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 [libre] Murderer

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Rakurai
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Message(#) Sujet: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptySam 21 Avr 2012 - 14:39

Quelque chose le dérange. Il a beau prétendre que ça n'a pas d'importance, cela ne l'empêche pas de ressentir une gêne. Cependant, il va très vite l'oublier. Il est déjà concentré sur autre chose. Il ne sait pas où il est, mais en plus de ne pas être important, c'est un problème qui sera rapidement réglé. Il marche d'un pas lent mais assuré, comme s'il était certain de sa direction alors que c'est loin d'être le cas. Il observe ce qui l'entoure, le visage dissimulé sous sa capuche arborant cette impassibilité qui lui est propre. Pas de sentiments. Juste des constats, ainsi que des décisions qui en découlent. Le soleil vient de se dissimuler derrière l'horizon, laissant derrière lui, dans le ciel, des couleurs éphémères aux teintes rose-orangées. Bientôt, la lumière quittera ces terres, cédant sa place à l'obscurité nocturne par laquelle, sans vraiment comprendre pourquoi, il se sent attiré. Toujours aucun signe d'une civilisation quelconque en vue. Mais il continue de marcher, inlassable, infatigable, jusqu'à ce qu'il trouve un endroit pour ce soir. Il semble ne se soucier de rien, comme si son esprit était ailleurs. Mais, en même temps, on dirait qu'il est sûr de lui.

Il avait raison. Le voilà, grand, sombre, mystérieux, qui arrive à l'entrée d'un village. « Entrée » ne définit pas réellement la situation. C'est, selon toute vraisemblance, une simple bourgade remplie de civils, sans fortification, sans aucune défense. Quelle imprudence... Les rues sont désertes, personne ne monte la garde. Il continue donc son chemin entre les habitations. Personne ne semble faire attention à ce qui se passe dehors. Pourtant, les nombreuses torches accrochées aux murs l'empêchent de se faire discret. Tant mieux. Il n'y aura pas de questions indiscrètes. Pas de problèmes inutiles, pas de sang pour le moment. Il ne sait pas exactement ce qu'il cherche. Peut-être espère-t-il simplement croiser quelque chose d'intéressant sur sa route. Des bruits de fête proviennent d'un bâtiment à deux pas de lui. Il ne détourne même pas le regard. Pourtant, sans aucun signe avant-coureur, il bifurque d'un seul coup vers ce qui semblait être un genre de taverne. De quoi se désaltérer, tout au moins. Ce sera déjà ça de pris.

Il ne se préoccupe pas de son allure, et ouvre la porte sans hésitation. Le grincement des gonds annonce son arrivée. Le tenancier est le premier à le regarder. Puis, quelques types au comptoir. Suivis de l'intégralité, ou presque, des personnes présentes. Les discussions perdent de l'ardeur, leur murmure semble s'éloigner. Il n'y a plus aucun bruit. Les expressions ont changé. Est-ce simplement de la méfiance, ou bien y a-t-il aussi du mépris ? Sans s'attarder, il marche jusqu'au comptoir. Il n'aime pas se faire remarquer de la sorte – il n'est pas conscient que c'est uniquement de sa faute. Il n'a pas l'intention de se montrer hostile envers le genre humain, ce soir. Il va se contenter de prendre quelque chose à boire. Le patron bafouille, hésite, fait preuve de maladresse. Enfin, voilà qu'il réussit à lui remplir un verre sans le renverser. Il l'attrape et tourne le dos à l'homme qui tremble encore, sans lui adresser un mot de plus. Il a repéré une table au moment même où il est entré. Dans un coin, isolée, trois chaises... Il devrait pouvoir savourer sa boisson tranquillement, sans avoir à être dérangé. Y'a pas de raison.

Sans gêne, il pose ses pieds sur la table. Il est seul, et ça ne fera que dissuader les gens de l'approcher. Il est clair qu'il veut qu'on lui foute la paix. Il commence à se balancer sur sa chaise. Le dossier rencontre le mur dans un bruit sourd. Il reste dans cette position, appuyé sur les planches de de bois, et commence à savourer son breuvage. Le liquide réhydrate sa gorge asséchée par une journée de marche en plein soleil. Une sensation de fraîcheur envahit sa cage thoracique. Le verre quitte ensuite ses lèvres, accompagné d'une onomatopée qui ne laisse aucun doute quant à sa satisfaction suite à ces quelques goulées. Il pose le verre sur la table. D'un coup, il semble être passé à totalement autre chose. Il passe sa main sous son manteau. Sa poigne se resserre et, dans un bruit prolongé de métal glissant sur du métal, il dégaine Koshiryû. Son kodachi préféré. Il passe le doigt sur la lame. Son regard se perd dans le sabre. Il ne ressent plus rien autour de lui...

Il est violemment arraché de ce songe. C'est un réveil bien trop brutal à son goût. Il vient de sentir une présence s'insinuer dans son espace vital, pendant un moment d'absence. Par réflexe, il se lève à une vitesse fulgurante avant d'aller placer le tranchant de son arme sur la gorge de l'homme qui vient de le perturber. A travers sa lame, il sent battre le pouls de ce perturbateur. Monte alors en lui une violente pulsion. Ce rythme régulier... Cette sensation de vie... Il peut les trancher, maintenant. Sa capuche est tombée dans son mouvement, révélant son visage ainsi que sa chevelure. A présent, son regard est plongé dans celui de cet imprudent. L'intensité du moment le saisit. Il voit cette lueur dans les yeux de sa proie. La peur. Ses tripes lui ordonnent le faire. Il résiste, cherchant à profiter plus encore de cet instant qui le remplit de satisfaction. Un sourire est apparu sur son visage, et s'étire à vue d'oeil, se transformant en un rictus démentiel. Il voit ses lèvres remuer, mais n'a que faire de ce qu'il a à dire. A cet instant, c'est lui qui décide de ce qui va se passer. En réalité, il ne contrôle rien, ne faisant que suivre son instinct. Et il est incapable de lui résister. C'est comme ça qu'il vit. Il assouvit ses instincts de chasseur.


// Meurs... //
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyMer 25 Avr 2012 - 18:45

Je ne savais pas vraiment ce qui trottait dans ma tête depuis quelques temps, une irrésistibles envies d'arpenter le monde m'avait étreinte me menant de villes en villes, de pays en pays. Testsu, ce n'était que la seconde fois que je passais par ici, la première en coup de vent si je puis dire, le temps de traverser, rien de plus. Non, aujourd'hui c'était bien différent, je recherchais quelque chose de particulier, pour dire ; quelqu'un. J'avais entendu beaucoup de choses sur les talents de forgeron des tetsuïen, entre ça et leur capacité à combattre sans chakra.. Ils étaient bien accordés les bougres, enfin, je n'allais pas m'en plaindre, ce serai grâce à l'un d'entre eux que je pourrai rendre son éclat à Seï'Ruseï, en effet le katana transmit de génération en génération dont j'étais à cette heure l'ultime héritière, était dans un état des plus déplorable, non pas dû à une négligence de ma part, mais.. la famille quoi. Il devait être redressé, poli.. Une seconde jeunesse en somme ; qui je l'espérai ne me coûterait pas trop cher.

La nuit tombait sur ce pays au relief si varié, j'avais traversé plaines, montagnes et forêts m'étonnant de ce que je voyais comme une gamine que j'étais ; ce territoire était vraiment calme, on m'eut dit que souvent des altercations entre clans troublaient cette paisibilité, j'avais du mal à le croire.. Enfin, je savais que ce genre de nation aux aspects si tranquille, étaient souvent dépourvues de gouvernement, ceci expliquant cela.. Et qui dit pas de gouvernement dit aussi insécurité, ou du moins plus qu'ailleurs. Je pouvais parfaitement me défendre d'une agression, je n'étais pas l'image même de la brute sanguinaire, haha, non ; chétive, faible, égarée pouvait on penser ; rares étaient ceux qui devinaient mon âme guerrière et finalement ma violence, dans tous les sens du termes. Mais bon, je voulais passer une nuit tranquille sans avoir à me soucier de ce qui m'entoure. Des hauteurs où je me tenais je pus décrire une village en contre bas, ses lumières s'allumer avec la venue de la nuit, c'est là que j'irai.

La bourgade était aussi silencieuse et calme que son pays, c'était apaisant, et il fallait reconnaître que j'avais cruellement besoin de zénitude. Je me dirigeais naturellement vers le seul endroit qui m’intéressait, une auberge, une espèce de taverne ; peut être pouvais je y faire une halte le temps d'une nuit, je rêvais d'une douche d'ailleurs, je n'étais pas une fille pour rien non plus. Je poussai la porte dressée devant moi, dans un grincement sonore elle me dévoila une salle tout ce qu'il y avait de plus banale, j'en avais vu des endroits comme ça, ce n'était pas le premier. Quelques regards se posèrent sur moi, sans plus, le patron sourit en me voyant, je faisais cet effet là, l'avant d'être du genre féminin était qu'on ne se doutait ni se méfiait de moi, ça me retirait une épine du pied, quoique, parfois c'était plus handicapant qu'autre chose, bref. Il me servit aimablement, je pris mon verre et allai m'asseoir à une table qui me permettait de garder un œil sur la pièce. Je ne savais que trop bien que le genre de surprise que nous réservait ce monde.

Après une demie heure, quelques verres non alcoolisés et un repas payé avec l'argent de mes contrats, la porte s'ouvrit une nouvelle fois, la seconde fois après moi en fait. Un homme, ou une femme peut être, encapuchonné, couvert d'un manteau noir, je ne pus voir son visage, mais je pus dire que sa présence n’égaya pas l'assemblé, tout le contraire de mon arrivée à vrai dire, que je dis que le fait d'être une fille change bien des choses.. Enfin, il commanda, le patron pas vraiment sûr de lui le servit, même à moi il me paraissait louche. Je le regardai s'installer à une table à l'opposée de moi, isolé. Mon regard de le lâcha pas une seconde, en fait, je le surveillais, je le vis sortir une arme, un sabre... Je me doutais que ce gars n'était pas banal, enfin, ce n'était pas un civil. J'observais aussi son manège, c'était un genre de psychopathe ; il portait à son katana un attrait malsain, du moins, je le percevais comme tel. Puis un événement insoupçonnable se produisit, enfin ''imprévisible'' plutôt. Comme pour moi, un des employés, le seul d'ailleurs ; accosta sa table pour lui proposer à manger ; aucune erreur commise si ce n'était le moment.

Visiblement, le pauvre serveur avait sorti l'étrange animal de son hibernation momentanée déclenchant chez ce dernier une réaction sans appel, je le vis placer le fameux sabre sous la gorge, au début je pensais simplement que ce fut par réflexe, certain ninja étaient toujours sur leurs gardes ; mais par la suite, alors que je perdais pas une miette de la situation je vis se dessiner sur son visage des traits annonçant un augure des plus sombres, je devinais parfaitement où conduirait ce geste, or j'étais là et très loin d'être indifférente ou malveillante, je ne pus le laisser faire, ces gens n'avaient rien fait, et quand bien même ! Je m'étais levé, je me rapprochai de lui ; pour calmer le jeu. À quelques pas je l'entendis prononcer les mots qui pouvaient sceller un destin. Je devais agir rapidement, j'augmentais la température de mon corps et celle de la pièce, l'air autour de moi se déformait, ondulait, je plongeais le reste des clients, hôtes et autres dans un genjutsu. À quelques pas je tendis le bras, la main et mon katana tordu, rouillé vers lui, retenant du bout ma lame la sienne.


    « Arrête ! »
soufflais je dans un murmure que seuls ceux proches de moi pouvaient entendre.
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyJeu 26 Avr 2012 - 19:03

La première chose qui le dérange, c'est une autre présence. La seconde, c'est la hausse soudaine de la température. Immédiatement après ces deux constats, il sent, à travers son sabre, le pouls de sa proie changer. La pulsation n'est plus naturelle. Quelqu'un est intervenu, posant une sorte de bout de fer rouillé sur sa lame pour l'empêcher de trancher la gorge qui est à sa merci. Les pensées se précipitent, tout s'emmêle. Son instinct de survie combat son instinct de tueur, mais il reste immobile, impassible, n'en montrant rien. Restant maître de lui-même, il tourne lentement la tête. C'est une femme à la chevelure et au regard écarlates, qui vient de prononcer un unique mot tout en le défiant du regard. S'il n'avait pas compris rapidement, grâce aux étranges battements de la veine, qu'elle avait hypnotisé tous les civils présents – sûrement grâce à l'étouffante chaleur qu'elle avait provoquée -, sa réaction aurait été immédiate, et aurait pu se révéler dangereuse pour lui. Non seulement parce que lui n'est pas capable de plonger tant de monde dans un Genjutsu, mais aussi parce qu'il vient d'être témoin d'un pouvoir inconnu. Bien que cela ne soit pas dans ses habitudes, ça l'incite à la prudence.

Sans qu'il ne s'en rende compte, sa lame s'éloigne peu à peu du serveur qui, malheureusement pour lui, est toujours dans son hallucination – sinon, il serait parti en courant. De toutes manières, il ne fait plus attention à lui depuis que l'illusion fait effet. Il remarque maintenant qu'il domine la gêneuse de presque une tête. Bien qu'il ne l'ait pas attaquée, il est toujours indécis. Finalement, fatigué de rester inutilement debout, il se laisse tomber sur sa chaise tout en plantant son Kodachi dans le bois vieilli de la table, qu'il transperce par mégarde – un signe de colère ? Il attrape son verre, enchaîne une, deux, trois goulées, le repose brusquement, puis lève à nouveau la tête vers la jeune femme. Alors qu'il semblait ne plus s'occuper d'elle à peine une seconde plus tôt, il est maintenant évident que toute son attention lui est accordée. Il la fixe de son regard pénétrant, mais reste silencieux. Il jette ensuite un coup d'œil circulaire sur la salle et ses occupants inanimés. Il retourne à la kunoichi, et lui adresse alors, de sa voix grave teintée de sarcasme, la seule question qui lui passe à l'esprit.


 « Pourquoi faire ça ? »

Simple résultat de son observation. Voir tous ces pantins sans vie... Ce n'est plus la même sensation. Ses pulsions se sont rendormies, et ne se réveilleront pas avant longtemps à moins d'être stimulées. Des cadavres, ça ne le stimule pas. En revanche, ça peut l'intéresser - pour les raccommoder par exemple... Qui sait ? Ce pourrait être un passe-temps amusant... Sur son visage toujours impassible, une étrange réaction physique se manifeste suite à cette pensée. Il tire la langue pendant quelques secondes. Bien qu'il n'affiche aucune expression, ce simple changement suffit à lui donner un air sadique. C'est malsain. Mais lui ne se soucie pas de ce qui est sain. Il ne se soucie que de la vie et de la mort. Et, maintenant, de cette femme également. Il entrevoit un moyen de s'amuser grâce à elle. Là aussi, c'est malsain. Il ouvre à nouveau la bouche.

 « Ce n'est pas pour qu'il vive. Je peux les tuer encore plus facilement, et c'est grâce à toi. Il marque une pause, comme pour mieux marquer l'effet de ses derniers mots. Es-tu certaine d'avoir bien mesuré les conséquences de ton acte ? ... »

Il en devient presque menaçant. Malgré le Genjutsu, il n'a pas l'air de manquer de confiance...
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyVen 27 Avr 2012 - 15:40

Je n'étais pas du genre à réfléchir très longtemps dans ce genre de situation, j'allais agir. C'était toujours pareil, on me sous-estimait, on ne me prenait pas une menace et certainement encore moins au sérieux, était ce dû à mon apparence ? à mon équipement paraissant provenir d'un autre temps ? Ou alors était-ce ce genre de personnage qui se surestimait ? Probablement que chacune de ces réponses étaient valables, néanmoins, moi, je savais de quoi j'étais capable, je connaissais mes limites ; j'étais endurante et acharnée. Seule une poignée de personne pouvait dire de moi que j'incarnais la bienveillance et la douceur ; les autres me considéraient comme une femme et découvraient peu de temps après que j'étais vraiment, une quintessence de brutalité et de violence. Ô oui, je transpirais la vie, je l'aimais même, mais ce n'était pas ça qui m'empêchais de la retirer, cependant tous ne méritaient pas de se la voir raccourcir pour une pulsion ou un contentement.

Cet individu semblait dérangé, comment pouvait il menacer une personne dont il n'avait la connaissance que son physique et un mot ? La patience n'était pas une qualité caractéristique de ma personnalité, sauf quand j'y étais contrainte, de même je ne tolérais pas la violence gratuite et encore moins ''ça'', tenter de me faire douter de mes décisions, mes actes n'était pas la meilleur des idées qu'il eut put avoir à ce moment. J'y pensais justement, deux choix s'offraient à moi, tenter de discuter ; ou le réduire en cendres sans faire usage de plus de politesse.. Le second était certainement le plus juste, notre monde n'avait pas besoin d'un monstre supplémentaire ; il fallait de tout pour faire un monde ? Qu'à cela ne tienne, il lui fallait aussi un bon nettoyage. Cependant avant de finir cette entrevue prématurément, je décidai tout de même de lui répondre, qu'il comprenne bien l'étendue et le danger de la situation il s'est embourbé.


    « Je ne t'ai pas demandé ''pourquoi'', je me fiche des raisons comme de cet endroit, je t'ai dis d'arrêter, peut être ne m'as tu pas entendu ? Seuls ceux le décidant doivent périr par la lame, les guerriers. »


Encore une fois, plusieurs options se profilaient devant moi, je ne mis pas plus d'une demie seconde à choisir, dans l'instant tous les occupants de la taverne reprirent leurs esprits, gémissant, se plaignant de mal de crâne, ils savaient ce qui se passait et il ne leur fallut pas plus longtemps pour réagir, affolés, ils quittèrent le bar, le serveur n'y faisant pas exception. Malgré le chaut du mouvement de foule je restais imperturbable, toujours prête à m’exécuter. Je restais silencieuse un moment, l'observant ; il semblait vraiment sérieux et ne pas démordre de son idée, en fait je me demandais s'il avait réalisé que je me dressais entre lui et ces civils ? Comprenait il qu'il ne pourrait rien faire sans me passer dessus, sans me tuer avant ? Le genre d'être guidé avant tout par ses pulsions, c'était exactement ça, sinon il aurait prit la peine de réfléchir plus longuement avant de me menacer.

    « Je suis entre toi et eux ; As tu décidé ?. »
Achevais je d'un sérieux ne présageant rien de bon pour cet instant.

Des quelques vêtements qui me couvraient s'échappait une fumée blanchâtre, mon sabre grinçait, son métal se dilatait sous la chaleur émanant de mes mains, la température augmentait, bientôt ce jeune homme verrai ses premières gouttes de sueur perler et se demanderait si elle sont dues à la chaleur ou à la peur.
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyVen 27 Avr 2012 - 23:58

Il continue de la fixer, comme s'il essayait de s'immiscer dans son esprit. Le simple fait de la regarder avec tant d'insistance devrait la mettre mal à l'aise. Silencieux, il attend de voir se manifester les effets de ses paroles. Désormais, tuer n'a plus d'intérêt pour lui. Toute l'intensité du moment lui a été arrachée, et le goût, le plaisir qu'il ressentait par pics réguliers, au rythme de ce pouls, ont complètement disparu. Par sa faute. Mais, maintenant qu'il est conscient de son infériorité, il doit agir autrement que selon ses habitudes. De manière plus subtile. Cela dit, il pourrait se contenter d'éviter simplement un combat qu'il ne souhaite pas. Mais son esprit est tordu, presque sans logique. Et l'occasion de se mesurer à plus fort que lui – peu importe sous quelle forme – n'est pas à laisser échapper. Ainsi, sans avoir vraiment de raison valable, il reste assis, impassible. Pour lui, les civils n'existent plus. Leur présence n'a plus d'importance. Il n'y a plus que cette femme.

Elle recommence à parler. Cette fois, d'une vois plus dure. C'est étrange. Elle semble tout de même bien sûre d'elle. A-t-elle ne serait-ce qu'une idée de ce dont il est capable ? Non, elle n'a aucune idée de qui il est. Amusant. Il va jouer là-dessus. Il entend ses derniers mots, sa véritable raison. Il éclate alors d'un rire plein de mépris, incapable de se retenir. Il n'avait encore jamais entendu quoi que ce soit de la sorte. C'est une vision des choses que, comme en témoigne son hilarité malsaine, il trouve risible. En fait, il est même certain qu'elle est dans le faux. Seuls les fous et les faibles décident de mourir. Sinon, il n'y aurait aucun intérêt à tuer...

Son rire dément s'arrête aussi soudainement que la vie semble regagner les corps inanimés peuplant la salle. Le Genjutsu est rompu ; dans quel but ? Il ne comprend pas. Bien évidemment, et même s'ils ne se rendent pas compte qu'ils ont déjà une bonne minute de retard, leur premier réflexe est de se ruer vers la sortie. Il se rend alors compte que personne ne le comprend. Cela dit, ça ne l'étonne pas vraiment. C'est plus une remarque sans grande importance. Alors que la foule s'enfuit, il détourne enfin le regard pour le diriger vers la lame de son sabre planté dans la table. Il attrape son verre et le vide du peu qui restait. Au début de sa dernière gorgée, le calme revient. Ils sont tous partis, et le voilà maintenant seul à seul avec cette inconnue. Bon, bah tant mieux, au final.

Mais alors qu'il s'apprête à prendre la parole, il est pris de vitesse. A nouveau, il éclate d'un rire sombre, sinistre. Décidément, la stupidité de son interlocutrice semble vraiment n'avoir aucune limite. Est-il réellement inexpressif à ce point ? N'a-t-elle pas compris que, depuis le moment où elle est intervenue, la situation a totalement changé ? Pourtant, ses sensations ne sont plus du tout les mêmes, et il pensait honnêtement qu'elle s'en était rendu compte. Mais non. De toutes façons, il ne compte pas perdre de temps à lui expliquer quoi que ce soit. Il veut simplement jouer un peu. Enfin, il s'arrête de rire. Il arbore de nouveau son masque de cire, impassible. Il ne se sent aucunement menacé. Au contraire, il est en position de force. Il n'a rien perdu de sa confiance en lui. D'une voix neutre mais lente, il prononce quelques mots qui laissent deviner son état d'esprit.


 « De quelle décision parles tu ? »

Il remarque alors que la chaleur est entrain de revenir. Il n'a aucun doute quant au fait qu'il s'agit d'une capacité particulière de cette kunoichi. Mais, maintenant, il ne se méfie plus. Elle l'a laissé entrevoir une faiblesse. C'est comme si elle lui avait dit explicitement ce qu'il avait à faire pour ne pas avoir de problème. Il sait maintenant qu'il ne lui arrivera rien. Il peut donc s'amuser tant qu'il veut.

Dans un bruit caractéristique, il éloigne sa chaise de la table pour se lever. Il pose la main sur la poignée de Koshiryû. En un éclair, le bois qui retenait le kodachi est déchiqueté par son autre sabre, Kamiryû. Quelques éclats lui éraflent le bras ; il ne s'en soucie pas. Ce geste brusque avait un but précis... Après quoi, il rengaine ses armes, les dissimulant sous son manteau, et se dirige vers le comptoir de l'auberge abandonnée, toujours sans un mot. Il attrape la première boisson alcoolisée qu'il voit et en sert deux verres pleins. Il fait ensuite demi-tour et retourne tranquillement s'asseoir, toujours à la même table, ne craignant absolument rien venant de l'inconnue. Enfin, il la regarde de nouveau dans les yeux. Il lui tend l'un des verres, tout en reprenant la parole sur un ton presque sarcastique.


« Calme-toi, on étouffe... Tiens, ça va te rafraîchir tout ce sang chaud... »
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyMer 2 Mai 2012 - 2:47

Plus je l'écoutais, plus je l'observais, plus je retrouvais en lui les traits les plus sombres de ma sœur, et de mon cousin, un mélange de sarcasme, de sadisme et de mépris qui plus que me dérangeait, me répugnait. Cependant je repensais à mon défunt père, l'exemple même de la vertu à mon sens, en parti le pilier de que j'étais devenu, la personne m'ayant inculqué des valeurs à mes yeux nobles ; il me disait que l'on doit toujours laisser une chance aux autres et ne jamais juger sur une première impression ; du coup, agacée par ces enseignements que je me devais de respecter, j'acceptai le verre tendu par ce barbare. Oh, je ne rengainai pas Seï'Ruseï, je le plantai à proximité, suffisamment proche pour m'en saisir en cas de nécessité ; la jointure des pierre constituant le sol se fendit sous la pression de la lame difforme. Le verre en main, je consentis à rendre l’atmosphère plus respirable.. Rafraîchir tout ce sang chaud ? S'il savait seulement. La sérénité que je pouvais montrer cachait une personnalité tranchante, voyant qu'il semblait abandonner l'idée de poursuivre ces civils je ne pus qu'esquisser un sourire alors qu'une voix dans mon crâne disait : ''tu as épuisé toutes tes chances''.

Je ne m'étais pas battu depuis un petit moment, mais mes entraînements eux n'avaient connu aucunes accalmies, je débordais d'énergie. Au moindre danger je n'hésiterai pas à faire connaître à ce village le sort qu'eut subit l'un des nombreux temples du pays du feu, et ce sans faire de victimes, du moins.. Bref, je portais le récipient à mes lèvres et en avalai le contenu sans me poser de questions. Je n'étais pas vraiment fan des boissons dépassants les trois degrés, mais au moins je faisais preuve d'une certaine diplomatie, tout ça pour honorer l'esprit d'Akano, on pouvait dire que certain ici bas avait une chance de cocu. Par contre, je me demandais pourquoi il semblait si décontracter et pourquoi si je-m’en-foutiste, passant d'un état violent à un état plus sociable, se jouait il de moi ; était il un sociopathe comme mon cousin Ama'kyuden, ou souffrait il simplement de troubles bipolaires comme ma sœur ? Haha, peut être que j'avais tout faux. Pour une fois je ne parvins pas à deviner comment cette situation allait finir, mais une chose était sûr, du peu que j'avais pu voir, je ne l'appréciai pas. Je reposai le verre sur la table et de manière parfaitement calme est posée, je lui répondis avec une voix d'une douceur ne correspondant pas à la situation.

    « Je vois bien ce que tu fais, là. La décision.. C'est très simple. Tu as menacé quelqu'un de ton arme, tu assumes donc d'être un guerrier ou un assassin, peu importe. Cela implique que tu acceptes de mourir en tant que tel, par la main d'un autre guerrier, d'une personne pouvant se mesurer à toi pour défendre ceux qui ne le peuvent pas. Tu n'as pas de chance, cette personne, c'est moi, mais dans ton malheur, tu as aussi la chance que ce soit moi et pas un autre. Donc, je répète ma question, as tu décidé ? Veux tu t'en prendre à des personnes n'ayant pas choisi la voix du combat, et m'affronter ? »


Franchement, je lui faisais une fleur, peut être me surestimais je, mais j'avais mené suffisamment de combats, avais subit assez de blessures, pour parler avec assurance. Je me surestimais donc, mais lui, je ne le sous-estimais pas ; j'avais commis cet impair une fois, et cela m'avait suffit pour comprendre et apprendre. Au pire, s'il rejetait la solution favorable, soit je le tuerai ; un de plus un de moins, au final cela ne faisait plus la différence dans la balance ; soit il me tuait, et ? Je l'acceptais, je savais bien qu'on ne vivait pas souvent très vieux dans ce monde, et dans cette hypothèse mes proches sauraient retrouver mon assassin, s'il me tuait il devrait éliminer chaque habitants de ce village, le moindre survivant pourrait le compromettre ; mais enfin, nous n'en n'étions pas là, haha.

Je posai mes coudes sur la table, croisai les doigts ; et me reposai dessus, tout en l'observant. J'étais impatiente d'entendre ce qu'il répondrait ; je pourrai mieux déterminer qui il est, et dans un cas comme dans l'autre lui montrer que je ne plaisante pas. Je me découvrais ce nouveau penchant pour la défense des plus faibles, bien que j'en avais déjà fait preuve à Kusa en protégeant les villages. Avant qu'il ne me réponde, si bien sur il finissait par me prendre un tant soit peu au sérieux, j'ajoutais quelques mots.


    « Merci pour le verre. »
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Rakurai
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyJeu 3 Mai 2012 - 19:50

Elle hésite. Rakurai reste impassible, confiant. Enfin, elle tend la main et attrape le verre qu'il lui tend, dans un geste un peu brusque qui en dit sûrement plus long qu'elle ne le pense. Apparemment, il la met presque mal à l'aise. Elle prend également son temps avant d'entamer la boisson, mais elle semble plus pensive que craintive. Devrait-il insister un peu plus ? Peu importe quelle est la réponse qui convient ; c'est ce qu'il a prévu de faire. C'est la dernière chose qui le retient en ce lieu. Quoiqu'il peut toujours profiter de cette quantité phénoménale de tonneaux abandonnés. Mais ça ne lui suffirait pas ; il s'en lasserait bien plus rapidement que de cette femme. De toutes manières, il ne s'inquiète pas. Il est évident qu'elle n'a pas l'air de vouloir le lâcher. Tant mieux pour lui. Ça posera peut-être un problème quand il voudra s'en aller, mais il ne s'en soucie pas pour le moment.

Enfin, elle se met à boire. Sauf que, surprise, elle fait pas semblant. Cul-sec à cette heure-là, faut avoir envie quand même. Bref, il ne lui en tient pas rigueur – à chacun sa manière de savourer les choses. En revanche, la grimace qui apparaît sur son visage lorsqu'elle repose le verre sur la table le fait sourire intérieurement. Trop de précipitation. S'est-elle rendue compte de la tête qu'elle faisait ? Il ne le pense pas. Lui profite de sa boisson, et n'ingurgite que des petites goulées espacées. Le temps que le goût s'en aille, quoi. Malgré la souffrance que l'alcool semble lui avoir fait endurer, elle lui répond enfin. Et, apparemment, elle n'a pas pris son temps pour rien. Sa phrase est construite ; il en est presque déçu. Elle prétend l'avoir percé à jour. Hum... Si seulement lui-même le pouvait...

Il s'égare quelques secondes et rattrape le train de ses paroles au mot « assassin ». Même si elle ne peut pas le savoir, elle a raison sur ce point. Lui-même préfère qu'on l'appelle ainsi. Quelque chose de moins barbare, de plus raffiné qu'un guerrier. Cependant, elle enchaîne sans attendre sur la plus grosse connerie qu'elle pouvait sûrement sortir. Rakurai a envie de l'interrompre, mais il sait qu'il ne doit pas céder à l'impatience. Plus cela durera, plus il en profitera... Encore une fois, elle fait également preuve d'une confiance démesurée. Mais elle ne semble pas se rendre compte que, pour lui, c'est elle la malchanceuse – même s'il ne croit pas à la chance. Pour finir, elle lui confirme implicitement qu'elle est toujours convaincue qu'il va se lancer à la poursuite des fuyards tel un démon assoiffé de sang si elle ne l'en empêche pas. Un complexe de supériorité, peut-être ?

Son verre est presque vide, à présent. Forcément, ne pas parler, ça fait boire. Il va devoir se resservir, mais il a la flemme de se lever dans l'immédiat. De toutes façons, c'est à son tour de parler, et il lui reste quelques petites gorgées au cas où. Il peut tenir. Lui aussi prend son temps, choisissant soigneusement ses mots. C'est tout un exercice. Cependant, il interrompt sa réflexion pour observer son interlocutrice. Son comportement physique a changé. Elle semble gagner en confiance, grignotant un peu plus son espace vital. Bien que ce soit totalement l'inverse de ce qu'il recherche, il ne s'en inquiète pas. Si ceci ne marche pas, il essayera cela. Où est le problème ? Il pourra toujours trouver un autre jeu s'il s'avère qu'il est mauvais à celui-ci. Il la voit ouvrir à nouveau la bouche alors qu'il s'apprête à finir son verre, ce qu'il fait alors qu'elle le remercie de le lui avoir offert. Immédiatement, sans même réfléchir un seul instant, il frappe la table avec le récipient qui se fissure, porte son regard sur les réserves d'alcool qui s'offrent à lui, semblant infinies, puis répond du tac-au-tac sur un ton presque menaçant et totalement inapproprié.


 « Je t'en prie, c'est toujours un plaisir de partager un verre avec quelqu'un. D'ailleurs, autant le prolonger. »

A nouveau, le bruit du bois raclant le sol emplit l'établissement. Rakurai est déjà debout, et retourne vers le comptoir. Il remplit deux nouveaux verres – de la bière cette fois, faut pas déconner non plus. Ne comptant pas continuer indéfiniment à faire des aller-retours entre la table et la boisson, il ne retourne pas s'asseoir. Sans prévenir, il lance le verre en direction de la femme – seuls quelques mètres les séparent – en ajoutant quelques mots de sa voix grave et inexpressive.

 « Qu'est-ce qui te fait penser que j'accepterais de mourir ? »

C'est intentionnellement qu'il ne répond pas à la question qui lui a été posée.
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyLun 14 Mai 2012 - 2:29

Observation, observation.. Non, j'en avais marre d'observer, de tenter de déchiffrer une personne qu'en fait je ne comprenais et que je n'avais pas plus envie de comprendre. Pour en ce monde torturé existait deux catégories ; non, pas les guerriers et les assassins, ou les combattants et les non combattants ; ni même le bien et le mal ! Il n'y avait que les gentils, et les méchants ; ces derniers étant ceux s'en prenant à n'importe qui pour le fun, le genre de personnage que je pourchassais et éliminais à vrai dire. Le verre que m'envoya l'inconnu, je le laissai poursuivre sa route sans y toucher, en l’esquivant pour faire simple. Qu'était ce qu'un seul verre alors que cette endroit allait partir en fumée ? Avant, quand même, je le laissai s'exprimer, je mettais un point d'honneur à laisser chacun libre de s'exprimer, et de choisir. Sa réponse, une question ; il jouait encore. Je fis un simple geste de la main, un rouleau noir et vert épais d'une vingtaine de centimètres apparut, je le déroulai sur la table en écorchant mon doigt sur son rebord ; je lui répondis en appliquant mon pouce sur le papier jauni, laissant une nouvelle succession de traces rougeâtres.

    « En fait, que tu acceptes ou pas... Ce n'est pas bien grave, puisque l'issue ne fait aucun doute. Je ne suis qu'une jeune fille avec de jolis cheveux, souvent sous estimée ; considérée comme quelqu'un de faible. Haha.. Tu as certains instincts, je n'en doute pas ; j'ai les miens. Seiyomuri. »


Prononçais je en plaquant ma main sur le sceau apposé sur le vieux parchemin tâché de sang. L'effet de ce que je venais de faire souleva un nuage de poussière, le son du bois brisé, des murs s’effondrant et des charpentes se déchirant résonna dans pièce, l'impulsion éteignit les torches les plus proches laissant percevoir dans le plafond, et le toit percé ; la lumière d'un croissant de lune. Le nuage se dissipa bien rapidement dévoilant le corps de celui qui venait de me rejoindre, une peau noir pigmentée de points rouges, une longue queue ; une gueule sifflante équipée d'indénombrables crocs ; la créature dominait la pièce du haut de ses trois mètres.. Finalement, cette petite taverne ne serait pas la proie des flammes, du moins, pas pour le moment. Le lézard géant sifflât un instant, tirant sa longue lange et parla immédiatement. Je doutais que celui s'amusant à la provocation attaquerait, à moins d'être suicidaire, cela va de soit.

    « Dame Habashi.. Je m'en doutais. »
    « Bien sûr, qui d'autre ? »
    « Tu n'aurais pas pu choisir plus... petit ? Je crois que j'ai lézardé le mur derrière... Enfin, un ou deux coups de queue, et ce sera réglé. »


Seiyomuri prenait de la place, je devais bien admettre que je n'avais pas porté grande attention à l'intégrité du bâtiment, mais au pire, s'il s'écroulait complétement, je ne risquais rien. L'énorme reptile posa son regard sur celui qui serait vraisemblablement sa nouvelle victime, puis il reprit la parole.

    « Tu m'as appelé pour... ça ? Soit. Tu sais, il n'a pas l'air d'avoir peur, mais il n'a pal l'air d'être si menaçant.. »
    « Tu sais bien comment je suis... J'ai perdu patience, et te voilà. Mais avant, si tu me permets ; je voudrais lui poser une question. »
    « C'est toi le ninja, Zanshi. »
    « Donc, je te repose la question ; Veux tu t'en prendre à des villageois et m'affronter ? »
    « J'ai compris... »


Jamais je ne me surestimais, jamais ne pliais face à un potentiel adversaire, ma volonté était bien plus grande que les actions et les paroles lancées à mon encontre, c'est ainsi que je vivais; par la voix du guerrier. Et si ce soir mon cœur devait s'arrêter, bien ce ne serai que pour suivre la logique de notre monde.


Dernière édition par Shinku Zanshi le Mar 22 Mai 2012 - 11:12, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptyVen 18 Mai 2012 - 20:43

Que d'arrogance... A commencer par son assurance quant à sa supériorité, alors qu'elle ne connaît absolument rien de lui. Comment peut-elle être si sûre d'elle ? Sûrement la jeunesse... Ou bien la connerie... Ou bien les deux, puisqu'ils vont le plus souvent ensemble. Ensuite, cette manière qu'elle a de se croire omnisciente – ah, c'est peut-être pour ça qu'elle ne veut pas faire preuve de prudence. Un nombre incroyable de défauts qui causeront probablement sa perte – et sûrement bien plus tôt qu'elle ne le souhaitera – transpirent de chacune de ses phrases et de chacun de ses actes. Elle semble incapable de faire preuve d'un tant soit peu de retenue. Et voilà que le narcissisme vient s'ajouter à cette magnifique sauce insipide. Il ne comprend pas pourquoi elle parle de ses faiblesses et de ses cheveux. Il n'a pourtant pas le souvenir d'avoir évoqué quoi que ce soit sur elle. D'ailleurs, s'il est vrai que son esprit est bourré de failles à ne plus savoir qu'en faire, il lâche un rire plein de mépris quand elle évoque son physique. Mépris dû à son arrogance, alors que le rire est lui la simple conséquence de la voir patauger dans le faux. Son teint est bien trop coloré pour être beau. Trop clair, trop lumineux. Pour lui, plus ça se rapproche du noir, mieux c'est. Mais, contrairement à elle, il est conscient que la beauté est subjective, et que ça ne sert donc à rien de l'évoquer. De toutes façons, c'est une notion qui lui est presque inconnue.

Il n'a pas l'intention de répondre quoi que ce soit. En plus, elle ne s'est même pas donné la peine d'attraper le verre. Quelle impolitesse envers le tenancier, salir ainsi son échoppe en plus de gâcher de la boisson... Elle en est presque désespérante. Mais lui se contente de s'amuser du spectacle auquel il assiste, se souciant peu de ce qui va arriver. Cela dit, il ne s'attendait pas à quelque chose d'aussi bourrin. Bien sûr, il a compris que, si elle a pris le risque de choper le tétanos en s'ouvrant le doigt à l'aide du bois vieilli – et sûrement pas stérilisé – de la table, c'est pour une invocation – pour l'intimider, à tous les coups. Cependant, l'énorme animal qui apparaît alors le surprend totalement, ébranlant le bâtiment dans son intégralité. Une violente secousse soulève une quantité impressionnante de poussière, coupant le contact visuel entre les deux protagonistes. Le bois se craquelle, l'architecture s'effondre. Une poutre tombe à la verticale au-dessus de sa tête, menaçant de l'écraser, mais il l'évite en un éclair, et elle ne fait que creuser le sol en son point de chute, avant de tomber horizontalement sur un amas de débris qui ferait presque de la peine pour l'aubergiste. Pauvre homme, lui qui n'avait rien demandé, il a eu la malchance de voir une sauvage débarquer chez lui. Son commerce est ruiné, c'est certain. Et lui aussi, du coup. Tout ça par la faute de cette barbare. Ah, ces gens incapables de réfléchir...

Le nuage opaque se dissipe lentement, alors que Rakurai évacue la saleté qui s'est logée dans ses poumons et sa gorge en toussant un bon coup. Il n'a pas bougé, ni même changé de position. Par contre, son verre s'est retrouvé par terre – et un deuxième, merci bien ! Heureusement pour lui – et pour le tenancier, s'il est encore possible qu'il soit heureux quand il retrouvera son établissement -, les réserves sont intactes. Les tonneaux n'ont subi aucun dommage, et il n'hésite donc pas à se servir à nouveau, au moins pour faire passer ce picotement qui reste coincé dans son larynx. Une fois ce problème réglé en trois gorgées, il se tourne enfin vers cette rustre narcissique complètement paumée. Il s'avère qu'elle a détruit un bon quart de l'auberge – le coin dans lequel elle se tient toujours, murs et toit -, révélant ainsi la noirceur profonde du ciel nocturne, simplement pour une invocation inutile. A moins qu'elle ne souhaite engager un combat ? Il en serait étonné, mais surtout déçu. Il n'a pas envie de la quitter maintenant. Et encore moins maintenant qu'il a levé les yeux pour voir quel genre de bébête elle a appelé au secours. Au secours pour quoi, d'ailleurs ?

Rien ne transparaît sur son visage inexpressif. Cependant, il est immédiatement fasciné par la créature. Il ne sait pas si c'est à cause de sa taille, de sa couleur, ou simplement du fait qu'elle soit apparue dans ce paysage dans lequel elle se fond si bien. Mais, ce qui est sûr, c'est qu'elle est maintenant la seule et unique chose à laquelle il accorde de l'attention. On dirait un lézard géant, mais l'animal a des dents... Il a souvenir que certaines personnes appellent cela un dragon. Mais bon, sans ailes, ça pète beaucoup moins. Cela dit, ça ne change en rien son impression. Il se demande d'ailleurs comment il est possible qu'un être aussi imposant aie pu accepter de venir en aide à une personne aussi peu subtile. Enfin, les relations entre humains et animaux... La seule chose qui importe, à présent, c'est cette sorte de lézard. Du coup, quand l'invocatrice repose la même question pour la il-sait-plus-quantième-fois, il répond sur un ton désintéressé qui mettrait n'importe qui mal à l'aise, exprimant clairement qu'elle ne compte plus pour lui. Lui qui ne faisait jusqu'alors que prolonger au maximum la discussion pour le seul moment où, enfin, il répondrait et lui ferait réaliser sa stupidité depuis le départ, il a fait tout cela pour rien. Sa voix gâche totalement son effet, et il ne compte plus lui accorder ne serait-ce qu'un regard. Impossible donc de profiter de la tête qu'elle ferait. Mais bon, il s'est retenu trop longtemps pour garder ça pour lui.


« T'es ridicule. Depuis le temps que tu me retiens, t'as toujours pas compris... J'ai pas que ça à foutre de courir après une bande de péquenots effrayés... Et si c'était le cas, j'aurais pas attendu ta permission... Au passage, arrête d'essayer de me faire croire que tu tiens à eux, ou même juste à les protéger. T'as perdu toute crédibilité maintenant que t'as détruit l'endroit juste parce que t'as pas réfléchi. Maintenant, prends le temps de penser à ta stupidité... J'te préviens, le plus dur, c'est de l'admettre... »

Toute sa lassitude et son ennui sont palpables sans aucune difficulté. Il s'approche tout de même de quelques pas, lentement pour ne pas brusquer le lézard/dragon, et plonge enfin son regard dans celui de la créature. Il reste ainsi pendant un instant, silencieux, se demandant ce qu'il pourrait dire. Finalement, une seule phrase lui vient à l'esprit. Il n'hésite pas plus longtemps, même s'il n'est pas certain de savoir à qui ces mots sont destinés. Sa voix devient doucereuse.

« Magnifique... Comment un animal aussi majestueux peut-il accepter de répondre à l'appel d'une si piètre personne ? ... »
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer EmptySam 26 Mai 2012 - 13:41

Là j'aurai pus dire : la question qui tue, ou pas ! Mes compagnons, invocations, me connaissaient et certainement bien plus qu'un inconnu rencontré il y a à peine une poignée de minutes. Je savais que Seiyomuri ne mâchait jamais ses mots et ne faisait preuve d'aucune retenue dans ses propos, et encore plus vis à vis de quelqu'un m'étant hostile. J'en avais moi même bavé avec lui, lors de mes entraînements, il ne m'avait rien épargné, mais au final nous étions très liés, pour ne pas dire unis. Pas une once de respect pour moi ne transpirait de cet étrange personnage qui jouait avec moi, mettant mes nerfs à vif. N'était il pas dangereux de jouer ainsi avec une personne dont on ne connaissait rien ? Peut être se disait il que je le sous estimais, que je n'étais pas prudente, trop sûre de moi.. Mais non, j'étais juste comme ça et avec tout le monde, pas du genre à reculer, bien au contraire. Puis le gigantesque reptile répondit, puisqu'il était visiblement le seul digne d'intérêt.

    « Pour moi tout les humains sont de piètres personnes. Durant toute ma vie, soit un long moment ; je n'ai connu que peu de ninja ayant atteint une justesse digne de nous. »

Il baissa la tête, amenant son visage juste au niveau de son interlocuteur. J'observais la scène presque fascinée, je savais déjà ce qu'il pensait de moi, cependant je me demandais ce qu'il allait bien pouvoir ajouter. Du tranchant, du piquant, ou juste une phrase, quelques mots dégageant une part de son éternelle sagesse. Seiyomuri n'avait que faire des affaires humaines, et qu'un humain lui manque de respect ne l'entamerait pas autant que moi, nous autres n'étions par leur égale, même moi, malgré qu'il acceptait de m'aider. Peut être que la situation se débloquerait d'elle même après ça, enfin, je m'en fichais maintenant, je voyais bien que ce gars n'était pas ''si important'', je me suis emportée pour rien.

    « Zanshi-san est juste, pleine de vitalité et loin d'être ridicule. Ce qui est ridicule, c'est de croire que le matériel n'est pas remplaçable, et que la vie ne compte pas. C'est ce genre de personne qui nous intéresse, et qui mérite notre considération. J'ai vu des dizaines de ninjas, tous différents, ayant bien tourné, d'autres moins biens. Tout ce qui importe maintenant ne sont pas ton avis et tes remarques, tu n'es qu'un humain, et des plus faibles, mais tes actes, prend cela comme tu le veux. »


Le lézard marqua une courte pause en se redressant, et m'adressa la parole.

    « Ce petit homme ne te fera rien, Zanshi. La prochaine fois appelle plutôt Kiridomutei-san. »
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Message(#) Sujet: Re: [libre] Murderer [libre] Murderer Empty

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