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 La Renarde chez la Grande Grue

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Suna
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Message(#) Sujet: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyJeu 17 Mar 2016 - 12:15

La nuit était plein et mon rythme de vie inversé correspondait parfaitement à celui de la mégalopole. Je dormais le jours et entrait en action une fois le soleil couché. Cette fois-ci mes investigations me menèrent en bordure de la cité loin des regards indiscret. Aussi le béton et l'acier avaient laissé place aux espaces verdoyants du Pays des Rivières. Adossée contre ma moto à l'arrêt, je fixais les étoiles tout en fumant une cigarette. J'attendais depuis maintenant une bonne demi-heure la venu de mon livreur. Je pus finalement sentir son chakra se manifester à plus d'une cinquantaine de kilomètre au sud. Ce dernier arriva une demi-heure plus tard. Le moteur de sa moto poussai des rugissements qui secouèrent la quiétude environnante. Dans un léger dérapages il s'arrête devant-moi, ne prenant pas la peine de couper le contact ou encore les phares. Le conducteur était un homme de grand gabarie au épaule carré et tout de noir vêtu. Une paire de lunette de soleil était vissée devant ses yeux malgré l'obscurité.

Image:
 

-Vous êtes en retard Monsieur.Saïx. Lançais-je en guise d'approche.
-J'ai été retardé par un embouteillage.
-C'est-à-dire ?
-Je me suis arrêté dans une taverne pour déguster un bon porto.
-Et cela ne vous est pas venu à l'esprit que je pouvais vous attendre ? J'espère au moins que vous avez les colis avec vous.
-On vous a déjà dis que vous étiez aussi peu baisante que votre père ?
-Saïx... Dis-je en croisant les bras, finissant par perdre patience.

Même dans l’obscurité je pus voir se dessiner ce sourire en coin sur ses lèvres. Il se foutait clairement de moi.

-Désolé ma belle. Il faut bien que je me lâche de temps en temps. Je ne peux pas vraiment me permettre de faire pareil avec le vieux. C'est un peu lui qui me file mon check à la fin du mois.

Sur ces mots il retira son gant pour révéler une main couverte de sceau qu'il me tendit.

-Allez sers-moi en cinq petite.

Je m'exécutai en soupirant, pressée que cette entretient se termine avant que l'idée de ne me vienne de définitivement encastrer son derrière sur la selle de son véhicule. Ainsi, lorsque nos mains se joignirent, les sceaux glissèrent sur nos peaux pour effectuer le transfert. Cela prit plusieurs minutes durant lesquelles les sceaux défilèrent en quittant leur hôte pour recouvrir tout mon corps. La quantité d'informations transmise était phénoménale. Une fois le processus achevé je rompais notre lien.

-Vous pensez savoir faire dans la négociation ? Vous plantez pas il en va de l'avenir de beaucoup de gens.
-Je sais ce que je fais. Répondis-je froidement.

La vérité étant que je n'étais pas totalement confiante en moi. Les négociations n'était pas mon fort, le rôle de tireuse d'élite me convenait davantage. Pour autant en l'état je savais que j'étais la plus à même d'accomplir cette tache. Et sans ajouter mot j'embrayai ma moto pour partir dans la direction opposée. Je pus sentir que Saïx me suivit durant un long moment du regard avant de prendre la direction opposée afin de retourner à Kaze. Une poignée de minutes me suffirent pour rejoindre la ville. De-là j'empruntai à pieds le chemin me menant directement à ce fameux établissement que l'on appelait le « Renard Rouge ». Si les rumeurs étaient exacts là-bas se trouvait la personne que je cherchai. Rabattant mon capuchon sur ma tête je pénétrai dans l'établissement bondé de monde. Les lieux transpiraient l'argent, la sueur et l'alcool. En voulant monter à l'étage. Je fus stoppée net par un garde.

-Bonsoir... Pourriez-vous dire qu'une Saibogu souhaite s'entretenir avec la Grande Grue afin de lui soumettre un projet d'avenir.


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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyDim 10 Avr 2016 - 1:21




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Il y a du monde, ce soir, au bar ! Pour de bonnes raisons sans doute. Ou simplement parce que c’est le soir, que dans cette ville obscurité rime avec fête et que chacun apprécie de temps en temps de s’en jeter un petit histoire de rire et de se faire plaisir. L’ambiance est donc au rendez-vous, avec une magnifique discipline ! Car s’il est bien un troquet dans lequel on ne fait pas le mariole dans la ville, c’est bien le « Renard Rouge » !

On trouve ici de nombreux clients, et la grande majorité a un passé tellement lourd que si on se lançait dans le débat de « qui est le plus costaud », on finirait soit avec des morts, soit avec des rires et des chants. Chacun de ces balourds et autres maraudeurs a ici trouvé sa place, et ne compte pas l’abandonner pour autre chose. Ils ont tous une double affection. La première est naturellement pour toutes ces liqueurs que l’on peut voir dans ce bel établissement. C’est probablement celui qui parvient à regrouper le plus de produits et de marchandises dans tout le Pays, voire dans tout le Yuukan ! La deuxième, bien évidemment, c’est la Patronne !!

La « Grande Grue » a une réputation que personne ne saurait refaire, même en étant le roi des puzzles et avec un tube de colle. Elle offre ses services, ses missions et son sourire ravageur, et tous les hommes du quartier sont prêts à entrer dans la Légion Étrangère ! Elle ferait un malheur à n’importe quel bureau de recrutement. Et le fait d’être aussi apprécié se vaut pour de nombreuses raisons dont elle aime garder le délicat secret.

Cependant, malgré sa réputation dans la Mégapole, la Reine des Bas-Fonds n’est pas aussi accessible ! En l’occurrence, elle peut compter déjà sur sa nombreuse clientèle qui est prête à se dévouer corps et âme pour foutre les malotrus dehors ! Par la suite, ses multiples affaires l’ont amené à disposer de plusieurs hommes de main qui pourront lui apporter leur aide en cas d’inconvenus. L’habile négociante s’est débrouillée pour être en contact avec de nombreux « Sans-villages » à la recherche d’activités pour se dégourdir les jambes. Voilà qui lui fait une réserve bien garnie de défenseurs. Mais cela n’inclut même pas son plus solide protecteur. Celui qui défie toute personne de le mettre au pas. Celui qui voue une servitude totale et sans faille envers la seule qu’il ait jamais servi dans toute sa vie.
Cet homme est unique au monde : c’est le Barman.

L’entrée de la petite étrangère est rapidement remarquée par plusieurs personnes. Mais pas seulement ! En l’occurrence, l’œil aérien du maître d’hôtes a tôt fait de localiser cette nouvelle tête, principalement par ce capuchon qui devait probablement dissimuler son identité. Quelqu’un de recherché ? Un beau brin de fille qui ne voulait pas attirer l’attention ? On ne pouvait pas lui en vouloir … .

Elle se dirige directement au comptoir, et demande à voir celle que l’on nomme la « Grande Grue ». Un fait intéressant néanmoins : elle dit être une Saibogu ! L’homme se redresse un instant, son visage pris par la surprise. C’est un Clan du Sable, ça, non ? Qu’est-ce qu’ils viennent faire dans un pareil trou comme Kurebasu ?! Ils recherchent les ennuis ? Car c’est bien ainsi que cela pourrait finir ! L’homme paraît dans un premier temps hésitant … .

+ Ma petite, si tu veux voir la « Grande Grue », il va falloir me dire un peu ce que tu lui veux. Sinon, je te servirais un lait de poule et je t’orienterais vers le nid à oiseaux le plus proche, rien d’autre ! …


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Suna
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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyJeu 14 Avr 2016 - 11:58

Tandis que je m'adressai au garde une voix s'éleva dans mon dos. Tournant la tête, j’aperçus le barman entrain de me dévisager tout en arborant un sourire goguenard. Sa remarque eu le mérite de m'amuser. Sitôt, j'affichais la même expression, délaissant le garde pour aller m'accouder au bar afin de faire face au gérant du rez-de-chaussez de l'établissement. Je tenais guère à m'éterniser avec des subalternes, malheureusement fort était de constater que j'allais devoir convaincre ce dernier si je voulais passer au niveau suivant.

-Nid d'oiseau ? Je ne vois que des vautours ici monsieur.... ? Allons je vous appellerai Barman. Cela vous sied bien.

Autour de nous l'ambiance était des plus gaillardes. J'étais une des rares femmes présentes dans les lieux. Pour autant je passai totalement inaperçue, la plupart des individus présents étaient trop obnubilés par leurs jeux d'argents et d'alcools. L'air amer prenait à la gorge, empestant la cigarette, l'alcool et la sueur. J'avais l'impression que cette odeur imprégnait chaque mur de la cité. Peu importait où j'avais pus poser mes yeux durant ces dernières semaines je n'y avais perçu que cette souillure manifeste, propre aux raclures des bas fonds de ce monde. A croire qu'elles s'étaient effectivement toutes rassemblées ici. Celle présente au « Renard Rouge » ne faisait guère exception et ce malgré la fameuse réputation de l'établissement.

Étendant ma sensorialité, je pris un soin tout particulier à décortiquer chaque âme errante dans l'établissement, allant même jusqu'à essayer de ressentir le chakra de la Grande Grue censée se trouver à l'étage. Ce faisant, je levais mécaniquement les yeux vers le plafond, comme s'il m'était possible de voir au travers. Après cet instant de flottement je reportai mon attention sur ce vétéran qui avait certainement l'âge pour être mon grand-père. Je lui adressai un nouveau sourire amusé avant de retirer ma capuche laissant dès lors ma chevelure bleuter retomber de part et d'autres de mon visage. Je renvoyais alors le tout vers l'arrière avec un soin particulier.

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-Je me nomme Oozora Seria et je suis une Saibogu. Enchantée de faire votre connaissance. Je souhaite effectivement faire affaire avec la Grande Grue. Pour faire simple... Je me penchai un peu plus vers lui et parlait d'un ton plus bas afin de m'assurer qu'il soit le seul à m'entendre. J'ai pus entrer en possession de divers codages de sceau servant de principe fondamentaux à l'utilisation de la technologie Saibogu que j'aimerais pouvoir revendre, voir plus si affinité...

Cela pourrait paraître insensé au premier abord, d'autant plus lorsque l'on savait qui j'étais réellement, mais tout ceci faisait parti d'un projet à plus grande échelle qui servirait le bien commun et d'autant plus aux Saibogu Dans l'immédiat j'étais la plus à même de proposer cette avancée, car cela permettait à mon clan d'éviter d'encourir certain risque inutile, dont ceux qui pourraient nuire à sa réputation tant sur le plan national qu’international.

-Je suis une ancienne technicienne affiliée au département de recherche de Odaichi. C'est en outre ce qui m'a permis de récupérer ces données sensibles. A présent je souhaite en faire un usage qui ne serait pas aussi restreint par le manque de ressource de Kaze. Et puis naturellement.... J'espère y tirer un certain bénéfice personnel.

Si ce barman servait effectivement à filtrer les annonces douteuses de véritables projets d'avenir, je ne doutai pas qu'il saurait saisir la pertinence et l'intérêt de ce que j'étais en train de proposer. Ce faisant, j'allais tapoter ma lèvre du bout de mon index, comme pour lui intimer le secret. Il ne s'agissait en effet pas du genre d'information qu'il était bon d'ébruité, tout du moins dans l'immédiat.

-J'ai une sainte horreur de me répéter, mais comme vous me semblez être un beau rapace je vais faire cet effort pour vous.

A ces mots je m'écartais légèrement du comptoir pour dévisager l'homme de bas en haut. Nous passions toujours aussi inaperçu au milieu du tumulte ambiant. Mon regard se porta en direction des escaliers barrés par le garde, puis de nouveau sur le barman.

-Je souhaite rencontrer la « dame ». Amenez moi à elle et je puis vous garantir qu'elle y conclura un des meilleurs marché de sa vie.


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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyLun 18 Avr 2016 - 6:06




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La jeune femme sait attirer l’attention ! Et de plusieurs façons, d’ailleurs … . Il serait mentir qu’en découvrant sa tête bleutée, quelques regards ne se sont pas tournés vers elle par intérêt ou curiosité. Mais, à voir si elle s’en était rendue compte ou non, c’était son petit tour de passe-passe en sensorialité qui lui a attiré les premiers regards soupçonneux. Même s’ils sont peu nombreux et décident de rester discrets, ce serait un tort de croire que le « Renard Rouge » n’est qu’un débarras de racailles, clochards et souillures du genre humains. On trouve aussi ici des hommes fidèles, intéressés, des gens d’affaires comme d’armes … ! Les éveiller ou se les mettre à dos serait une bien fâcheuse idée … .

Mais celle qui se dissimule dans la foule préfère convertir le barman à sa cause. Bonne stratégie ! car il n’est personne de plus redoutable que ce personnage pour savoir comment gérer une affaire. En particulier quand il s’agit de rencontrer sa Reine. Alternant entre lavage de verres et grattement de barbichette, l’homme affiche un sourire narquois qui en dit long sur la personnalité de l’individu. C’est un roublard ! Un homme qui aide tout ce qui tourne au malicieux, au secret et aux ragots. Après tout, il tient un bar, pas un couvent ! Mais c’est avant tout sa façon de juger les propos des gens et les idées qui le rend compétent à ce poste.

L’étrangère tente de l’amadouer, voire même de l’acheter avec ses paroles. Si elle dit vrai, alors oui un rendez-vous peut être plus qu’intéressant. La « Grande Grue » déteste les perroquets gonflant la poitrine pour crier plus fort, mais est amatrice d’oiseaux rares ! Et une Saibogu en dehors de son Clan, prête à vendre certaine technologique, est une situation assez unique pour ne pas sauter dessus … .
Mais l’homme a le nez fin ! Et il flaire déjà l’embrouille … . Entre une inconnue venant vendre des informations confidentielles en dévoilant son identité, et cette audace plus insultante que courageuse, allez savoir ce qui met la puce à l’oreille ! Sauf qu’une puce, ca démange ! Et quand ca démange, on la trouve, on l’enlève et on l’écrase. Fallait-il écraser cette « Oozoria Seira » ?

Le personnage a un gloussement, accompagné d’un haussement d’épaules. Il a fait son devoir, et la femme peut être une candidate intéressante … .

+ Si tu veux tenter ta chance, tu peux toujours essayer ! Mais fais attention, la Grue se nourrit souvent de petits poissons ! Je ferais un signe aux hommes de main pour qu’ils te laissent passer cette porte, au fond. Tu seras face à un escalier. La « Grande Grue » est en haut … . A cette heure, elle joue certainement aux cartes avec le Serpent héhé …

Il ne porte déjà plus son regard sur elle. Il a déjà trop d’occupations avec son bar. Il portera un véritable intérêt pour cette étrangère que si elle ressort de cet entretien en un seul morceau … .

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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyJeu 21 Avr 2016 - 17:28

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Oiseau ou poisson, ce cher barman ne savait plus où donner de la tête avec ses allusions. Quoi qu'il en fut j'étais satisfaite d'être parvenue à mon but. Passé le filtre à rebut, j'allais finalement pouvoir rencontrer la Dame des lieux, non pas sans éprouver une certaine excitation mêlée de curiosité. Le garde s'écarta du passage tandis que j'empruntai la voie de cet escalier sombre et étroit. Les marches de bois craquèrent sur mon passage, annonçant indirectement ma venue pour les personnes qui se trouvaient en haut. Car effectivement la grue n'était pas seule, comme je m'en serais douté. Pour autant, il m'était encore impossible de déterminer quel était la source de chakra qui la définissait.

Au fil de mon ascension je pus sentir que l'atmosphère changeai et ce sans même avoir encore franchit le seuil. L'odeur d’encens planant dans l'air y était essentiellement pour quelque chose. Parvenue devant l'entrée, je n'eus guère à frapper pour qu'un servant de l'autre côté n'ouvre la porte. J'entrais alors sans dire mot, prenant brièvement le temps de découvrir du regard le nouvel espace qui s'offrait à moi. Les lumières offraient un éclairage tamisé qui venait caresser les nombreux tentures et autres tapis rouge écarlate dont certains portaient l'insigne du Johoukokan brodé en fil d'or. Le mobilier était dans la plus pure des inspirations traditionnelles et traduisait une certaine forme de raffinement.

Sans mal, j'imaginai que l'état d'esprit des lieux étaient à l'image de leurs propriétaire, secret, et plein de savoir-être. Par ailleurs je pus faire la rencontre de la Grue qui se trouvait à bout de la salle, assise sur des coussins confortables, en compagnie d'un homme, à jouer aux cartes. Un table basse était posée à leur côté sur laquelle reposait un plateau à encens dont les deux tiges laissaient s'élever de minces filets de fumées. Des verres à saké ainsi qu'une bouteille étaient également présents. Visiblement je venais d'interrompre leur petite séance de détente. Au final la grande Grue était comme je l'avais imaginée. Élégance et mystère se traduisait dans son regard, comme dans chacun de ses gestes. Certainement même avec une pointe de malice. Il aurait été mensonger de dire que je ne la trouvais pas à mon goût. Du côté de l'homme, où plutôt du Serpent lui servant de compagnie, son visage me disait quelques choses. J'étais quasiment certaine de l'avoir déjà croisé quelque part à Kaze, mais j'aurais été incapable de dire où et quand. En même temps il était difficile d'oublier ce genre de personnage. On rencontrait rarement des teints aussi pâle dans le désert.

Je pris soin de me présenter tout en m'inclinant, faisant preuve de cette prestance que l'on m'avait inculquée durant mon enfance. J'avais l'impression que ce climat m'imposai de lui-même ce genre de règle de bien séance. Où peut-être était-ce du à la Grue?

-Bonsoir. Je me nomme Oozora Seria, ravis de faire votre connaissance. J'ose imaginer que si vos informateurs ont bien fait leur travail, vous connaissez déjà les raisons de ma présence ici. J'ai actuellement en ma possession des données sensibles concernant le savoir faire des Saibogu et je suis prête à les partager moyennant accord.

Je ne doutai pas que ces mots parviendraient à m'attirer son attention et ce qu'importait la qualité de son jeu. Personne ne le réalisait encore, mais ici allait certainement se jouer un tournant majeur pour le clan Saibogu, Kaze, voir peut-être même le monde. Tout dépendrait de ce qui découlerait de ces négociations. Pour autant il n'en ressortait aucune tension. J'étais parfaitement sur de moi et consciente du potentiel que j'avais à offrir.

-Mais plutôt que des mots laissez-moi vous montrer...

Claquant des doigts je fis apparaître deux énormes parchemins aussi épais que chacune de roues de ma moto. Je les fis ensuite se dérouler sur toute la longueur de la salle jusqu'à s'arrêter contre le mur du fond bien que ce dernier aurait pu aller quatre fois plus loin. Je retirai alors mes mitaines révélant mes mains couvertes de sceaux. Le transfert avec Saïx s'était ainsi déroulé et mon corps tout entier s'était transformé en une immense base de donnée. Dans l'instant qui suivit je posai un genoux à terre afin de plaquer mes paumes sur les deux parchemins. Le transfert s'ensuivit, laissant des centaines et des centaines d'inscriptions glisser le long de ma peau pour courir sur le bandes de papiers. Lorsque la place commença à manquer les marques s’engouffrèrent dans le cœur du parchemin. Cela prit plusieurs minutes durant lesquelles les informations ne cessèrent de défiler. Une fois mon œuvre effectuer je donnais une brève impulsion sur les parchemins qui s'enroulèrent à nouveau, s'arrêtant dès lors à portée de main de la Grande Grue.

-Tout ceci pourra à appartenir au Johoukokan si vous acceptez ma contribution en retour. En l'état, même si ces parchemins valent leur pesant d'or, cela vous prendrait des années pour réussir à en tirer seulement un quart du potentiel. Que vous ayez ou non déjà des Saibogu renégat sous votre aile n'y changerai pas grand chose.

Si le savoir Saibogu, autrement dit l'exploitation de la technologie via des sceaux, n'avait jamais franchis les frontières de Kaze pour s'étendre sur le restant du monde, c'était bien pour cette raison. Un Saibogu seul ne pouvait reproduire une telle somme de travail. Seule la conjonction de nombreux experts dans le domaine pouvait mener à un résultat concret. Kaze avait toujours fait en sorte d'éviter cela et ce bien avant la création des villages.

-Je suis cependant en mesure de vous fournir les chercheurs capables de vous permettre de créer votre propre technologie, de faire vos propres découvertes. De nombreux Saibogu se dévouent davantage à la recherche plutôt qu'à leur nation et cette dernière, stérile, n'a que trop retardé le progrès. Je fais partie de ces personnes-là.

Le plus étonnant dans ce récit étant qu'il ne renfermait aucune once de mensonge, seulement des éléments manquaient pour donner forme à la vérité complète.

-Le Johoukokan est naturellement l'organisation vers laquelle je souhaite me tourner étant la plus à même de disposer des ressources tant financières que territoriales nécessaires à l'avènement de ce dit progrès.Je marquai une brève pour souligner ce qui allait suivre. Cependant avant d'aller plus loin ma question est la suivante. Si faire main mise sur la technologie Saibogu vous intéresse bel et bien, qu'en fereiz vous une fois en votre possession ?

La balle n'était plus dans mon cas. Tout du moins pour l'instant.


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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyLun 25 Avr 2016 - 1:17



La Renarde chez la Grande Grue 120614GrandeGrue01



La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Arrête de m’importuner, Auhn-Lua ! Je n’arrive pas à me concentrer sur le jeu hihihi !
Mais ma Reine, c’est le principe même des cartes et du bluff ! Et vous faire rire par quelques blagues n’est qu’à mon avantage !
La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Oooooh, tu es un vil manipulateur, Auhn-Lua ! Et tu sais que je ne résiste pas aux blagues étrangères hihihi !!

La bonne ambiance s’atténue progressivement, alors que l’invitée s’avance doucement. Le « Serpent des Sables » réagit brusquement en mettant de la force dans ses muscles pour s’interposer au cas où, mais le salut respectueux qu’accorde l’étrangère à la Maîtresse du tripot suffit à ce qu’elle lève la main, et lui fasse face, l’affrontant directement avec un sourire mêlant charme et sournoiserie. La dernière rencontre avait été avec un homme qui n’avait pas honoré son contrat, après avoir obtenu les bons soins et contacts de la « Grande Grue ». Ce ne serait plus un gêneur désormais … . Cette rencontre, en revanche, promettait bien plus !
D’un geste de la main, et en silence, Xia Chao-Seng invitait la jeune femme à se présenter et à prodiguer ses offices.

L’offre qui lui est faite est extrêmement riche ! Riche en informations avant tout ! Et en mystères également ! Se présentant de façon très simple et sans rien cacher, l’inconnue propose quelque chose qui, sur le marché noir, est une denrée plus que rare ! Détenir un lot de la technologie Saibogu, du Pays du Vent, peut avoir des répercussions innombrables et terrifiantes dans les mains du commun des mortels ! Ce peut être des avancées technologiques dans le secteur agricole ou minier, la création de nouveaux moyens de transport, la mise en place d’activités inédites ! Bref, tout ne peut être que synonyme d’enrichissement et de créativité dans cette proposition. Autant dire que la dénommée « Oozora Seria » arrive comme le coq chargé de féconder la première poule ou le premier œuf (et oui, on ne sait toujours pas dans quel sens on tourne, et on oublie souvent la bite du coq dans cette histoire !).

Mais au-delà de ça, ce sont des questions qui assaillent les pensées de la Maître-Marchande. Pourquoi proposer cette technologie ? Depuis quand la « Grande Grue » était-elle assez réputée pour que de simples personnes lambdas sans le moindre contact avec le Monde Sombre et les Affaires viennent la voir ? Et qui serait prêt à céder un tel avantage, peu importe l’échange proposé ? Soit celui-ci est de taille, au point que même Xia Chao-Seng ne s’y frottera pas … soit cette personne est un splendide pigeon au roucoulement aussi chantant qu’une grue ! Pourvu que ce soit la deuxième option !!

La démonstration ne fait que rendre les choses plus palpitantes et intéressantes. Certes, le « Serpent » bondit dans un premier temps, prêt à réagir ; mais à force de constatation, il garde sa posture, et préfère désormais rester debout. Il y a bien trop de magiciens qui tentent de faire « disparaître » la Grande Grue … .
Celle-ci reste silencieuse. Elle arbore toujours ce sourire étrange, à la fois charmeur et ailleurs … . Mais elle n’a pas détachée son regard de la visiteuse. Elle compte bien en apprendre plus sur cette histoire, car il y a indéniablement des parts d’ombre qui subsistent.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Tu as de belles propositions, Princesse. J’espère que tu n’en fais pas un peu trop pour attiser mes attentes. Je déteste être déçue !

La phrase est dite avec toujours ce même sourire pouvant ensorceler des eunuques d’une prison ottomane ! Jouant avec ses jambes, les croisant puis les décroisant, la « Grande Grue » est parfaitement consciente que son charme et sa classe peuvent aussi bien amadouer les hommes que les femmes. Elle n’est d’ailleurs pas du genre à se laisser stopper par des obstacles d’une telle simplicité que le genre et l’âge. Se penchant légèrement en avant, la voilà qui joue avec ses longs cheveux noirs jais, les entortillant autour de ses doigts fins.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Je veux bien jouer un peu avec toi, mais il faudra revenir aux règles du jeu à un moment ou à un autre, ma belle ! Alors … ce que j’en ferais, huuum … ? Tout dépendra de la nature même de cette technologie. Après tout, le monde de l’invention est tellement vaste, il serait idiot de ne pas vouloir l’exploiter, et dans le même sens, certains usages ne sont bons ni pour les âmes ni pour les cœurs … . Pour l’instant, je préfère me garder de toute affirmation tant que je ne sais pas de quoi il s’agit ! En revanche, je constate dans ton discours que tu ne portes pas Kaze no Kuni dans ton cœur, et que tu es même prête à vendre une technologie vers l’étranger … . Dis moi, ne te mets-tu pas en danger en faisant cela, et quelle est donc la nature de cette technologie qui pourrait tant m’intéresser ? Je verrais par la suite si je suis disposée à un troc avec toi … .

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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyVen 29 Avr 2016 - 20:10

La Renarde chez la Grande Grue Nini_b10

Cette femme était délicieusement détestable. Et plus j'apprenais à la découvrir et plus je remarquai qu'elle ressemblait à celle que j'étais il y avait quatre ans de cela. Sournoises, manipulatrice, avec notamment avec un penchant prononcé pour une vie assimilée à un jeu. La différence étant que j'étais désormais plus modérée dans ma façon de procéder, mais aussi et surtout, que la taille du terrain s'était considérablement accrue. Hors je pouvais clairement discerner dans cette apparat de fascination un élan de méfiance venant de la maîtresse des lieux. Quoi de plus naturel en de pareilles circonstances lorsqu'on vous apportait sur un plateau d'argent une relique nous accordant le pouvoir de changer le monde ?

-Ni pour les âmes, ni pour les cœurs, mais bon pour les finances madames. J'imagine que votre intérêt, à l'image du mien, n'est pas uniquement tourné vers l'éthique.

Car sur le plateau se trouvait également la facture. Il fallait se montrer réaliste, l'on n'obtenait jamais rien sans rien. Je l'avisai alors user de ses charmes et de son corps à mon égard pour se prêter à je ne sus quel jeu. Cherchait-elle à m'attirer dans sa toile ou bien agissait-elle de façon naturelle ? Sans doute un peu des deux. Aussi laissais-je trahir un air faussement intéressé le temps d'un bref regard, comme pour simuler un instant de faiblesse indépendant de ma volonté. Valait-il mieux aller dans son sens. Qu'importaient les moyens employés du moment que les objectifs étaient atteint.

Toujours fut-il que cela ne l'empêcha pas de faire preuve lucidité en posant l'index sur des faits d'une importance capitale. En ce qui concernait Oozora Seria, cette dernière existait bel et bien dans les archives du clan Saibogu et ce depuis quelques semaines déjà. De toutes les identités que j'étais en mesure de prendre, celle-ci serait une des rare à être reconnue de façon officielle.

-J'estime en effet que Kaze se révèle incapable d'assumer le potentiel des Saibogu et je prends effectivement des risques en cherchant à marchander avec vous. Seulement ce n'est qu'un faible prix à payer vis-à-vis de ce qu'il m'est possible de gagner en retour. Si vous en veniez a accepter ce marché, je cesserai d'être une Kazejin pour devenir une associée à part entière du Johoukokan.

J'affichai alors un sourire en coin arborant un air somme toute aussi espiègle et raffiné, laissant le temps à la dame de saisir la pertinence de cette révélation. Lentement, nous en arrivions à aborder le sujet concernant mes exigences. Rien n'était gratuit. La Grande Grue était la mieux placée pour le savoir.

-Mon intérêt est que vous acceptiez de nous intégrer, moi, ainsi que les Saibogu participant au projet, à votre organisation commerciale. Vous vouliez savoir quel genre de connaissance technologique ces parchemins renferment et bien sachez que vous y trouverez absolument tout et rien. Il est question des fondements de ce que nous considérons comme l'application du fuinjutsu à la mécanique.

Il ne fallait évidemment pas confondre la technologie de façon générale avec la technologie des Saibogu. Faire fonctionner un réfrigérateur ou allumer une ampoule ne nécessite pas l'utilisation de sceaux, c'était à la porté de tous, contrairement au fait de mettre au point une locomotive ou encore un engin de transport aérien. En résumé il s'agissait de deux mondes étroitement liés, mais également opposé. Si l'évolution de la technologie « initiale » pouvait influer sur la technologie Saibogu, l'inverse n'était pas vraiment possible.

-Vous comprenez alors qu'absolument tout est à faire et dépendra majoritairement de ce qui sera décidé, à savoir quelle branche de développement devra être mise en avant. Dès lors il n'est plus question de troc, mais d'investissement sur le long terme. Mon but n'est pas de marchander avec vous, mais bel et bien de négocier.

Je la devinai suffisamment intelligente pour comprendre où est-ce que je voulais en venir, mais également vers où tout ceci pourrait nous mener. L'appétence vénale était un facteur non négligeable, mais ne justifiait pas à elle seule l'intérêt que le « clan » pouvait porter vis-à-vis du Johoukokan. En effet n'importe qui, plus que cette organisation pouvait être en mesure de verser des sommes louables afin de s'approprier ces connaissances. Seulement elle possédait une chose faisant défaut à l'essentiel des autres partis.

-Votre organisation commerciale permet l'accès à des ressources venues des quatre coin du continent. De ce fait elle est la plus à même de propulser le potentiel Saibogu à un seuil jamais atteint. En y mettant les moyens, il serait possible de rapidement dépasser Kaze en terme d’innovations technologiques ce qui nous en accorderait le monopole sur cette dernière.

Je savais que je m'adressai à une personne aussi prudente que sournoise. Je ne serais guère étonnée qu'elle cherche un jour à tirer à elle l'ensemble des bénéfices de ce projets ce qui, à contrario, n'était pas mon intention. Mais pour l'heure je voulais qu'elle se sente indispensable dans la mise en place de ce projet d'envergure.


Rikin
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Xia Chao Seng
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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyJeu 12 Mai 2016 - 15:28



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La Saibogu en visite est une petite futée. Elle sait sans nul doute exploiter la force de la parole et des promesses avec une certaine finesse. Il en faut, dans ce milieu ! Celui qui ne sait faire usage que des armes se retrouve rapidement avec une réputation de sanguinaire, et est poursuivi par les ennemis comme les anciens amis ! Celui qui ne compte que sur les mots n’a pas vécu assez longtemps pour se reproduire. Un subtil mélange des deux est donc nécessaire, car c’est le meilleur moyen d’obtenir ce qu’on recherche, sans se mettre constamment en danger.
Mais est-on garanti d’un résultat quand le négociant adverse est aussi performant que vous – voire davantage ?

La « Grande Grue » a prêté une attention toute particulière aux propos de son hôte. Mais elle a davantage remarqué les promesses que les preuves de garantie ! Questionnée sur l’intérêt de sa technologie, sa réponse est … « tout et rien » ?! Pas dit que ce soit suffisant pour convaincre ! S’il est bien un critère qui demeure à travers les siècles dans les grands Clans marchands, c’est bien la méfiance pour ne pas être roulé dans les affaires ! En dire si peu en prétendant tout révéler, rien de bien persuasif … .

Mais Xia Chao Seng garde son petite sourire. Elle préfère ne rien laisser transparaître. Après tout, l’affaire vient tout juste de commencer, et il serait précipité de bloquer le dialogue alors que tout reste à négocier ! Pour l’instant, n’oublions pas ce qui coince et gardons-le pour plus tard. Après tout, les autres arguments ne sont pas sans intérêt !
Car il est vrai qu’en tant que compagnie commerciale, le Johoukokan porte son intérêt sur toute matière, et toute production ! En l’occurrence, elle vient de remporter un contrat des plus intéressants au Pays de la Foudre ! Et quelques machines ne seront pas inutiles dans ses vastes projets concernant cette zone.

Par ailleurs, l’engagement d’un soutien permanent de cette technologie ne pourrait que propulser les revenus de la compagnie et garantir un avantage sur d’éventuels adversaires ! On ne peut donc pas dire que les idées de l’invitée soient toutes à mettre de côté.
Temps est venu de relancer la discussion et de voir où mène cette rencontre.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon J’ai bien conscience que ta technologie sera très profitable pour mes intérêts, Princesse. Ce que je souhaite savoir en revanche, c’est ce que cela me coûtera ! Que veux-tu en échange ? En sachant que savoir ne veut pas dire accepter, et que le jeu doit être à double intérêt en ce qui me concerne ! Tu es restée très évasive sur les techniques et mécaniques que tu proposes en échange de mon aide … .

Un homme entre dans la pièce, et fait un léger signe de tête. De toute évidence, il veut s’entretenir avec la Grande Grue ; mais celle-ci est en affaires. Il préfère donc faire savoir sa présence, en attendant qu’on ait du temps à lui accorder. Le Serpent des Sables, alors proche de sa « Reine », remarque sa présence et va à sa rencontre, sans chercher à attirer l’attention.
Quelque chose à remettre à la Maîtresse du Johoukokan ?

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyJeu 12 Mai 2016 - 19:07

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Visiblement la Grande Grue ne semblait pas avoir comprit ce que je voulais dire, moi qui pensai pourtant m'être clairement exprimée.

-Comme je vous le disais. Tout est à faire. A partir de ces parchemins il vous est possible de mettre au point les inventions que vous souhaitez. Que ce soit la technologie concernant l'armement, la communication, ou encore les moyens de transports. Absolument tout est possible du moment que vous décidez d'y investir les ressources nécessaires. Naturellement, dans un premier temps, il sera sans doute préférable de se concentrer sur une seule branche technologique à savoir celle qui nous serait la plus profitable.

Je ne pensais pas pouvoir expliquer plus simplement la situation. Ces sceaux ne renfermaient que la la connaissance, mais pas les moyens. Et ce serait au Johoukokan de les développer s'il espèrait pouvoir tirer quelque chose. D'où l'intérêt de proposer les services de scientifique Saibogu afin de les aider dans cette éventuelle démarche. Vint ensuite à donner la réponse concernant mes intérêts. J’admettais que sur ce plan là j'étais encore restée en partie évasif vis-à-vis des besoins en termes de chiffre, où plutôt de ce que l'on pourrait considérer comme un salaire.

-Concernant nos besoins. Outre faire partie intégrante du Johoukokan comme précédemment dit, nous attendons également un retour sur investissement. En plus de cela nous espérons recevoir un salaire fixe à hauteur de notre travail. A savoir qu'il nous serait reversé un total de dix pour cent de tous les bénéfices générés à titre commercial par le projet. *Bien entendu tout ceci reste négociable.

Autrement dit que dix pour cent de tout ce que cette technologie rapportera à l'organisation commercial nous reviendrait de droit. En soit la somme n'était guère à négliger et je ne doutai pas que la Dame tiquerait intérieurement à cette annonce bien que, dans le fond, elle n'en serait guère surprise. A aucun moment n'avais-je laissé sous entendre que nous agissions par pure altruisme, bien au contraire. L'instinct vénal était ce qui rythmait notre monde. Et les grands de ce dernier en avait leur âme pavée. Quant-à tous les autres. Disons que l'histoire ne retiendrait rien d'eux.


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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyVen 13 Mai 2016 - 0:21



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Les propos précédents demeuraient évasifs, ce qui avait naturellement entrainé un blocage dans la discussion. Maintenant que les choses sont à plat, elles sont bien plus claires. L’étrangère Saibogu propose … rien ! Ou plutôt, elle propose l’avenir. Un avenir aussi prometteur qu’incertain. La réputation de ce Clan mécanicien et technicien n’est plus à refaire, c’est une évidence. Mais de nombreux facteurs restent encore inconnus : les activités intéressant la « Grande Grue » en priorité et la capacité de cette femme à répondre à ses attentes ; la bonne volonté de cette même Saibogu à contribuer aux ambitions de la compagnie, aussi sombres soient-elles – et d’ailleurs le seul fait de devoir l’impliquer dans les moindres investissements de la Compagnie ! Bref, beaucoup de données incertaines … . Et un marchand, même s’il peut s’y laisser prendre, n’est pas un parieur né prêt à mettre toute sa fortune et ses projets dans la balance sur un coup de tête … .

Et puis vient cette question de la rémunération. Finalement, cette personne a l’esprit marchand ! C’est plutôt une bonne nouvelle, car on peut négocier avec quelqu’un de la même trempe que soi. Lorsqu’il s’agit d’un esprit retord et fermé à toute discussion, la conversation a tendance à s’étouffer progressivement, jusqu’à ce que le plus ennuyé se décide enfin à partir. Certains points sont évidemment à revoir ! mais l’ensemble se présente bien. Le seul fait que la candidate au recrutement se dise prête à négocier le contrat est une preuve de sa sagesse. Elle reste encore jeune, certainement inexpérimentée dans ce domaine. C’est donc à la « Grande Grue » de l’introduire peu à peu dans ce monde.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Je suis agréablement surprise de te voir proposer tes services sur ces critères, Princesse. On a toujours plus de facilité à se comprendre lorsque nos intérêts sont plus proches. Maintenant que je connais tes attentes, passons à la partie qui me concerne le plus : la négociation.

Jusqu’à maintenant de profil, toujours en partie attentive au jeu de cartes qu’elle jouait à l’entrée de l’invitée surprise, elle se tourne maintenant clairement en direction de la Saibogu, pour lui prouver l’intérêt qu’elle porte à cet échange. La négociation risque d’être ardue. Non pas qu’il s’agisse d’une négociation sur des faits très importants, mais que cette fille a l’air d’être une tête brûlée. On se rend rarement auprès d’un inconnu pour lui vendre du potentiel technologique, fusse-t-il une femme ! Les pièges peuvent donc être nombreux.

La « Grande Grue » présente un premier index levé, début de l’énumération de ses attentes et propositions.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Dans un premier temps, j’accepte ton recrutement si tu peux me montrer les intérêts de cette collaboration entre nous. Si tu te montres à la hauteur de mes attentes, je pourrais même réfléchir à une nouvelle forme de contrat pour toi. Ton savoir vaut certainement beaucoup, mais je dois avoir la certitude qu’il peut me servir sur plusieurs centres d’intérêt … . Prenons un exemple … l’activité minière et l’extraction de métal ?

L’idée est lancée d’un geste leste de la main et avec un sublime sourire. Il y a de quoi ! La Sunajin ne le sait probablement pas, mais une splendide affaire vient de se conclure avec le Pays de la Foudre, avec l’acquisition de parts majoritaires dans l’extraction de minerai ! Si cette femme peut augmenter la rentabilité en facilitant le processus d’extraction, il a alors de quoi être intéressée par ses talents !
Un deuxième doigt se dresse, appel d’un nouvel argument.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Par la suite, si d’aventure nous devons faire travail commun et que tu dois intégrer les rangs du Johoukokan, ce sera pour suivre une éducation commerciale stricte, et pour suivre ses règles élémentaires. Nous sommes avant tout des marchands, pas des guerriers. Même si cela ne nous empêche pas de faire appel à leurs services ! Mais commettre un écart reviendrait à discréditer la Compagnie, et je déteste tout ce qui nuit aux affaires ! Lorsque je prends des risques, j’en assume la pleine responsabilité, j’espère que tu comprends cela … ?

En soi, une évidence ! Même si le Johoukokan a sa part d’ombre, ce serait une erreur grossière d’y voir une association de malfaiteurs ! La devise de cette Compagnie commerciale est on ne peut plus claire : « Tout pour satisfaire le Client ! ».
Arrive maintenant le dernier point.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Quant aux dix pour cent, c’est bien naturellement hors de question, Princesse … . T’accorder une rémunération à un taux d’intérêt supérieur à un nouveau partenaire commercial en tant normal est impensable, aussi bien pour une question de rentabilité que d’éthique. Les revenus du Johoukokan sont trop importants pour se risquer à un tel taux, surtout quand nous ignorons encore tes réelles capacités … . Je te propose donc une rémunération à hauteur de 4% pour tes premiers projets, avec possibilité d’une nouvelle négociation en deux temps. D’abord en fonction de l’intérêt et de l’utilité de ta technologie sur nos entreprises, ce qui justifierait une prime ; et dans un deuxième temps, une hausse de ce même pourcentage à intervalle régulier en fonction de ta participation dans ces mêmes affaires. Qu’en dis-tu … ?


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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyMer 18 Mai 2016 - 13:10

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Même si je n'avais émis aucune remarque à ce sujet. Il devenait de plus en plus agaçant de se faire tutoyer par la grande Grue. Moi qui n'appréciais guère ce genre de familiarité, d'autant plus lorsqu'il était question d'affaire commerciale on ne peut plus sérieuse. Pour être honnête j'aurai espérée davantage de savoir-être de la part d'une dame aussi hautement estimée dans la société. Comme quoi richesse et pouvoir n'étaient pas nécessairement synonyme d'éducation. Cependant je me gardais bien de mettre l'index sur cet élément de politesse, essentiellement parce que je n'étais, pour ainsi dire, pas en position d'émettre mon point de vu sur ce genre de fait. Toujours fut-il que la Grue sembla plus que satisfaite par mon initiative.

La notion de technologie semblait lui faire défaut bien que, comme je m'en doutai, cela ne l'empêchait pas d'envisager son plein potentiel. Dans tous les cas, c'était bel et bien sur le plan du marchandage que la Dame exprimait tout son talent. On voyait clairement qu'il s'agissait de son domaine de prédilection et qu'elle savait où aller lorsqu'il était question de négocier. Pour ma part je n'étais qu'une débutante, aussi avions respectivement nos spécificités. Cependant je savais qu'en matière d'affaire il était important de toujours voir plus haut que ce que l'on espérait obtenir afin de mieux anticiper la retomber. Aussi n'avais-je jamais réellement lorgnée sur ces fameux dix pour cent.

-Mettre au point un système de forage afin de contribuer à l'extraction minière n'est guère compliqué. Nous n'aurions aucun mal à fabriquer ce genre d'engin et certainement dans de bref délai. Cependant je ne pourrais pas en dire autant pour la confection du matériel d'usinage qui prendra davantage de temps. Mais une fois ce détail réglé et la machine mise en route nous ne devrions plus rencontrer de problème pour fabriquer d'autres types d'appareils.

Le métal sortait effectivement de la terre, mais de nombreuses autres ressources étaient nécessaire pour le transformer, le façonner avant de pouvoir enfin l'assembler. Nous en revenions toujours au même point. Si le Johoukokan souhaitait tirer pleinement parti du potentiel Saibogu il lui faudrait investir de dedans, tant sur le plan matériel, financier et humain. Suite à quoi la Grue m'expliqua les ternes régissant une éventuelle adhésion à son organisation ainsi que de tout ce qui en découlerait vis-à-vis de ma personne. Je m'épris à sourire intérieurement tout en conservant une attitude sérieuse en surface. Une éducation commerciale stricte, ne pas commettre d'écarts, assumer ses responsabilités. Tout autant de règle qu'il me serait gré de briser au quotidien pour accomplir ce que j'estimai être mon devoir. Et pour ainsi dire je n'avais nullement peur des retombées. En ce monde il n'existait aucune justice exceptée celle que l'on faisait soit-même. Néanmoins mon point de vu rejoignais celui de la noble marchande et malgré tous ces débordements futurs je n'avais aucune raison à aller à contre sens. Ainsi elle pourrait trouver en moi une allié certaine si tant et que nos centres d'intérêts continueraient de converger.

-Je me plierai à vos exigences. Vos intérêts sont les miens et les miens sont votre. A partir de là je ferais tout mon nécessaire afin que vous puissiez pleinement exploiter la technologie Saibogu pour qu'en retour soyez en mesure de satisfaire notre soif de grandeur.

Pour ce qui était de la rémunération. Les quatre pour cent, le taux évolutif et les perceptives de primes étaient des plus intéressantes. Seulement je ne comptais pas me limiter à cela. Qui plus cela étant je tenais à avoir quelque garantie de façon à être certaine de ne pas éprouver une longue traversée du désert avant d'obtenir un réel retour sur investissement.

-Le taux de quatre pour cent me semble plus qu'envisageable je tiens cependant à m'assurer de l'évolution de ce dernier. Ainsi cette valeur concernerait les trois premiers projets que nous mettrions en place pour vous. Admettons celui de l'extraction de minerai ainsi que deux autres. Une fois assurés de leur rentabilité le taux passerait à six pour cent et resterait inchangé à moins d'un bouleversement ou d'une évolution conséquentes de nos projets. Comme vous le disiez nous pourrions considérer cela comme une première phase. Si une deuxième devait la remplacer nous la négocierons le temps venu.

Si tout ce passait comme prévu le projet ne tarderait effectivement pas à prendre de l'ampleur et ne se limiterait pas à l'exaction de quelques matériaux dans des mines perdus à l'autre bout du continent. Le Saibogu valait bien mieux que cela et leur génie ne pouvait être gâché à des fins aussi limitées.

-La prime sera toujours d'actualité et prendra en compte le prévisionnel de chaque projet ainsi que le respect des délais. La somme serait également fonction d'un pourcentage d'un bénéfice réalloué sur les taux d'intérêt initial à savoir les quatre ou six pour cent. Pour finir, en plus de leur salaire respectifs les chercheurs œuvrant pour le Johoukokan seront logé et nourrit aux frais de cette dernière qui en plus de cela leur assurera protection et anonymat. Comprenez que malgré notre désir d'expression, de richesse et d’innovation nous sommes à l'origine tous des Kazejin. Autrement dit nous quittons notre patrie pour nous placer à votre service. De ce fait nous tenons à nous assurer qu'il nous sera possible de travailler en toute impunité.

On ne pouvait pas vraiment parler de désertion. Certain des chercheurs n'étaient même pas Shinobi et n'avait, pour certain, jamais mis les pieds à Suna. Cependant, nul doute que si cette histoire venait à se rependre par mégarde, fait logiquement improbable, nombreux seraient les échos du mots « traître » à franchir les frontières du désert pour se heurter aux structures de bétons de la Mégalopole.


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Message(#) Sujet: Re: La Renarde chez la Grande Grue La Renarde chez la Grande Grue EmptyMar 28 Juin 2016 - 10:26



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La représentante entend bien les termes du contrat et les accepte en grande partie. Elle suggère même quelques idées de machines pour le projet de forage et d’exploitation minière ! Un brin de génie fait toujours plaisir à voir ! si ce dernier sait répondre aux attentes et aux promesses. Car c’est toujours un cap à franchir, et de loin l’un des moins évidents ! Gardant silence pendant les explications de l’enfante, la Grande Grue conserve son sourire amusée. Celle qu’elle tutoie et qu’elle appelle « Princesse » depuis le début semble un instant vouloir jouer de compétition avec elle ! C’est assez amusant ; nul doute que leur coopération apportera bien des avantages à l’avenir ! Mais si elle peut être drôle également, ce n’en sera que mieux !

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon L’objectif à court terme des trois contrats me plaît assez, je te l’accorde. Par contre, la hausse à 6% ne dépendra que de l’efficacité et de l’utilité de tes machines une fois montées et à l’œuvre. Nous verrons bien de quoi il est question, et ne doute pas que je saurais te mettre au défi. Un cerveau incapable de calculer n’est pas assez distrayant pour captiver mon attention, tu t’en doutes, Princesse ! …

Encore cette appellation ! Est-ce par moquerie ou par test ? En vérité, c’est avant tout ce visage enfantin et la différence d’âge qui les sépare qui « donne le droit » à la Grande Grue de la considérer comme une enfant. Cela signifie-t-il qu’elle ne la prend pas au sérieux ? Pas du tout ! Elle a dans ses propres rangs un petit génie du commerce, plus jeune encore que son invitée, et qu’elle n’hésite pas à appeler « mon petit Xia » en scène public ! Un côté maternel, peut-être ? Allez savoir … .

La Maîtresse des lieux pointe son fume-cigarette vers le cendrier le plus proche, et tapote délicatement afin que les cendres en tombent. Dans le même temps, elle laisse s’échapper un fin filet de fumée qui glisse autour de son cou comme une écharpe en hermine. Son sourire ravageur ne la quitte pas ; et son regard ne s’est absentée que quelques secondes, avant de revenir à la charge et de dévisager avec douceur celle qui vient offrir ses services.

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon En qui concerne le logement et les frais, je sais encore gérer une entreprise … . Et je ne fais pas dans la discrétion puisque je ne fais pas dans la publicité sans rendements. Or, dire à tout le monde et n’importe qui que j’abrite des dissidents ne m’apportera aucun bénéfice, n’est-ce pas ? Je me charge donc des petits détails de ce genre. Tes chercheurs seront discrets à leur propre charge ! S’ils leur arrivent une bricole, ça ne viendra pas de ma Compagnie … . Le salaire se fera sur l’effort de travail, car en fonction du nombre de collaborateurs que tu amènes avec toi, je suppose que vous pourrez travailler sur différents projets dans le même temps imparti ! Maintenant, j’en viens aux faits annexes qui ont malgré tout leur importance …

Et pour marquer ses propos, la Grande Grue se penche légèrement en avant. Sa silhouette fine ne laisse passer qu’un très léger décolleté tout à fait pudique, se terminant sur une splendide nuque sur robe saumon, pendant que deux à trois colliers de perles viennent enjoliver son cou. Bien qu’elle reste la même – attirante, séductrice et féminine – son regard devient plus profond, plus intense … . Elle ne se contente plus des lèvres qui s’agitent ; elle veut trouver l’étincelle de vérité dans les yeux de son interlocutrice. Elle veut avoir la certitude qu’il s’agit bien d’un contrat d’embauche et non pas d’un contrat avec Cerbère. Les mesquineries sont monnaie courante, et c’est même une deuxième langue chez les Ninjas … .

La Renarde chez la Grande Grue 363260yinyangicon Quel est ton objectif en t’éloignant de ton Village natal ? Que veux-tu faire de cette technologie Saibogu hors de ton Pays, et comment comptes-tu y arriver ? Je suppose que tu n’as pas de moyens matériels ou techniques pour mettre en place ce projet que tu désires créer de toutes pièces … . Et ne cours-tu pas le risque – et moi avec – de voir tes anciens camarades venir te chercher … ?

La question est très claire : as-tu ce qu’il faut, de matériel et de cran, pour faire face à un monde dans lequel tu t’aventures sans vraiment savoir de quoi il retourne ?

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