, vous ne porterez plus ma vie! EmptyMar 8 Mai 2012 - 21:24

La jeune femme avait visiblement du mal à tenir sur ses pattes, si bien qu'on lui amena un fauteuil roulant sur lequel elle s'assit. Après quoi, elle m'accueillis avec un simple « T'es qui »...Ce à quoi je n'avais qu'une seule envie ; Celle de répondre par la phrase suivante : « Je suis ton père. » Du moins, ça, c'est ce que j'aurai pu éventuellement répondre si je n'étais pas aussi affecté par ses blessures. Oui, j'étais tout de même un Noble Lutin. Par ailleurs, ce n'était pas l'heure pour moi de rire. La pauvre ne se souvenait même plus de moi...C'en était presque triste. Moi qui avais pourtant participé à l'examen chûnin en même temps qu'elle. Moi qui avais travaillé sur de nombreuses affaires en sa compagnie. Tout cela lui échappait visiblement. Pire, elle s'imaginait des choses pour le moins aberrantes. Soit disant que j'avais couché avec elle, que nous avions un enfant ou je ne sais trop quoi. Comme quoi, le coma prolongé n'a rien de bon pour la santé. J'aurai bien évidemment pu rester stoïque néanmoins c'en était trop. Oui, à trop tendre la perche au Lutin Bleu, il finit par la saisir ! Ainsi, même si cela pouvait paraître cruel de ma part, j'allais agir comme tout bon Lutin se devait de le faire. J'allais sortir la répartie légendaire de notre race. Je ne m'étais que trop retenu, si le Lutin Noir me voyait, il aurait honte de moi !

Alors qu'un étrange sourire se dessina sur le visage de la femme aux yeux saphirs, elle tendit sa main vers moi. C'était à mon tour de jouer ; A mon tour de rire un peu en somme. Le Lutin bleu que j'étais se contenta donc de tendre lui aussi sa main vers celle de la kunoichi afin de serrer la dextre de cette dernière. À partir de là, quelques mots sortirent timidement de ma bouche. Dans un premier temps, j'allais être aimable. Cependant, dans mon esprit, je préparais déjà la petite pique que j'allais lui lancer. Oui, cher frère chère sœur, la contre-attaque du Noble Lutin était en marche. Nul doute que la jeune femme n'allait pas apprécier mon manque de...Délicatesse.

    « Euh...Ok... Je vais te faire sortir de là sous peu. Tu dois avoir envie de revoir ton village après deux ans passées dans le coma, blessées de toute part. Ah d'ailleurs en parlant de tes blessures et pour rebondir sur ce que tu as dis précédemment, en tant que Kage je ne roule qu'avec les meilleures voitures. Celles qui ont les chevaux les plus performants, si tu vois ce que je veux dire. Je ne prends pas la marchandise périmée, de basse qualité ou même encore les produits accidentés. Même si ces derniers sont remboursés par la sécu' alors pour le gosse tu oublies. »


...Ça, c'était un coup de Lutin bien violent. Digne du Lutin Noir. Quoique...Non, Aao aurait forcément fait mieux – ou pire ça dépend du point de vue – que moi mais peu importe ! J'y étais allé un peu fort sur ce coup mais c'était plus fort que moi, il fallait que ça sorte. Plongeant de nouveau mon regard dans les siens, je voulus reprendre la conversation d'un air bien plus sérieux – et donc bien moins moqueur –. Car oui, je ne devais pas oublier pour quelles raisons j'étais venu ici. En effet, jusqu'à preuve du contraire, je n'étais pas venu ici dans le but de taquiner cette chère Sayoko mais bien pour lui parler de son frère, Ryuuka. Ce dernier ayant rejoint le village de la brume et étant à la recherche de sa sœur, je me devais d'aborder ce sujet avec la sabreuse. Cette fois-ci, aucune blague vaseuse, aucun coup fourré. J'étais très sérieux – et dieu sait que c'est rare – de ce fait, ma voix devint soudainement plus grave.

    « Plus sérieusement Sayoko, je suis Shinichi. Kitase Shinichi, le chef du village de la brume et accessoirement un de tes anciens partenaires de mission mais si je suis là ce n'est pas juste pour parler de moi mais bien de ton frère. Ryuuka, tu te souviens de lui au moins ? »


À ce moment-là, je pensais dur comme fer que la jeune femme à la chevelure de jais ne se souvenait pas de moi. Peut-être qu'à contrario elle se souviendrait de son jeune frère ? Je l'espérais...En effet, je me voyais mal annoncer à l'eisei-nin que sa grande sœur n'avait plus de souvenir de lui.
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Message(#) Sujet: Re: Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Roulette, vous ne porterez plus ma vie! EmptyMar 8 Mai 2012 - 22:58

La fille eut un rire doux, elle se tourna sur le coté, avec son fauteuil, désignant les roue qui la supportait

- « Owe! Mais j'ai des roulettes de super qualité moi! Regarde, un titane! Presque comme les Shuriken ! En plus si je mets des petites plaques de plastique je peux faire du bruit! Je suis sur qu'aucune de tes "Ferrari" ne peux faire ça! Bon, elles ont peut être de meilleur Air Bag, mais je suis persuadé qu'aucune n'a cette chose que j'ai ...

Un clin d'œil provocateur, un rire léger, et la jeune femme ne dit plus un mot. Tournant les yeux vers ses roues pour doucement les caressé d'un air, purement et simplement joueur. La fille se redressa sur sa chaise et s'inclina, palliant au manque de respect qu'elle avait eut juste avant. Elle laissa une multitude de cheveux sombre tomber de son dos, caresser ses joues froides.

- Je sais qui vous êtes. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Je ... Je connais le nom de Ryuuka mais il n'est synonyme que de néant pour moi ...

Oui, de néant, le plus total des néants. Seul se nom résonne sans cesse dans sa tête, inlassablement, comme si ... Comme si c'était lui qui lui avait fait du mal! Ou peut être, comme si c'était lui qu'elle avait voulu protéger. Le regard soudain plus sérieux, délivrant des informations qu'elle n'aurait peut être pas voulut donner : La peur.
La Belle nymphe était terrorisée. Qu'avait il fait pour que son nom face autant de mal a son cœur ? Qu'avait il fait pour que se sont résonne. Son frère ? Pourquoi était-il le seul dont elle se souvienne immédiatement du nom sans même savoir qui il était?

Souvenir, Souvenir ...
      J'étais là, sans être réellement là. Je sentais sur mon corps la chaleur de leurs mains, la froideur de leurs cœurs. Je sentais sur mon âme les fêlures de leurs regards, les fissures de leurs coups. Je sentais, tout au fond de moi que mon amour disparaissait. Comme ma vie fuyait, inlassablement. Et seul des mots me restaient en tête " Donne nous leurs noms et nous ne tueront pas les gens de ta famille. Allez donne, tu sais qu'on le ferra, tu sais qu'on les trouvera. Une si belle fille ..." D'autre coup, des coups de rein dans une intimité autrefois si inviolable. Des cris, mes larmes. Des souffrances, et encore des non. Je ne pouvais, je ne devais leurs dires. Rien ne sortait de mes lèvres que les liqueurs salées de leurs corps. Rien ne sortait de gorge que les humeurs de mon corps.
      Je n'avais rien, je n'avais plus rien. Je ne devais rien dire et tous oublier. Je ne devais rien faire, et tous laisser partir. Oublier, oublier n'était il pas le seul moyen?
      Inlassablement, je laissais partir mes souvenirs dans la folie. Inlassablement, sans caresse et sans adieux, je me laissais chavirer dans les ténèbres. J’oubliais comment avoir mal, j'oubliais comment crier, j'oubliais les noms, les visages. Et j'oubliais aussi tous les gens à qui j'aurai pu faire du mal.
      Oui, je les laissé partir, sans les retenir. J'oubliais, je les isolé, je les enfermé. Je ne devais rien dire, rien faire, je ne devais plus être moi. Je devais m'oublié. Et l'oublier lui, la personne la plus cher a mes yeux...


Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Image_10

- Ryuuka ... Dit elle, la voix brisé.

De grosse larme coulaient de ses yeux azurés. Tombant sur ses genoux. Aucun contrôle, aucune honte dans ses larmes d'enfants. Elle frotta ses joues, mais aucune larmes ne voulait disparaître continuant de dévalé la pente de son amertume, continuant de nouait sa gorge et son estomac.

- Pardonnez moi, je ne me souviens pas... Je ne me souviens pas de tous. Je ne me souviens pas de ça...

Elle baissa la tête sur ses genoux, masquant ses larmes sous une cascade d'ombre et de cheveux corbeaux. Elle ne semblait pas apte a se calmé pour le moment.

- Mais ... Laissez moi l'espoir de pouvoir redevenir se que j'étais. - sa voix se brisait au fur et a mesure qu’elle parlait. - De pouvoir redevenir ninja! J'ai encore mes jambes, personne ne me les a arrachées! J'ai encore mes bras, personne ne me les a coupées! Je peux encore guérir, je peux encore le faire! »

Elle n'avait nullement besoin qu'une énième personne ne lui arrache ses espoirs. Même faux, ne dit on pas que l'espoir fait vivre ? La Belle en était emplie, coulant à flot sur ses joues comme la tristesse. Coulant à flot dans son cœur comme les ténèbres. Et puis, de toute façon, quoi qu'il arrive, quoi qu'il lui en coûte, elle remarcherait, tôt ou tard.
Et elle en était sur.
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Message(#) Sujet: Re: Roulette, vous ne porterez plus ma vie! Roulette, vous ne porterez plus ma vie! EmptyMer 9 Mai 2012 - 18:38

Blague et réplique vaseuses – et perverse soit dit en passant – mises à part, la jeune femme me fit remarquer qu'elle se souvenait de moi. Sympathique. Les petites répliques de tout à l'heure n'étaient donc que le fruit d'un petit jeu qu'elle s'était amusée à jouer. Comprenant cela, un léger sourire se dessina sur mon visage pâle. Ce sourire ne resta cependant pas longtemps sur ma figure. En effet, peu après m'avoir dit qu'elle reconnaissait ma personne, la Kunoichi de Kiri me fit comprendre que le nom de Ryuuka ne signifiait rien pour elle. Ainsi, elle ne souvenait plus de son propre frère ? Ça, c'était problématique. Je me voyais mal annoncer au genin de Kiri la nouvelle. Pareillement, je me voyais mal l'inciter à venir rendre visite à sa sœur si cette dernière n'était même pas en mesure de le reconnaître et de parler avec lui comme ils pouvaient bien le faire lors du bon vieux temps. Ah...lala...Que c'est dur la vie de Kage, pensai-je. Comme s'il fallait que ce soit moi qui m'occupe de ce genre d'affaires. Comme si je devais m'occuper des problèmes de familiaux des Fuji. On aurait pu penser que je venais de toucher le fond néanmoins, non. La belle – en plus de ne pas se souvenir de son frère – se mit à pleurer ce qui, disons-le clairement, me mit vraiment mal à l'aise. Effectivement, moi le Mizukage froid et cynique avait comme un pincement au cœur. Ne vous méprenez pas, ce n'était en aucun cas parce que j'étais triste pour elle, non. Je m'en foutais totalement qu'elle ne se souvienne pas de son frère. En revanche, être là, à la regarder alors que je ne pouvais rien faire, cela me faisait mal. Oui, dans ce genre de situation j'étais totalement impuissant. Et ce qu'importe mes titres, qu'importe mes talents de shinobi, qu'importe mes relations et mon influence dans le monde ninja. la seule chose que j'étais en mesure de faire à ce moment précis était d'observer cette situation pathétique tout en restant stoïque. En effet, je ne pouvais que la regarder pleurer et me taire.

Comble du pathos, Sayoko aborda le sujet de son éventuelle guérison et donc, de son possible retour en tant que ninja du village caché de la brume. Voilà pourquoi je ne voulais pas venir ici...Ce sujet. C'était typiquement le genre de chose que je voulais éviter d'aborder. Comment lui dire ? Comment lui expliquer et surtout, comme lui faire comprendre ? Hum...J'avais beau retourner le problème dans tout les sens, le visionner sous toute les coutures, je ne trouvais pas l'astuce, la parade. Il s'agissait sûrement là d'une équation insoluble comme il en existe tant ici bas. Après quelques secondes de silence, j'eus enfin une idée. Oui, autant y aller franchement et ne pas prendre de gant. De toute façon, elle allait bien finir par l'apprendre alors le plus vite sera le mieux. Prenant un air grave et quelques peu solennel, les mots sortirent d'un trait de mes lèvres.

    « Un corps ne guérit pas d'un coma de deux années. Même en supposant que tu sois en mesure de marcher, de sauter ou même de courir tu devras tout réapprendre. Les bases du combat, du sabre, du ninjutsu bref, tout. Désolé... »


Ça, ça avait le mérite d'être clair. Je n'y étais pas allé par trente six chemins et je ne désirais pas qu'il y ait un quelconque malentendu entre nous. Car oui, quand bien même elle guérissait, la sabreuse de Kiri allait avoir du mal à retrouver ses aptitudes. Beaucoup de mal. Adieu la vivacité, la force, les réflexes d'antan. Son corps, ayant été en veille depuis maintenant presque deux ans, n'avait plus les capacités qu'il pouvait avoir auparavant. Autre sujet que je devais aborder, celui de son frère. Nous en avions plus ou moins parlé il y avait de cela quelques secondes et je voyais bien que cela la mettait mal à l'aise toutefois j'avais encore quelques questions à lui poser. Vrillant donc à la manière d'un aigle habile, je pris la décision de changer de sujet afin de revenir sur le précédent.

    « Au sujet de Ryuuka, ton frère, il est venu me chercher afin de te voir. J'ai refusé de lui donner le nom de l'hôpital où te trouvais toutefois maintenant que tu es réveillée, je peux organiser un rendez-vous entre vous deux. Si tu le souhaites bien entendu, rien ne presse... »


C'était à elle de décider. Peu importe sa décision, je la respecterai. Après tout, je n'étais que l'intermédiaire entre ces deux jeunes gens. Si elle refusait de le voir, si elle préférait attendre d'être en meilleure forme ou bien encore que ses souvenirs lui reviennent avant de revoir Ryuuka et bien c'était son choix.
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