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 Le Lutin et les aspirants

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Konoha
Kurasaki Shinichi
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Message(#) Sujet: Le Lutin et les aspirants Le Lutin et les aspirants EmptyVen 13 Avr 2012 - 19:10

    Mission de rang B: La rentrée officielle des aspirants ninjas est pour cette après-midi. Tradition l'oblige, le Kage doit y être présent afin de discourir sur la valeur des shinobis et tout ce qui s'y apporte. Par la suite, les dix enfants les plus prometteurs auront l'honneur de vous observer en mission organisée pour l'évènement: une chasse à l'ours sans ninjutsu et sans armes. Veillez à ce que les enfants soient convaincus de votre seule puissance physique et surtout à ce qu'ils ne soient pas blessés.


Me voilà de mon bureau à travailler sur un discours. Bizarrement, je ne savais pas du tout quoi dire, quoi écrire. Ou plutôt, la vérité était tout autre. J'avais tellement de choses à dire que je ne savais pas réellement par où commencer ni même comment aborder la chose. C'est vrai après tout, quand on y pense, discourir sur les valeurs ninjas...C'est un vaste de sujet qui mérite une réflexion bien plus poussée que simplement dire « Être un ninja c'est être courageux, se battre pour son village » ou quoi que ce soit d'autre dans le genre. En outre, on avait déjà dû leur rabattre à de nombreuses reprises ce genre discours par conséquent, je n'avais pas vraiment envie d'aborder ces sujets bateau. Maintenant que j'y pense, ma génération n'est jamais passé par la case « académie ». Pour ma part j'avais simplement intégré le village, point barre. Pas d'académie, pas d'école, même pas de sensei. Bref, rien. J'avais dû tout apprendre par moi-même. Personne n'avait été là pour me dire quoi faire, comment le faire. Aucune personne de renom n'était venu pour me faire un discours et ainsi me motiver à travailler car, disons-le clairement, le but de ma venue était de leur donner envie de se donner à fond durant leurs années d'études pour devenir genin de Kiri . Ne sachant trop quoi faire et surtout quoi dire devant la horde d'aspirants qui allait m'attendre, je préparais simplement quelques notes sur un bout de papier avec des mots clés ; Nindô, force, don de soi, loyauté etc...Étaient inscrit sur ce petit pense-bête toutes les notions et mots que j'allais FORCEMENT devoir utiliser. Oui, j'avais beau vouloir faire dans l'originalité, je devais obligatoirement rester dans le sujet. Qui plus est, ouvrir ou même conclure le discours sur mon nindo – Mon arme est une extension de mon corps et mon corps est une arme au service de Kiri – pouvait être une bonne chose. De la même façon, je pouvais très bien démarrer mon discours par une série de valeurs qu'un ninja se devait d'acquérir puis exprimer et développer ces valeurs unes à unes.

C'est donc sans avoir préparé quoi que ce soit que je me dirigeais vers l'académie ninja. Le bâtiment était plutôt jolie, tout était sympathique mais ce n'était pas ici qu'allait avoir lieu mon discours. Effectivement, nous étions en plein été et Kiri ,bien que nommé le village de la brume, profitait du soleil. Si bien qu'il avait été décidé que j'allais prononcé mon discours en pleine air, sur une sorte d'estrade. À ma grande surprise, on m'informa que je n'allais pas être le seul à prononcer un discours. En effet, une femme chargé de l'organisation de la cérémonie était venue afin de me prévenir que deux personnes de grandes importances allaient passer avant moi – car on garde le meilleur pour la fin – ces deux personnes n'étaient autre que le responsable de l'académie ainsi qu'un des plus vieux profs qui restait pour sa dernière année à enseigner les arts ninja aux aspirants ninja du village caché de la brume. En somme nous pouvions dire qu'en plus de devoir faire un discours non préparé à l'improviste, j'allais avoir l'honneur de me taper deux discours avant le mien. À croire que j'avais du temps à perdre là-bas. Enfin peu importe ! Il fallait bien que je fasse mon travail de Mizukage. Qui plus est, ou bien c'était ça, ou bien le pauvre Kage au cheveux bleu que j'étais, repartait vers son bureau pour lire et signer des papiers tous plus barbants les uns que les autres. De ce fait, bien que cela commençait à m'agacer quelques peu, je pris place sur une table où se trouvait tout les professeurs d'académie et tout un tas de gens importants que je ne connaissais que de vue. Bientôt une foule d'aspirants s'était réunis devant nous. Le stresse montait en moi, je baissais la tête et dépliait mon bout de papier. Je le tenais bien fermement sous la table de manière à ce que personne me voyait. Je zieutais par moment ce petit pense-bête. C'en était presque drôle soit dit en passant, on aurait dit un jeune enfant en train d'essayer de lire son antisèche durant un examen. Enfin bref, tout ça pour dire que j'avais peur. Peur de paraître ridicule auprès de ces gamins qui pourtant n'étaient que de vulgaires aspirants.

Toujours en train de lire mes notes, j'entendis quelqu'un appeler le « Professeur Sarizawa ». Il s'agissait du fameux enseignant futur retraité que l'on avait invité à discourir tout comme moi du fait de son départ imminent. Le vieil homme avait en tout cas l'air ému. Il s'avança avec humilité vers l'Assemblée, vérifia en toussant deux trois fois que le micro marchait bien – cela eut d'ailleurs pour effet de faire taire tout les petits indisciplinés qui s'amusaient à parler alors qu'il allait entamer son discours – et prit la parole.

    « Comme vous le savez tous, je vais quitter mon poste d'enseignant l'année prochaine. Cette année est donc ma dernière année parmi vous. Je tenais à tous vous remercier et à vous souhaitez bon courage. N'oubliez pas pour quoi vous vous battez. Pour quoi vous vous entraînez tout les jours. Car comme le dit si bien notre Mizukage ici présent ; Nos armes sont les extensions de nos corps, et nos corps sont des armes au service de Kiri ! »


À ces mots et à l'évocation de mon nindo, tout les Kirijins du village tournèrent machinalement la tête vers moi. Quant-à moi et bien...J'eus un rictus. L'enflure venait de me piquer mon idée ! Terminer ou ouvrir sur mon nindo, c'était moi qui devais le faire, moi ! Moi ! MOI ! L'enflure de prof, il arrive d'on ne sait où pour faire un discours et il me pique mon idée ? MON NINDO ? « J'vais faire comment moi maintenant » pensais-je anxieux. Déjà que je n'avais rien préparé alors si en plus les quelques bribes d'idées que j'avais eu m'étaient volés par un pauvre prof' bientôt à la retraite...Enfin peu importe. Inutile de paniquer j'avais encore ma seconde idée. Vous savez, celle qui consistait à donner successivement plusieurs mots clés puis à les définir de manière brève et ainsi les mettre en relations avec les valeurs qu'un shinobi du village caché de la brume devait avoir. Soudainement, un bruit me tire de mes pensées. Encore cette bonne femme. Cette fois-ci elle appelle le directeur. Un homme relativement vieux – peut-être qu'il allait partir à la retraite lui aussi ? –, son visage est dur, impassible. En bref, il a l'apparence typique du chef d'établissement autoritaire. Le genre d'homme qu'en tant qu'élève je n'aurais pas aimé côtoyer mais qu'en tant qu'individu je ne pouvais que respecter du fait de son expérience. Celle-ci était clairement marqué sur son visage, sur ses traits et aussi et surtout sur ses nombreuses cicatrices. Après avoir été appelé, le vieillard se déplaça lentement mes sûrement afin de saisir simplement le micro. Et là, devinez ce qu'il fait … Il donne brièvement une liste de mots qu'il définie. Un nouveau rictus encore plus grand que le précédent se dessine sur mon visage pâle. Le chef d'établissement dis mot pour mot ce que j'avais prévue de dire, à quelques différences près bien évidemment. Oui, il s'était amusé à dire « Force, nom féminin » et à donner quelques synonymes ce que, personnellement, je n'aurais pas fait. Je suis ébahie devant son discours d'une longueur affligeante. Tout le mot y passait, force, honneur, loyauté. Le bougre utilisait même des mots que je ne connaissais pas. Il avait tout fait à ma place. Bon dieu, pourquoi m'invite-t-on à discourir des valeurs ninja si juste avant on invite ce genre d'idiot à parler durant des heures ? Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir dire moi ? Rien bien évidemment. De plus, la dame m'avait informé que mes deux prédécesseurs allaient faire des PETITS discours. Pour l'enseignant, je n'avais rien à dire néanmoins pour ce qui était du directeur d'académie...C'était ça qu'elle appelait « petit » ? J'étais dans la panade moi. Qu'allais-je bien pouvoir faire ? La question revenait encore et toujours alors que le vieillard était toujours en train de discourir. Le bougre avait de sacrés talents d'orateur en plus ! Moi, pauvre Mizukage que j'étais, j'étais sacrément mal barré.

Finalement, il s'arrête – enfin – de parler. Résultat des course, je n'ai plus d'idées et la moitié des aspirants sont en train de dormir. Le chef d'académie avait beau parler avec éloquence son discours n'en restait pas moins barbant du fait de son impressionnante longueur. Moi-même j'avais presque envie de bailler mais je m'étais retenu par respect pour le vieil homme. Il était l'heure pour moi de passer à la casserole, je le savais. J'avais peur. Oui, j'avais les foies comme on dit chez moi. J'avais fais des missions de rang S, j'avais affronté des zombies, un feu, Jisetsu Gabushi et pourtant jamais je n'avais eu aussi peur des réactions qu'allaient pouvoir susciter le bide total que j'allais faire. La demoiselle charger d'annoncer ma venu, fit son boulot comme convenu et était fière d'annoncer que le « Grand Mizukage » allait dire quelques mots. Ne voyant aucun échappatoire, je m'avance puis...Soudain, l'éclair me frappe. J'avais une idée. Pour fuir mes responsabilités je pouvais bien simuler une grave maladie ! Effectivement, je pouvais toujours tomber dans les pommes, ou plutôt faire semblant de tomber dans les pommes, prétextant une intoxication alimentaire ou je ne sais trop quoi. Ah non ! J'avais une bien meilleure idée ! Mon malaise pouvait bien être dû à la chaleur. Après tout, mon pauvre teint pâle habitué au froid hivernale avait du mal à supporter la chaleur estivale ! Oui c'était une superbe idée. C'est décidé, j'allais faire ça ! Mais alors que je m'apprêtai à me laisser tomber, j'entendis un jeune homme crier mon nom, ou plutôt mon titre. « Allez le Lutin Bleu ! » avait-il dit.

    « Pff, je fais vraiment pitié, susurrai-je alors que je m'avançais vers le centre de l'estrade. »


Une idée géniale hein ? La pire idée de ma vie, oui. Pendant un instant j'allais vraiment me laisser tomber. Elles sont belles les valeurs ninja que j'étais censé représenter si je faisais ça. Je n'avais rien préparé ? Je n'avais pas prévue suffisamment de roues de secours ? Et bien soit. C'était ma faute, je devais l'assumer en passant pour un idiot durant cinq minutes devant ces aspirants. J'abaissai mon couvre-chef de Kage, esquissais un large sourire comme pour me rassurer puis me positionnais pile devant le micro. Histoire de gagner quelques instants je vérifiai s'il fonctionnait bien. Pour cela, je fis quelques tapes sur le bout de l'objet. Tout marche...Dommage. J'aurai bien aimé que cet objet technologique ait un dysfonctionnement. Cela m'aurait permis de gagner quelques minutes mais bon ! Peu importe. Je devais me jeter à l'eau. Faible lutin que j'étais, je regardai la foule paniqué même si extérieurement j'affiche un calme olympien. Pourquoi ce calme ? Je n'avais qu'une seule envie celle de crier ma détresse au monde entier alors pourquoi restais-je encore si serein ? Peut-être était-ce parce que j'avais des responsabilités ? Oui, sûrement. Malheureusement le fait que je sois Kage ne faisait pas de moi un être parfait. Bien au contraire, j'étais très, mais alors très loin d'être parfait. À ce titre d'être très imparfait j'étais sûrement le moins bien placé pour parler des valeurs ninja toutefois j'étais bien obligé de me lancer. Oh et puis après tout, quitte à dire quelques chose autant être honnête ! Inutile de faire semblant d'être quelqu'un que je ne suis pas. J'ouvre timidement la bouche puis...LET'S GO !

    « Comme vous le savez tous, je ne suis pas un prof' à la retraite ou même un directeur d'école, je suis votre Mizukage. Résultat, on m'a demandé de vous faire un discours sur les valeurs ninja. Alors se porte à moi plusieurs choix, ou bien je vous parle de mon nindo, que vous devez tous connaître maintenant ou bien je m'amuse à vous sortir le champs lexical du parfait petit shinobis et je vous définis tout cela en quelques heures. Sauf que la première solution est celle qu'à décidé d'adopter votre professeur tandis que la seconde est celle que votre cher directeur a décidé d'employer. Conclusion, je suis là et je vous parle de ma vie alors que vous devez sûrement vous en moquez pas mal. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que, vous, la seule chose que vous désirez et la seule chose dont vous avez à vous préoccuper en ce moment, c'est devenir ninja. Ce n'est en aucun cas écouter votre prof' raconter sa vie, ce n'est pas non plus entendre un dictionnaire ambulant. Et je me doute bien que m'entendre parler ne doit pas vous enchanter des masses. Toutefois vous savez pour quelles raisons vous nous écoutez parler des valeurs ninja en ce moment-même ? Et bien tout simplement car un jour vous serez amenés vous aussi à discourir pour vos enfants ou même pour vos petits enfants. Vous aussi vous aurez un jour à vous battre, vous entraîner pour l'avenir de votre patrie et ce jour là vous vous souviendrez de votre prof' qui allait partir à la retraite, du dictionnaire ambulant et du Lutin Bleu de Kiri. Vous vous souviendrez de ce qu'on vous aura dit, et vous agirez en répétant nos mots. »


Terminé. J'avais terminé. Bizarrement ce n'était pas aussi mauvais que ce que j'avais pu croire. Bon, ça avait très mal commencé cependant je m'étais plutôt bien rattrapé. La foule, qui était endormie il y avait de cela quelques minutes était désormais bien éveillée. Étrangement, tout le monde m'avait écouté. En particulier le prof' à la retraite et le dictionnaire ambulant qui n'avaient pas trop appréciés que je les appelle ainsi dans mon petit speech. En tout cas, la première étape de cette mission – et de ce devoir de Kage – était terminée.
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Message(#) Sujet: Re: Le Lutin et les aspirants Le Lutin et les aspirants EmptySam 5 Mai 2012 - 22:48

J'avais terminé mon discours résultat, changement de décor ! Le directeur me montra une bande de dix gamins déchaînés. D'après le vieil homme, ils étaient la « crème de la crème » des shinobis de demain. Ils étaient l'avenir, la force de Kiri. Mes yeux bleus se posèrent alors successivement sur les différents bambins. C'est vrai qu'ils avaient l'air talentueux. Bon, ne nous avançons pas pour autant, ils ne semblaient pas si fort que cela néanmoins qui sait ; Peut-être que parmi eux se trouvait le prochain Mizukage ? Ah ah. Pensez à cela me fit légèrement sourire. En revanche, mon visage se raffermit lorsque je vis l'entrée de la forêt des brumes. Je devais chasser un ours. Rien de trop compliqué en soi. Après tout, j'avais bien chasser une bête féroce avec Kiru lors de ma première mission en tant que Kirijin. Seule petite difficulté et non la moindre, je ne devais pas utiliser de ninjutsu. Effectivement, d'après la missive, les futurs ninja de la brume devaient « être persuadé de ma force. » À ce titre, je devais me battre à main nues. Je trouvais cela totalement idiot de devoir faire cela pour prouver ma force mais soit. Mes conseillers en communications m'avaient donnés des instructions et je devais – afin d'être le plus respecté possible par cette horde de gamin – de m'y tenir. Du moins encore fallait-il que je trouve ce maudit animal.

Car oui, en plus de devoir le combattre à mains nues, sans taijutsu, je devais le trouver et comme si cela ne suffisait pas, j'étais chargé par la même occasion d'assurer la protection des ninjas en devenir de Kiri. Oui car ces pauvres gosses censés représenter la « crème de la crème » n'étaient pas fichus de se prendre en main. Je devais les aider en cas de danger et dieu sait que des dangers dans la forêt des brumes ; Il y en avait. Maintenant que j'y pense, que pouvais-je bien faire pour trouver cet ours ? Rien. Je n'avais aucun talent de détection et trouver le prédateur sans ninjutsu me permettant de ratisser la zone allait être difficile. Quoique...Maintenant que j'y pense, les ours ont le sommeil léger, non ? ...Un sourire sournois se dessina sur mon visage pâle puis soudainement, je ris. Les enfants me regardèrent étrangement mais je m'en moquais. Cette mission avait quelques chose de spéciale. Allez savoir pourquoi je ne cessai de repenser à mes débuts en tant que ninja. Bref, trêve de rêverie et de pensées inutiles. Le fait est que j'avais énormément progressé et surtout mûri depuis le temps et que je savais comment attirer la bête. Oui, j'avais trouvé la solution à mon problème.

    « Youhou ! L'ours ! T'es là ? JE T'ATTENDS ! Ouai, tu m'entends ? JE T'ATTENDS ! ALLEZ FAIS PAS LE LACHE REVEILLES-TOI SALETÉ DE CABOT ! YOUHOUUUUUUU. ON VA FAIRE ÇA VITE FAIT ! »


Mûri vous avez dit ? Moi ? Moi, Kitase Shinichi ? Ah ah. La bonne blague. Fidèle à moi-même, j'étais resté la gamin stupide et idiot d'il y a deux ans. Kage ou non, il y a des choses qui ne changent pas comme on dit. Certains gardent quoiqu'il arrive leur sérieux, leur sang-froid, leur amabilité. Moi, qu'importe l'age et qu'importe mon grade je restais un le même gamin idiot d'antan. Vous savez, le même qui, pour trouver une bête qui ne sortait que la nuit, avait crié ces mêmes mots tout cela dans le but de la réveiller. Mais tenez vous bien, je ne vous avais pas tout dit ! Oui, vous savez c'était quoi le pire dans cette histoire ? Et bien c'était que ce stratagème pour le moins foireux avait fonctionné il y a deux ans et qu'aujourd'hui encore il fonctionna. Certes en contrepartie les enfants me regardèrent avec une tête d'ahurie toutefois cette méthode avait bien des avantages. Effectivement, il n'était plus question maintenant de chercher des heures durant le monstre puisque ce dernier venait à moi par ses propres moyens. Comment pouvais-je être aussi optimiste ? Et bien les bruits pardi ! Ces derniers ne trompaient pas. Il s'agissait, pour sûr, de la bête. À moins que les organisateurs de la mission se soient amusés à mettre plusieurs bêtes sauvages dans ce secteur de la forêt des brumes ? Espérons que ce ne soit pas le cas, sinon je risquais fortement d'avoir affaire à une horde de monstres au sommeille léger tous plus déchaînés les uns que les autres.

Quelques secondes passèrent, les enfants se trouvaient toujours derrière moi et les bruits gagnaient peu à peu en ampleur. Le monstre avançait et plus ce dernier s'approchait de nous, plus les aspirants ninjas tremblotaient timidement dans leur coin. La « crème de la crème » hein ? Ils étaient sûrement très doués et donc prometteurs toutefois ils n'en restaient pas moins des enfants. À ce titre, l'idée de se trouver face à face avec un ours devait les horrifier. C'est donc dans le but de les rassurer que je lâchai simplement quelques mots d'un ton faussement détaché qui laissait clairement voir mon assurance.

    « Bon, restez en retrait. Je m'en charge. »


Fini les discours, les cérémonies barbantes. Place à ce pour quoi j'étais le plus doué, place au combat. En tant que sabreur et ancien épéiste, c'était sûrement là le domaine où j'avais le plus d'aptitudes à montrer. En effet, je n'avais certes pas de grands talents d'orateur toutefois en combat, j'avais sans nuls doute possible des qualités. Ninjutsu ou non, sabre ou non. Le tout était simplement de les mettre en avant afin que ces jeunes m'admirent. Bon, en théorie défoncer un ours n'avait rien de trop compliqué. En revanche, le faire à mains nues et de manière à ce que les jeunes soient impressionnés était bien moins aisé. Je devais réfléchir quant-à la manière avec laquelle je comptais m'y prendre. Je pouvais bien tenter un coup de la nuque mais c'était un peu...Brusque. Par ailleurs, mon objectif n'était pas de tuer cette pauvre bête mais seulement de montrer à ces enfants lequel de nous deux était le plus fort. Il y avait aussi la méthode plus « classe » mais terriblement banale qui consistait à mettre un puissant coup dans le ventre et ainsi mettre hors combat la bête en un unique coup bien placé. Bref, vous l'aurez compris, il y avait là des centaines de possibilités toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Faire durer le suspens ou non ? Telle était la question.

Mon instinct de shinobi me poussa à répondre non. Ainsi, à peine la bête sortit-elle des grands buissons que je me déplaçai à tout allure afin de me trouver à mi-distance de cette dernière. À partir de là, j'assénai au monstre un violent coup de poing au niveau de sa gueule. L'ours fut alors propulsé quelques mètres plus loin, à terre. Déjà ? J'avais donc gagné ? Non, pas encore. La bête tenait bon. Je voyais clairement qu'elle souffrait néanmoins elle était encore en mesure de combattre. C'est pourquoi, par orgueil, elle se remit sur ses quatre pattes puis bondit avec une violence et une détermination sans précédent vers moi. Les enfants, ébahis regardaient la bête, courageuse, se relever et affronter son adversaire bien que ce dernier soit bien trop fort pour elle. Alors que l'animal tenta de me porter un coup avec sa patte droite, je fis simplement quelques pas sur le coté gauche. Ceux-ci m'avaient permis d'esquiver de justesse les griffes acérées de l'ours. Seul problème, les aspirants ninja se trouvaient derrière moi. Ainsi, le loup – au vue de la trajectoire qu'il prenait – allait blesser les enfants. Je me devais vite d'agir. Sans perdre un seul instant, je me téléportai via le Shunshin afin d'arriver pile derrière l'ours et ainsi lui porter un puissant coup de pied. De quoi mettre au sol l'animal pour un bon bout de temps en somme. Il s'en était fallut de peu. Quelques secondes trop tard et un des enfants terminait à l'hôpital. Enfin, toujours est-il que mon devoir de Kage était maintenant terminé. J'avais tenu mon magnifique discours et vaincu l'effroyable bête sous les yeux rêveurs de la jeunesse de Kiri. Le pauvre Mizukage que j'étais pouvait maintenant retourner dans son palais et reprendre son travail, reprendre sa paperasse habituelle.
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