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 Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava.

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Iwa
Bakushô Kazuya
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Message(#) Sujet: Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. EmptyDim 20 Déc 2015 - 0:01

2ème Jour

J’étais enfin arrivé chez les Yôgan depuis hier. En arrivant sur les lieux, je ne savais pas encore dans quoi j’allais m’engouffrer, si j’allais vraiment pouvoir en apprendre plus sur mes origines, ou bien s’ils pouvaient réellement m’apprendre quelque chose que je n’avais pas déjà réussi à maîtriser sur le Yôton. Enfin, ce n’était pas en me laissant perdre dans ce genre d’interrogations que j’allais pouvoir avancer. Ce matin-là, je me réveillai dans l’une des nombreuses chambres communes réservée aux disciples. Enfin, dormir était un bien grand mot. Bien que je fusse fatigué du voyage de la veille, et ajouté à cela les négociations avec le chef du clan en personne, je n’avais pas eu l’occasion de trouver sommeil. En effet, même si j’aurais dû m’y attendre, l’arrivée d’une nouvelle personne parmi les disciples avait réussi à faire du bruit, et surtout à éveiller les esprits des autres résidents.

Il y avait de toutes sortes, allant de l’adolescent à peine plus âgé que mes élèves à l’adulte dans la cinquantaine. Les réactions étaient diverses et variées, allant de la simple interrogation à ma personne à « qui serait le plus fort entre un dragon et un Phoenix ? ». Cependant, je pouvais commencer à voir une scission à moitié au moment où je leur donnai une information précise : le fait que j’étais Shinobi. Je me rendis ainsi compte de l’influence qu’avaient le dénommé Maguro sur son clan. Ces personnes redoutaient l’influence que pouvait bien avoir un membre extérieur de la communauté, surtout si ce dernier n’était ni plus ni moins qu’un soldat envoyé en mission. Beaucoup pensaient ainsi que je n’avais pas de réelles motivations à intégrer le clan, et ce n’était pas faute de penser ainsi. Je n’allais pas les reprendre, car il n’y avait aucun intérêt.

Le soleil était à peine levé. J’avais ainsi abandonné mes vêtements habituels pour une tenue plus sobre, représentant bien le fait que je n’étais rien d’autre qu’un étudiant parmi d’autre. Ne connaissant pas la routine des autres étudiants, je me contentai de suivre la masse, en essayant d’esquiver les moindres mesquineries des plus récalcitrants à ma présence. Il fallait croire que je n’allais pas avoir la vie facile, mais bon, ce n’était que le cadet de mes soucis. Nous étions arrivés dans une grande salle, où plusieurs élèves étaient rassemblés. Je fus d’abord étonné de ne pas voir qu’il s’agissait de la salle à manger, pensant que nous commencerions par le petit-déjeuner avant quoi que ce soit. Mais il fallait croire que celui que j’allais appeler « Sensei » en avait décidé autrement, car le voilà qu’il entra en faisant résonner les portes du temple, le faisant dresser mon corps comme un I au passage.


« - EN RANG, DISCIPLES ! »
Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. Asuma10

Sans me laisser le temps de calculer ce qui venait de se passer, je m’exécutai aussitôt afin de mimer les autres et de me mettre debout, dans un rang, en attendant la suite. Je les vis alors courber l’échine, afin de saluer d’un fort « OHAYO, ASUMA-SENSEI ! » l’homme qui venait d’entrer. Hélas, même si je voulus faire de même, j’avais un temps de retard par rapport aux autres, chose qu'il remarqua immédiatement.

« - Toi, le nouveau ! »

Levant la tête suite à cet appel, que je supposai qu’il m’était adressé, je n’eus pas l’occasion de voir le dit mentor qu’un projectile vola dans ma direction et me frappa directement le front. Le choc, évidemment, me fit basculer jusqu’à tomber postérieur au sol, alors que je me frotter la zone touchée en me retenant de jurer comme un vieil aigri. Retournant mon regard dans la direction générale, je pus voir un homme plutôt grand, largement plus vieux que la moyenne des élèves, mais aussi plus imposant, qui était de toute évidence le lanceur de cette « attaque ». Me relevant rapidement, j’écoutai en même temps ce qui semblait servir de « remontrance ».

« - Tu auras beau débarquer que ce matin, tu apprendras que la vie ici n’est pas tendre ! Ceci n’est qu’un premier rappel, mais les prochaines fois, je serais plus direct, compris ? »
« À croire que tous les Yôgan sont pareils… Pensai-je en repensant à mon père, avant de me rendre compte que j’avais ce sang aussi. »
« - Est-ce que c’est clair ?!
- Ah, euh… Osu, Sensei.
- Plus fort !
- OSU, SENSEI !
- Mieeeeeux. Bien, maintenant, racontes nous bien vite ce qui est à savoir sur toi.
- Et bien… Je suis Kurokami Yusei. Je suis venu ici afin d’en apprendre plus sur ce clan et maîtriser le don de la lave.
- Huuuuum, Maguro m’avait dit que y avait autre chose, t’es sûr de n’avoir rien omis ?
- Je… Suis également un Shinobi de Konoha. Je servirai d’intermédiaire pour les prochains mois en même temps que pour mon initiation. »

Très vite, je pouvais sentir la tension remonter, en observant les regards se tournant vers moi, pas forcément des plus amicaux. Même si j’avais pour principe de ne pas me laisser abattre par ce genre de chose, je me disais bien que ça allait être difficile. Mais bon, ce n’était pas le genre du sensei, apparemment.

« - Bien, un peu d’honnêteté, que diable ! On va pas te manger hein ? Enfin, y a de grandes chances que tu finisses dans un bain de lave, maaaaaaaais ce n’est que partie remise, n’est-ce pas, haha. Bien, maintenant que les présentations sont faites, voici comment ça va se passer. Tous les matins, vous devrez courir trois km afin de mériter votre panse. Bien évidemment, une punition s’imposera pour les derniers, gya ha ha… Maintenant, commencez ! »

Un sifflement plus tard, me voilà déjà en train de cavaler au beau milieu d’une masse de gens tous plus pressés les un que les autres. Il était hors de question que je finisse parmi les derniers, car je n’avais que peu mangé hier soir pour épargner mes ressources de survie. Je n’aurais sans doute pas du. Me voilà dans la partie du milieu des participants, je ne pouvais m’avancer de trop, car je ne connaissais pas le parcours, et puis, autant éviter d’épuiser mon endurance. Ma surprise fut grande quand je vis que les participants ne se contentèrent pas de simplement courir, mais aussi d’utiliser des techniques Yôton pour bloquer le passage des autres. Un entraînement des plus rudes au petit matin, mais je n’allais pas me laisser faire.
La course était finie, et j’avais réussi à être en milieu de marathon. J’étais épuisé, et c’était le cas pour la plupart de ceux à mon niveau, contrairement à ceux qui étaient en tête. J’avais encore du chemin avant de pouvoir prétendre à cette position. Mais pour l’heure, je pouvais me rassurer, et festoyer le peu de choses qui nous était offert en repas. Restrictions de survie oblige, et je n’allai pas m’en plaindre. Nous passâmes ainsi rapidement à la seconde partie de l’entraînement journalier : la méditation. Je suivais une nouvelle fois la masse afin de comprendre ce qui allait se passer, mais alors que j’essayai une nouvelle fois de ne pas trop me différencier, une voix vient une nouvelle fois me perturber.


« - T’as l’air perdu ? Je paris que t’as aucune idée de ce que l’on va faire.
- Bah quand c’est son premier jour…
- Gya ha ha ! J’aime cette répartie ! Pour faire simple, vous allez juste méditer pendant trois heures, rien de plus !
»

Méditation ? Pas grand-chose de difficile n’en soit. Je continuai donc ainsi à descendre dans le temple afin de voir où nous allions, mais je fus surpris de voir que la pièce était en fait… Une caverne volcanique. Je m’émerveillai devant de telles cavernes, mais je notai alors seulement que la température générale avait augmenté depuis le début. Et c’est ainsi que je compris la difficulté de l’entraînement. Nous allions devoir réussir à rester assis à nous concentrer dans une pièce avec une chaleur aussi intense ? Quelque chose de plutôt brutal, même pour moi. Mais bon, j’allais devoir m’essayer à l’exercice. Avant de commencer, Asuma précisa ainsi qu’il imposait une limite maximale de trois heures, mais que s’il y avait une difficulté à rester plus longtemps, il ne fallait pas hésiter à partir. Et c’est ainsi que commença l’exercice. Si en soit, rester concentré n’était pas difficile en temps normal, la chaleur ambiante, la sueur suintant et l’air chaud rendait la chose presque impensable. Au bout d’une heure, je pouvais entendre des bruits de pas déjà commencer à résonner, signe que certains abandonnaient. Mais je refusais d’admettre ma faiblesse. J’allais rester, jusqu’au bout ! Mais je sentais alors ma tête devenir lourde, lourde…

Et soudain, le réveil. En sursaut, je retrouvai vie après avoir réussi à prendre quelques bouchées d’air frais. Regardant autour de moi, je ne comprenais pas, comment se-faisais-je que je me retrouvai à l’extérieur ? Je compris assez rapidement que je m’étais évanouie, sans doute à cause de la chaleur, et que l’on m’avait ramené à la surface. Je soupirai de honte face à cet échec, avant d’entendre une voix familière maintenant.


« - Alors, du mal pour une première fois ?
- Hfff… ça fait combien de temps que je suis là ?
- Hmmm, étant donné que tu t’es évanoui au bout d’à peine deux heures, et que t’es resté ainsi pendant le reste de l’exercice…
- Je vois… Désolé de ne pas avoir tenu suffisamment long- Pas le temps de finir ma phrase, voilà que je me prends une frappe sur le crâne qui m’interromps sec. ARGH, c’était quoi ça ?!
- Ceci, jeune disciple impoli, c’était ta leçon du jour : au lieu de vouloir trop en faire, apprends à mesurer tes limites et à agir en conséquence. Compris ?
- … Osu, Sensei.
- Bien ! Il faut croire que tu n’étais pas aussi buté que ce que j’ai entendu ! Maintenant file, demain sera aussi, voire plus difficile qu’aujourd’hui. Alors, pour le moment, repos !
- Osu, Sensei ! Fis-je en me levant.
- Ah, et ne pense même pas à manger ce soir, prends ça comme une punition pour ton irresponsabilité, Gyahahaha ! Répondit-il en s’éloignant. »

Je perdais soudain l’enthousiasme que j’avais, présentant mon estomac se demandant qu’est-ce que c’était que ce bordel. Mais bon, il ne fallait pas que je me laisse abattre pour si peu. J’avais eu l’occasion de découvrir un visage du clan qui m’était inconnu… Et qui pourtant, me rappelait que trop bien les entraînements avec mon père. Je soupirai à l’idée de revivre cet « enfer », mais en même temps, ne pouvait m’empêcher de sourire avec impatience de la suite. Mon premier jour commençait fort, et ce n’était que le début !


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Message(#) Sujet: Re: Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. EmptySam 26 Déc 2015 - 21:16

17 ème jour

Deux semaines se sont écoulées depuis mon arrivée au village des Yôgan. Bien que mes débuts fussent des plus difficiles, notamment à cause des remontrances régulières et plutôt violentes du Patriarches, je commençai enfin à m’adapter au style de vie de cette communauté. Les jours d’entraînements, nous enchaînions avec différentes épreuves pour le contrôle de nos pouvoirs. Il y avait de différents types d’exercices à travailler de manière différente : la méditation, des épreuves de parcours au milieu d’un champ de lave, de la maîtrise de l’élément en pleine nature, faisant en sorte de ne pas atteindre l’environnement... Et surtout, des séances d’affrontement. C’était, sans le cacher, ces jours-là que j’attendais le plus. Mon approche guerrière de la chose était peut-être contre l’éthique du clan, mais je me devais tout de même d’accomplir l’un de mes objectifs principaux, à savoir, devenir plus fort pour protéger le village.

Aujourd’hui cependant était un jour de repos. Les disciples n’avaient pas à participer aux exercices ardus du clan, et à la place, devaient aider les autres habitants du village. En effet, l’Hiver battait son plein, et malgré le peu de neige dans la région, dut en partie au cataclysme qui fit monter à la surface la chaleur terrestre, il fallait que le peuple de la lave rassemble ses propres ressources afin d’éviter de se retrouver en pénurie de nourriture. Vous me demanderez « il n’y avait pas les transports de marchandises prévus par Konoha afin d’aider le village ? ». C’est un fait, sans l’aide du village de la feuille, je doute que les Yôgan auraient pu survivre aussi longtemps. Cependant, il ne fallait pas non plus se dire que Konoha allait donner toutes ses ressources. Chacun doit pouvoir subvenir à ses propres besoins. Et puis, certaines plantes utiles pour le clan ne pouvaient se trouver en terre du feu, parfois, c’était des produits importés d’autres pays, voir des plantes se trouvant directement au pays du bois.

Et c’est pour ces nombreuses raisons que nous fument demandés pour partir à la recherche de ce qui manquait. « Nous » ? Oui, pour l’occasion, je n’étais pas, tout seul, à partir dans la forêt. Nous étions ainsi un petit groupe de quatre personnes, dont le leader qui était un ancien disciple ayant accompli son entraînement, et ainsi obtenu en récompense le fameux collier de couleur de feu. Plus je l’observai, plus je me demandai quand est-ce que je recevrai ce fameux objet, qui servait en quelques sortes de diplôme. L’autre question à propos de cet objet était liée à celui que je possédai avec moi. Quand devrai-je leur dire que moi aussi, je possédai quelque chose de semblable ? J’étais hésitant surtout pour ce que beaucoup auraient pu insinuer, que je l’avais volé à quelqu’un du clan par exemple. Mais bon, pour le moment, je devais rester concentré sur notre mission.

Comme je le disais précédemment, nous étions envoyés en direction d’une des villes du pays du bois afin d’aller acheter les éléments manquants pour le village. Nous avions des consignes très claires, venant du chef de clan directement : ne pas s’attarder là-bas, et surtout, ne pas nous mélanger avec les membres de la ville. Bien que cette idée me laisse des plus sceptiques, je ne pouvais rien faire d’autre qu’accepter. Je comprenais parfois le fait qu’ils préféraient s’isoler plutôt que de risquer une confrontation avec l’extérieur, mais j’étais encore plus sûr que s’ils participaient à la reconstruction entière du pays du bois, ce dernier aurait repris forme en peu de temps. Le pouvoir de la lave est peut-être destructeur, mais il est aussi, une fois maîtrisé, quelque chose qui pourrait terra-former la zone. Le dénommé Maguro le savait, j’en étais certain, mais sa fermeture d’esprit était le plus gros problème à régler…

Nous étions enfin arrivés dans la fameuse ville. Les gens nous observaient tous étrangement, et quand nous essayons d’échanger leurs regards, ils firent comme si nous n’étions plus là. Était-ce vraiment de la peur ou du dégoût ? Difficile à dire. Mais bon, pour le moment, cela m’importait peu. Je pouvais entendre cependant mes camarades de mission dire autrement.


« - Qu’est-ce qu’ils ont à nous regarder comme ça ?
- Ils veulent se battre ?
- Silence, jeunes disciples. Nous n’avons pas à leur en vouloir de leurs regards. Prenons juste ce que nous avons besoin et partons.
- Mais-
- Inutile d’insister. Autant les ignorer, ils ne feront rien d'autres de toutes façons. »

Ma remarque semblait ne pas avoir calmé les choses avec les deux disciples. Comme je l’avais dit précédemment, certains restaient assez retissant à l’idée de ma présence ici. Mais je me contentai de les ignorer et de continuer à suivre le leader. Arrivés ainsi à cette épicerie, nous attendîmes les instructions à l’extérieur. Pendant ce cours laps de temps, je pouvais ainsi voir comment la population locale avait réussi à s’adapter tout comme le village Yôgan. Il y avait plus de personnes dans la rue, la vie était beaucoup plus active, et surtout, on pouvait enfin avoir des personnes en train de sourire. Cependant, il semblait que le retour d’une certaine vitalité dans la zone sonnait aussi celui de certains fauteurs de troubles. Je pouvais voir avec mes autres camarades un groupe d’hommes en train de tourmenter des habitants en poussant des cris d’animaux. Peu de personnes auraient pu rester sans rien dire face à cela, enfin, ceux qui n’avaient pas la force d’intervenir. J’entendais en même temps les autres discuter entre eux à propos de ça.

« - Comment peuvent-ils… Il faut qu’on face quelque chose !
- Mec, t’es sérieux ? Si jamais on intervient, on va se faire botter le cul par Asuma-Sensei. Tu veux tenter ta chance ?
- Je… Ce n’est pas une raison ! On a cette capacité, on peut leur botter le cul !
- Et montrer que les Yôgan sont des violents ? Oui, bien sûr ! Tss, Kurokami, expli- Attends, où tu vas ? »

J’étais resté silencieux durant la scène, mais en aucun cas immobile. Alors qu’ils étaient en train de parler entre eux, de mon côté, j’étais parti à la rencontre de la source de l’agitation. Quelques pas et j’étais enfin en face de la barrique qui servait de chef à la bande d’emmerdeurs. Posant ainsi ma main sur l’épaule afin de l’interpeller, le voilà qu’il se tournait vers moi afin que je puisse m’adresser à lui.

« - Qu’est-ce qu’il y a ? Tu veux ta dose ?
- J’aimerais que vous arrêtiez votre action, ou sinon-
- Ou sinon quoi, scarface ? Fît-il avant que je ne lui enfonce mon poing dans l’abdomen, l’éjectant sur trois mètres.
- Ou sinon ça. »

C’est alors que commencèrent les emmerdes. Les habitants commençaient à paniquer, la bande à s’énerver, et mes camarades à me traiter de tous les adjectifs du mot « idiot » qu’ils connaissaient. Mais heureusement, ils n’étaient pas une grande menace, puisque l’affrontement se termina en assez peu de temps, les menaces suffisamment blessées pour comprendre qu’il fallait partir. Je pouvais entendre les menaces venant de leur part, mais ne m’y intéressait guère, préférant aider à remettre en ordre ce que j’avais détruit dans l’affrontement. Je pouvais voir une certaine gêne de la part de la personne que je venais d’aider, mais encore une fois, ce n’était que peu important. Je courbai ainsi l’échine afin de m’excuser du dérangement causé, afin de rejoindre mes compagnons disciples. L’expression sur leur visage était un mélange d’excitation et de colère quant à mon action… Excepté pour le chef de l’expédition, qui lui montrait seulement à quel point mon action n’était pas des plus favorables.

« - Nous laisserons le Patriarche régler ce cas.
- … Osu. »

À quoi bon le contredire, c’était vrai. Si je n’avais pas discuté les ordres, nous ne serions pas en train de rentrer au village avec le regard des habitants de la cité criblé sur nous avec plus d’incompréhension qu’en arrivant. Je pouvais entendre les différentes jérémiades de l’homme qui été « déçu », « outragé », « énervé » et beaucoup d’autres termes du genre, disant que je n’aurais pas dû faire ceci, et autre. Et je me disais que j’allais devoir ré-assister à ce genre de remontrances une fois que je serais de retour… Mais apparemment, j’avais encore une fois sous-estimé la personnalité du vieil Asuma.

« - Et après tu dis que tu attrapais le troisième par le pied, et tu l’as balancé sur les deux premiers pour les mettre au sol ?
- Euh… oui ?
- Mon dieu, j’aurais tellement aimé être là !
-
- Euh, je veux dire… *Ahem* Je comprends pourquoi tu as voulu intervenir, mais il faut que tu comprennes qu’en agissant ainsi, tu peux attirer des problèmes sur notre clan. Les gens ont trop souvent peur de ce qu’ils ne peuvent comprendre… Ai-je été suffisamment clair ?
- … Osu, Sensei.
- Bien, sur ce, je ne peux te laisser impuni. Tu ne pourras pas participer aux entraînements jusqu’à nouvel ordre. En espérant que cela t’aide à réfléchir là-dessus.
- Osu, Sensei. »


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Message(#) Sujet: Re: Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. EmptySam 26 Déc 2015 - 21:37

29 ème Jour

Voilà maintenant une douzaine jours que je n’avais aucun droit de participer aux séances d’entraînement du maître, et à la place, me contentai à faire de l’entraînement seul, à l’abri des regards. Cela n’allait pas me changer de mes débuts au village. De temps en temps cependant, je recevais la visite de certains autres disciples qui, après avoir appris ce que j’avais fait, avait gagné un peu plus en intérêt pour ma personne. Contrairement à la plupart du clan, qui eux ne juraient que par la parole de Maguro, eux semblaient être plus enclins à vouloir faire comme moi à l’avenir, à savoir, utiliser leurs pouvoirs afin de pouvoir aider leur entourage. Leurs intentions étaient justes, mais je ne pouvais pas les encourager à m’imiter, sinon, ils finiraient probablement comme moi, voir auraient une punition pire. Mais bon, cela me rassurait tout de même de savoir que je n’étais pas le seul à penser que le don des Yôgan devait être mis au service du bon peuple de Ki no Kuni.

Ce soir-là, je rentrai plus tôt que les autres, car je devais normalement recevoir une autre cargaison venant de Konoha, selon les lettres que je recevais par faucon-voyageur. Cependant, je fus surpris de voir que ce n’étaient pas eux qui m’attendaient au village. À la place, je retrouvai bel-et-bien des visages familiers, mais pas dans le bon sens du terme. Je me retrouvai ainsi face à ceux que j’avais corrigés la dernière fois, mais accompagnés de beaucoup plus d’hommes. Et ce n’était hélas pas le pire de la situation, car pour assurer leurs arrières, ils avaient fait en sorte de prendre des otages. Alors que je voyais la scène, je me demandai ce que pouvaient bien faire le chef du clan et le patriarche, avant de me rappeler que le premier était parti se recueillir à l’opposé du pays. Tu parles d’un mauvais Timing… Je ne pouvais plus tenir à cette vision, et décidai de me montrer pour arrêter tout ça.


« - Hé !
- Hum ? Oh, regardez qui voilà, Scarface, j’espère qu’on ne t’a pas trop manqué.
- Relâchez immédiatement ces personnes !
- Ah ah ah… Hélas, ce ne sera pas comme la dernière fois, dit-il alors que l’étreinte autour du cou de la jeune femme qu’il tenait se resserrait. Je ne suis pas aussi stupide que tu sembles le croire, mais je te rassure. Si tu te mets à genoux et que tu nous présentes tes excuses, nous réfléchirons peut-être à les épargner. »

L’échange de regard se maintenu peu de temps. Alors que ses yeux débordaient d’hilarité en me voyant, les miens cachaient difficilement la rage que j’éprouvai à l’heure actuelle. Et bien que je voulus noyer cet individu dans un manteau de lave, je ne pouvais me résoudre à mettre en danger les personnes qu’il était en train de menacer. Retirant les ongles qui s’étaient enfoncés dans la paume de mes mains, laissant quelques traces de sang, je commençai à me mettre en dogeza, et présentai mes excuses d’une voix monotone, cachant ma colère. Alors que je me montrai à une moquerie des plus basique, à la place, j’eus le droit de recevoir un puissant coup de pied au niveau de l’épaule qui m’envoya prendre la poussière. Plusieurs rires résonnèrent alors qu’il s’amusait à faire ce petit jeu, alors qu’il me redemanda de m’exécuter, parce qu’il ne m’avait pas très bien entendu. Vous devinez la suite : encore, et encore, et encore, je répétai le même schéma. Il n’avait aucune intention de tenir sa parole, et voulait juste faire en sorte de me faire passer le plus mauvais quart-d’heure de ma vie.

Si je le savais, pourquoi je continuai tout de même à répéter cette action ? Tout simplement parce que pour l’occasion, je ne servais que de simples diversions. Comme je l’avais dit plus tôt, une troupe de Konohajin devait arriver afin d’apporter la prochaine charge de ressources. Et bien, en vue des ombres qui venaient se déplacer tout autour de la zone, et des mouvements qui commençaient à encercler la bande de criminels, je devinai qu’ils étaient enfin là. Ce ne fut que le compte d’un instant qu’ils commencèrent enfin à rentrer en jeu. Profitant de l’effet de surprise, l’escouade neutralisa un à un les bandits, ne laissant que le chef, bouche-bée, encore debout. Ce moment où il essayait de faire marcher ce qui lui servait de cervelle fut suffisant pour me permettre de le charger afin de le frapper pour qu’il relâche son emprise sur la victime. Le temps qu’il puisse se relever, j’étais déjà en face de lui, prêt à le frapper à nouveau au cas où il agirait aussi inconsciemment. Cependant, son intention semblait plutôt se concentrer sur les nouveaux arrivants, dont il reconnut le symbole qu’ils portaient.


« - Ko… Qu’est-ce que Konoha fout aussi éloigné du pays du feu ?!
- Tu ne devines pas ? Fis-je en sortant de ma veste le bandeau que je gardai toujours près de moi, montrant bien l’emblème de la feuille avant de le ranger. Konoha a choisi de placer ce lieu sous sa protection tant que cela paraîtrait nécessaire.
- J-je vois ! Je suis désolé, je ne savais pas, répondit-il en imitant la position que je prenais avant, ce qui me donna une certaine envie de l’imiter.
- Je ne sais pas… Je levai ma main alors au niveau de mon visage, alors que cette dernière s’entourait de lave. Je n’ai pas entendu, peux-tu répéter ? Attend, je vais t’aider… »

L’instant d’après, je m’avançai vers lui alors qu’il reculait, le postérieur au sol, avant de se retrouver dos au mur. D’un geste de la main, j’allai frapper avec force au niveau de la tête de l’individu, mais visa à côté. Cela semblait suffire pour le calmer, puisqu’il ne semblait montrer plus la moindre résistance. Soupirant brièvement, je me tournai rapidement vers les membres de l’escouade Konohajin, afin de, tout d’abord, les remercier de leur intervention, avant d’essayer de faire ce que j’appellerais un debriefing de la situation. Il leur expliqua la situation, et demanda aussitôt à ce que l’on attache les bandits afin de les ramener au village. Alors qu’il s’exécuta, les complaintes commençaient à s’élever. Je pouvais ainsi voir deux camps se former. D’un côté, ceux clamant qu’il fallait remercier Konoha d’être présent pour les avoir sauvés, et de l’autre, ceux qui me blâmaient en disant que si je n’avais pas intervenu cette fameuse fois, rien de tout ça ne serait arrivé. Et alors que la discussion commençait à gagner en intensité, et que je me décidai à y mettre un terme, une autre présence décida de s’occuper de cette tâche. Sortant ainsi des bâtiments, baillant aux corneilles, le vieil homme se dirigea ainsi vers moi, pour demander ce qu’il venait de se passer.

« - Qu’est-ce qu’il se… *Yaaaahn* se passe ?
- Vous… Dormiez, sensei ? Il se contenta de d’acquiescer de la tête. Avec tout ce bruit ? Il répéta le geste. Vous vous foutez de ma gueule ?
- J’aimerais répondre oui… Mais non. Alors ?
- … Pour faire court-
- Ces hommes sont ceux que Yusei a provoqué y a deux semaines ! Fit un des autres disciples. Si les Shinobis n’étaient pas arrivés, qui sait ce qui serait arrivé ! »

À ces mots, je pouvais voir que le visage d’Asuma-Sensei s’était plus éveillé, et surtout, semblait plus concentré. Il observait ainsi le décor autour de lui : les Konohajins en train de ligoter les hommes, les anciens otages en train de reprendre leur calme, et aussi le disciple couvert de bleu et qui lui a manqué de respect, aka moi.

« - Yusei… Pourquoi tu es recouvert de blessures ?
- Et bien…
- Si je puis me permettre, fit un membre de l’escouade en s’approchant, Yusei-san a fait en sorte de distraire ces renégats, les laissant le tabasser, pour nous permettre d’intervenir.
- Je vois… Bon, l’important, c’est qu’il n’y ait pas de blessé grave. Enfin…
- J’ai compris ce que vous vouliez dire.
- Très bien ! Bon, vous autres, retournez à vos affaires ! Si quelqu’un souhaite se plaindre, en l’absence de Maguro-sama, je suis prêt à vous écouter. Quant à toi, Yusei… Tu viendras me voir plus tard, après avoir traité tes blessures.
- Osu, sensei… »

L’instant d’après, le voilà déjà reparti, de là où il était venu. Le voyant s’éloigner, je soupirai en me demandant quel genre d’emmerdes j’allais encore devoir affronter. La journée était déjà longue, et j’étais loin de pouvoir aller me reposer. Mais bon, au moins, cet incident était résolu, et nous pouvions reprendre le cours normal de la journée. Je me dirigeai ainsi vers les membres de l’escouade afin de leur demander de ramener les provisions qu’ils avaient avec eux, alors que moi-même, je me dirigeai vers le lieu où je pourrais recevoir les soins. Étrangement, les choses étaient rapidement devenues silencieuses, à croire qu’ils n’avaient point envie de débattre avec Asuma. Si c’était le cas, cela ne fera que m’aider dans ce que je pensais aller être une remontrance de la part du vieil homme. Il avait beau être quelqu’un de festif, il était tout de même désigné comme étant le patriarche du clan, il y a bien une raison.
Mes blessures soignées, je me dirigeai ainsi vers le bâtiment principal du village, dans lequel devait se trouver la personne qui me demandait. Arrivant devant sa porte, je soupirai avant d’annoncer ma présence, et d’entrer. Je vis ainsi l’homme, debout, qui m’invitait silencieusement à m’asseoir à genoux, le temps qu’il me fasse son fameux sermon.


« - Je suppose que tu sais pourquoi je t’ai demandé, Yusei.
- Je ne peux qu’émettre une hypothèse, Sensei. Là où je m’attendais une réponse décalée, je n’affrontai qu’un silence pesant.
- Il y a une différence entre interagir avec le monde extérieur, et attirer le mauvais sort sur notre clan. Et de par tes actions, tu as commis les deux.
- Mais, Sens-
- Je n’ai pas fini ! Fit-il en frappant du pied le sol suffisamment fort pour créer un bruit qui couvrait ma voix. Je peux comprendre que tu agis en pensant bien faire, mais tu as du mal à comprendre. Les Yôgan apprennent à maîtriser leur don afin de ne pas détruire ce qui les entoure. On apprend ainsi à maîtriser les conséquences qu’auraient nos actions en maîtrisant ces dernières. Si nous perdons le contrôle ne serait-ce qu’un instant, nous pouvons causer des répercussions inattendue et désastreuse. Tu peux comprendre ça ?
- … Osu, Sensei.
- Bien.
- Mais ce n’est pas pour autant que je ne referais pas ce que j’ai fait. »

Alors qu’Asuma me tournait le dos pendant son discours, il décida de me faire face, avec cette dernière phrase. Je m’attendais à ce qu’il s’énerve, mais étonnement, non. Il me regarda silencieusement, comme s’il voulait plus d’explications, ce que je m’empressai de lui donner.

« - Vous le savez. Si je suis venu ici, c’est pour apprendre à maîtriser le Yôton, afin de devenir un meilleur Shinobi. Mon rôle est celui d’un combattant aux ordres de mon village, de mon pays… Mais je souhaite surtout devenir un protecteur. À Konoha, il y a plusieurs hommes, femmes et enfants qui ne peuvent se défendre seuls. Ils ne sont pas à l’abri d’une menace ennemie, ennemis que nous créons en accomplissant des missions. La chose est ainsi : la paix n’existe pas sans avoir la force de la préserver, et cette force, je souhaite l’obtenir.
- Et quel est le lien avec ce qui est arrivé ?
- … J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs missions pour Ki no Kuni. Et j’en suis venu à une simple conclusion : si le pays doit se relever, il ne pourra le faire seul. Mais, avec l’aide des pouvoirs du clan, c’est une autre histoire. Le pays du bois est votre foyer, mais aussi celui de centaines de milliers de personnes. Si seulement vous vous décidiez seulement de-
- Ce sera tout pour aujourd’hui, m’interrompit-il. De ce que tu m’as dit, je vois que je ne pourrais pas te faire changer d’avis, donc inutile d’insister. Tu peux partir, je pense que vu ce qu’il s’est passé, le repos s’impose. Cependant, sois prévenu. Le prochain écart, je ne pourrai rien faire, car Maguro t’éjectera de gré ou de force.
- … Osu, Sensei. Le saluant légèrement, je me levai ainsi afin de partir, ne pensant plus rien attendre de sa part. Mais…
- Oh, et une dernière chose. Si je ne te vois pas à l’entraînement demain matin, ce n’est plus la peine de revenir. Mais bon, vu ce qui risque de t’arriver, je ne sais pas si tu étais prêt à venir... »

Je me retournai, bouche-bée, en direction du maître, alors que ce dernier venait de m’annoncer la nouvelle. Malgré les remontrances qu’il venait de passer, et le fait que je défiai clairement son autorité, il venait de lever ma mise à pied, rien que ça. Me disant qu’il serait capable de changer d’avis rapidement, je me contentai de le saluer, le remerciant de sa clémence, avant de partir. Sortant du bâtiment, je soupirai légèrement alors que je me faisais assaillir par différents disciples venus à ma rencontre, exprimant à la fois l’envie de savoir ce qui s’était passé, des remerciements et des gueulantes. J’étais étonné, mais également trop fatigué pour répondre à ces dernières remarques. Je me contentai donc de les saluer, en disant que je reviendrai demain aux entraînements. La journée fut longue, mes côtes me faisaient mal, l’escouade était partie, je me suis engueulé avec le patriarche, et je revenais aux entraînements.

« - Je suis trop crevé pour ces conneries… »


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Message(#) Sujet: Re: Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. EmptyJeu 31 Déc 2015 - 12:15

51 ème jour

Depuis l’incident qui s’était produit à la fin de mon premier mois au temple Yôgan, les choses ne se sont en rien dégradé, bien au contraire. Je dois tout d’abord parler de mes rapports avec la population du village, qui était bien meilleurs qu’à mes débuts. Auparavant, je n’étais qu’un étranger, pire, le représentant d’une force armée qui était là en quête de simple puissance, sans chercher à comprendre. Les gens me fuyaient du regard, autant que le faisait la population de Ki no Kuni envers le reste du clan, et étaient plutôt hésitants à me parler. Cependant, aujourd’hui, c’était tout autre chose. Beaucoup avaient remarqué mes interactions avec le Patriarche du clan, pensant même que j’étais devenu quelqu’un d’assez proche de lui. Personnellement, je ne m’en rendais pas compte, je pensais au contraire que j’étais devenu justement son souffre-douleur favori, vu les nombreuses fois où je servais de Punching-ball.

Et en parlant de combat, mes prouesses personnelles se sont également améliorées. En effet, auparavant, je ne faisais que de simples transpositions de mon répertoire de techniques, en essayant de les adapter au style de la lave. J’étais surtout assez peu attiré par l’idée d’utiliser cette technique au corps-à-corps, me disant que le manque de contrôle risquait de me brûler. Cependant, maintenant, à force de m’habituer à traîner dans les salles volcaniques, à méditer pendant plusieurs heures, et mettre à y affronter mes camarades d’entraînement, j’étais plus à l’aise avec mon harmonie avec cet élément, l’utilisant comme une simple extension de mon corps afin de combattre. De plus, il y avait aussi nos excursions en nature, pour nous apprendre à utiliser notre élément sans blesser l’environnement. Pour moi, j’avais l’impression d’avoir un cours auprès des Hayashi, et tout le côté écologie qui venait avec. Cependant, je trouvais aussi cela intéressant pour ce que je recherchais. À quoi bon avoir un pouvoir puissant si jamais je blessai mon entourage par la même occasion.

La journée venait de se terminer, et je me retrouvai alors à observer les étoiles sur une des branches des arbres qui entouraient le village. Il ne me restait qu’une semaine avant que je ne reparte afin de rentrer à Konoha. L’Hokage m’avait accordé deux mois, mais le temps du voyage de retour, en l’absence de Senwashi, rendait la chose bien plus longue. Et une fois n’est pas coutume, il était hors de question que je ne désobéisse aux ordres, surtout quand l’on m’a accordé une telle faveur. Je ne savais pas quoi penser. D’un côté, j’étais content de pouvoir rentrer à Konoha, et de retourner à mes occupations, revoir ma famille, mes élèves… Mais d’un autre côté, je ne savais pas pourquoi, mais une part de moi pensait qu’il y avait encore tant à faire. Je ne saurais décrire cette impression, mais je pense que c’est lié à la relation entre le clan et le reste du pays. Quand je regardai du sommet des arbres, je voyais le gigantesque centenaire renversé, je voyais également les nombreux monceaux de terres détruits. Mais je voyais surtout l’isolation du clan qui ne leur faisait pas du bien, du moins, ce n’était que mon avis.

Alors que je me perdais dans mes réflexions, j’entendis une voix m’appeler, une voix que maintenant je pouvais reconnaître instantanément. Baissant ainsi la tête, je pus voir Asuma-sensei, qui semblait m’attendre d’une branche en dessous de la mienne. Et à la tête qu’il faisait, ou du moins, au teint qu’il affichait, et aux coupes et bouteilles près de lui, il était en train de profiter du clair de lune pour boire du saké. Étant donné qu’il m’avait demandé, je n’avais pas vraiment de raisons de refuser, et fit un saut de branches en branche afin d’arriver à son niveau.


« - Que puis-je pour vous, Sensei ?
- Pas grand-chose en réalité, fît il en vidant sa coupe, je t’ai juste vu, et je me suis dit que j’étais en train de me dire que si partager un verre avec un vieil homme ne te dérangeai pas, j’aurais aimé partager ce breuvage avec toi. »


J’étais assez hésitant à accepter son offre. Comme je l’ai dit, je pensais que nos rapports n’étaient pas vraiment des plus agréables pour l’heure, qu’il devait sans doute attendre avec impatience que je sois parti du village. Mais bon, il pouvait aussi bien s’agir de l’occasion d’arranger les choses. Il m’avait appris tant de choses, presque autant que mes propres parents pour mon entraînement de Ninja, il me fallait bien trouver un moyen de faire la paix avant mon départ. M’asseyant ainsi avec lui, je le remerciai de son invitation et le rejoignis dans son activité.
Les coupes s’enchaînaient, et même si l’ivresse me gagnait, c’était loin de faire en sorte pour que je laisse comme à mon habitude mes pensées s’échapper comme un oiseau dont aurait laissé la cage ouverte. Je commençai la conversation en abordant un sujet que je savais qui allait lui plaire : les histoires de combat. Comme mon père, il aimait beaucoup échanger ses expériences de « Bottage de cul », et rire de pleine voix de ces récits. Moi-même, je me retrouvai à partager ses moments d’hilarité quand il me racontait les siennes, même si je conservai une certaine retenue. Cependant, il était obligé de ramener le sujet à quelque chose de plus grave, évidemment, et nous abordâmes, sur un ton d’innocence, un sujet moins exaltant.


« - Et bien et bien, il faut croire que la vie de soldat est bien plus palpitante que ce que j’aurais cru.
- Hm ? Que voulez-vous dire ?
- Le prends pas mal, mais j’ai toujours pensé que les Shinobis liés à un village n’étaient que des soldats sans état d’âme, qui n’obéissaient qu’aux ordres sans essayer de les comprendre, ou de visualiser leurs conséquences. Et très franchement, je me demande encore si tu réponds aux critères…
- … Je dois bien avouer que je n’ai pas forcément été des plus glorieux ce premier mois. Mais soyez certains que nous sommes loin d’être comme ça.
- "Nous" ?
- Oui, l’ensemble des Shinobis de Konoha. Nous ne sommes pas aussi guerriers que vous le pensez. Certes, nous utilisons souvent la force lors de la plupart de nos missions, mais nous sommes surtout présents pour protéger le pays du Feu et de la Pluie. Nous ne voulons pas initier de conflits, mais si jamais une menace se présente devant les Shinobis de la feuille, cette dernière se défendra avec la flamme de la volonté. »

Un long silence pesant repris place. J’en avais peut-être trop dit en une fois, et au final, je ne faisais que répéter les choses dîtes la dernière fois. Afin de le combler, je choisis de me servir une nouvelle coupe. C’est Asuma-Sensei qui reprit la parole.

« - J’ai entendu dire aussi que les Shinobis avaient une sorte de code, une loi personnelle que chacun se tient à suivre à tout prix ?
- Vous voulez parler du Nindô ? C’est quelque chose comme ça. Chacun a sa façon de penser, sa propre motivation pour partir en mission, enseigner son savoir, ou se battre pour sa survie. Ainsi, beaucoup choisissent de s’imposer un crédo qu’ils s’efforceront de suivre quoi qu’il arrive. Le mien par exemple, c’est de « Toujours aller de l’avant ». »

Je me rappelai encore du moment où j’avais choisi ce Nindô. Auparavant, tout ce que je voulais c’était devenir un héros dont on compterait les légendes pendant d’interminables années. Mais ce n’était qu’un rêve de gosse. A présent, j’avais choisi une autre voie, une plus audacieuse, certes, mais surtout plus juste. Alors que je regardai ma main, comme pour chercher un souvenir de l’époque où j’étais qu’un simple membre de l’équipe « Ryûtama », je fermai le poing et repris la parole.

« - Qu’importe les obstacles, les dangers ou les personnes qui se mettront devant moi, qu’importe les douleurs qui me feront tomber… Je me relèverai toujours afin d’accomplir ma mission.
- Et bien, voilà une ambition bien grande pour de si frêles épaules ! Énonça-t-il en me donnant une frappe non modérée à l’épaule. Tes parents sont ceux qui t’ont appris à être aussi noble ?
- Héhé, pas vraiment, c’est loin d’être leur genre. Ma mère ne trouve pas vraiment d’utilité à avoir quelque chose du genre, disant que ce n’était que poétique. Et mon père… Lui, c’est un tout autre genre. Pour lui, la définition de la liberté est bien différente de beaucoup d’hommes. Il pense qu’un homme n’est libre qu’à partir du moment où il n’a aucun regret. Il peut arriver que parfois, il face quelque chose qui lui déplaise, mais si au final, il est content de la situation, alors il est vraiment libre. « N’avoir aucun regret », voilà son Nindô. »

À ces mots, je fus étonné de ne pas voir le vieil Asuma rebondir là-dessus. Étant donné son caractère, je pensai qu’il trouverait ça bien proche de l’idée qu’il défendrait lui-même. Mais quand je me tournai vers lui, à la place, je fis face à un visage surpris, presque comme s’il venait de réaliser quelque chose. Le visage devenu un peu plus sérieux, il se tourna vers moi et continua de m’interroger.

« - Dis-moi, Yusei… Ton nom de famille est bien Kurokami ?
- Eeeuh… Oui ? C’est le nom de l’ancien clan de mon père, avant que ce dernier se fasse exterminer pendant la grande guerre. Pourquoi ?
- Si c’est le cas, alors je pense que je peux te le dire. Intrigué, je me tournai vers lui afin de l’écouter. Les Kurokami étaient des guerriers sauvages qui ne voulaient que se battre, alors même qu’ils ne possédaient pas de chakra. Un jour, ils sont arrivés aux portes de notre village, et ont menacé d’attaquer notre clan. Nous étions peut-être plus forts, mais nous savions qu’un affrontement mènerait à notre perte, ou du moins, notre chef le savait. Elle a donc choisi de répondre à leur demande, et de partir avec eux, me laissant la charge de mener le clan.
- … Pourrai-je connaître son nom ? Hésitant, il se dit qu’il n’y avait pas vraiment de raisons de se taire à présent.
- Elle s’appelait Yôgan Hana, et elle était ma sœur. »

Cette révélation me frappa dans mon esprit. Je me doutai que mon père ne m’avait pas tout dit sur sa mère, ma grand-mère. Je pensais personnellement que c’était tout simplement parce qu’il ne savait pas plus que cela sur elle… Ou tout simplement qu’il voulait me laisser la surprise. Oui, c’était forcément ça. Je l’observai, et je voyais bien qu’il avait du mal à parler de cette époque. Après tout, il était en train de parler à un descendant de ceux qui lui avaient arraché sa sœur, moi-même, je ne savais pas comment j’aurais pu réagir face à cette situation. Puis, un éclat d’idée apparu dans ma tête. Alors que je plongeai ma main dans ma poche, je repris la parole afin d’essayer retirer cette tension.

« - Mon père, Kurokami Ban, m’avait parlé de cette histoire. Pour tout vous avouer, il a eu l’occasion de s’entraîner auprès d’elle, lui permettant ainsi de développer ses capacités au Yôton. Prenant une grande inspiration, je sorti de ma poche les deux objets qu’il m’avait donné : le collier de couleur rubis, et la photo de la femme. Il s’agissait de sa mère, et donc, de ma grand-mère. »

Observant avec une assez grande surprise les deux objets, il les prit en main comme pour s’assurer de leur authenticité. Il la reconnaissait, ça se voyait. Je ne savais pas depuis combien de temps elle était partie, mais en tout cas, l’âge n’avait pas fait en sorte qu’elle soit oubliée. Le silence régna pendant quelques minutes, une gêne étant mise en place. Je ne savais pas vraiment quoi dire, et surtout, comment l’aborder, mais ce ne fut pas moi qui parlai en premier. Soupirant d’un air soulagé, l’homme me remercia de lui avoir montré ces objets, avant de me demander un peu plus. Je lui racontai alors l’histoire que mon père m’avait contée avant. C’était peu, mais suffisant apparemment, puisqu’il se contentait d’écouter sans poser d’autres questions. Une fois mon récit fini, je laissai un peu de temps passer pour qu’il puisse encaisser tout ceci. Il venait après tout d’apprendre que l’un de ses élèves, venus de nulle part, était aussi son neveu. Et soudain.

« - Ha… Hahaha… HAHAHAHAHAHA ! Eh bien, elle n’a pas eu le temps de se reposer à ce que je vois ! Elle n’aura pas changé jusqu’au bout ! Bien digne d’une chef du clan.
- Hum… Certes.
- Enfin, bref. J’étais un peu fatigué, mais discuter avec toi m’a remis d’aplomb ! Mais de ton côté, je vois que l’alcool fait son effet, alors va te coucher !
- Mais je suis pas saoul ! Fis-je, le teint rouge pinconbière.
- C’est ça, c’est ça, va te coucher sale mioche ! Tu pars dans une semaine, alors crois-moi, je ferais en sorte que ces derniers soient suffisant pour compenser ton absence, Hahahahaha !
- Tss… Osu, Asuma-Sensei. »

Me levant difficilement, l’alcool ayant fini de s’installer dans chacun de mes membres, j’essayai de descendre tant bien que mal de l’arbre afin de retourner dans mes quartiers. J’avais encore plusieurs questions à lui poser, mais je sentais bien que comme moi, il allait finir par s’écrouler d’ivresse sur sa branche, donc je réservai la chose pour une autre fois. Encore une semaine, et je serais parti.


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Message(#) Sujet: Re: Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. Yusei's Chronicles, Chapter Four : the Way of Lava. EmptyJeu 31 Déc 2015 - 19:55

58 ème Jour

Et voilà, c’était fini. Deux mois, cela faisait presque deux mois que j’étais parti de Konoha afin d’en apprendre plus sur l’enseignement du clan Yôgan. Durant ce temps, beaucoup de choses s’étaient passées. De parfait inconnu, j’étais devenu quelqu’un qui était plutôt bien-aimé du village. Les gens comptaient plus souvent sur moi, on se rappelait plus facilement de mon nom. Et c’était sans me vanter, mais je pensai que j’avais eu un impact sur le village moi aussi. Quand nous partions en ville afin de faire des courses, je pouvais voir que les disciples avec moi parlaient plus facilement avec les gens de la ville, et à la surprise générale, ces derniers le leur rendait. On pouvait ainsi voir une cohésion commencer à prendre place. Bien évidemment, plusieurs étaient encore assez réfractaires à des interactions, que ça soit du côté des habitants du pays qui avaient encore des doutes sur l’inconnue que représentait le clan, mais aussi de la part des Yôgan, qui suivaient les directions de Yôgan Maguro. Mais au moins, l’ambiance était beaucoup moins tendue, c’était ce qu’il y avait de mieux.

Debout, me voilà en position avec les autres disciples prêts pour l’entraînement matinal. Comme chaque matin, on nous demandait de faire un parcours particulier afin de mériter notre petit-déjeuner. La différence se notait par rapport aux premières fois que je faisais ce parcours. Auparavant, je faisais en sorte de suivre les autres, et de ne pas utiliser la lave pour réussir à atteindre le bout. Mais aujourd’hui, je me mouvais aisément, réussi à contrer les pièges de mes opposants, et à élaborer les miens pour mettre une victoire écrasante. Beaucoup avaient du mal à accepter que je fasse autant de progrès en si peu de mois, mais bon, ils n’avaient pas eu l’occasion de s’entraîner comme des Shinobis, j’avais cet avantage par rapport à eux.

Après le petit-déjeuner mangé, je me redirigeai vers les dortoirs afin de me préparer pour le voyage qui allait m’attendre. Je comptai partir le soir même, de sorte à pouvoir profiter pleinement de la journée. Alors que je rassemblai mes affaires, je pouvais voir que mes vêtements usuels avaient un peu pris la poussière. J’étais maintenant habitué à utiliser les tenues de disciple pour tous les jours que j’avais peu touché à ma tenue de shinobi. Pour l’occasion, j’avais choisi de me rhabiller avec ces vêtements, mais décidai de laisser de côté encore mon bandeau. Je me rendais aussi compte que mes cheveux avaient pas mal poussés depuis mon arrivée. Je n’avais pas eu l’occasion de m’en occuper, mais ils étaient beaucoup plus longs et en désordre qu’à mon habitude, se mettant en travers de ma vue parfois. Que ça soit au niveau du physique ou du mental, j’avais bien changé.

Mon sac prêt, je me dirigeai vers ma prochaine destination, l’arène sous terre. C’était un jour où il y aurait normalement des affrontements entre disciples, mon dernier combat ici donc. C’était le moment pour moi de mettre en œuvre tout ce que j’aurais appris en venant ici, pour voir si cela valait le coup ou non. Entrant à l’intérieur, je remarquai que tout le monde était en position assise, devant Asuma-Sensei. J’étais plutôt surpris, je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient prêts, je n’étais pas en retard. Pourtant, cela se voyait assez rapidement de par leurs réactions à mon arrivée qu’ils m’attendaient. La voix forte du professeur résonna alors, m’interpellant.


« Ah, Yusei ! Te voilà enfin. Vient ici, j’ai une annonce à faire.
- Eeeuh… Osu, Sensei ? Je m’avançai donc en passant entre les autres élèves pour me tenir à côté du professeur.
- Bien. Comme vous le savez, Yusei partira aujourd’hui, quittant ainsi notre communauté. Comme le veut la tradition, il devra, avant de partir, nous montrer tout ce qu’il aura appris !
- Ah bon ? Fis-je en tournant la tête vers le vieil homme.
- Exact ! Et je suppose que tu te demandes comment nous allons procéder ? Simple ! Tu devras affronter quelqu’un que tu auras choisi, et nous verrons si ce que tu as fait mériterait une récompense ou non. Maintenant, choisi un adversaire dans cette pièce ! »

À cette phrase, mon regard se porta vers les différents membres du groupe. Je me doutai bien que ce « combat final » n’aurait pas été véridique si je prenais un adversaire trop faible, et puis, ma fierté m’aurait interdit de faire ainsi. Mes yeux se posèrent sur les visages de tous les membres, mais entre ceux qui esquivaient mon regard, ceux qui, surexcités, levaient la main bien haute dans le ciel, et ceux qui voulaient profiter de l’occasion pour me foutre une raclée, il n’y avait personne qui m’intéressait. Pourtant, alors que je n’y faisais pas attention, un nom sorti tout seul de ma bouche : Asuma-Sensei. Il y eut un léger silence à ce moment, avant que tout le monde n’éclate de rire, comme si je venais de dire une connerie. Et qui pourrait leur en vouloir, moi-même, je me demandai comment je pouvais être aussi con de demander à ce que mon adversaire pour l’examen soit Asuma en personne. Mais alors, c’est avec un sourire des plus carnassiers que je vis Asuma se tourner vers moi et me répondre.

« - Ooooooh, Yusei pense pouvoir m’affronter ? Très bien, qu’il en soit ainsi ! Vous autres, vous pouvez aller dans les gradins, je ne veux pas que vous soyez blessé au cours de ce « divertissement »… »

À ce dernier mot, je commençai à déglutir et sentait légèrement la sueur perler sur ma joue. Cette sensation, je ne l’avais ressenti qu’une seule et unique fois : la première fois que j’avais défié l’autorité de mon père alors qu’il m’entraînait. C’était ce que l’on ressentait quand quelqu’un, qu’on savait était plus fort que nous, ne voulait plus s’imposer un « limiteur ». Quelques minutes s’étaient écoulées, et voilà que je me retrouver en face-à-face avec le vieil homme. Je me demandai encore pourquoi j’avais prononcé son nom, et essayait de trouver un moyen de le battre. Oui, je pensai encore que je pouvais l’affronter et remporter le combat. Il ne devait pas être si fort que ça hein ? Hein… ?

Pas le temps de s’éterniser, l’heure du combat avait sonné. Sans la moindre hésitation, je commençai doucement afin d’économiser mon chakra, et lui lançait plusieurs boules de lave au visage. Comme je m’y attendais, il les repoussa comme si c’était de simples balles de jeu sur le côté, en recouvrant sa main de lave. Voyant que la distance ne marchait pas, je décidai de le rejoindre au corps-à-corps. Me concentrant, j’entourai mes deux avant-bras de magma avant de foncer sur Asuma et enchaîner les coups de poings. Il en fit ainsi de même, contrant chacun de mes poings avec les siens, avant de m’en donner un suffisamment puissant pour me propulser dans un coin de l’arène. Alors que je me relevai difficilement, je le vis soudain prendre une grande inspiration, tout en se mettant dans un coin de l’arène.
Devinant aisément de quoi il s’agissait, je concentrai mon chakra autour de mon corps afin de me préparer à l’assaut. De sa bouche sortie alors une immense quantité de lave qui vient recouvrir l’arène, moi y comprit. Beaucoup furent surpris de voir le maître utiliser une technique aussi offensive. Encore plus furent ceux qui me virent sortir de ce bain, recouvert d’un manteau de magma. Je devais avouer, je ne savais pas s’il voulait le faire exprès, mais il était en train de me forcer à me pousser dans mes derniers retranchements. Le manteau de lave s’était dissipé, car il ne pouvait pas tenir au choc de la technique précédente, chose que j’allais remédier. Composant quelques müdras, je faisais apparaître un clone de lave, qui aussitôt, se recouvrait d’un manteau de lave afin d’attaquer Asuma-sensei. Au même moment, je fis apparaître de la lave sous les pieds d’Asuma afin de l’embourber dedans, mais je la solidifiai aussitôt afin de l’immobiliser. Après quoi, imitant mon clone, je remis ma gangue de lave et l’attaquai en même temps. À deux, les pieds immobilisés, je me disais que je devrais être capable d’en venir à bout. Ceci était avant qu’il attrapât mon clone par le bras, se fichant qu’il soit brûlant ou non, et le lança sur moi, le faisant disparaître et exploser en lave qui me recouvrit le corps. Et alors que je pensais m’en sortir, il utilisa la même technique que moi, mais sur ma propre lave. De ce fait, j’étais complètement immobilisé.


« - Et bien et bien, tu t’es bien défendu. Mais... Il entoura son poing de lave et se prépara alors à frapper, un sourire aux lèvres. Ta plus grande erreur fut de me choisir ! »


D’un coup d’un sol, il me frappa, brisant l’étreinte de lave qui me retenait, et me propulsant une nouvelle fois dans un coin de l’arène. Sur le coup, il était évident que j’étais hors combat. J’avais si mal aux côtes, elles n’étaient pas fêlées, mais plus que douloureuses. Je pouvais sentir des brûlures sur une bonne partie de mon corps, et mes vêtements qui étaient maintenant en Lambeaux. Défaite écrasante donc. Après avoir repris mon souffle, je me relevai doucement, douloureusement, mais sûrement, afin de m’asseoir et observer le vieil homme qui s’approchait de moi.

« Bon… Je pense que j’ai été un peu audacieux.
- Hahaha ! Audacieux ? Tu aimes employer les euphémismes, dis-moi ! Fît-il, avant de me tendre la main pour m’aider à me relever. Malgré la douleur, je répondis à son offre, et me trouvait maintenant debout, alors que je me tenais avec lui face aux autres élèves. Alors, votre verdict ?! »


À mon grand étonnement, je pouvais entendre les disciples me féliciter pour cet affrontement. Je ne savais pas s’ils félicitaient ma performance, ou alors le fait que j’avais réussi à survivre à ce duel, mais en tout cas, cela leur avait plu. Gêné, je me frottai l’arrière de la tête et riais légèrement, avant de m’arrêter à cause de la douleur des côtes. Alors que le brouhaha se calmait, Asuma-sensei se tourna vers moi, et me demanda de m’asseoir sur les genoux. Ne comprenant pas ce qu’il voulait faire, je m’exécutais cependant.

« Kurokami Yusei. En deux mois, tu as suivi les enseignements de la lave, tu as appris à maîtriser cet élément destructeur, mais aussi à faire en sorte à ce qu’il ne puisse blesser inutilement. Tu as aussi fait en sorte d’aider et de soutenir ton clan lorsque ce fût nécessaire. »


Il sortit de son kimono quelque chose que je reconnus, ou du moins, qui ressemblait à ce que je connaissais. C’était un collier, presque identique à celui que j’avais et que j’avais obtenu de mon père, ce collier que je voyais autour du cou de plusieurs membres du village. Le collier de la maîtrise. Si le nom laissait à désirer, ce qu’il représentait était des plus important. Il signifiait que celui qui le portait appartenait officiellement au clan. Le voyant s’abaisser, je baissais la tête afin de le laisser me le mettre au cou.

« Dorénavant, tu fais partie des nôtres… Yôgan Yusei. »


À cette phrase, j’entendis le bruit reprendre dans la salle, celui des pas se précipitant vers moi comme pour me féliciter de ce que je venais de faire. Je n’avais pas eu l’occasion de voir un tel évènement au cours de mes deux mois, je me demandai si c’était vraiment quelque chose d’aussi exceptionnel. Et bien que je comprenne la joie de mes camarades, je souhaitai avant tout rejoindre les soigneurs du village, car la douleur ne semblait disparaître. Aidé de plusieurs personnes, je fus ainsi emmené chez les médecins du village qui m’appliquèrent des bandages, disant que d’ici quelque jour, je serais comme neuf. Les remerciant, je les vis partir afin de me laisser me reposer, mais ce n’était pas pour tout de suite. Ouvrant la porte de ma chambre, je vis à Asuma entrer dans la pièce.

« - Alors, je t’ai pas trop mis en pièce ?
- Je pense que je vais éviter de rire pendant un certain temps.
- Donc ça ne va pas te changer de d’habitude, Hahaha ! Alors, ça fait quoi de rejoindre le clan ? Tu vas bien garder ce nom ?
- Je ferais en sorte de changer mes papiers au village, disons que j’ai aces aux dossiers… Et très franchement, je ne sais pas quoi penser. Il y a deux mois, j’étais un étranger, malgré mon sang, et aujourd’hui, beaucoup de choses ont changés…
- Je te le fais pas dire. Il faut croire que tu as eu une certaine influence au sein du village. Même si…
- Même si cela va à l’encontre de Maguro-sama, je suis au courant. »

Un court silence s’installa. Je savais bien qu’il s’agissait d’un sujet assez tendu, surtout suite à ce qui s’était passé, mais je voulais tout de même y mettre un point final à cette discussion. Si je voulais partir sans regret, je me devais de lui dire ce que je pensai.

« - Je sais bel et bien que cela ne changera pas grand-chose, vu le caractère fermé de Maguro-sama. Pas d’offense-
- Tu peux y aller.
- Mais… Je suis sûr qu’une collaboration entre le clan, le village de Konoha et le pays du Bois est ce qu’il faut afin de rendre au pays sa gloire d’antan, et redorer le blason du clan.
- Hmmm… En soit, c’est une bonne idée, mais trop utopique. Seul le chef pourrait décider d’une telle action, et vu la force de Maguro, peu importe qui serait le vainqueur du tournoi, je doutes qu’il puisse s’imposer face à lui.
- Le tournoi ? De quoi il s’agit ? »

Asuma fut surpris de ma question. Apparemment, cela était une connaissance commune aux Yôgan, mais il était vrai que je n’étais pas du genre à aller vers les autres pour parler, donc que je ne sois pas au courant n’était pas si mirobolant. Il m’annonça alors l’existence du « Tournoi des champions ». Tous les ans, en été, les Yôgan organisent un tournoi afin que chacun puisse montrer la force de leur maîtrise en s’affrontant mutuellement, comme le faisaient les ancêtres auparavant. Et selon ses mots, le vainqueur avait l’occasion d’affronter le chef de clan actuel, et s’il le battait, devenait le nouveau chef.

« - Voilà une méthode assez originale… Mais vous, Sensei, vous ne pouvez pas vous présenter ? Je sais que vous êtes plus ouverts d’esprit que Maguro-sama, et même si je ne l’ai jamais vu se battre, vous devez être bien plus fort ?
- Peut-être, Peut-être que non. Mais les lois du clan interdissent aux anciens chefs de retenter leurs chances pour le tournoi, car ils ont déjà montré de quoi ils étaient capables. Et puis, en tant que patriarche, je me dois de rester dans ce rôle afin de guider les jeunes disciples.
- Je vois… Mais du coup, cela veut-il dire que je pourrais partici-
- Yusei, m’interrompit-il d’un ton neutre. Je sais que tu as de bonnes idées et surtout beaucoup de bonne volonté pour le clan. Mais tu es aussi, comme tu l’as souligné, un Shinobi de la feuille. Penses-tu réellement que tu puisses concilier les deux ? »

Cette question me coupa l’herbe sous le pied. Alors que je voulus y répondre, je me retrouvai avec la mâchoire bloquée, m’empêchant de dire le moindre mot. Il était vrai que même si je voulais bien faire pour les Yôgan, j’étais avant tout un Konohajin, un membre de l’ANBU qui plus est. Je serais sans doute amené à faire des missions dangereuses et mortelles, qui m’obligeraient à m’absenter pendant de longues périodes. Et puis, la distance entre Konoha et le village Yôgan était beaucoup trop grande pour les voyages. Comment envisager quelque chose d’aussi compliqué ? Et pourtant…

« - Je vois que tu comprends. Je ne t’en veux pas, tu es jeune, tu as de grandes ambitions, mais ce n’est pas parce que tu as des objectifs que tu pourras les accomplir.
- … Vous semblez avoir oublié mon Nindô, Sensei.
- Hm ?
- Qu’importent les obstacles qui se mettront devant moi, ou les dangers que j’affronterai… Une fois que j’ai un objectif, j’irai toujours de l’avant pour l’atteindre. Je trouverai une solution, car c’est ce en quoi je crois. »

Un échange de regard se fit entre nous deux, et à aucun moment je ne comptai perdre ce duel de volonté. Et je le remportai. Soupirant, en voyant que comme à mon habitude, je faisais ma tête butée, il me tourna le dos, pour se diriger vers la porte et l’ouvrir.

« - Fait ce que tu veux. Il tourna légèrement la tête pour me regarder. À présent, je n’ai plus de te leçon à donner, tu es suffisamment mâture pour savoir ce que tu devrais faire. Sur ce, je te dis à bientôt, puisque que tu sembles prêts à revenir nous voir dans six mois. Et pour finir… Appelle-moi Asuma-Jisan, on est de la même famille après tout.
- … Osu… Merci encore, Asuma-jisan. »

Sur ces mots, il me laissa me reposer afin de récupérer mes forces. Il semblait que j’allais devoir changer mes plans. Avec des vêtements en lambeaux, et des douleurs m’empêchant de bouger, j’allais devoir décaler mon départ au lendemain. J’espérai juste que l’insecte dans mon crâne n’allait pas être tatillon sur mon décalage de départ…


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59 ème jour, départ

Je me réveillai dans la même pièce que la veille, toujours des bandages sur le corps, mais la douleur étant moins importante. Je pouvais au moins me lever et marcher. Je n’ai pas essayé de courir, mais bon, je pensai que ce n’était pas non plus un problème. Alors que j’observai la pièce, je vis sur l’une des chaises un sac avec un papier dessus. Comprenant qu’il s’agissait d’un mot, je l’attrapai pour l’ouvrir. Cela disait qu’en raison de l’état pitoyable de mes vêtements, ils m’avaient préparé une tenue de voyage, des provisions, et avaient rassemblé mes affaires pour les mettre dans le hall du bâtiment. Les remerciant mentalement, j’ouvris le sac afin de voir la tenue qui m’était préparée. La première chose que je pensai ? Je commençai de plus en plus à ressembler à mon père… Des vêtements sombres, amples, et mettant à vue mon torse. Ils étaient notamment pas mal lourds, mais me permettaient pourtant de bien me mouvoir. Le dernier détail : une sorte de bandeau afin de libérer ma vue des masses de cheveux qui bloquait mon regard.

Observant une dernière fois ma nouvelle figure devant la glace, j’enfilai le manteau de voyage afin de sortir de la pièce. Saluant les tenanciers du bâtiment, je leur demander de récupérer mes affaires personnelles, et aussi leur demander combien je leur devais. Ils me rendirent ainsi mon sac, mais m’annonçaient que je n’avais rien à faire, juste de promettre de revenir dès que possible. Je les remercie et répondis à leur demande avant de me diriger vers l’extérieur du bâtiment. Je traversai ainsi le village, saluant au passage les gens que je croisai, les adultes comme les enfants. Je cherchai du regard si je voyais Jisan du regard, mais non, il devait être sans doute occupé par les entraînements des disciples. Au bout de plusieurs minutes, j’étais enfin à la sortie du village. Avant de partir, je me retournai une dernière fois vers ce dernier, me rappelant de tout ce que j’y avais vécu. Comme pour saluer tout le monde, je me courbai vers l’avant quelques instants avant de repartir, faisant la promesse de revenir un jour.

Mon séjour était terminé, il était temps de reprendre mon rôle de Konohajin, jusqu’à que l’heure soit venue de retourner vers cette nouvelle maison.


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