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 Les chaines et le Bonze

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Suna
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Message(#) Sujet: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyMar 7 Mar 2017 - 23:58



La pénombre emplissait les lieux... Au loin, les râles lugubres d'être oubliés... Placés dans les ombres par des personnes se pensant être les représentants suprêmes de la Loi de ces terres...
On entendait parfois des prières, parfois des insultes ou encore des cris d'agonies... Pourtant inlassablement les mêmes silhouettes passaient devant ces antres bestiales, n'accordant pas la moindre attention à ce que renfermait ces murs décrépis parfois striés des témoignages laissés par leurs anciens pensionnaires à l'aide de leur corps meurtris. Aucune supplication ne semblait trouver d'oreille attentive...

Mais de l'une de ces geôles, aucun son ne parvenait. Une atmosphère lourde et suffocante se faisait ressentir au devant des barreaux de la cage, et nombreux étaient les gardes qui désiraient passer le moins de temps possible devant le regard fauve qui perçait la noirceur des lieux, fixant la sortie avec avidité.
Tapis dans l'ombre, l'homme attendait depuis longtemps déjà. Trop longtemps pour lui...

Il ne savait depuis combien de temps il avait été mis aux fers. Ces Kumojins manquaient véritablement de sens de la mesure. Après tout il avait rendu cette kunoichi en un seul morceau, ce qui n'était pas le cas de son comparse Shimojin... Pourtant, c'était bien la deuxième partie de cet état de fait qui l'avait fait mettre à cet endroit après la fin de la bataille de Shimo. Ces types le prenaient pour un chien enragé juste pour quelques taches de sang... Le sang de leur ennemi de plus ! Quelle stupidité pouvait guider un tel peuple ? La fin ne justifiait elle pas les moyens ? Les puissants prenaient ce qui leur revenait de droit par la force, n'étais ce pas là tout le but de leur entreprise à Shimo no Kuni ?

Les bras enchainés, il était ainsi demeuré en silence dans ce lieu depuis que les forces Kumojins l'avaient rapatrié. Et comme un prédateur attendant sa proie, il fixait inlassablement la sortie dans l'espoir de déceler une faille qui lui permettrait d'abréger cette période ennuyante.

Il sembla alors que le destin se présentait à lui sous la forme d'une silhouette plus lente que d'habitude passant devant sa prison. Cette dernière détourna son regard un instant dans sa direction, marquant un léger arrêt. Puis elle entreprit de reprendre sa route quand une voix la stoppa à nouveau dans sa course.

"Oy le Bonze..."

Tournant son regard vers les barreaux, l'homme pu apercevoir une silhouette surgissant à la faible lueur de la lumière ambiante, les mains enchainés pendant lâchement devant elle.

"T'es pas du coin toi..."
ponctua finalement le Kinzoku avec un léger sourire en coin.




Dernière édition par Kinzoku Jin le Mer 17 Mai 2017 - 17:26, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptySam 11 Mar 2017 - 14:10

Les chaines et le Bonze Ibuki_10

« Onii-san… »

« Oui Hana (花) ? »

« Je peux t’accompagner jusqu’aux bordures du village ? »

« Bien-sûr, si tu me promets de rentrer à la maison ensuite. »

« Promis ! »

Pour le jeune Masato (正人) c’était l’aube d’un nouveau départ. Mais quitter ainsi ses proches, ses maîtres et sa petite sœur lui brisait le cœur. Sa formation de bonze terminé, le jeune prêtre devait maintenant se lancer sur les sentiers afin de parcourir le monde. Apporter la voie à ceux dans le besoin, telle était la mission qui lui incombait. Bien que triste, sa décision ne faisait aucun doute. Masato savait que c’était la décision qui s’imposait. Il parcourut les champs de son village pendant plusieurs minutes. Un portique se dessina à l’horizon et il sentit la main de sa sœur le tirer vers elle. Masato ralentit le pas, puis savoura ses derniers instants avec celle qu’il aimait tant. Joyeuse, Hana n’en était pas moins triste. La jeune fille ne voulait pas rendre le départ de son frère plus difficile qu’il ne l’était, et Masato le savait bien. Hana était courageuse, elle l’avait toujours été. Balayant ses dernières peurs – celles de ne jamais revoir sa famille – il adressa un regard à sa Hana.

« Tu t’occuperas bien des parents petite sœur. »

« Oui ! »

« Et surtout, tu étudieras bien à l’école. C’est très important. »

« Mais oui, arrête de t’inquiéter Masato ! »

Maladroit, le jeune homme ne parvenait pas à exprimer ses sentiments. Il s’arrêta, pris sa jeune sœur dans ses bras et l’étreignit de toutes ses forces. Hana lui rendit son étreinte, les deux êtres restèrent ainsi pendant quelques secondes, puis le bonze reposa sa sœur au sol. Main dans la main, tous deux continuèrent jusqu’au portique rouge, sans un mot. Arrivé sous la grande poutre rouge, ils s’étreignirent une dernière fois.

« A bientôt petite sœur. »

« Tu reviens vite hein grand-frère ? »

Le bonze ne répondit pas. Poussant délicatement sa sœur vers le village, il lui fit un dernier signe de la main puis prit le chemin de l’inconnu.

_________________________________

Plus de un an était passé depuis son départ de Ta no Kuni. Sa terre natale lui manquait, d’autant plus qu’il fut horrifié de ce qu’il avait découvert pendant son errance. Le monde qu’il voyait n’était que solitude souffrance et mort. Avait-il toujours été ainsi ?

Ses pas l’avaient mené à Kumo, il décida d’aller visiter la prison afin d’aller y sauver les âmes s’y étant perdu. Normalement, personne n’était ainsi autorisé à y pénétré. Mais en tant que bonze, il était parfois appelé pour parler à des jeunes shinobis. Perdus, les jeunes soldats avaient souvent besoin d’un oreille attentive prête à écouter leurs maux et les bonzes étaient tout disposé à cette tâche. Ce jour-ci, il devait rendre visite à un Kinzoku. Prisonnier de guerre capturé lors du conflit avec Shimo no Kuni, on disait de lui que c’était un chien enragé. Les kumojins étaient resté vague quant aux conditions de sa capture, comme à leur habitude. Mais cela ne dérangeait pas le bronze. Au contraire, cela lui permettait ainsi de rencontrer la personne sans s’être au préalable fait de préjugé.

La prison était un grand bâtiment fait de pierre et de métal. Les prisonniers étaient quant à eux disposés sur plusieurs niveaux en fonction de la menace qu’ils représentaient. Les plus dangereux se retrouvaient tout au fond de la prison, privé de lumière, d’air frais et de toute visite. Humide et vétuste, peu d’attention étaient donné à ceux qui se retrouvaient maintenant en marge de la société. Pour des mesures de sécurité, on scellait le chakra des shinobis, en plus de leur avoir liés mains et pieds. Un traitement inhumain pour ceux qui n’étaient même plus considéré comme tel. Après plusieurs minutes à suivre son guide, Masato parvint enfin devant le couloir menant à la cellule du Kinzoku. Le Shinobi repartit aussitôt, adressant un regard condescendant au prêtre. Mais celui-ci n’en avait que faire, seule sa mission importait. Le bonze avança à tâtons, s’arrêtant par instant pour vérifier s’il s’agissait de la cellule où se trouvait Jin. Une voix s’éleva de derrière les barreaux, une voix roque et fatigué. Masato observa celui qui venait de l’interpeller, il s’agissait de son interlocuteur du jour. Une lumière faiblarde pour seul repère, il avança jusqu’à ce dernier puis se plaça devant sa cellule. Il s’inclina alors, montrant le respect qu’il était dû à cet homme, puis s’asseyant sur le sol, les jambes croisés.

« En effet jeune homme, je ne suis pas du coin. Mon nom est Masato, je suis un moine Maskine. »

Sa voix était profonde et posée. Elle ne laissait transparaître ni doute, ni peur. Parfaitement détendu, il ne s’attarda sur l’apparence du Kinzoku mais vit les chaînes qui retenaient ses mains. Le seul confort de cette cellule résidait dans sa couchette, en plus du lavabo et des toilettes qui s’y trouvaient.

« Les gardes ne m’ont pas expliqué les raisons de ta présence ici. Quelle est-elle ? »

Vêtu d’un haut blanc et d’une robe blanche sur laquelle se trouvait une autre robe noire, plus courte, Masato attendait parfaitement détendu que son interlocuteur lui réponde.
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptySam 18 Mar 2017 - 23:16

L'atmosphère était étrange... Il n'aurait su mettre le doigt sur ce qui avait changé en l'espace de quelques minutes, mais cette nouvelle situation l'irritait légèrement. Penchant la tête sur le coté, le Kinzoku fit craquer un instant ses cervicales, dans un léger geste d'agacement.

Ce type respirait la quiétude et la sérénité... Deux sentiments que Jin n'aimait pas voir sur les traits de ses interlocuteurs, pas en sa présence. Plissant légèrement le nez, il se traina jusqu'aux barreaux de sa geôle, apparaissant pour la première fois intégralement en pleine lumière. Le regard hautain, il toisa le bonze de haut en bas.


"Je hais les types dans ton genre... Tu pues la bonté et la miséricorde..."
il leva alors ses mains pour bien montrer ses chaines, les tendant dans un mouvement sec en tentant d'écarter ses mains.

"En temps normal je me serais fait un plaisir d'arracher cette zénitude de tes viscères encore fumants... Tu comprendrais alors le respect que tu dois à ma personne." un léger sourire en coin apparut alors à la commissure de ses lèvres.

"Ces quelques paroles doivent t'instruire bien plus sur ma présence ici que si je ne t'avais expliqué que les autorités Kumojins n'ont pas apprécié que je prenne en otage une de leur kunoichi durant les évènements de Shimo no Kuni... Certes je n'ai peut être pas été des plus galants, mais je ne faisais la qu'acte de préservation. Lorsqu'on ne sait pas comment la partie va se terminé, on essaye de mettre le plus d'option devant soit... Encore que... C'est peut être la façon dont j'ai transformé ce faible Shimojin en oeuvre d'art contemporaine écarlate. Qui sait ? Il semblerait que tout le monde ne partage pas mon gout pour les bonnes choses."
continua-t-il avec un ton macabre et amusé à la fois.

"Et toi, Masato, le moine Maskine... Que viens tu faire dans cette antre de perversion et de misère humaine ? Ne sais tu pas que les paroles des Dieux ne pénètrent pas ces murs ? Que dis je, ils n'ont même aucune résonance en ce bas monde, alors pourquoi t'évertue donc à suivre une voie aussi pathétique ? Seule le chaos prime dans le coeur des hommes, ne t'y trompes pas..."




Dernière édition par Kinzoku Jin le Mer 17 Mai 2017 - 17:26, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyDim 19 Mar 2017 - 12:54



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Le Kinzoku dévisagea sans gêne son interlocuteur puis lui cracha toute sa haine et sa rancune au visage. Tourmenté, l’âme en peine semblait s’être perdue il y a bien longtemps et Masato n’avait que peu d’espoir de permettre à ce jeune homme de retrouver le chemin de la lumière. Jin semblait vouloir rester dans les ténèbres, malgré les souffrances qu’il doive endurer pour cela. Le moine resta parfaitement stoïque face aux attaques du prisonnier. La bonté d’âme et la miséricorde faisait partie des qualités d’un moine, de même que sa patience. Il fallait du temps pour se remettre dans le droit chemin et encore plus pour y amener les autres. Mais cela ne pouvait se faire que si la personne concernée en avait envie. Il décida d’ignorer la deuxième vague d’insulte ainsi que le sourire malsain qui se dessina sur son visage pour se concentrer sur l’histoire que le Kinzoku racontait.

Jin avait pris en otage une shinobi Komujin – ce qui expliquait le comportement condescendant des gardes envers Jin – durant la guerre avec le Pays du Givre. Cette guerre particulièrement sanglante fut la raison de ma venue à Kaminari. Terre blessée, de même que sa voisine j’avais décidé d’y aller pour venir en aides aux âmes en quête de quiétude. Une tâche qui, bien que mes maîtres m’aient enlevé toute illusion très jeune, s’était révélée bien plus difficile que je ne l’avais imaginé. Jin avait également brutalement tué l’un de ses compatriotes. Meurtrier, traitre, déserteur…. On dit d’un homme qu’il ne se connait jamais vraiment avant que sa liberté ne lui soit enlevé. Cet adage décrivait bien la situation dans laquelle se trouvait Jin actuellement. Masato était tourmenté par cette âme en peine. Pitié, colère, tristesse…. On lui avait déjà confié des voleurs ou d’autres petits criminels, mais jamais un tel félon. Jin semblait amusé par sa situation et ses actes passés. Toutes ses horreurs…

Jin posa enfin la question de la présence du moine en de tels lieux. Lui qui était un symbole de paix et de bonté se trouvait aux côtés des pires humains qu’il puisse exister. Violeurs, tueurs, déserteurs… la liste était longue. Pour Jin, la parole des Dieux ne pouvait pénétrer ces murs dégoulinant d’où les ténèbres dégoulinaient. Il jugeait la voie de Masato pathétique. Pour lui, le chaos et les ténèbres primait dans le cœur des hommes. Une attaque qui avait tout sauf l’effet espéré sur le Bonze. Ce dernier prit quelques instants, marquant une pause pour poser la conversation, avant de répondre.


« Pourquoi les hommes ont-ils fondé des communautés, des villages et plus encore des alliances si c’est parce que leur cœur est habité par le chaos ? La voie des ténèbres est facile à emprunter et simple à comprendre. Mais il ne s’agit pas de la voie qui apportera le bonheur aux hommes. »

Le jeune moine fut longuement entrainé à l’art du discours, comme pouvait en témoigner ses paroles.


« Les paroles des dieux sont audibles partout, à condition qu’on veuille leur prêter oreille. »

Pour aider le Kinzoku, Jin devait en apprendre plus sur lui et les raisons qui le poussaient à agir ainsi. Mais il devait s’effectuer avec prudence et intelligence s’il ne voulait se heurter à un mur.

« Pourquoi n’étais-tu pas avec les tiens lors de l’attaque contre ton pays ? Quand est-il de tes proches ? De ta famille ? »
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyMar 21 Mar 2017 - 18:59

"Parce que les hommes sont faibles..."

La réponse fût froide et cinglante... Un constat pur et simple, semblant gravé dans le marbre pour le Kinzoku. Penchant légèrement la tête sur le coté il fixa le moine directement dans les yeux, son visage n'étant désormais plus qu'un masque froid semblant dénué de toute compassion.

"L'Homme ne s'est uni que par intérêt... Ne voyez pas la une lueur d'espoir pour notre espèce indigne. Vous pensez que les liens qui nous unissent sont l'amour, la fraternité ? Ce n'est que la peur, la faiblesse et le désir de pouvoir et d'asservissement qui gouvernent les actes de notre monde. La peur de mourir, d'être seul, être trop faible pour subsister seul, imposer son bon vouloir à la masse... Tant de choses qui ont enchainés les humains dans un monde ou seuls les plus puissants feront ce qu'ils veulent de leur vie..."

Posant ses deux paumes sur ses genoux, il balança alors sa tête en arrière laissant ses longs cheveux pendre derrière lui et observa un instant le plafond.

"Le chaos à de cela de bien que vous pouvez le remodeler comme bon vous semble... Avant qu'il ne s'effondre à nouveau sur lui même... C'est un néant viscéral ou tout et rien peuvent arriver à la fois. Je trouve cela bien plus amusant que de me complaire dans la société pathétique acceptée par des faibles du passé..."

Inspirant grandement, il se redressa, avant de finalement se relever de sa position en tailleur pour s'approcher au plus près des barreaux de sa cage.

"Et si tu as à peu prêt écouter mes mots, alors vous comprendrez pourquoi je n'étais pas auprès des "miens". Je n'appartiens à rien, mais tout m'appartiendra... Alors apporter ma force à des faibles nécessitant l'intervention de Kumo pour accomplir leurs desseins ? Oh cher Masato, je n'éprouve pour eux que du dégout... Ramper ainsi pour obtenir ce que l'on désire... S'ils n'avaient pas la force pour obtenir ce qu'ils désiraient c'est qu'ils ne le méritaient pas... J'espère que certains d'entre eux n'ont pas vu la fin de cette nuit sanglante car ils n'inspirent pour moi rien de plus que des vers gigotant mollement dans la main du Raikage..." expliqua Jin alors que son regard se plongeait toujours plus dans celui de son interlocuteur, sans sembler le mettre plus mal à l'aise que cela "Mais en effet, les paroles des dieux sont peut être audible partout... Entends donc les miennes, Masato le maskine ! Entends la vérité cruelle qui t'entoure, et qui, j'en suis sur, ne manquera pas de venir te serrer le cœur à un moment ou un autre de ta vie ! Tu finiras seul, et tu ferais mieux d'apprendre à t'en sortir seul si tu entends perdurer sur les terres mornes et désolés qui orneront ce monde à l'avenir ! Ou alors as tu une parabole lumineuse mettant à mal ma pensée macabre ? Fais, je t'écoutes toi et tes diatribes de croyant fantaisiste !"


Dernière édition par Kinzoku Jin le Mer 17 Mai 2017 - 17:26, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyDim 26 Mar 2017 - 19:07

« Parce que les hommes sont faibles... »

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Telle était la réponse apportée par le maître de métal. Selon lui, les hommes ne se seraient uni que par intérêt, alors qu’en réalité il s‘agissait là de la nature sociable. Les hommes s’unissaient car il ne pouvait en être autrement. Un homme ne peut vivre seul indéfiniment, et le besoin de communication entre les hommes et d’échanges ne peut-être réfréné. Durant sa formation de moine, Masato avait longuement étudiés les textes sacrés des grands maîtres spirituels. Leurs mots étaient gravés dans son esprit et faisaient pleinement parti de lui et de sa manière de penser. Toujours aussi calme, le bonze écouta le prisonnier cracher son acide sur le monde. La fraternité n’était en réalité que de la peur et de la faiblesse. Le désir inconscient de vouloir asservir les autres hommes, d’en vouloir toujours plus. Une quête de pouvoir qui caractérisait bien ce qu’étaient les hommes. Mais que bien certains d’entre eux soient en effet néfastes, ce n’était pas le cas de la majorité. Au fond, les hommes cherchent avant tout le bonheur et un but dans la vie. Et bien malheureusement, bon nombre d’entre eux trouve ce but dans la vie de soldat et de combattant. La voie du sage existe depuis des temps immémoriaux et a toujours sur canaliser la force et l’envie de ses protégés. Encore faut-il se donner la peine d’écouter.

Seul les puissants dominaient le monde. Mais c’était en réalité les dieux qui le dominaient. Seul les dieux sont propriétaires de la terre qu’il nous ont offert pour vivre. Et nous devons les en remercier et vivre de manière honorable et respectueuse. Les ténèbres ont envahi le cœur des hommes aussitôt apparus et s’y cache, les corrompant petit à petit. Selon lui, le chaos permettait de remodeler la terre comme bon nous semblait. Alors que le chaos n’engendre que le chaos. Pour 5 ans de chaos il faudra plus d’une vingtaine d’année pour tout reconstruire. Alors qu’il suffit de 5 ans de paix pour parvenir au même résultat. Jin ne pouvait à l’évidence pas s’adapter dans une société qu’il trouvait pathétique et faible. Une société qui était à l’antipode du but qu’il s’était fixé. Mais comment illuminer les ténèbres si fortement ancrés dans son cœur. Le bonze n’avait pas la réponse à cette question.

Jin ne se sentait ni Kinzoku ni d’aucun groupe. Il était seul et désirait tout. L’arrogance et la prétention à son paroxysme. Les perdants avaient perdu à cause de leur faiblesse, les forts avaient gagnés car ils avaient appelé à l’aide d’autres personnes. Au fond, tous étaient faibles. Le Raikage représentait ce pouvoir suprême de dominer les hommes. Cet idéal à atteindre. La position d’un kage est une des plus difficiles qui soit, car il est facile de se laisser dominer par sa soif de pouvoir, il est facile de graver son nom dans l’histoire en lettres de sang. Mais c’est pourtant des bons kages que l’on se souviendra le plus longtemps. Ceux qui, grâce à leurs actes, ont réussi à établir une paix durable et enrichir le Yuukan.

Jin voulait faire entendre sa parole, qu’il compara à celle d’un dieu, au bonze. Une énième preuve de son égo sans limite et de son arrogance démesurée. Il espérait que cette vérité l’étreigne, que les ténèbres se loge dans son cœur comme dans ceux de tous les hommes. Mais le moine était imperméable à un tel discours. Pour lui qui avait emprunté le chemin de la lumière, son destin était déjà scellé.

« Tu me dis là que je finirais seul. Hors c’est toi qui a fini seul derrière ces barreaux. Dans cette prison lugubre. Penses-tu vraiment t’en être sorti ? Tu es faible, nous sommes tous faibles. Nous ne sommes que des hommes. Que sommes-nous à côté des dieux ? La lumière embrasse tous ceux qui veulent bien lui ouvrir ses bras. Les ténèbres eux embrassent les âmes perdues, ceux refusant de voir la vérité en face. Le destin est immuable, il ne peut être changé. Mais tu peux cependant choisir de quel côté tu te tiens. La véritable nature de l'Homme est déterminée au cours d'un combat entre la conscience de son esprit et son subconscient. »

Masato resta immobile quelques instants, toujours parfaitement calme, les pupilles fermées.

« Ce que tu détestes par-dessus tout, ce n’est pas la faiblesse des autres, mais la tienne. Jeune Kinzoku, c’est à toi que tu en veux le plus. C’est à toi que tu dois pardonner. »

La réponse se trouvait peut-être dans son passé et Masato décida donc de creuser de ce côté.

« Qui était ton père et ta mère ? Jeune Kinzoku. »
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyVen 31 Mar 2017 - 2:32

"Le présent n'est en rien une finalité... Je sortirais d'ici, car la lumière à besoin des ténèbres. Tu n'aurais aucun but dans la vie si des hommes comme moi n'existaient pas pour apporter une justification aux actes de tes dieux miséricordieux. Je représente l'une des justifications de la présence de cultes comme le tiens en ce monde, et en même temps, sans ta lumière abjecte je ne pourrais exister non plus, cela n'aurait pas la même saveur que de détruire des personnes ayant perdu tout espoir! Ne te trompes pas Masato, toi et moi sommes de faces d'une même pièces, aussi horripilant que cela puisse te paraitre."

Il esquissa un léger sourire en coin, lorsqu'il entendit la phrase suivante du bonze... Petit à petit ses lèvres se pincèrent, réprimant ce qu'il ne parviendrait pas longtemps à retenir, un rire puissant et franc.

"Kahahahahahahahahahahah ! Quand comprendras tu que ta psychologies merdique ne s’applique pas à moi saint père ? Bordel je vomis mon dégout des autres parce que leur faiblesse apparente se doit de s'incliner devant ma magnificence et ma force, j'ai juste joué un peu trop sur la diplomatie tordue pour me retrouver ici alors que j'aurais du faire comme à mon habitude et me tenir éloigner du centre de la tornade à m'amuser voir couler le sang d'un ou deux villageois merdique..." expliqua-t-il finalement avant d'ouvrir soudainement grand les bras dans un acte de grandiloquence exagéré "Mais que veux tu !? Je voulais voir les choses en grand, pourquoi pas défoncer quelques gueules pour leur compte mais au lieu de ca ces enfoirés font leurs sainte ni touche et ne peuvent pas encaisser la moindre incartade à leur honneur..."

Puis finalement le calme revint, et la question sur son ascendance vint... Ce mec faisait vraiment de la psychologie de bas étage... Autant Jin s'amusait des débats philosophiques tordus qu'ils pouvaient avoir entre eux, autant cette envie pressante du bonze de sauver son âme avait quelque chose d'irritant et de, comment dire, gênant. Cela lui faisait presque de la peine de le voir ainsi se débattre verbalement dans le vide.
Soupirant un instant, le Kinzoku croisa les bras et détourna son regard pour regarder le mur gauche de sa chambre.


"Mes parents n'étaient que de pauvres paysans sans ambition... Ma mère possédait une lointaine connexion de sang avec les Kinzoku, et j'ai miraculeusement hérité de leurs dons. Ça s'est su, alors ces connards ont voulu me récupérer pour leurs petit clan ridicule. Tu comprends donc maintenant que je m'en carre un peu de tout ces types ? Ah non pardon, je me ferais un plaisir de les voir s'éteindre, et si possible par ma main..."


Dernière édition par Kinzoku Jin le Mer 17 Mai 2017 - 17:26, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyJeu 13 Avr 2017 - 22:27

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Mon interlocuteur restait toujours figé sur le même discours de haine que depuis le début de la conversation. Obnubilé par la colère, aveuglé par l’obscurité dans laquelle il était plongé, il me fallait continuer et éclairer son chemin. Je n’avais que peu d’espoir pour cette âme, mais la mission supérieure qui m’avait été confiant m’incombait de continuer jusqu’à ce que cet enfant revienne vers la lumière. La parole des dieux est audible à celui qui veut l’entendre. Et seul leur lumière nous sauvera des ténèbres. Il n’en tient donc qu’à nous de la suivre.

Selon lui, le Kinzoku allait sortir car sans l’ombre la lumière ne pouvait exister alors qu’il n’en était rien. De la lumière est belle et bien née l’ombre. Mais c’est l’avidité des déchus qui en est la cause, pas la lumière. Pour moi comme pour tous mes frères et mes sœurs, nous serions heureux de pouvoir prier et vivre pour notre Dieu dans nos temples. Mais le monde avait besoin de nous, et à cet appel nous répondions tous présents. De toute évidence, ce jeune homme était dépourvu de connaissance et de raison, il lui fallait un guide et cette tâche ne pouvait être réaliser que par ma propre personne. J’avais entendu parlé d’un homme, un dénommé Izaya qui serait Juunin de ce village. Un homme pouvant maîtriser le métal et pourrait donc être du même clan que celui se trouvant devant moi. Avec son aide, peut-être parviendrai-je à ramener la lumière dans son cœur, mais il me fallait en apprendre plus avant de me lancer.

« Tous les hommes de ce monde font partie d’une même pièce. Nous fûmes tous crée par notre Dieu et la lumière nous a été donné pour vivre. La lumière n’a aucunement besoin des ténèbres pour exister. Les déchus, ces dieux avides de pouvoir qui ont été déchus par le tout puissant ont besoin de l’ombre pour vivre. Mais la lumière finit toujours par éclaircir leur cœur des hommes. Nous, moines, tentons juste de l’apporter aux âmes perdues, avant que ce ne soit la mort qui le leur apporte. »

Car la morte n’était aucunement une finalité. Les dieux nous délivraient de notre condition et après avoir visité la terre divine nous rappelait en ce monde pour que nous puissions continuer notre chemin. Le chemin des âmes et la réincarnation sont offerts à tous. Les déchus se nourrissent uniquement de la haine et de la colère que les mortels peuvent ressentir durant leur vie. Jin continua à insulter le bonze, sans que cela n’est d’effet sur loi. Aucune de ses paroles ne pouvait l’atteindre, le moine était baigné dans la lumière et l’ombre n’y avait pas sa place.

Un calme vint apaiser le cœur du Kinzoku et celui-ci se confia alors sur son passé. Ses parents, d’honnêtes paysans possédaient un lien du sang lointain avec le clan du fer, dont Jin avait hérité. Quand le clan l’eut appris, ils voulurent récupérer Jin et l’enlevèrent probablement de sa famille. Ainsi la lumière éclaira mes pensées et la question vient d’elle-même.

« As-tu revu tes parents depuis cet époque ? Ta famille ainsi que tes amis ? »
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Message(#) Sujet: Re: Les chaines et le Bonze Les chaines et le Bonze EmptyMer 17 Mai 2017 - 16:44

Un léger sourire moqueur s'afficha sur le visage du captif alors qu'il écoutait la question simpliste du moine... Sa famille et ses amis hein ? Voilà une interrogation qui ne manquait pas de piquant, et pourtant qui ne trouverais certainement aucun écho dans le cœur du Kinzoku...

"Je t'ai dis que je prendrais plaisir à le faire pousser leur dernier souffle... Tu te doutes bien que si je les avais revu ce serais déjà fait... Je n'a jamais été très porté sur l'amour et le cocon familial comme tu peux t'en douter le bonze... Quant aux amis, hmmm... Pourquoi m’encombrerais-je de telles personnes ? Au mieux les êtres qui m'entourent sont des pions, des choses dont je me sert pour atteindre mon but à un instant donné. Pourquoi accorder sa confiance éternelle à une personne alors que le monde est si changeant et que nos ambitions personnelles le sont tout autant. Je ne veux pas être retenu en arrière par des personnes qui jugeraient mes actes d'une quelconque manière... Je suis seul et libre..."

Finalement, Jin se retourna et alla s'allonger sur sa couchette de fortune croisant les bras derrière sa tête et fermant les yeux avant de dévoiler un léger rictus.

"En tout cas, je te remercie beaucoup de cette discussion... Tu as peut être réussis à faire poindre en moi une certaine avidité de connaissance religieuse..." laissa-t-il entendre avec un léger ton moqueur avant de s'empresser de répondre pour que le Maskine ne puisse enchainer "Les déchus... J'ai hâte d'en connaitre plus sur ces êtres et les croyances qui les accompagnent, je ne doute pas du potentiel récréatif de telles lectures. Peut être même pourras-tu m'aider ? Non ? Kahahahahaha, ce n'est pas grave, je trouverais bien ce que je cherche quelque part une fois sorti d'ici... Et alors, nous serons comme le jour et la nuit Masato, toi et moi, nous danserons jusqu'à la fin du monde pour défendre nos visions des êtres divins kahahahahaha !"

Le manieur de métal se retourna finalement, faisant alors dos à son visiteur... Visiblement il ne souhaitait plus converser plus loin avec le prédicateur et la conversation venait de toucher à son terme.
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