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 Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi]

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Konoha
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Message(#) Sujet: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMar 3 Nov 2015 - 21:03

Ordre de Mission:
 

Un truc sur l’éducation des ninken : faites-la pendant qu’ils sont encore jeunes! Même si Seimori avait lui-même fait le choix de venir avec nous et vivre avec nous, il ne semblait pas encore conscient de toutes les répercussions qu’une telle décision avait. Vivre en société, côtoyer beaucoup de gens chaque jour, ce n’était pas comme vivre dans la forêt comme bon te semblait. En d’autres termes, il avait de la difficulté à s’adapter à la vie urbaine. Je pouvais le sentir, il se sentait emprisonné dans mon appartement, encerclé par l’enceinte des remparts autour du village. J’essayais le plus souvent de rester à l’extérieur de l’appartement, prenant des marches dans le village ou autour de celui-ci – heureusement que la température le permettait encore – afin de ne pas être trop souvent à l’intérieur, dans un semblant d’approche graduelle. Je sautais également sur la moindre occasion de faire de la surveillance dans les forêts autour du village, rendant mon emploi du temps beaucoup plus chargé qu’auparavant. Vivement qu’il s’adapte, ce petit chenapan.

Nous étions justement en plein débats tous les trois à savoir ce que nous faisions de notre journée, Seimori voulant évidemment aller faire une promenade à l’extérieur des murs, quand on cogna à la porte. Heureux de quitter ce débat interminable, j’allais répondre et ne fus qu’à demi surpris de voir un membre de l’ANBU avec le papier caractéristique de la convocation de mission. J’hochai la tête en prenant le papier et refermai la porte, mi-figue mi-raisin. Ça n’avait pas été dans mes plans de faire une mission, mais d’un autre côté j’arrêtais de me faire harceler par mon nouveau frère qui voulait toujours en faire qu’à sa tête. Je disposai du papier d’une petite flamme puis je partis chercher mon attirail de mission. Sentant du mouvement, mes ninkens dressèrent les oreilles et me fixèrent les deux.


- Ben ouais, c’est le temps de se bouger; Konoha a décidé à notre place. On part en mission!

Seimori se leva aussitôt d’un bond et manifesta sa joie d’un aboiement puissant, tandis qu’Aka restait de marbre avec le même sentiment partagé que moi. Il savait néanmoins qu’il ne pouvait rien y faire et se leva en s’ébrouant pour venir me rejoindre. Peu de temps plus tard nous étions sur notre chemin vers le Palais où nous allions recevoir les informations pour notre mission. Certains regards se retournèrent lorsqu’on me vit avec un nouvel animal à mes côtés, mais je ne leur en tins pas rigueur puisque cela ne faisait pas si longtemps que Seimori nous avait rejoints. Je continuai mon chemin jusqu’à la salle de briefing, où nous fûmes rapidement rejoint par Satochi-san. Ainsi je partirais en mission avec le Rakuzan, avec lequel je n’avais jamais eu la chance de partir en mission après ce qui s’était passé dans la Kindan Mori. Tout en analysant mon partenaire, j’eus la pensée que cela devait être une mission relativement dangereuse s’ils faisaient à deux Jônins tels que Satochi-san et moi.

Comme de fait, notre aide était requise à Ki no Kuni où un village à la lisière des mangroves semblait avoir été réduis en esclavage. Encore le pays de Bois? Quand est-ce que cette nation arrêterait-elle de souffrir? Cela faisait un certain moment déjà, mais j’y étais allé quelques semaines plus tôt pour m’occuper d’une histoire de moines pas très nets. J’y retournais donc de nouveau pour m’occuper d’une dizaine d’individus qui se croyait au-dessus des lois et qui se prenaient pour des dieux. Plus que ça, Satochi et moi devions prendre des mesures pour empêcher qu’une telle situation se reproduise. Nous avions du pain sur la planche, somme toute. Je saluai les shinobis présents à la réunion puis sortis en compagnie du Rakuzan.


- Je suis content de pouvoir me battre de nouveau à tes côtés, Satochi-san, dis-je alors que nous quittions le Palais, et j’en profite pour tout de suite te présenter mon nouveau compagnon. Seimori, c’est Satochi, un bon ami à Aka et moi.

Nous pouvions effectivement dire cela, ayant vécu une épreuve marquante où nous étions passés près d’y rester, et où mon plus profond secret avait failli être découvert. Le ninken anthracite s’approcha du Jônin et le sentit quelques secondes avant de lui lécher amicalement la main. Beaucoup plus jeune qu’Akamori, il était beaucoup plus enclin aux marques d’affection que mon bon vieux Aka. À nous voir tous ensemble, j’avais l’impression que rien ne pourrait nous arrêter et c’est avec cette confiance que je sortis du village en prenant un chemin qui m’était encore familier.


Dernière édition par Inuzuka Takeo le Mer 11 Nov 2015 - 20:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMer 4 Nov 2015 - 2:40


Ordre de Mission:
 


Un nouvel ordre de mission était arrivé dans le quartier Rakuzan et plus précisément au domicile de Satochi Rakuzan le tout nouveau Chef du Clan depuis quelques jours. S'il l'avait imaginé il y a de cela quelques semaines alors qu'il mettait les voiles pour le Pays du Bois, il ne l'aurait probablement pas cru.
Ce petit voyage à Ki avait chamboulé sa vie et la découverte du Clan Yogan y était également pour beaucoup.
Toujours étant que le Jônin de Konoha allait visiblement pas tarder à retourner sur les terres de l'Arbre Mère.
Du moins, c'est ce que l'Ordre de Mission déposé par l'ANBU semblait spécifier.
Avant le départ, un petit briefing était demandé. Une simple formalité lors de laquelle le Rakuzan rencontra celui qui allait être son coéquipier pour cette mission.
Un Shinobi de Konoha que le Godaime Hanshu connaissait très bien puisqu'il s'agissait de Takeo du clan Inuzuka.


Les deux Jônins se saluèrent amicalement et brièvement lorsqu'ils sortirent du Palais. Takeo confia qu'il était heureux de pouvoir travailler à nouveau avec le Rakuzan, un sentiment également partagé par Satochi. Ce dernier n'avait pas oublié l'épreuve que les deux Konohajins avaient vécue dans la Forêt de la Mort.
Takeo en profita également pour présenter Seimori, un ninken légèrement plus petite qu'Aka. Le nouveau compagnon de Takeo. Une preuve évidente que le Jônin du clan Inuzuka avait progressé.
À l'époque de leurs rencontres, Takeo était le plus fort. Aujourd'hui, les deux shinobis avaient visiblement atteint un tout autre niveau.
Une information à prendre en compte. Il était rare que deux Jônins soient placés sur une même mission. Ce qui témoignait du niveau de la mission à venir.


Seimori s'approcha ensuite de Sato' et lui lécha la main, un signe d'approbation. Le brun en profita pour caresser le ninken avant de faire la même chose avec Akamori qu'il n'avait pas vu depuis un certain moment.
Enfin, il décrocha enfin le mot à l'attention de Takeo.


- J’en suis très heureux aussi Takeo-san, comme au bon vieux temps dit-il en souriant, mais nous savons également ce que ça veut dire… Cette mission ne sera pas une mince affaire.

Quelques minutes plus tard, les deux konohajins avaient quitté Konoha en direction du Nord-Ouest du Pays. Ils mettraient environ trois jours pour rejoindre Ki no Kuni. Et le trajet les conduirait à travers Ame no Kuni puis à travers Tori no Kuni.
Le chemin, Sato’ le connaissait bien, après tout, il avait emprunté quelques semaines auparavant. Mais aujourd’hui l’évolution à travers les différents paysages était plus rapide et pour cause, les deux Jônins n’avaient pas à se soucier de laisser des Genins à la traîne comme ça avait été le cas pour le Rakuzan lors de la catastrophe géologique.


Finalement, ils parvinrent à rejoindre le village en question. Situé au Nord du pays, il se trouvait dans une région que Sato’ n’avait pas eu l’occasion de visiter lors de son dernier passage.
Et c’est à moins de cinq minutes de leur destination qu’ils firent halte à l’abri des regards indiscret cachés derrière l’épaisse mangrove de la région.


- Nous y sommes… Je te propose d’infiltrer les lieux histoire de prendre la température et pour différencier l’ennemi de l’allié. Retrouver le mandataire de la mission serait également un plus… Une idée ?

Faire un tour dans un lieu public serait sans aucun doute la meilleure façon de prendre la température qui régnait dans ce village d’apparence extérieure si tranquille. Pourtant, le mal rodait, mais les konohajin y mettraient fin. Satochi retira son bandeau et le rangea sans son sac à dos de voyage. La première étape dont il avait parlé demandait d’être discret, porter un bandeau shinobi allait contre ce principe.
Le Rakuzan était prêt. Les Vilains n’avaient cas bien se tenir.

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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMer 4 Nov 2015 - 21:33

Partageant le sentiment d’avoir l’occasion de travailler en équipe à nouveau, le jeune homme n’oublia toutefois pas de nous rappeler tous à voix haute ce que j’avais également déduis de mon côté. S’il s’était s’agit d’un petit problème de bandits le village n’enverrait pas deux jônins expérimentés, cela ne voulait que dire qu’ils représentaient une menace considérable autant pour le pays du Bois que pour celui du Feu. Chemin faisant, je me demandai l’implication de Konoha dans toute cette affaire. Pas que je nous croyais impliqués, je me demandais plutôt ce que nous faisions-là dans toute cette histoire. Le Daimyô du Bois aurait-il demandé à la Feuille d’intervenir directement? Qu’en gagnions-nous? Nous étions toujours prêts à aider les autres dans le besoin, mais il allait sans dire qu’une telle redevabilité amenait avec elle ses avantages. Peut-être était-ce que la Nanadaime était après, elle qui depuis son arrivée avait beaucoup fait bouger les choses à Konoha. Je suivais distraitement Satochi-san et remarquai que lui aussi semblait familier avec le trajet. Moi-même ayant eu à faire à plusieurs reprises dans les alentours de Ki ces derniers temps, je me rendis compte que je ne devais pas être le seul dans mon cas. Un autre indice vers ce qui nous amenait tous à Ki ces derniers temps?

Quelques jours plus tard, nous passions finalement la frontière de Ki no Kuni et prîmes la direction du Nord-Est, là où le village se situait. Comme le Rakuzan était un senseur tout comme moi, cela m’évitait d’avoir à constamment lui dire quelle direction prendre. Il y avait cet accord tacite entre nous deux qui faisait que nous avancions tous sans hésitations et à toute vitesse en direction du village. Lorsque les odeurs humaines m’indiquèrent que nous étions tout près, je ralentis la cadence pour finalement m’arrêter complètement pour que nous puissions nous cacher à travers la végétation particulière des lieux. Aussitôt, Satochi-san proposa une infiltration des lieux afin d’aller voir de quoi ça avait réellement l’air tout en retirant son bandeau du village. Il était vrai qu’aller prendre le pouls était toujours une bonne idée avant de réellement se mettre au travail, cela évitait également d’agir de façon brusque et irréfléchie. J’approuvai son idée d’un signe de tête tandis que mon bandeau m’affiliant à la Feuille disparaissait.


- Commençons par aller voir l’atmosphère dans le village puis concentrons-nous sur notre contact. Il détient certainement plus d’informations qu’il ne pouvait en écrire dans sa lettre.

S’étant entendus sur un plan, nous nous levâmes tous, prêts à partir, lorsque je me retournai vers mes ninkens.

- Désolé, les gars, mais vous allez devoir rester ici. Un véritable concert de gémissements s’en suivit. - Stop! Arrêtez! Vous allez nous faire découvrir! Vous savez très bien pourquoi vous ne pouvez pas nous suivre dans le village, mais restez tout de même à l’affut de la moindre perturbation. Profitez-en pour surveiller les entrées et sorties du village s’il y en a.

Avec ma logique implacable, ils n’eurent d’autre choix que de se plier à ma volonté et de rester tapis dans la mangrove. L’essentiel était qu’ils ne soient pas là à rien faire, il fallait les occuper si on voulait éviter qu’ils n’agissent à leur tête. Mon regard s’attarda justement un peu plus longtemps sur Aka pour cette raison, comptant sur lui pour contenir l’impulsivité de son plus jeune frère. Les choses réglées de mon côté, nous partîmes sans plus attendre vers le village, adoptant maintenant un rythme de marche que n’importe quels voyageurs errants auraient. Le bandeau était la seule chose qui me liait à Konoha, avec celui-ci enlevé j’avais l’air de n’importe qui. Comme de fait, on ne daigna à peine lever un regard vers nous lorsque nous entrâmes dans le village et un seul coup d’œil autour de moi suffit à me faire comprendre pourquoi : les gens vivaient dans un tel état de misère qu’ils en avaient bien assez de leur problèmes pour pouvoir se soucier des autres. Nous continuâmes notre marche tranquille de ceux qui n’ont aucune idée de ce qui se passe ici alors que mes yeux et mon nez travaillaient à plein régime pour noter les moindres détails que je pouvais apercevoir et pour discerner toutes les odeurs présentes autour. L’odeur amère de la peur était ce que je sentais le plus autour de moi, mais à travers le lot j’en sentais d’autres avec l’odeur forte et musquée de l’excès de confiance et repérais ainsi instantanément les responsables de tout ça. Leur odeur et aussi le fait qu’ils soient les seuls à retourner nos regards, nous dardant de leurs yeux, me permirent de conclure avec certitude que c’étaient sur eux que nous devrons nous concentrer. Je ne faisais rien pour l’instant, mais vous pouviez être certain que je ne les oubliais pas.

Toujours dans nos rôles de voyageurs, Satochi-san et moi avancions à la recherche d’une auberge, comme n’importe qui en des circonstances normales, quand soudainement je sentis une odeur atypique dans tout ce triste mélange. Contrastant avec le restant de la toile olfactive du village, c’était sans l’ombre d’un doute l’odeur de… l’espoir? Malgré moi, je m’arrêtais et me mis à la tâche de trouver d’où venait cette odeur. Jetant des regards dans toutes les directions, tel un halluciné, je trouvai finalement dans une petite ruelle coincée entre deux maisons un petit homme courbé qui nous fixait intensément de ses yeux qui avec la distance avaient l’apparence de billes. Lorsque mon regard croisa celui inquiet du Rakuzan, je lui expliquai avoir cru sentir l’odeur d’un potage, mais que ça n’avait été que mon imagination. Ce n’est qu’en recommençant notre marche et une fois que nous étions de nouveau l’un à côté de l’autre que je lui chuchotai.


- Je crois avoir repéré le commanditaire. Tournons à droite à la prochaine maison, derrière celle-ci se trouve une ruelle où il nous attend.

Un simple coup d’œil était plutôt faible pour décider qu’il s’agissait de notre contact, mais son odeur ne pouvait pas nous tromper. Personne, à ma connaissance, n’était assez habile pour jouer avec ses émotions au point de pouvoir contrôler les hormones que dégage notre corps sans même que nous nous en rendions compte. Rendus à l’intersection, nous regardâmes de chaque côté, faisant mine d’examiner les choix, avant de prendre la droite comme je l’avais indiqué au Rakuzan. Nous continuâmes notre marche le long de la maison jusqu’à arriver à la petite ruelle dans laquelle nous nous glissâmes subtilement. Devant nous se tenait le petit homme que j’avais aperçu un peu plus tôt. Sans préambule, ce dernier vida son sac.

- C’est bien vous, n’est-ce pas? Vous êtes bien ceux envoyé par Konoha? Seigneur, quel soulagement de vous voir ici, je croyais que vous n’arriveriez jamais. Vous savez combien de jours cela fait que j’attends ici pour voir passer des étrangers? Non, bien sûr que non, vous ne le savez pas. Enfin, maintenant que vous êtes là…

Comme je l’avais suspecté, ce dernier en avait beaucoup plus à dire que la missive qu’il avait envoyée. Maintenant que les bandits avaient pris le contrôle, lui, le chef du village, avait été réduit au même niveau que ces pauvres habitants. Attention, ses mots, pas les miens. Il nous raconta aussi toutes sortes d’histoires sur ce qu’ils faisaient aux hommes du village, les forçant à travailler au-delà des limites physiques, et aux femmes, les forçant à… autre chose au-delà des limites physiques. Mon estomac se serra en écoutant tout cela et m’incitait encore plus à aller m’en prendre à ces scélérats, mais je savais que c’était loin d’être la meilleure solution et qu’il valait mieux écouter ce que l’ancien chef avait à dire.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyJeu 5 Nov 2015 - 10:30


La mise en place du plan n'avait pas duré bien longtemps, après tout, les deux Jônins commençaient à avoir de l'expérience à revendre et à être capable de prendre les décisions qui s'imposaient dans les plus brefs délais.
Takeo avait accepté la proposition de Sato'. C'était une bonne chose, une divergence d'opinions dès ce stade aurait pu être problématique. Mais visiblement Takeo et Satochi possédaient une vision commune de la situation. L'Inuzuka ajouta très justement que beaucoup d'informations devaient manquer. Le quatuor ne pourrait pas passer à l'action si des pièces manquantes du puzzle n'étaient pas rassemblées. Cependant, il fut décidé que seul Takeo et Satochi mèneraient l'enquête primaire, ce qui ne rendit pas vraiment heureux les deux ninken du konohajin. Un véritable concerto s'engagea, mais ils furent rapidement contrôlés par leur Maitre. Satochi de son côté fit apparaître un clone. Ce dernier allait rester et communiquer par auto-destruction si c'était nécessaire les éventuelles informations que Aka' et Sei' auraient pu flairer.


C'est donc en duo que l'Inuzuka et le Rakuzan pénétrèrent dans le village. Il y régnait un cruel sentiment de désolation, les habitants, les maisons, tous étaient dans un état pitoyable. Les hommes avaient l'air éreinté, les femmes complètement au bout du rouleau. Le constat était alarmant, le duo allait devoir se montrer vigilent tout en mettant un terme au calvaire que vivaient chaque jour ces pauvres gens.
Ses sens en éveil, Satochi s'occupait à repérer les sources de chakra les plus imposantes. Il y en avait un certain nombre qui écrasait même la présence des autres. Il y avait ici de gros morceaux.
Le brun comprenait un peu mieux pourquoi les gens étaient obligés de se soumettre. Les Konohajins étaient discrets, mais en plus d'être relativement puissant, ces mecs n'avaient absolument aucune retenue, ils fixaient avec intensité les deux jeunes hommes sans sourcilier. Il était cependant encore difficile de déterminer qui était le Chef de tout ce bordel.


Ils étaient à la recherche d’une auberge et c’est pendant plusieurs dizaines de minutes qu’ils arpentèrent le village à la recherche d’un lieu similaire.
C’est la soudaine agitation de l’Inuzuka qui attira l’attention de Sato’, leurs regards se croisèrent et Takeo informa qu’il avait peut-être trouvé le mandataire de cette mission. Hochant discrètement la tête, le Rakuzan continua de le suivre.
Ce fut dans une petite ruelle sombre qu’ils tombèrent nez à nez avec une vieillard. Satochi ignorait comment l’Inuzuka avait pu le retrouver, mais d’après ces premières paroles, il y avait fort à parier qu’il était bien celui qui avait fait appel à Konoha.


Le vieillard continua sa prise de parole en racontant toute les choses qui se passaient ici. Des révélations à faire frémir les plus sensibles. Hommes ou femmes… Ils étaient tous persécutés et les atrocités commises hérissèrent le poil du Rakuzan pendant plusieurs instants. Lors de cette mission, il allait falloir mettre les émotions de côtés, quelques choses que Sato’ n’aimait pas vraiment faire, mais il le fallait, pour tout ces gens.

- Bonjour Monsieur, nous sommes effectivement des shinobis de Konoha, je suis Okizawa Moru, nous avons fait au plus vite, voici mon coéquipier dit-il en présentant Takeo. Nous sommes venus pour aider votre village à se sortir de cette situation, c’est pourquoi nous avons besoin de tout les détails sur les personnes qui font régner la terreur ici. Leurs noms, leurs nombres, leurs facultés, leurs plans. Chaque détail compte, plus il y en aura et mieux, nous pourrons vous aider.

Il avait donné une fausse identité, mais après tout pour l’instant, ils étaient sous couverture et désormais, il attendait la réponse du vieil homme avant de se rappeler qu’ils se trouvaient au milieu d’une ruelle.

- Vous n’auriez pas un endroit tranquille où nous pourrions parler ? Nous voulons vous évitez un maximum de problèmes supplémentaires.

Sato' s'arrêta là, Takeo aurait sûrement ses propres questions à poser, il n'allait pas monopoliser la parole indéfiniment.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyDim 8 Nov 2015 - 19:14

Racontant atrocité après atrocité, je me fis violence pour l’écouter jusqu’à la fin, conscient que la moindre information pouvait être importante. Mes oreilles en avaient assez entendu après les premières minutes, mais je ne pipai mot alors que le vieillard terminait son exposé lugubre de la situation dans le village. Intérieurement, je me félicitai d’avoir gardé mes ninkens à l’extérieur avec un clone de Satochi-san; ces derniers n’auraient certainement pas encaissés le tout avec autant de tact. Finalement, le chef déchu s’arrêta et nous laissa digérer le tout. Après quelques secondes de silence, ce fut le Rakuzan qui prit les devants en se présentant sous la traditionnelle fausse identité tout en entrelaçant vérité et mensonge pour couvrir nos arrières. J’offris ma nouvelle identité accompagnée d’un bref hochement de tête tout juste après le Jônin afin de le laisser poursuivre. Ce dernier embarquait directement dans le vif du sujet en demandant à l’homme toutes les informations dont il disposait sur ceux qui avaient pris le contrôle du village. Satochi l’incita à révéler ne serait-ce que le plus petit détail puisque chaque détail comptait.

Nous n’avion s pas laissé au vieillard dix secondes pour rassembler ses pensées que nous le dérangions à nouveau, mais avec raison. En effet, comme le soulignait mon coéquipier, si cet endroit avait été bon pour se rencontrer ce n’était pas le meilleur coin si nous voulions discuter, encore moins d’informations sensibles comme celles qui allaient venir. Approuvant du chef, nous attendîmes une réaction du chef… non, de l’ancien chef afin qu’il nous montre le chemin. Ce dernier se dandina sur place quelques secondes et brièvement l’odeur rance du doute. Mais aussi vite qu’elle était apparue l’odeur disparut et l’homme nous demanda de bien vouloir le suivre jusqu’à sa demeure où nous serions plus en sécurité. Lui emboitant le pas, nous marchâmes sous les regards brûlants des bandits. Étrangement, pourtant, ils ne semblaient pas vouloir en découdre. J’étais prêt à mettre ma main au feu qu’ils avaient deviné que nous ne préparions rien de bon et malgré cela ils ne faisaient aucun mouvement dans notre direction. L’ancien chef aurait-il gardé un semblant de statut, en reconnaissance de sa position? Ou bien ne voulaient-ils pas créer de grabuge en plein jour. Peu importe la raison, nous arrivâmes jusqu’à sa maison sans altercations et entrâmes silencieusement. Sa démarche changea une fois de retour chez lui, devenant soudainement plus grands lorsque ses épaules n’étaient pas voutées vers l’avant. Il nous invita dans un petit salon et une fois assis nous nous remîmes rapidement aux choses sérieuses.


- Je vous en prie, Ojiisan. Même les détails les plus insignifiants peuvent être cruciaux, lui dis-je afin de l’inciter à poursuivre là où nous avions commencé dans la ruelle.

Ce dernier prit une grande inspiration, rassembla ses pensées, et déballa tout ce qu’il s’avait sur eux. Étant le chef du village, ou du moins l’ayant été, il avait un des seuls à avoir communiqué avec eux et à les avoir réellement vus; ses informations étaient donc de première source. La petite organisation comportait dix membres, un chef et neufs autres divisés en trois groupes de trois. Eux-mêmes étaient composés d’un Capitaine ainsi que de deux subalternes et chaque groupuscule était responsable d’une partie du travail. L’une d’elles était sur la protection du village pour empêcher quiconque de mettre fin à leur manège, une autre surveillait les travaux des villageois et la dernière s’assurait que les gains étaient redistribués. Ainsi, rien n’était négligé et leurs arrières étaient couverts de partout. Enfin, c’était ce qu’ils pensaient puisqu’on venait tout juste de prouver qu’il y avait certaine lacune dans la première équipe. Il n’avait croisé que le Chef – Kaido, un géant avec une crinière de cheveux – et les Capitaines – Kenshin, un épéiste aveugle, Ishida, un petit homme avec une fine moustache et une petite barbichette, et Mayuri, la seule femme du groupe – mais de ce qu’il avait pu voir c’était dans la première équipe que se retrouvaient les durs-à-cuire, dans la deuxième se retrouvaient les petits malins et observateurs et dans la dernières il y avait les calculateurs et fins stratèges.


- Je suis désolé, messieurs, de ne pouvoir vous en dire plus. J’aurais aimé vous dire tout ce que vous voulez savoir, mais en savoir un peu trop finit par être dangereux, vous comprendrez.

- Évidemment, nous sommes bien placés pour le savoir. Merci beaucoup pour toutes les informations vous nous avez donné, Ojiisan. Nous saurons comment nous débrouiller avec ceci.


Certes, au final nous avions eu moins d’informations que le Rakuzan et moi aurions souhaitées, mais c’était toujours un début. Qui plus est, nous ne ressortions pas complètement penaud de cette rencontre puisque nous avions maintenant une meilleure idée de l’organisation de ce petit groupe. Le chef ne devrait pas être trop difficilement identifiable et ses Capitaines non plus si on se fiait à leur champ d’expertise respectif. Remerciant le chef du village, nous lui demandâmes une dernière faveur en lui demandant si nous pouvions commencer à nous organiser à l’étage. Un large sourire fendit le visage du vieil homme qui nous invita à nous installer dans une des chambres à l’étage. Nous ferions le point sur ce que nous venions d’apprendre puis déciderions si nous restions en ville ou si nous retournions rejoindre les autres. Le clone de Satochi-san ne semblait pas avoir rencontré de difficulté, nous n’étions toutefois pas pressés de quitter le village. Après tout, nous serions peut-être capable de glaner quelques informations supplémentaires avant la fin de la journée.

- Alors, que penses-tu de tout ça, Satochi-san? Un sacré nœud que nous avons à démêler, tu ne trouves pas?
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMer 11 Nov 2015 - 10:22


Durant plusieurs minutes les deux konohajins embarqués dans cette mission délicate sous une fausse identité écoutèrent les paroles de l’ancien Chef de ce village. Un Chef déchu de ses fonctions qui n’avait pas eu d’autre choix que de se soumettre à la force de la petite confrérie de bandit qui avait élu domicile ici.
Mais avant que la discussion n’aille plus loin, le brun avait demandé à ce que le petit trio rejoigne un endroit plus tranquille. Si la situation était si critique en ville alors la rue ne pouvait pas être un lieu de discussion sûr. Ils n’étaient pas à l’abri d’une oreille indiscrète qui viendrait ainsi perturber leur petite venue secrète à Ki no Kuni.


L’homme accepta et après quelques petites minutes de marche sous les regards persistants des nombreux bandits côtoyant la rue, les trois hommes arrivèrent finalement devant une maison singulière. L’ancien Chef les invita à rentrer et rapidement ils se remirent dans le vif du sujet sous les supplications de Takeo.

Ce fut qu’après quelques secondes de recherche dans sa mémoire qu’il déballa finalement un bon nombre d’information pas négligeables.
Les Konohajins apprirent alors plus de choses sur l’organisation de malfrat qui faisait régner la terreur dans ce pauvre village.
Une organisation composée de dix personnes. Un Chef, trois Capitaines et deux “Sous-fifre”.
L’ancien Chef du village fit également une description physique des quatre plus hautes têtes de l’organisation qui serait donc dirigée par un colosse du nom de Kaido.
Les trois Capitaines tous différents les uns des autres se prénommeraient Kenshin, Ishida et Mayuri, la seule femme du quatuor.
Kenshin était un épéiste aveugle et Ishida un homme possédant une fine moustache et une petite barbe.
Tout ceci était de précieuses informations qui allaient permettre à l’Inuzuka et au Rakuzan de bâtir un plan pour venir en aide à ce village en détresse. Ce que Takeo annonça au vieil homme qui avait manifesté sa déception de ne pas pouvoir aider plus. Mais il en avait déjà fait beaucoup et il accepta que les deux shinobis se réunissent à l’étage pour parler de tout ça. Takeo demanda alors à Sato’ ce qu’il pensait de tout cela.


- Je verrais plutôt cela comme un serpent ennuyeux, sais-tu comment on tue un serpent ? dit-il en prenant une brève pause. En lui coupant la tête.

Ce message était clair et net qui signifiait que le Chef devait tomber. Ainsi si cela venait à arriver alors tous les autres cesseraient de jouer les petits Mac des bas quartiers. Mais s’il était le Chef il était probablement le plus dur à atteindre.

- Notre cible c’est Kaido. S’il est le plus puissant alors je parviendrais à le trouver sans problèmes. Mais il ne sera sans doute pas seul. C’est pourquoi je te propose de le forcer à se montrer et pour cela. Il faut cibler les Capitaines. Si ses trois plus fidèles “soldats” tombent, il sera forcé de se montrer pour préserver son petit traffic.

L’instant d’après, le regard du brun s’obscurcit.

- Au passage, on se passera d’épargner les sous-fifres et les partisans de ce régime. Trop d’horreurs ont été commises ici sur les terres des mes ancêtres. Je pense pas être capable de donner la moindre chance à au moindre gaillard puant le malfrat à des kilomètres.

Satochi ne savait pas ce que Takeo allait en penser mais être sur la défensive trop longtemps n’allait pas résoudre le problème. Pire encore, la vie du vieil homme pouvait être en danger.

- Pour Ojisan, nous ne pouvons pas le laisser seul. Vu les regards que nous avons reçu tout à l’heure. On ne peux pas se permettre de le laisser sans protection. Il sera forcément la première cible en cas d’interrogation

Satochi replongea dans ses pensées, revenant au sujet initial de la réunion. L’explosion de cette organisation, Sato’ continua sur le sujet des Capitaines.

- Pour ce que est des Capitaines, je suis persuadé que Kenshin est un expert en sensorialité. S’il est aveugle et Capitaine, c’est qu’il doit avoir des capacités assez avancées… Pour les deux autres, je ne sais pas vraiment… Kenshin sur un point de vue stratégique est la cible à abattre. Car privée de ce gars. L’organisation perdra peut-être l’unique source de repérage.

D'autant plus que l'ex-Chef avait informé les deux konohajins que l'unité la plus puissante était la première. Ayant cité Kenshin en premier... Et par déduction logique. On pouvait donc s'attendre à ce que cette unité soit la plus puissante des trois. Le Chef de cette dernière mort... Il était certain que des doutes finiraient pas se créer.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMer 11 Nov 2015 - 22:10

Alors que je comparais cette situation à un nœud, le Rakuzan voyait plutôt tout cela comme un immense serpent des plus ennuyeux. Je dirais plutôt dangereux qu’ennuyeux, doutant que nous ayons le temps de nous ennuyer durant cette mission, mais je continuai de l’écouter alors qu’il proposait une méthode simple et pourtant très efficace contre tous les serpents : couper la tête. Bon d’accord, ça marche avec pas mal tout le monde, mais c’est ainsi que va l’expression alors faites avec. Je mis une fraction de seconde à comprendre où il voulait en venir, en même temps qu’il l’explicitait. Je devais reconnaître que s’occuper du chef était toujours une bonne façon de résoudre les problèmes, mais comment allions-nous nous rendre jusqu’à lui avec tous ses sous-fifres lui tournant autour?

Satochi-san répondit aussitôt à ma question silencieuse en détaillant son plan. À mesure qu’il prenait forme, le plan devenait de plus en plus clair et efficace. Il serait téméraire de nous jeter directement sur Kaido, mais en même nous ne pouvions pas perdre notre temps à aller s’occuper du moindre petit soldat. C’était pourquoi nous viserions directement les Capitaines. C’était eux qui faisaient le lien entre le Chef et les subalternes, sans eux le Chef se retrouvait isolé et sans renforts. De plus, perdre tous ses officiers le forcera sûrement à se pointer. J’opinai du chef devant les propositions, lui signifiant que jusqu’à date je n’avais rien à redire sur ce qu’il proposait et qu’il pouvait continuer dans sa lancée. Mon expression se rembrunit à ses prochaines paroles, mais je comprenais leur fondement. J’ignorais que le Rakuzan avait des racines à Ki, cela ne faisait que plus de sens que nous cherchions à ne pas épargner aucun d’eux. J’étais toutefois contre la moindre chasse à l’homme.


- Je suis d’accord que nous n’épargnions personne sur notre chemin, sauf qu’il ne faut pas oublier que Kaido et ses Capitaines restent nos cibles principales. C’est sur eux que nous devons concentrer nos efforts, car une fois qu’ils seront partis ce qui est en-dessous s’écroulera de lui-même.

Loin d’être contre son idée, je voulais simplement lui faire réaliser que nous avions des priorités, un plan que nous étions en train d’échafauder et ce n’était pas en se laissant dominer par notre soif de vengeance que nous allions résoudre quoi que ce soit. Pire même, des fois nous pouvions être aveuglés par nos émotions et manquer un détail crucial. Je me rappelais lorsque j’avais posé les yeux sur tous ces ninkens emprisonnés la rage qui m’avait consumé, mais j’étais resté maître de mes émotions et avais même été capable de les libérer. Si j’avais laissé ma colère prendre le dessus, je n’aurais probablement pas pensé à faire ce que j’avais et me serait au lieu jeté sur l’attroupement de bandits. Plus qu’une question de priorités, c’était également une question de ressources humaines. Nous n’avions pas la force nécessaire pour s’attarder sur chacun d’eux, il était donc fortement déconseillé de gaspiller notre énergie sur des sous-fifres si les haut-gradés semblaient être un défi en eux-mêmes.

Une fois cette question réglée, le sujet dévia sur notre bienfaiteur à l’étage du dessous qui courrait un grave danger. Au moindre mouvement de rébellion ils viendront sans doute s’en prendre à l’ancien chef du village, que ça soit pour savoir de qui il s’agit que pour lui infliger des représailles. Après tout, qui de plus plausible que l’ancienne personne au pouvoir pour tenter de le leur enlever? Le pire, c’est qu’ils auraient raison. Enfin, il fallait donc trouver un moyen pour protéger le chef du village lorsque nous serons partis pour terminer cette histoire. Je me rappelai alors la délégation que nous avions laissée à l’orée du village.


- Et ton clone? Il ne pourrait pas rester et faire office de garde du corps pour lui? Il est hors de question que je laisse de nouveau mes ninkens derrière moi, encore plus si c’est pour taper du méchant, mais lui…

Je ne voulais pas dire que c’était un simple clone, étant une extension de Satochi-san et ignorant comment il réagirait à la remarque, je me contentai de laisser la phrase en suspens en espérant qu’il comprenne mon point. Je ne voulais pas perdre de force de frappe en divisant nos effectifs, mais on ne pouvait tout de même pas amener Ojiisan avec nous! C’était pourquoi le clone était une option idéale. D’un autre côté, un seul coup des bandits et le vieillard se retrouvait avec plus aucune protection. Il va falloir en discuter plus longuement, une partie de notre mission était aussi d’empêcher ce genre d’événements d’arriver. Laissant de côté le pauvre homme, nous nous repenchâmes sur les Capitaines, nos premières cibles. Des trois, nous fûmes tous les deux d’accord que Kenshin était le plus dangereux des trois. Comme le Rakuzan le soulignait, il y avait de fortes chances qu’il soit spécialisé en sensorialité pour compenser le désavantage naturel de sa cécité.

- Je suis tout à fait d’accord, Kenshin devrait être celui sur lequel nous devons commencer à frapper. Cela portera également un grand coup à leur puissance offensive et diminuera grandement leur influence sur les villageois.

Nous entendant sur ce point, notre première cible devint évidente. Nous parlâmes pendant plusieurs minutes de différentes façons de s’occuper de l’aveugle jusqu’à ce que je sente une odeur étrangère près de nous. Pris dans notre conversation, je ne l’avais pas senti avant maintenant et me levai aussitôt de la chaise sur laquelle j’étais assis. Je restai immobile pendant plusieurs secondes, humant l’air à la recherche de cette odeur, mais elle semblait s’être résorbée au moment où je l’avais remarqué. Comment était-ce possible? Elle était juste à côté quelques secondes plus tôt et là elle était complètement disparue, en plein milieu de la demeure d’Ojiisan. Reléguant l’incident comme une hallucination olfactive, je poursuivis notre discussion sans m’en préoccuper de nouveau. En quelques minutes, un plan s’était formé : Kenshin, Mayuri et Ishida. La seule raison pourquoi nous avions décidé d’aller s’occuper de Mayuri ensuite était qu’après la mort de Kenshin on pensera tout de suite à mettre le deuxième capitaine en sécurité, laissant la troisième sans renforts. Comme convenus, nous convergerons ensuite vers Kaido qui aura sorti de sa cachette à l’annonce de la mort de ses trois Capitaines. Le plan était établi, tout de même sujet à des changements selon les événements, et il était maintenant temps d’aller rejoindre les autres.

- Maintenant que tout est prêt, je crois qu’il est temps d’aller rejoindre les autres, voir si quelque chose s’est passé de leur côté. Ils m’en voudraient si je les oubliais pour un tel combat.

J’offris un sourire gêné à Satochi-san. Ça semblait un peu ridicule à dire, mais vous ne vouliez absolument pas qu’un ninken vous tienne rancune. Autant que possible, je faisais mon possible pour leur faire plaisir – compromettant lorsque je peux – et éviter qu’ils m’en veuillent. Déjà qu’avec juste Akamori j’étais prudent, je devais redoubler de prudence maintenant que Seimori s’était joint à nous. C’était donc impensable que je les laisse comme guets alors que je tirerais tout le plaisir de cette mission. J’étais également curieux de savoir si quelque chose s’était bel et bien déroulé lors de notre absence, cela nous donnerait peut-être d’autres pièces du puzzle. Après tout nous savions qu’ils avaient pris les choses de force, mais c’était toujours un mystère à savoir comment exactement ils s’y étaient pris.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyJeu 12 Nov 2015 - 11:00


Takeo comprit l’allusion faite par le Rakuzan au sujet du serpent, ce qui permit aux deux konohajins de se mettre en quête d’un plan qui visait à faire rouler la tête du prénommé Kaido, le Chef de la petite bande de Bandit qui faisait des ravages dans ce petit village perdu au milieu des mangroves.
Les deux Jônins se devaient de trouver une solution la plus optimale possible en terme de réussite, mais également en terme de sécurité pour la population.
Cette dernière ayant déjà beaucoup soufferte, les deux shinobis du Pays du Feu devait empêcher que la population se retrouve à devoir bâtir de nouvelle maison, des nouvelles échoppes suite à un combat pourtant inévitable.


L’Inuzuka fut toutefois d’accord sur le fait de n’épargner personne. Il rajouta cependant que Kaido et ses sbires étaient les principales victimes. Disait-il cela enfin de prévenir le Rakuzan de ne pas se laisser vaquer à ses pulsions de vengeance ?
Cependant, Taco n’avait rien à craindre. Les souches familiales du Rakuzan ici était encore très vague pour lui et remontaient à plusieurs générations. Le brun n’avait ici que de la haine pour ce que ces bandits avaient fait à ces pauvres villageois ainsi que ces pauvres villageoises.


Ils continuèrent ainsi à monter leur petit plan et lorsque ce dernier fut pratiquement terminé à l’exception d’un ou deux petits détails, la conversation se porta inévitablement sur l’aspect protecteur de l’Ordre de Mission. Sato’ trouvait normal de protéger celui qui les avait appelé ainsi que celui qui les avait informé de toutes les informations que les deux shinobis de la feuille détenaient désormais.
Il avait joué gros, et c’est pourquoi la reconnaissance de Rakuzan l’interdisait d’ignorer ce vieillard.


Takeo et Sato’ débâtirent pendant plusieurs longues minutes sur la façon la plus efficace en terme de protection.
Premièrement, ils ne pouvaient pas embarquer le Chef du Village avec eux, cela rendrait les choses trop suspicieuses.
Deuxièmement, ils ne pouvaient pas rester ici indéfiniment en laissant les ninkens de Takeo derrière. L’Inuzuka en aurait forcément besoin pour le combat à venir.
L’ultime solution se porta donc sur un clone du Rakuzan. Une bonne idée en soit, très sûre pour les Konohajins, ce qui leurs permettraient de rejoindre sans problèmes Akamori, Seimore et le Clone laissés derrière. En revanche, un clone ce n’est pas très résistant. Cette solution était ainsi pour le vieillard, une solution bancale en guise de sécurité.


Satochi songea durant plusieurs instants perdus dans ses pensées avant de répondre à la proposition de son frère d’armes.

- Une chose est sûre, je ne peux pas dire à mon clone de rappliquer, je suis persuadé que les murs ont des oreilles ici… Cela serait trop louche de voir quelqu’un avec mon apparence passer une nouvelle fois. Si on procède comme ça… Je devrais invoquer un nouveau clone ici et détruire l’autre. Mais je ne suis pas certain que ça soit la solution la plus optimale.

Quelques secondes passèrent…

- Je vais m’occuper de ça en attendant que tu reviennes avec tes Ninkens. Si comme je le pense les murs ont des oreilles alors je pense qu’on finira par nous retrouver, nous sommes peut-être déjà grillés et la sécurité d’Ojisan est donc plus que bancale. Je suis donc le seul qui peut le protéger assurément. Au mieux, j’aurais déjà à me frotter à un Capitaine, au pire, je serais attrapé et je serais ainsi bien plus proche de Kaido que ce que nous l’espérions… C’est à double-tranchant.

Ils n’avaient pas trente-six mille solutions. Et dans le pire des cas, Satochi faisait totalement confiance à l'Inuzuka et rapidement, l’attention des deux hommes se porta à nouveau sur leurs adversaires. Kenshin serait la première cible du duo konohajin. C’est lorsque cette certitude fut validée que Takeo se leva brusquement humant l’air comme si une odeur l’avait alerté.

- Tu sens quelques choses ? demanda-t-il intrigué.

Takeo devait se soucier de chaque odeur, la moindre petite anomalie devait être anticipée, clarifiée puis classée. Ils n’avaient pas le droit à l’erreur lors de cette mission.
Le plan fut ensuite terminé, il était temps de passer au chose sérieuse.
L’ordre d’attaque était décidé, la chasse allait bientôt pouvoir commencer. Satochi créa un clone qui servirait juste à escorter Takeo, il se détruirait ensuite.


- Fais au plus vite, je me charge de la sécurité du vieil homme.

Ils descendirent en même temps de l’étage et Takeo quitta le domicile accompagné du double du Rakuzan.
Laissant ainsi seul Satochi et l’Ancien Chef du Village.

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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMar 17 Nov 2015 - 19:36

Ce qui était bien quand on faisait une mission non seulement avec un shinobi d’expérience, mais aussi quelqu’un avec qui je m’entends bien comme Satochi-san, c’était que nous étions souvent sur la même longueur d’ondes, ou bien cela ne prenait que peu de temps à venir avec un plan et des solutions pour chaque éventualités. Comme quoi connaître ses frères d’armes était toujours important et économisait beaucoup de temps pour réagir aux situations. Néanmoins, nous arrivâmes tout de même à une impasse lorsque vint le temps de protéger le chef du village. Malheureusement, nous ne pouvions être partout en même temps et il fallait organiser nos priorités. Assurer sa sécurité était importante, certes, mais le sort du village au complet prévalait sur le sien. Il fallait aussi penser que nous avions peut-être déjà été repéré avec l’ancien chef, dans lequel cas le protéger ne servirait plus à rien. Même après avoir échangé sur le sujet, nous n’arrivions toujours pas à trouver une alternative qui nous convenait. Nous décidâmes de laisser le tout mijoter alors que nous passions à un autre sujet important : Kenshin. Automatiquement, nous l’avions tous les deux identifiés comme la menace la plus importante venant des Capitaines. C’était donc lui le premier sur lequel nous devions nous pencher. Nous fûmes toutefois dérangés par une odeur qui vint et s’en alla quasi instantanément, ce qui me fit lever de surprise.

- Oui, mais non… Il y a une seconde elle était là et la seconde d’après elle a disparue…

Non seulement n’avais-je pas eu le temps d’identifier de qui venait l’odeur, mais je n’avais pas non plus eu le temps d’identifier qu’elle odeur s’était. De mémoire, c’était quelque chose de fort et acide, un peu comme du vinaigre. Mais c’était tout ce que je pouvais dire pour l’instant. Il faudra que je reste attentif à cette odeur, peut-être la sentirai-je quelque part d’autre dans le village. Pour tout le restant de notre réunion stratégique, je restai à moitié concentré à guetter l’odeur de tout à l’heure. Heureusement pour nous, elle ne revint pas nous déranger et nous pûmes compléter l’ensemble de notre plan en ce qui concernait les Capitaines. Pour Kaido, nous verrions rendus là. Quand vint le temps de retourner vers nos comparses que nous avions laissés en bordure du village, le Rakuzan fit apparaître un autre clone pour m’accompagner afin de ne pas réveiller les soupçons alors que lui-même restait avec Ojiisan. J’hochai la tête, puis quittai le domicile du vieil homme pour prendre la direction de l’extérieur du village. Sans paraître pressé, nous ne prenions pas notre temps non plus et nous atteignîmes relativement rapidement les autres.

- Ils n’ont pas été trop désagréables, j’espère? demandai-je à la blague au clone alors que celui qui m’accompagnait jusqu’à date disparaissait dans un nuage de fumée.

Ainsi, je n’aurais pas deux Satochi qui se trimballeraient avec moi dans le village et le vrai savait maintenant que j’avais rejoint les autres. Je reçus deux regards noirs qui changèrent vite une fois que je les eu cajolés. Pendant ce temps, le clone me mettait au courant de ce qu’ils avaient aperçus, soit pas grand-chose mis à part des rondes de gardes. Aucune entrée ou sortie suspicieuse ou d’activité anormale, vous parlez d’une déception. Enfin, cela ne rendait notre tâche que plus simple s’il y avait si peu de résistance de la part des bandits. Sans plus attendre, nous quittâmes le couvert des arbres et entrâmes de nouveau dans le village, cette fois-ci faisant attention de ne pas passer par le même chemin. Déjà qu’il nous avait vu entrer puis sortir, nous voir rentrer ne ferait qu’élever leurs soupçons. Avec toute la discrétion dont nous pouvions faire preuve en plein village, nous prîmes un détour pour nous rendre jusqu’à la maison d’Ojiisan. Grâce à Satochi-san qui était resté avec lui, son odeur me permettait de le retrouver n’importe où dans le village. Arrivé à destination, je cognai légèrement avant d’entrer pour ne pas rester dehors trop longtemps. Le moins de gens nous voyait entrer dans cette maison, le mieux c’était pour nous. En entrant, j’eu la surprise de ne voir personne. J’avais pourtant senti l’odeur du Rakuzan.


- Satochi-san?

Malgré moi, une pointe d’inquiétude perçait dans ma voix. Les circonstances de notre venue ici était plus que particulières, ce qui pouvait parfois me rendre un peu parano. J’étais sûr que son odeur était ici et pas ailleurs dans le village, signe que nous aurions été compromis, et pourtant je n’avais aucun visuel du Jônin, ni même du vieil homme. Au final, c’était ce que je crois qui me rendais le plus nerveux dans toute cette situation : il n’y avait aucune trace du l’ancien chef du village. Étaient-ils passés par la maison pendant que je n’étais pas là, pendant que j’étais parti chercher mes ninkens? Non, ils devaient sûrement qu’être à l’étage, où nous avions discuté de notre plan. Qu’une précaution de plus pour protéger le vieillard. S’ils ne voyaient personne, ils penseraient simplement qu’il n’était pas à domicile et iraient le chercher plus loin. Comme pour me rassurer, je me dirigeai vers les escaliers et les montai deux à deux. J’ouvris la porte un peu trop brusquement ce qui fit sursautai les deux personnes à l’intérieur : Satochi-san et Ojiisan. Sûrement leur conversation les avait empêchés d’entendre mon appel. Je cachai mon soulagement – je ne voulais pas qu’ils sachent que je m’en étais fait pour un rien – et les rejoint autour de la table.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMar 17 Nov 2015 - 21:25


Takeo venait tout juste de sortir de la maison de l'ancien Chef du Village accompagné d'un nouveau clone de Satochi afin de ne pas éveiller les soupçons. Satochi était ainsi le seul garde du corps du vieil homme.
Le brun restait sur ses gardes repensant à ce qu'avait dit Takeo quelques minutes plus tôt au sujet d'un odeur que ce dernier aurait capté.
Songeur, il se vit proposer un verre d'eau par le maître des lieux. Une offre qu'il accepta naturellement tout en s'installant à table le regard concentré.


Il prenait cette tâche très au sérieux, il devait protéger l'homme qui les avait contacté jusqu'à ce que Takeo soit de retour. L'Inuzuka ne serait pas très long. C'est pourquoi le brun devait se montrer particulièrement attentif.
Ce n'est que quelques instants plus tard qu'il déposa son verre sur la table tout en prononçant ces quelques mots.


- Pas la peine de te cacher. Tu ne trompes personne avec ton camouflage de débutant.

L'instant d'après un homme apparu hors du décor de la pièce alors que le visage du Vieillard devint alors effrayé.
La porte fut forcée et les vitres brisées. Cinq autres personnes furent ainsi éruption dans la pièce.
Ojisan se recroquevilla sur lui-même comme si la mort venait de frapper à sa porte.
Le Rakuzan se leva calmement et se retourna vers ce qui semblait être ses adversaires à suivre, le visage fermé et l'air sévère.
Il n'allait pas y aller de main morte.


- Sortez de cette maison. Elle n'est pas votre propriété.
- Dans cette ville. Tout est à nous gamin.

Comptant, ses assaillants. Sato' pu comprendre qu'en face de lui se trouvait la petite frappe de l'organisation criminelle qui avait élu domicile ici.
Un peu d'exercice allait lui faire le plus grand bien. Et puis c'était inévitable de toute façon donc autant qu'il se prépare.


L'un de ses opposant sortit une petite machette et s'élança vers le Rakuzan sous les sanglots de terreurs de Vieil Homme.
L'air s'engouffra alors subitement dans la pièce et en un battement de cils l'attaquant fut prisonnier d'une énorme main faite de cendres.
Sans la moindre pitié, comme il l'avait assuré plus tôt. Satochi s'exécuta et la main broya le corps de son premier assaillant.
Les regards chez ses adversaires se tendirent tandis qu'il avança d'un pas puis d'un autre en direction des sous-fifres.
Il devait détourner l'attention de ces guignols sur lui afin d'assurer la vie du contact des Konohajin au sein de ce village.


Deux autres s'armèrent de leurs katanas et se jetèrent sur le brun. Un troisième composa une série de mudra et expulsa un filet d'eau sur le Rakuzan qui fut projeté vers un mur situé derrière lui.
Il n'y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard. Il se releva, son unique kimono légèrement déchiré par les éclats de verre sur lesquels il était tombé.
C'est alors qu'un cri émanant d'une voix qu'il connaissait bien résonna dans la pièce.


Le vieux. Il était en danger. Deux des bandits étaient sur le point de mettre fin à ses jours. Mudra effectué en quelques fractions de seconde une nouvelle bourrasque frappa au sein de la maison mettant tout sans dessus dessous. Des lames fendirent l'air et découpèrent en deux les corps des deux agresseurs.
Il n'en restait plus que trois désormais. Sato' était capable d'en venir à bout. Il allait s'y employait tout de suite avant que le Vieil Homme soit blessé.
Il avait l'avantage les sous-fifres étaient terrorisé. L'un d'eux commit une erreur. Il se jeta sans réfléchir et une nouvelle main de cendre de taille humaine cette fois-ci attrapa le poignet de l'adversaire du Rakuzan.
Se dernier se releva une sphère de lave dans sa main. Cette dernière plongea la pièce dans la chaleur magmatique. Et le visage de la cible passa de la peur à la terreur.


- C'est un Yogan !!!

L'instant d'après Satochi sentit une douleur lacérant son dos. Une douleur si intense qu'il s'écroula sans avoir pu livrer son attaque. Stupide. Il l'avait été. Il avait baissé sa garde et voilà le résultat. Un dernier regard vers l'auteur de sa défaite. Un homme armé d'un sabre et portant un bandeau. Sato' avait visé Kenshin. Mais c'était Kenshin qui visiblement était venu à lui. Il perdit connaissance.


********************


Pendant ce temps-là à quelques kilomètres seulement. Takeo était finalement parvenu à retrouver ses deux ninkens. Son devoir accompli. Le clone du Rakuzan disparu.
L'Inuzuka était loin de se douter à cet instant. De ce qu'il se passait dans la demeure d'Ojisan.
Il demanda au clone du Rakuzan si Aka et Sei n'avaient pas causé trop de problèmes et demanda surtout si rien d'alarmant n'avait été remarqué.


Après avoir reçu deux réponses négatives. Le Jônin du clan Inuzuka se remit en marche.
Il finit par arriver prêt de la maison du vieil homme où était supposé l'attendre Satochi. Le Clone disparu et Takeo se présenta devant la porte. Toqua et face au manque de réponse entra.
La maison avait l'air intact.
Seulement ni Satochi, ni Ojisan semblaient présents. Pourtant, les sens de l'Inuzuka ne le trompaient pas. Il sentait des choses vraies. Et c'est pourquoi il se précipita à l'étage pour y finalement découvrir Sato' et l'Ancien Chef sursautant après son entrée.


Pourtant, il venait bel et bien de tomber dans un piège. Sa vision se troubla et il se retrouva au bas de l'escalier.
La pièce se transforma et laissa alors apparaitre les traces de la lutte qui s'était terminée quelques minutes auparavant seulement. Trois hommes apparurent alors Formant un triangle autour de Takeo.
Que signifiait tout ceci ? Une chose était certaine. Sato' avait livré bataille ici. Il y avait laissé du sang, plusieurs morceaux de vêtement. Et un rez-de-chaussée complètement en bazar.
Mais son corps avait bel et bien disparu.

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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMer 18 Nov 2015 - 22:06

Je fis quelques pas dans la salle afin de rejoindre Satochi-san et Ojiisan autour de la table lorsque ma vision commença à sa troubler. Qu’un petit point au début, ma vision devint rapidement complètement embrouillée à un point tel que je ne voyais presque plus rien devant moi. On aurait dit que mes yeux étaient plein d’eau, m’empêchant de discernes mes alentours, mais aucune larme ne brouillait ma vue. Les deux hommes devant moi n’étaient plus que deux taches indistinctes, j’eus soudain une pensée pour Aka et Sei. Je me dépêchai de baisser le regard vers eux, mais je fus soudain pris d’un vertige qui me donna une telle nausée que je me sentis tanguer sur mes jambes. Heureusement, je gardai mon équilibre et arrivai même à retenir le contenu de mon estomac, non sans quelques efforts. Je pouvais faire une croix sur mes ninkens, je devrai attendre que tout ceci ne passe avant de pouvoir avoir une chance de m’occuper d’eux. J’étais devenu quasiment aveugle, mais tous mes sens étaient alertes à la moindre attaque. S’ils pensaient m’avoir avec un tel piège, ils se trompaient. Malheureusement pour moi, j’étais tombé dans une autre sorte de piège.

Après ce qui me parut littéralement comme une éternité, ma vision commença à s’éclaircir pour totalement se rétablir. Je clignai des yeux à plusieurs reprises afin de m’assurer que mes yeux étaient bien normaux puis réalisai finalement où j’étais : de retour en bas des escaliers. Que se passait-il? Quand avais-je descendu les marches et comment? Beaucoup de questions se bousculaient dans ma tête lorsque mon corps se mit à bouger de lui-même. Alarmé, je ne pouvais que me regarder monter les escaliers à nouveau et me diriger vers la chambre. Quand j’y entrai, toutefois, ce n’était pas du tout la même salle. À cet instant je compris ce qui m’était arrivé. Qui sait quand je m’étais fait prendre – lorsque j’étais entré dans la chambre ou même dans la maison elle-même – mais il restait qu’on m’avait plongé dans une illusion. Au lieu de voir les deux hommes comme plus tôt, un véritable champ de bataille apparaissait maintenant devant moi. Les fenêtres brisées, des petits monticules de cendres et des traces dans le bois laissaient tout croire que le Rakuzan avait combattu ici. Le fait qu’il ne soit plus ici laissé à croire qu’ils avaient eu le dessus sur lui et qu’ils étaient maintenant en possession de Satochi-san et Ojiisan, deux otages de choix contre moi.

J’analysais la situation quand mon corps me rappela que j’avais moi-même des problèmes à m’occuper, avançant son propre chef vers le centre de la salle. Maintenant que je savais ce qui m’arrivait, il était facile de déduire ce qui s’en venait. Maintenant prisonnier de mon propre corps, rien ne les arrêterait de me faire la peau sans la moindre résistance. Fermant les yeux – je pouvais au moins en faire autant – je cherchai les présences de mes deux ninkens, à mes côtés. Rapidement, je connectai mon esprit au leur, sentant leur présence réconfortante à l’intérieur de moi. Très vite, je compris que nous étions tous dans le même bateau, mais ils ne devaient pas connaître les chiens-ninjas et leur sens beaucoup perceptifs que la normal, encore plus si nous unissions les pouvoir de notre meute ainsi. Je sentis les deux ninken vibrer de puissance alors que je concentrais de mon côté tout mon chakra dans mon lien avec eux. Soudainement, je sentis quelque lâcher prise et une légèreté m’envahit; je sus que je m’étais défait de leur illusion. Ouvrant les yeux, je vis trois bandits nous encerclant, mes ninkens et moi, en position triangulaire. Pliant les doigts et formant des poings, j’eus la satisfaction de voir que j’avais repris le contrôle de mon corps.


- Je ne vais garder que l’un de vous en vie et celui-là est mieux de répondre à mes questions, grondai-je au seul bandit que leur formation me permettait de voir.

Je vis ses genoux trembler et s’entrechoquer alors que l’odeur aigre-douce de la peur m’emplissait les narines. Que ça soit ma menace ou la présence des deux bêtes à mes côtés, l’important était qu’ils avaient peur; ils faisaient ainsi des cibles beaucoup plus faciles. Toujours reliés mentalement, nous attaquâmes les trois comme un seul homme, nous jetant chacun sur l’un des trois hommes. En un-contre-un, ils n’eurent aucune chance contre la puissance de mes bêtes alors que je me contentais de bien tabasser ma cible. Il était évident depuis le début que mes ninkens ne montreraient aucune retenue, j’étais celui qui devait son ennemi en vie pour lui soutirer des informations, aussi déplaisant que cela m’était. À voir le peu de résistance qu’ils avaient offerts, je commençais à me douter que quelqu’un de plus haut calibre s’en était pris au Rakuzan.

Sans grandes surprises, je n’eus pas besoin de travailler l’homme bien longtemps avant qu’il ne crache tout ce qu’il savait. Eux-mêmes n’étaient que des mercenaires engagés par les sous-fifres des Capitaines. On leur avait donné comme contrat de pacifier un vieillard qui commençait à faire du grabuge dans le village lorsqu’ils s’étaient retrouvés devant un Yogan. C’était finalement Kenshin lui-même qui était venu quand la rumeur du Yogan s’était rependue. Pour que le Capitaine lui-même vienne à la maison, nous devions vraiment les déranger. Ma dernière question fut sur leur quartier général, je voulais savoir ils se réunissaient et où ils avaient sans doute amenés leurs otages. Je n’eus pas de difficulté à avoir une réponse à ma question et, mon interrogatoire, je le laissai aux bons soins de mes ninkens. Vous ne pensiez pas réellement que j’allais le garder en vie plus longtemps que ce pour quoi j’en avais besoin, j’espère. Notre besogne terminée, nous nous dépêchâmes de nous rendre vers l’auberge qu’ils avaient réquisitionnée comme base d’opérations. Maintenant qu’ils avaient des otages, il était clair qu’il ne voulait plus faire dans la dentelle, aussi oubliai-je toute forme de subtilité et bondis de toit en toit vers ma destination. Grâce aux dernières paroles du mercenaire, je trouvai rapidement ce que je cherchais et l’observai de loin.

Ce n’était que maintenant que je me rappelai que la cécité de Kenshin faisait de lui un être beaucoup sensible à son environnement. J’espérais m’être arrêté assez loin pour que nous ne soyons pas repérés. Je ne m’arrêtais que quelques instants de toute façon, il était clair pour moi ce que je devais faire. Modifiant mes influx sensorielles, je me reconcentrai sur l’odeur de Satochi-san m’assurant cette fois-ci qu’il s’agissait bien de lui et comptai le nombre d’ennemi autour de lui et d’Ojiisan. Ouch, c’était ce qu’on appelait bien gardés. Heureusement, il était éparpillé un peu sur l’étage. Il me suffisait que de libérer le Rakuzan et nous avions peut-être une chance. J’avais beau retourner le tout dans ma tête, il n’y avait pas trente-six solutions. Je rassemblai mon énergie et m’assurai de l’état de mes deux ninkens avant de retourner dans la baston. Si la précédente s’était avérée facile, celle-ci serait un peu plus musclée. Je sentais une demi-douzaine de personnes, qui incluait sûrement le trio de la première équipe. Ça ne s’était pas réellement passé comme nous l’entendions, mais nous finissions quand même par éliminer Kenshin en premier. C’était ironique que dans son empressement à vouloir protéger les siens il n’avait qu’accéléré leur ruine. Après lui, qui pourrait protéger aussi efficacement le restant de son groupe?

Ma résolution faite je m’élançai sans hésiter vers l’auberge et, couvrant mon visage de mes bras, je traversai l’une des fenêtres. Une fois dans l’auberge, je me réceptionnai en roulant et me mis aussitôt à courir. Mes ninkens sautèrent sans problèmes dans le trou que j’avais laissé et se partirent à ma suite. Si nous avions une chance de libérer le Rakuzan c’était en ne laissant aucune chance à l’ennemi de nous avoir et c’était en n’arrêtant pas d’avancer que nous ferions cela. Sans perdre une seconde, je suivis mon odorat pour me rendre jusqu’à la chambre où ils étaient tenus captifs. Sans même que je n’ai besoin de le dire, mes deux chiens-ninjas sautèrent sur les deux gardes qui avaient été laissés pour surveiller leur trouvaille alors que je défonçais la porte d’un coup d’épaule. Deux regards éberlués me fixèrent quand je fis mon entrée.


- Ils ne s’attendaient pas à nous voir si tôt, n’est-ce pas? Allez, laissez-moi vous débarrasser de ça. C’est à notre tour de répondre.

Un petit sourire en coin apparut sur mon visage alors que je m’empressais d’aller derrière eux et de couper les liens d’un coup du tranchant de la main amplifié au futon. Il n’y avait pas de doute que le bruit que mon entrée avait causé avait alerté tous les autres dans l’auberge. Nous enlevions les deux gardes qui protégeaient la porte, cela laissait encore quatre autres bandits dont nous devions nous occuper incluant Kenshin lui-même. Damnés soient ces mercenaires qui ont inutilement grossis leurs rangs! Intimant à Ojiisan de rester ici – c’était aussi un endroit aussi sûr qu’un autre dans cette auberge –nous traversâmes tous la porte afin d’aller mettre un terme à la force de frappe de ces bandits.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyVen 20 Nov 2015 - 17:50


Une odeur putride, un paysage méconnu, voilà ce qui heurta le Rakuzan lorsqu'il reprit connaissance.
Pied et poing liés, il pendait tel un animal dans une boucherie. Une vive douleur dans le dos lui rappelait les évènements qu'il avait subis.
Une attaque surprise, alors qu'il s'apprêtait à mettre en pièces les sous-fifres de l'organisation qui terrorisait le village d'Ojisan.
Reprenant petit à petit ses esprits. Il constata la présence du Vieil Homme à ses côtés. Ce dernier était néanmoins beaucoup moins bien attaché que le Rakuzan. Une question de force probablement.
Scindant la zone à l'aide de ses capacités sensorielles, le Rakuzan comprit qu'il se trouvait dans le nid de l'organisation que Takeo et lui-même devait démanteler.
Il devait garder la tête froide, il se remémora donc le visage de son ultime assaillant. Un shinobis aveugle armé d'une épée. Kenshin était venu à lui et l'avait ensuite amené ici. Mais pourquoi ?


La porte s’ouvrit alors et un gigantesque colosse marcha droit dans la direction de Sato'.
Il était accompagné de trois personnes et tout portait à penser, que le fameux quatuor était réunit sous ses yeux.
Toujours un peu sonné, le Jônin de la Feuille n'allait pas se débiner pour autant face à ces quatre énergumènes.


- J'ai droit au grand comité d’accueil ?
- Ne fais pas le malin avec Kaido-sama.
- Je suis Kaido, le Chef de ce Village reprit-il d'un voix à en faire trembler les murs. Je veux savoir que fait un Yogan dans les rangs de Konoha ?
- Konoha ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler ?
- À oui vraiment ?!

Fondant dans une flaque d'eau avant d'apparaitre juste devant le visage du Rakuzan, la seule femme du groupe plaqua violemment le bandeau frontal du brun contre son front.

- Mais ce n'est pas tout, vous avez été trahi. Par nul autre que l'homme qui se tient devant à vos côtés. C'était notre idée de contacter Konoha pour cette difficile mission de rang A.

Le teint de Satochi pâlit. Ojisan... Les avaient attiré dans un piège ? Si Sato' était ainsi fait prisonnier, c'était de sa faute ?! Le brun ne pouvait le croire. Mais le visage attristé de l'Ancien Chef confirma les dires de celui qui devait se prénommer Ishida.
Il devait forcément y avoir une explication. Mais le brun resta muet. Il ne fallait pas flancher.


- Dans ce cas... Vous savez très bien pourquoi je suis ici. Libérez-moi qu'on en finisse.
- Même seul contre nous quatre, tu fais le fanfaron. Ces shinobis de Konoha sont vraiment des ordures.

Sato' ne pourrait lui-même pas précisément expliquer ce qui se passait. Un déplacement d'air et une nouvelle douleur au niveau de l'estomac. Les yeux grands ouverts et crachant un long filet de sang, il ne pu que constater la puissance du coup de Kaido.
Il fut même proche de retomber inconscient... Ce mec n'était pas normal. Il acheva ensuite le petit entretien de manière très simple.


- Nous en finirons quand ton petit copain se joindra à la fête.

Ils quittèrent ensuite la pièce. Laissant le brun seul à ses réflexions. Ojisan n'osa même pas prononcer un mot. Du moins jusqu'à ce que l'atmosphère soit si pesante qu'il sentit le besoin de confesser ses erreurs.

- Je suis désolé Yogan-sama... Vous avez toujours protégé Ki no Kuni... Mais ....
- Ne vous justifiez pas... Vous avez agi pour le bien de votre village. Nous ne sommes hélas pas toujours libres de nos choix. Mes ancêtres étaient des Yogan, mais je descendant en réalité d'une branche différente. J'ai grandi à Konoha et je n'ai sans doute pas protéger votre Pays comme mes ancêtres l'ont fait... Gardons cette histoire entre nous et comptez sur moi pour vous rendre votre village.

Il ferma ensuite les yeux... Le prochain combat serait sans doute très difficile. Il avait besoin de piquer un sieste histoire d'être en forme pour remettre en place ces quatre bâtards.
Tout ce qu'il avait à faire, c'était d'attendre Takeo, et le Rakuzan avait confiance envers son camarade Inuzuka.



*******************


Les minutes s'étaient écoulées et ce fut un véritable tintamarre qui sortit le brun de sa torpeur. Un sourire en coin, il était heureux d'avoir la possibilité de pouvoir enfin entrer en action.
La porte qui le gardait prisonnier céda et laissa alors Takeo, Aka' et Sei' entrer dans la pièce.


- À vrai dire, ils espéraient que tu te montres. On va pouvoir mettre un point final à cette histoire.

Le Rakuzan était reposé et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il était remonté. Le regard sévère, la concentration émanait de lui comme une spirale envoutante.
Il regarda Ojisan et lui demanda de rentrer chez lui. La dernière fois qu'il l'avait eu dans les pattes ça ne s'était pas très bien terminée. Il valait mieux pour le vieil homme de courir se mettre à l'abri, car les choses allaient sûrement très vite dégénérer ici.


- Avant qu'on y aille... La femme est une Gogyou, j'ai vu son corps totalement se matérialiser en eau. Kenshin est bien un sabreur aveugle et Kaido possède une force surhumaine. Seul le dernier ne s'est pas encore dévoilé. Mais tout les quatre on les aura.

Les deux Konohajins s'élancèrent alors à travers les couloirs de ce qui semblait être une auberge.
Le petit jeu n'était même pas amusant, les quatre colosses laissaient leurs chakras allègrement en évidences. Et alors que les premiers adversaires les attendaient au milieu d'une grande pièce ressemblant à un réfectoire au détour d'un couloir.
Sato' en profita pour alerter l'Inuzuka.


- Kenshin et Mayuri... Ce seront eux les premiers.

Ils arrivèrent ensuite dans la dite pièce et firent face à l'aveugle et la Gogyou.
Eux aussi étaient également prêt à en découdre. L'ambiance était électrique et Kenshin fut celui qui fit le premier mouvement en retirant le bandeau qui couvrait ses yeux. Deux pupilles rouges sang fixèrent alors l'Inuzuka et le Rakuzan.


- Le Jigokugan... Laisse-moi celui-là, c’est un Samidare … Et j'en ai vaincu un bien plus terrible que lui.

Satochi faisant confiance à Takeo pour s’occuper de la Gogyou. Elle était assez rapide, mais Takeo était un Jônin de Konoha. Un membre de l’ANBU. Il ne pouvait pas être défait ici.
Bizarrement, Sato’ se sentit transporter quelques années auparavant, là où il avait rencontré Takeo. Une épreuve dans la forêt interdite et des dangers qu’ils avaient dû surmonter en travaillant ensemble.
Aujourd’hui. Cela recommençait.


Kenshin engagea le combat laissant ses cordes vocales pousser un ricanement assourdissant.


- Tu sembles connaître mes pupilles ! Profites bien, car mon regard sera le dernier que tu verras.

Le combat commença. Les coups d’épée fusèrent de toute part. Par chance Satochi pouvait compter sur ses sens aiguisés pour anticiper les mouvements de son adversaire. Et lorsque l’avis lui prenait, il n’hésitait pas à parer grâce à ses concentrations de cendres.
On pouvait penser qu’il était acculé, mais en réalité, il n’avait aucun problème dans ce combat.
De temps à autre, il laissait son regard se porter sur le combat de Takeo. Puis il fut blasé. Le quatuor s’était vanté de vouloir terminer cette histoire pourtant tous réunit ensemble, ils ne lui arrivaient pas à la cheville. Lui, cet homme que le Jônin de Konoha avait vaincu.


Un bras de cendre attrapa l’épée en plein vol et le lança à travers la pièce en direction de la Gogyou. Il n’espérait pas toucher mais déstabiliser suffisamment pour garantir une victoire facile et rapide à Takeo et ses ninkens. La moindre goutte de chakra pourrait servir pour la suite.
Désarmé, Kenshin ne savait plus quoi faire. Il encaissa alors une technique du répertoire fûton du Rakuzan. Ainsi, le brun lui rendait les blessures qu’il lui avait infligées.


- Comme je le disais, tu n’es rien à côté de Samidare Teichiro dit-il à voix haute. Mais je vais te faire le privilège de mourir par la même technique.

La terreur se lisait sur le visage du Samidare, mais il était bien trop tard pour espérer une chance de rédemption.
Une énorme sphère de magma se forma dans ses mains, la pièce fut plongée dans une chaleur magmatique.
Elle continua à grossir encore et encore jusqu’à atteindre le bon mètre de diamètre. Puis une bourrasque Fûton parcouru la piège. Balayant le moindre petit objet sur son passage et allant jusqu’à presque repousser l’Inuzuka.
Cette étonnante puissance se concentra autour de la sphère et quelques instants plus tard. Un shuriken Futon entourait la sphère de magma.
Une arme de destruction massive que le Rakuzan projeta sur son ennemi complètement effrayé.


Les murs tremblèrent et une tonne de poussière se souleva.
À sa disparition, il ne restait plus qu’un trou béant et une parcelle de forêt ravagée. Le corps du Samidare avait simplement disparu.
Si Takeo avait terminé, ils allaient pouvoir continuer.

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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMar 24 Nov 2015 - 17:58

Tandis que je les détachais de la fâcheuse position dans laquelle ils étaient et les débarrassais de leurs liens, Satochi-san m’apprit que ça avait justement été leur plan de m’attirer ici. À cette remarque, je ne pus m’empêcher de laisser sortir un rire fort et sec similaire à un aboiement. Elle était bonne, celle-là! En plus d’avoir eu l’inconscience de révéler ce genre d’informations à leur adversaire, ils pensaient réellement pouvoir tenir tête au Rakuzan et moi? Plus que jamais je me sentais pompé par la perspective d’en découdre avec ces scélérats et relâcher leur emprise sur les lieux, mon corps frémissait d’impatience suite à ce qui s’était révélé qu’être un amuse-gueule avant le plat de résistance. Je lui offris un sourire carnassier lorsqu’il évoqua la conclusion de ce cauchemar pour les villageois et l’écoutai tandis qu’il me résumait les capacités des autres Capitaines qui – encore une fois – avaient eu la brillante idée de montrer leur capacités devant leur adversaire. Avoir été à leur place, je nous aurais donné le moins d’informations possible sur lesquelles travailler, mais sans doute que je pensais ainsi seulement parce que j’étais un shinobi expérimenté.

Du quatuor, seul Ishida restait encore un mystère pour nous. Il avait été le seul assez malin pour ne rien révéler, ce qui malheureusement le reléguait au second plan. Le plus logique serait de nous concentrer sur ceux dont nous connaissions déjà les capacités, mais le fait que c’était le seul à avoir cacher son potentiel le rendait plus dangereux que les autres. Au final, cela importait peu puisque nous finirions par tous les avoir, le Rakuzan me le rappela et répondit d’un hochement de tête vigoureux. Satochi-san demanda à Ojiisan de retourner chez lui pour sa propre sécurité et alors que le vieil homme s’échappait tant bien que mal de la fenêtre pour ne pas être vu, je sentis clairement l’odeur de la culpabilité s’attarder dans la pièce. Que s’était-il passé lors de mon absence? Une histoire pour une autre fois, nous étions finalement prêts à descendre les rejoindre. Sans plus attendre, nous nous élançâmes vers les escaliers et les retrouvâmes dans l’ancien réfectoire de l’auberge où ils s’étaient installés, pas sans s’être rapidement consulté sur la stratégie à prendre. Comme prévu, Kenshin et Mayuri seraient nos premières cibles quoique pour différentes raisons maintenant.

Comme s’ils avaient lu dans nos pensées, ce furent justement ces deux-là même qui nous accueillirent dans le réfectoire. Nous arrêtant à une distance raisonnable pour éviter un coup de lame, nous nous toisâmes tous pendant quelques instants avant que le sabreur ne fasse le premier geste. Je fus toutefois surpris de le voir lever les mains non vers son épée, mais vers son bandeau qu’il retira en laissant voir des pupilles écarlates. Aussitôt, Satochi-san les reconnut comme le Jigokugan des Samidare et me demanda de lui laisser. Tout le monde avait entendu parler de l’histoire du Rakuzan et de Samidate Teichiro, c’était pourquoi je savais que Kenshin n’avait aucune chance.


- Très bien, on s’occupe de l’autre.

- Que de confiance! Je ne parlerais pas trop vite si j’étais vous.


Tout juste après avoir parlé, cette dernière devint translucide comme de l’eau puis retomba mollement au sol en simple flaque d’eau au sol. J’étais au courant de ses habiletés de Gogyou d’eau, aussi ne fus-je pas surpris de la voir disparaître ainsi devant moi. Après tout je n’avais qu’à me fier à son odeur et le tour était joué, n’est-ce pas? C’est lorsque j’essayai que je me rappelai que l’eau était une substance inodore; elle avait le camouflage parfait. Aussitôt je changeai mon approche, prenant une position défensive. Si je ne pouvais pas la sentir venir, je devrai attendre le moment qu’elle frappe pour savoir où elle était. Je n’aurais qu’à utiliser sa force contre elle-même. C’était une superbe idée… en théorie. Quand vint le moment de l’utiliser en pratique, j’eus une mauvaise surprise. Pas que l’idée n’était pas bonne, tout fonctionnait à merveille, sauf qu’au moment où j’arrivais pour l’attraper elle se retransformait en eau et disparaissait de nouveau. J’aurais bien arrêté ce petit jeu inutile qui me menait à rien, mais c’était sans doute son plan de m’avoir à l’usure et n’arrêtait pas de se lancer sur moi d’un côté ou d’un autre.

Après quelques minutes de ce jeu inutile, j’eus soudain l’envie de retourner la vapeur. Sans aucune difficulté, je connectai mon esprit à ceux de mes chiens-ninjas et ordonnai une attaque en canon. Non pas des coups de canon, mais des attaques à retardement. Sans s’en rendre compte, son petit jeu s’était retourné contre elle puisqu’à force j’avais fini par découvrir la faille dans sa défense. À partir de cet instant nous la bombardâmes de coups qu’elle arrivait tout le temps à éviter de justesse. Même si nous n’arrivions pas à connecter le moindre coup, je voyais que notre tactique commençait à fonctionner et surtout je sentais que la Gogyou commençait à perdre confiance. Voulant tourner le couteau dans la plaie, je décidai de lui faire une petit frousse.


- Tu commences à comprendre, n’est-ce pas? Qu’il n’a plus aucune chance pour toi de gagner…

Pas plus fort qu’un murmure, nous étions assez proches pour qu’elle entende parfaitement mes paroles, qui firent aussitôt effet. Les yeux de la femme s’agrandirent alors que tout d’un coup elle prenait du recul. Alors le jeu était fini? C’est alors qu’il se passa l’un de trucs les plus aléatoires : sorti de nulle part, l’épée de Kenshin filait tout droit vers la Gogyou, qui eut le temps d’éviter la lame de justesse. Alors que je voyais ce qui se passait, je compris que c’était l’ouverture que nous cherchions depuis le début. Tout juste après s’être transformée en eau, il y a un petit laps de temps où elle ne peut plus utiliser cette faculté. En évitant la lame de son compagnon, elle s’était laissée vulnérable. Aka et Sei le sentirent aussi puisque nous sautâmes tous comme une même personne sur la jeune femme qui réalisa seulement à ce moment-là son erreur. Un cri sortit de sa bouche, rapidement enterré sous le bruit de nos coups. Je m’en gardais pour plus tard, mais je déversais dans mes coups toute la colère que j’avais accumulée depuis mon arrivée dans le village. Voler ainsi les biens de villageois et penser que tout d’un coup ils pouvaient décider de leur sort, jamais je ne comprendrai leur motivation. Je laissai Mayuri à mes ninkens, qu’ils en fassent ce qu’ils voulaient, alors que je retournais vers Satochi-san.

- Merci pour le coup de main, c’était exactement que j’avais de besoin! Plus deux autres, n’est-ce pas?

Mon optimisme fut cependant de courte durée, car quelques secondes seulement après je commençai à sentir l’odeur âcre que je reconnus aussitôt un gaz toxique. J’appelai aussitôt mes ninkens à mes côtés et avertir le Rakuzan de ma récente découverte. Nous maîtrisions tous les deux le fûton, ce ne fut donc pas long qu’un cocon de vent nous entoura grâce à nos efforts combinés. Néanmoins, je me demandais d’où pouvait bien venir ce gaz. Le nom Sabakyô me venait immédiatement en tête, mais Ojiisan aurait remarqué si l’un d’eux avait porté un masque à gaz. Autour de notre cocon, la salle était tellement remplie de gaz que nous ne voyions plus rien autour de nous et ce fut là que je remarquai une silhouette – une petite silhouette – à travers le nuage de gaz. Se rapprochant de plus en plus, apparut alors un petit homme avec une moustache et une barbichette : Ishida. Mais que faisait-il dans ce nuage de gaz? Il allait mourir! Les pièces du puzzle s’assemblèrent alors.

- Un Sabakyô… Ishida est un Sabakyô, dis-je au Rakuzan qui devait sans doute être venu à la même conclusion que moi.

- Bravo, tu es plutôt futé… pour un Inuzuka. Même quand j'étais encore à Konoha vous étiez loin d’être les plus brillants… Kuhuhuhu!

Je me fis violence – je crois même avoir senti Satochi-san m’aider – pour garder mon calme et ne pas me jeter sur lui. Après tout, je ne ferais qu’entrer dans son jeu et mourir asphyxier la seconde que je quitterais notre cocon protecteur. Une chance que mon nez m’avait averti avant que la concentration ne soit devenu trop forte pour nos organismes, sinon nous aurions été fini. Qui aurait cru que le seul d’entre eux sur qui nous n’avions aucune information se retrouverait être le plus dangereux de toute la bande. Enfin des trois Capitaines, sûrement que Kaido était à un autre niveau si c’était lui le chef. Je jetai un regard vers le Rakuzan, incertain de quoi faire pour la suite. Il nous fallait un moyen de disperser tout ce gaz si nous voulions avoir une chance de le toucher, mais j’étais incapable de ce genre de choses. Ma spécialité, moi, c’était le combat rapproché, le corps-à-corps. Qu’il nous trouve un moyen de le toucher et je m’occuperai du reste.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyLun 30 Nov 2015 - 18:56


La Samidare vaincu, Satochi fut très rapidement rejoins par Takeo qui lui aussi en avait terminé avec son opposant.
Le combat avait visiblement était assez rude. Néanmoins, le soulagement se lisait sur le visage de l'Inuzuka. Tout comme Sato', Takeo avait sûrement engendré beaucoup de colère depuis le début des opérations et frapper sur la Gogyou avait semblait-il libéré son esprit exactement de la même manière que pour le Rakuzan avec le Samidare.
Le shinobis aux cheveux rouge remercia le brun pour son petit coup de pouce.


Sato fit un signe signifiant que ce n'était rien, après tout même si c'était un combat séparé, rien n'empêchait un peu de travail d'équipe. Et il ne faisait aucun doute que le Rakuzan et l'Inuzuka formait une très bonne paire. Une combinaison de choc qui aurait sans doute de nouvelles occasions de s'employer dans les minutes à venir, car les deux plus gros morceaux n'avaient pas encore été inscrit sur leur tableau de chasse.

- Exact, mettons les en pièce et rentrons.

L'instant d'après, les sens du brun lui indiquèrent un danger imminent. Takeo l'avait compris également et appela ses ninkens. Du gaz. Et pas n'importe lequel. Takeo prononça une hypothèse qui était bien plus que logique. Une hypothèse qui trouva écho dans une provocation du moustachu.
Takeo s'emporta, et le Rakuzan posa délicatement sa main sur l'épaule de ce dernier pour l'empêcher de se suicider tout simplement.
Les Konohajin trouvèrent refuge au centre d'un cocon Fûton généré par les deux Jônins.


- Je vois... Tu n'es plus Konohajin... Tu es de manière évidente une Sabakyô, du coup, je me permets de dire que tu as déserté en compagnie de Seitô. Et ta tronche moustachue ne me revient pas et pourtant, les registres de l'après-destruction du Shoraizen, je m'y connais. J'en conclus donc que tu t'es fait la malle en déféquant dans ton froc.

Le gaz devint plus sombre tout d'un coup plus sombre ? Un signe de dangerosité ? Mais d'après les coutumes, il n'y a que la vérité qui fâche et c'était ce qui se ressentait clairement dans la voix du Sabakyô.

- Vous allez mourir, mon gaz va vous anéantir et une fois les populations de Ki à notre service, on s'attaquera à Konoha !!

C'était donc leur plan ? Mais dans quel but ? Satochi ne comprenait pas très bien ces motivations.

- Tu es stupide. Bien plus qu'un Inuzuka dont le cerveau aurait baigné dans ton gaz le plus toxique.

Il regarda Takeo pour lui montrer que ce n'était pas une insulte envers lui-même ou bien son clan, il reprit ensuite sa discussion avec le Sabakyô.

- Vous voulez détruire Konoha ? À deux ? Alors que votre petite organisation est en train de se faire démolir par deux Jônins ?
- Qui te dis que nous sommes plus que deux ? Argumenta le Manipulateur du Gaz. Beaucoup de personnes sont rancunières envers Konoha. Et puis nous avons de très bonnes relations avec des membres de ton clan. Les Yogan, je suis curieux de voir à quoi ressemblera Konoha après une petit passage magmatique dans la forêt de Hi no Kuni.

Le regard de Sato se durcit. Un sourire faux marqua ses lèvres. Il fixa avec une rare intensité Takeo.

- Explose-moi cet enfoiré.

C'était assez clair. Mais le brun avait atteint le seuil critique que tolérance. Son petit jeu s'était retourné contre lui. Mais jamais il n'aurait pensé tomber dans ce genre d'argumentaire.
Concentrant son chakra et alors que son regard n'avait toujours pas quitté l'Inuzuka, il laissa son chakra exploser, libérant ainsi une tempête Fûton qui repoussa le gaz et brisa les quelques vitres toujours en état. Le mobilier fut repoussé et Ishida violemment propulsé et maintenu contre le mur se situant face aux Konajins.
La tempête ne faiblit pas. Takeo avait l'ouverture pour conclure la misérable existence de ce rat.

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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMar 8 Déc 2015 - 18:48

Inspirant et expirant avec force, je me mis en retrait alors que je laissais Satochi s’occuper d’Ishida. Il était évidemment que son plan avait été de me faire perdre patience et de me faire commettre une erreur – et je devais dire que ça l’avais presque marché – mais nous n’étions pas deux pour rien; le Rakuzan s’était empressé d’intervenir et s’était lancé dans une joute orale avec le Sabakyô pour détourner son attention de moi. À l’entendre parler, un petit sourire se forma sur mes lèvres : si le Sabakyô avait tenté de me narguer sans succès, le Rakuzan réussissait avec brio. Sûrement qu’il avait touché une corde sensible puisque le visage du nukenin vira rapidement au cramoisi alors que le gaz autour de nous s’assombrissait. Peu importe ce qu’il dirait pour se justifier, nous savions que les paroles de Satochi-san avait fait mouche et que cela le chicotait de s’être enfui de sa base la queue entre les jambes. Peut-être que cela n’avait pas été son idée, mais je voyais qu’il portait toujours cela sur le cœur et nous avions eu beaucoup de chance de trouver l’un de ses points faibles.

Comme je m’en attendais, après le nuage de gaz ce fut le Sabakyô qui réagit finalement, mais pas de la façon que je l’avais pensé. J’aurais cru que ce dernier se serait enfourché la langue en excuses et en justifications, mais au lieu de cela ce dernier tomba encore plus dans le panneau, allant jusqu’à nous révéler leur plan. Vraiment, très imprudent de ta part, Ishida. C’était une chose d’être affecté par des paroles, mais au point à en oublier ce qu’on disait soi-même… Et quel plan, franchement, pour un ancien Konohajin il n’avait pas beaucoup de jugeote. Satochi-san retourna son insulte contre lui-même et me regarda avec un regard qui voulait tout dire et me contentai d’un rire sec et puissant. Je n’en voulais au Rakuzan si c’était pour retourner ses paroles contre lui, j’avais toujours eu un malin plaisir à le faire lorsque l’occasion se présentait.

La vapeur semblait se retourner, car non seulement le Sabakyô avait-il perdu tout avantage contre nous, mais il était même en train de nous révéler petit morceau par petit morceau tous les détails de leurs opérations sans qu’il n’ait l’air de se rendre compte de ce qu’il faisait. Un excès de confiance ou de la simple stupidité je ne pourrais pas le dire, mais ce n’était pas nous qui allions le faire taire; plus d’informations nous avions plus le village pourrait prendre les mesures nécessaires une fois notre rapport rempli. Mes sourcils se froncèrent légèrement d’inquiétude lorsqu’il parla de leurs relations avec les Yogan, mais sachant comment nous les avions aidés lors du séisme je trouvais improbable qu’il décide d’un jour à l’autre de se retourner contre l’un de leurs bienfaiteurs. C’était tout de même à ne pas oublier. Satochi-san se retourna alors vers moi et me fixa avec intensité tout en me disant de ne pas me gêner su le type. Un sourire identique à celui du Rakuzan apparut sur mon visage.


- Avec plaisir.

Le calme de ma voix contrastait avec l’énergie qui bouillonnait en moi et qui n’attendait que d’être relâchée. Comprenant ce qui s’en venait, je fléchis légèrement les genoux pour me stabiliser au sol alors qu’une bourrasque commençait à se former dans le cocon. Ce ne fut pas long que j’étais jeté d’un côté et de l’autre pas le vent jusqu’à ce que Satochi ne laisse le tout exploser dans la salle, balayant toute trace de gaz. Même fermement sur mes pieds je reculai de quelques pieds tandis que tout autour volait dans tous les sens et allait se fracasser aux murs, Ishida comprit. C’était le moment ou jamais pour frapper, dès que la tempête baisserait le gaz reprendrait sa place dans le réfectoire. Sans attendre un instant, je plongeai vers l’avant –bravant la bourrasque autour de moi – pour me rendre jusqu’au Sabakyô, mes ninkens dont les muscles étaient beaucoup plus puissants que les miens nous rejoignant rapidement. Devant un tel spectacle, les yeux du renégat étaient agrandis par la terreur et l’impuissance. C’est sans aucun remord que je bombardai de coups de poings alors que mes ninkens y allaient avec leurs griffes. Quand j’en eu assez de le tabasser, ce qui prit tout de même quelques minutes, le corps de l’homme moustachu tenait mollement sur le mur, la force du vent l’empêchant de s’écrouler au sol. Je l’attrapai par le collet et l’envoyai valser dans la tempête tout en me frottant les mains l’une sur l’autre, comme on le fait lorsqu’on veut les dépoussiérer. Une bonne chose de faite.

Ce n’est qu’à cet instant que je me rendis compte qu’il manquait quelqu’un : Kaido! Nous avions clairement senti sa présence en compagnie de celles de ses Capitaines lorsque nous venions à leur rencontre – je me rappelais même l’avoir vaguement vu avant de tomber sur Mayuri – mais maintenant que les trois Capitaines étaient au tapis, il n’y avait plus aucune trace de lui. Secouant la tête d’un côté du réfectoire à l’autre, je cherchais où il avait bien pu partir. Quand je vis que cela ne me menait à rien, je décidai de laisser place à mon nez. Bien vite, je retrouvai la trace de Kaido, quelque part dans le village. Maintenant qu’il se savait isolé de tous ses acolytes, je devins soudainement inquiet par ce qu’il pourrait essayer.


- Vite, nous devons retrouver Kaido avant qu’il ne s’en prenne au village! À la seconde même où je finissais de parler, le visage d’Ojiisan me traversa l’esprit. Ojiisan!

Ça n’avait été qu’une demi-seconde, j’étais pourtant convaincu que c’était là que Kaido se rendait. Après tout, qui de mieux pour évacuer sa frustration que l’ancien chef du village. Maintenant qu’il avait été pris en flagrant délit de conspiration lors de son enlèvement avec le Rakuzan, sûrement voulait-il lui faire payer son insurrection. Il ne fallait pas perdre de temps et rattraper le chef des bandits avant qu’il ne mette le grappin sur le vieil homme.
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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptyMer 9 Déc 2015 - 19:16


Une nouvelle fois, la combinaison des deux Konohajins surclassa l'ennemi Sabakyô qui fut roué de coup par l'enchainement sauvage de Takeo et de ses deux ninkens.
Plus les minutes avançaient et plus la petite Organisation criminelle battait de l'aile. Une lumière d'espoir était simplement en train de naître autour de ce petit village martyrisé pendant bien trop longtemps.
Lorsque la mise à mort fut terminée, la tempête venteuse se calma sous les ordres de Satochi et ce dernier s'approcha alors de l'Inuzuka pour leurs témoigner ses félicitations.


- Bien joué tout les trois. Il ne nous en reste donc plus qu'un.

Et en parlant du loup ! Ou il était cet enfoiré ?
Ce absence ne manqua pas de surprendre le brun. Kaido n'était pas le genre de personne à fuir. Sa force de frappe était titanesque, Satochi en avait eu un aperçu.
Tout ceci était ainsi encore plus étrange. Peut-être préparait-il une attaque surprise visant à tuer les deux Jônins de Konoha d'un seul coup. Cet hypothèse bien que peu envisageable ne devait pas forcément être écartée. L'auberge était peut-être piégée et une explosion pouvait très vite arriver.


C'est ainsi, que le brun activa l'ensemble de ses pouvoirs de senseurs afin de tracer l'individu. L'Inuzuka manifesta alors son inquiétude. Il était absolument nécessaire de vite le retrouver car il n'était pas impossible que dans un élan de frustration face à son impuissance, il décide de s'en prendre au village.
C'est alors que Takeo s'écria. Ojisan... Sans le moindre doute cette cible était la meilleur pour un Kaido déchu de toute crédibilité.
Satochi et Takeo devait intervenir.


- On se retrouve là-bas. Suis moi à l'odeur, je vais essayer de le pousser à quitter le village.

Satochi n'avait pas vraiment envie de se battre dans un village. Possédant des pouvoirs plus que destructeurs, ce dernier ne voulait pas mêler le reste de la population à ce potentiel carnage. L'auberge avait déjà prit un coup.
Le Jônin Rakuzan s'élança alors et se jeta à travers l'immense trou qu'il avait laissé dans le mur de l'auberge suite à son combat avec le Samidare quelques minutes auparavant.
Il stabilisa sa chute grâce à sa maîtrise du Fûton et vola à vive allure dans le ciel de Ki no Kuni.
Depuis les airs, ses sens ne tardèrent pas à lui indiquer la position du criminel. Il filait au pas de course à travers les arbres et le chemin décrit laissé bien penser que c'était vers la maison de l'Ancien Chef du Village qu'il se dirigeait.
Par chance, Satochi parviendrait à lui couper la route. Il n'avait vraisemblablement pas quitté l'auberge il y a longtemps.
Augmentant sa vitesse de croisière, le brun termina cette dernière en piquant de tête avant de se poser sur le chemin de Kaido.
Ce dernier avait d'ailleurs l'air assez colérique lorsqu'il tomba nez à nez avec le Jônin.


- Finissons-en... Je t'en dois une tu te souviens lança-t-il en référence au coup qu'il avait reçu lorsqu'il était prit au piège.
- Misérable. Konoha ne finira donc jamais de ruiner nos vies ! Mais avant de m'enfuir d'ici je vais emporter ton cadavre.
- Pourquoi as-tu autant de haine envers Konoha ? C'est toi qui a choisit de suivre Seito et c'est toi qui a décidé de quitter ta base avant qu'on ne l'attaque. Pourtant. Aucuns de ce qui se sont livré ont trouvé la mort. Certain ont même trouver refuge à Konoha. Alors pourquoi créer ta petite compagnie pour venir semer le trouble ici. Cela n'a pas de sens.
- Tu n'as pas idée du nombre de personne ayant une dent contre ton petit village adoré. Crois moi que même si mon entreprise échoue aujourd'hui, d'autre viendront la poursuivre.
- Alors nous les repousserons à nouveau... Dis moi juste pourquoi tu t'intéresses au Yogan.
- Ils ont vécu une épisode tragique. Ils sont corruptible lorsqu'on s'y prend bien et qu'on fournit de la matière à haïr. Un camarade était très doué en Genjutsu... Il leur a fait voir ce que je désirais qu'il voit. Dommage que tu ne fut pas sur place à cet instant. Tu aurais été un excellent petit soldat.

Assurément, il n'y avait pas à discuter plus longtemps avec cet raclure. En écoutant ce qu'il venait d'expliquer il avait semblait-il réussit à corrompre une partie du clan Yogan grâce à de fausses visions impliquant visiblement Konoha.
Satochi n'avait plus la moindre envie de laisser un instant de plus la vie à cet ennemi.
Le combat allait commencer.


- Décuplement partiel cria Kaido alors que son bras devint énorme et fonça vers le Rakuzan.

Instantanément, ce dernier plia une genoux au sol et fit se dresser un mur de lave qui vint bloquer l'attaque de Kaido.
Akimichi Kaido pour être sans aucun doute plus précis.
Ce dernier cria de douleur. Son attaque avait brisé le mur. Mais ainsi de la lave s'était déposée sur son bras qui carbonisait désormais telle une feuille dans les flammes.
Surpris par la première attaque de son ennemi. Satochi allait désormais se montrer encore plus attentif à ce qui pourrait se produire.


- Morveux !!! Morveux !! Morveux !!!! Shômon KAI !

Sous cet excès de rage, l'Akimichi laissa éclater son second pouvoir. Celui des Portes Célestes. Une art dans le Taijutsu visant à repousser les limites du corps. Sa peau devint rouge et il fonça vers un Sato' brandissant à nouveau un bras énorme qui semblait être guérit. Le Rakuzan de son côté était prêt à le recevoir. Grâce à ses sens affutés et à sa concentration, il ne fut pas choquer par le brusque grain de vitesse de son adversaire et ainsi il put préparer la contre offensive, laissant l'ennemi approcher, ce n'est qu'au dernier moment qui libéra des entrailles de la terre une immense barrière de lave qui l'entoura et souleva dans les airs un combattant Akimichi acculé.

Le corps de ce dernier était brûlé. Malgré la puissance des portes. Une partie de ses chaires corporelles viraient au noir.
Mais même dans cette situation, les portes ne laissaient pas tomber leur utilisateur. Il se releva, le visage toujours fait de plus en plus de haine.
Il eut finalement recours à ses plus puissantes techniques après avoir hurler son désespoir de faiblesse. La Septième porte fut ouverte et il devint soudainement gigantesque approchant sans hésiter les vingt mètres de haut. Kaido
frappa le sol avec une tel violence qu'il d'éclanche l'éclat de la terre entrainant une projection de pierre.
La Rakuzan fut touché et propulsé contre un tronc d'arbre. Ses cottes le faisaient terriblement souffrir, il cracha du sang lorsqu'il toussa afin d'expulser l'air contenu dans sa gorge.
Et pourtant le danger était toujours là puisqu'un pied géant s'approchait de lui. Puisant dans ses forces il s'envola dans les airs. Désormais, il ne pouvait plus se permettre de faire durer le combat.


Il cracha un nuage de cendre au visage de l'Akimichi qui manifesta une nouvelle fois sa colère. Tout en gesticulant dans tout les sens pour essayer d'attraper le Rakuzan qui s'était camouflé dans sa propre technique.
Quelques secondes passèrent, puis Kaido cessa de se mouvoir. Cependant il continua à hurler. Et après tout quoi de plus normal, il avait inspirer une énorme quantité de cendre et cette dernière désormais brûlait les organes internes de l'Akimichi.
Tout était ravagé de l'intérieur et la respiration du Chef des criminels se faisait de plus en plus difficile, incapable de poursuivre ses attaques, les portes l'abandonnèrent et son corps retrouva ensuite sa taille normale.
Littéralement carbonisé, il agonisait telle la vermine qu'il était.


Satochi se posa à côté de ce dernier, attrapa un kunai qu'il pointa vers Kaido.

- Tout est terminé tu vas rejoindre tes petits copains.
- Cela ne fait que commencer ajouta Kaido difficilement... D'autre viendront, crois moi.

En ayant assez entendu, le Konohajin trancha la gorge de cet enfoiré et s'écroula à son tour les yeux fixant le ciel.
Le village allait enfin pouvoir vivre en paix.

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Message(#) Sujet: Re: Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] Les entraves de la misère [Mission Rang A - Rakuzan Satochi] EmptySam 12 Déc 2015 - 1:29

Nos réjouissances furent de courte durée lorsque nous nous rendîmes tous les deux comptes qu’il manquait une personne pour compléter le tableau, à savoir l’instigateur de tout cette opération. En effet, Kaido semblait avoir disparu, profitant sûrement de la distraction causé par Ishida pour prendre la poudre d’escampette. Après tout, même s’il était son allié le gaz, lui, ne faisait pas cette différence et attaquait toute personne confondue. Privé de son gaz il s’était révélé relativement faible pour nos efforts combinés à Aka, Sei et moi, cela ne faisait sûrement pas très longtemps qu’il devait être parti. Quand je pensai à où il pouvait bien se rendre une seule place me vint en tête et m’empressai de partager mon doute avec le Rakuzan. Ce dernier approuva la possibilité d’un hochement de tête, me laissant croire qu’il pensait la même chose que moi, et nous convînmes rapidement de se rejoindre à sa maison après s’être séparés. Comme il le soulignait, je pourrais de toute façon trouver sa trace très facilement avec son odeur. Je répondis d’un simple hochement de tête à mon tour pour ne pas perdre plus de temps avec des paroles inutiles. Alors qu’il quittait l’auberge par un tour qu’il avait précédemment causé, je grimaçai en voyant les dommages que nous avions faits à l’auberge. Je devrais toutefois m’en occuper plus tard, Ojiisan restant ma priorité.

Filant à travers le même trou que Satochi, notre trio bondit d’un toit à l’autre en gardant nos nez attentifs à la moindre odeur suspecte. Même si nous devions nous concentrer sur la sécurité du chef du village, il ne fallait pas être pris au dépourvu par une embuscade inopinée. Avec les paroles du Rakuzan, il était clair qu’il s’occuperait d’empêcher Kaido de se rendre à destination; je m’assurerais donc que personne ne s’en prenne à Ojiisan tant que le danger n’était pas écarté de ce village. À son odeur, il avait décidément rejoindre le chef des bandits puisqu’elle se faisait de plus en plus faible; il s’éloignait du village. Sans perdre de temps, je me rendis jusqu’à la maison de celui qui serait bientôt le nouveau chef du village. Je fus soulagé de voir que personne n’avait réussi à le rejoindre, ni Kaido ni aucun autre mercenaire à sa guilde.


- Ojiisan! Venez, nous devons vous mettre à l’abri.

- Mais qu’est-ce que…?

- Tant que nous ne sommes pas certains que vous êtes hors de danger, nous ne prendrons pas la chance que les derniers sbires de Kaido ne s’en prennent à vous.


Au lieu de monter à l’étage comme nous l’avions fait la première fois, nous prîmes une autre direction et descendîmes un escalier menant à une petite salle sous la maison du chef. De toute évidence, cette salle servait à ce genre de situation vu la sobriété de l’endroit. L’intimant de rester là où il était jusqu’à ce que nous revenions, je repartis rapidement en direction du Rakuzan que j’étais après tout censé rejoindre. Son odeur était faible, mais tout de même perceptible et je me dépêchai d’aller le rejoindre en cas qu’il aille besoin de renfort. Pas que je doutais des capacités de Satochi – j’étais mieux placé que la plupart des gens pour savoir ce dont il était capable et encore là c’était il y avait plusieurs années – mais Kaido n’était certainement pas le chef de cette bande pour rien, il devait être aussi le plus puissant. Me fiant à son odeur, plusieurs autres odeurs arrivèrent ensuite pour me faciliter la tâche, des odeurs de bois brûlé mais aussi de chair carbonisée. J’arrivai au moment où le Rakuzan ramassait ce que j’identifiai difficilement comme Kaido tant son corps était ravagé des brûlures et que ce dernier le menaçait que ce n’était pas terminé. Le temps que je les rejoigne sa gorge avait été tranchée et la vie l’avait quittée.

- J’ai réussi à arriver à temps pour entendre ses dernières paroles… Je n’aime pas le ton avec lequel il a dit ça, dis-je au Rakuzan qui me faisait dos et qui fixait toujours le corps du bandit.

Je lui rappelai toutefois que ce n’était pas fini et nous devions nous occuper d’Ojiisan et du village. Nous devions également panser les blessures que nous avions reçues pendant la reprise du village. Nous retournâmes ainsi jusqu’au village à la maison du chef du village afin de lui annoncer la bonne nouvelle. Les deux hommes eurent un regard entendu qui me laissait croire que j’avais manqué quelque chose, mais ne posai aucune question. Ces blessures commençaient tout juste à guérir, il ne servait à rien de les rouvrir inutilement. Au lieu, nous prîmes quelques jours autant pour nous reposer que pour discuter sécurité avec le chef du village. Étant sur le territoire de Ki no Kuni, qui n’avait aucune affiliation ni avec Hi no Kuni ni avec Konoha, nous ne pouvions pas leur offrir la moindre sorte de protection, mais lorsque nous quittâmes finalement le village, c’était avec la certitude que ces hommes seraient de un mieux préparer à faire face à ce genre de situation et de deux plus efficaces à requérir notre aide comme ils l’avaient fait. Bien que nous ne pouvions bâtir aucune installation, rien ne nous empêchait de venir à leur secours si c’était à leur demande.

Le trajet du retour fut tranquille et je pris le temps de prendre des nouvelles du Rakuzan. Nous n’étions plus pressés par l’urgence de venir en aide aux villageois, nous pouvions donc voyager à un rythme conventionnel. Parmi les choses que nous discutâmes, j’appris alors que l’appel au secours d’Ojiisan n’avait été qu’un leurre. Je n’avais pas compris – ou n’avait pas voulu comprendre – au début, mais lorsque Satochi m’expliqua que Kaido et sa bande l’avait contraint à envoyer un appel à Konoha, j’avais bien vu qu’on lui avait forcé la main. D’une certaine façon, j’étais presque content qu’ils l’aient fait, car sans cette arrogance et leur sous-estimation de nos capacités, nous avions réellement été capable de libérer un village des entraves de la misère.
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