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Yorurai Mikami
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Message(#) Sujet: Entretien [Zenno] Entretien [Zenno] EmptyVen 24 Juil 2015 - 16:10


La silhouette du village caché dans les nuages se dessinait derrière ces voiles de basses altitudes et entre les flans des pics montagneux se dressant fièrement jusqu'ici, s'approchant au bruit des pas décoordonnés mais continus de l'armée kumojin rentrant défaitiste de leur expédition en Mizu no kuni. Au milieu des cette troupe avançant à l'unisson : l'un des deux adversaires à avoir été pris par les assaillants, un shinobi né dans ce pays. Il en respirait l'air et les senteurs, appréciait le manque d'oxygène, mais ne s’égayait en aucun cas de sa situation. Pour lui, la bataille n'était pas fini et la sienne ne faisait que rentrer dans une autre phase où il devrait lutter seul et faire intervenir beaucoup de patience.

Tant bien que mal il enregistrait les routes qu'ils prenaient, jusqu'à arriver à cet imposant village. Lui qui avait fait ces armes dans ce pays, il était étonnant qu'il n'ait absolument aucun souvenir de la moindre façade qui apparaissait au loin. Mikami craignait que son clan n'ait été assujettissant, mais au point de ne jamais avoir affaire au village ninja s'étant créé dans le pays à la fin de la guerre clanique... Curieux, il passait les portes en regardant en l'air, l'immensité des structures et leur design, ce qui composait leurs contours et ce qui dénotait de leurs courbes et de leurs faces. Surtout, toute cette armada servant à appuyer les shinobi pour défendre leur village.

Et ils s'engouffrèrent dans Kumo, un début de dispersion se créa. Bien sûr, les prisonniers furent les premiers à se faire détacher du groupe. Tant mieux... le Yorurai n'aurait pas a regretté de n'avoir pas été attentif à leurs actions et paroles à peine rentrés au centre névralgique de leur armée. Alors qu'on le tirait dans une direction tout à fait inconnue, ces oreilles sifflaient comme jamais, ou alors devenait-il sourd pour des raisons qui devaient sûrement être psychologiques. Et au sifflement vint s'ajouter un lointain bourdonnement, pourtant des plus envahissants.

L'amnésique nécessitait plus d'air, alors qu'il était parfaitement habitué à l'atmosphère qui régnait ici. Quelque chose se produisait sur le plan émotionnel, c'était dans les senteurs de ce quartier, dans les polygones bleus que dessinaient les espaces entre les toits, dans la façon que le soleil avait de passer dans entre les immeubles. Il aurait presque titubé, mais tout allait bien. Tout allait bien jusqu'à ce que les trois hommes ne passent devant cette ruelle. La tête du shûkaijin se tourna vers celle-ci comme s'il la regardait machinalement, et ses yeux jaunes restèrent rivés dans cette direction à travers des cheveux lâches et pendant devant son visage, dans une voûte du dos imposée par sa condition.

Mikami s'arrêta tout de suite de marcher, incapable de se défaire de cette petite voie pavée, anodine et discrète, encline à tous moments à l'écart de la violence d'un village caché. Il l'observait dans toute sa simplicité, l'admirait dans sa droiture, la contemplait dans ses formes et son ouverture. C'était bien plus qu'une ruelle qu'il voyait à travers ses yeux figés dans l'incompréhension et l'attachement et ce qui était en train de se passer et de lui secouer les tripes. C'était comme si quelqu'un avait pris tous ces organes pour les lui remonter et les lâcher d'un coup en le livrant à lui-même. Et un des deux kumojin qui l'accompagnaient finit par à nouveau le tirer pour qu'ils avancent.


    - Attendez...


Fit-il d'une voix faible et perdue dans le néant. Bien sûr rien ne se fit. On se servit du lien qui se rattachait à ses menottes inhibitrice de chakra pour l'entrainer comme une bête.

    - J'ai dit... Son pied avant vint se stopper fermement sur le sol, son corps commençait à basculer en arrière. ... ATTENDEEEZ !!!


De la force brut de ses deux bras il tira le shinobi qui ne lui avait pas accordé la moindre seconde en se servant de la laisse qui les reliait. Il le renversa sans plus penser à ce qui se passerait après et une fois dans les geôles tant qu'il restait un peu plus ici. On se rua vite sur lui alors qu'il se débattait de tout son corps et que ses yeux ne lâchaient jamais le même endroit du regard. Finalement on le maîtrisa, l'assomma, et le jeta en cellule.
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Message(#) Sujet: Re: Entretien [Zenno] Entretien [Zenno] EmptyMar 28 Juil 2015 - 2:11

Je m’étais rendu personnellement jusqu’aux geôles de Dee Saigo. Un cas particulier m’y avait attendu. Un shinobi du Shukai, un homme dont on m’avait conté bien des choses. Tant son aptitude à se battre de façon stratégique, qu’une curieuse amabilité envers l’ennemi. Etait-ce une faiblesse ou une simple faille liée à une quelconque idée m’ayant échappée ? A vrai dire, je pencherais plus pour la seconde option. Peu après le retour des kumojins, après que les uns soient transférés à l’hopital et que les prisonniers rejoignent Dee Saigo, j’ordonnais à mes hommes de prendre quelques mesures. Les prisonniers de guerre, seraient traités comme tels. C’est à dire, nulle violence sur leur personne. Ils devraient tôt ou tard être rendus à leur organisation d’origine, que ce soit dans le cadre d’un échange ou non. Dès lors, mieux valait qu’ils soient en bonne santé. Telles sont les règles de la guerre et je compte les appliquer jusqu’au bout. Car après tout, plusieurs prisonniers kumojins sont quelque part au Shukai. Et pas des moindres. Dans le lot, il y a Koémi, puis Kuroba, Eiko… Même si ce dernier est un traître de la pire espèce. Récupérer tous ces kumojins, Koémi la première est une nécessité. Mes prisonniers seront ma monnaie d'échange.

Dans une Kumo calme, encore meurtrie par ce premiers revers contre les shukaijins, je me dirige vers la prison du village. De nuit, une lune blafarde illumine un ciel clair et sans nuages. Le vent est frais, il apporte une note paisible à ce village que je devine endormi. Seuls veillent les gardes et probablement Hasaki quelque part sur un toit haut perché. A eux leur mission et à moi la mienne. Une particulière depuis que j’ai réussi à joindre certaines informations bout à bout. L’un de nos prisonniers, un certain Mikami, celui-là même sur qui avaient été tressés tant de lauriers, n’était autre qu’un ancien kumojin. Un homme ayant grandi ici et dont les traces s’étaient perdues comme tant d’autres. Lui seul pouvait disposer des clés, des réponses. Pour peu qu’il soit conscient de son passé.

J’étais parvenu aux portes de Dee Saigo, à nouveau, je rappelais aux gardes qu’aucun prisonnier de guerre ne devait faire l’objet des moindres sévices, puis je pénétrais dans le bâtiment à la recherche de cette cellule particulière. Il me fallut quelques minutes de marches, à travers ces tunnels faiblement éclairés, ces cellules pleines de renégats de la société ou de déviants. Là, au fond du couloir, je parvenais enfin à la cellule de Mikami, le shukaijin. Arrivé devant la porte de sa nouvelle « chambre », je me raclais la gorge laissant mon ombre se découper dans la pénombre.

« Comment te portes-tu Shukaijin ? »

Nulle chaine, nulle entrave, si ce n’est celles liées au blocage de son chakra. L’homme pouvait librement profiter de l’espace réduit à sa disposition. En faisait-il seulement bon usage ? Qui sait ?

Je me rapproche, je suis bien plus visible, mon visage l’est en tous cas, même si l’on remarque ma carrure à travers la pénombre. Je suis en uniforme du Satoru. Cependant, à moins que sa mémoire ait été altérée, il se souviendra de moi comme l’homme à qui tous les kumojins s’adressent en passant par ce titre : Raikage. Toutefois, je me présente. Simple politesse pour le mettre plus à l’aise, même si je sais que ce n’est pas nécessaire. La réaction basique des hommes en taule est soit de garder obstinément le silence, soit de laisser parler leur rage et leur incompréhension. Quelle option choisirait-il ?

« Je suis Seki Zennosuke, Raikage. »

Simple entrée en matière. Je lui tend des documents, sans piper mot. Des copies d'archives concernant son passé.
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Message(#) Sujet: Re: Entretien [Zenno] Entretien [Zenno] EmptyJeu 30 Juil 2015 - 23:27


    - Comment te portes-tu Shukaijin ?
    * Comme un oiseau en cage. *


Ce qu'il faillit répondre, avant que son vis-à-vis n'enchaîne sur son nom et son poste. Mikami leva d'abord la tête, reconnaissant à la silhouette l'homme attendant sur le quai. Et c'était bien le Raikage qu'il avait en face de lui, à quelques barreaux près. À quelques barreaux près... Le jeune homme inspira profondément, expira sans vraiment dissimuler le tremblement de son souffle. Une secousse plus émotionnelle que craintive, il y avait bien des raisons, bien que fragiles, de se sentir protégé ; et puis sa situation était déjà bien basse. Et même s'il savait que ça relevait de ce domaine, il ne voyait aucune raison d'être bouleversé de la sorte... Mais il comprenait, avait des idées sur la provenance de ces soupirs inopportuns et de ce manque inexplicable. Si son amnésie avait été causée par une personne, celle-ci n'avait fait le travail qu'à moitié ! Sa vie de shinobi avait été effacée, mais ses sentiments et émotions avaient été conservées. Même son savoir et ces expériences, du moins tant que ce n'était pas lié à sa vie de ninja. Depuis près de trois ans il s'attelait à recoller les morceaux, se laissait surprendre par un jutsu lancé instinctivement ou une esquive de dernière seconde. Jouer avec ses limites et flirter avec le néant avait été son mode de vie pendant longtemps et même depuis son entrée au shûkai ses entrainements ressemblaient à la période qui avait précédée.

Bref. L'épisode de la ruelle de Kumogakure transforma ses soupçons en quasi-certitude. Ce village ne lui était pas inconnu. Enfin "inconnu", on s'est compris. Et à peine quelques jours plus tôt il livrait bataille face à deux de ses membres. Ses doigts croisés se serrèrent... Depuis qu'il avait jeté ici il méditait toutes ces questions, immobile, passait au-dessus de sa piètre condition pour mettre à profit cette période indéfinie qu'il passerait coincé entre ces trois murs et quelques barreaux, faisait abstraction de l'éloignement de son sabre sur lequel il avait presque tout misé. Et ceci n'avait pas été assez difficile, arriver à croire fermement avoir retrouver un lieu pouvant lui en dire beaucoup sur son passé lui faisait oublier bien des choses... sauf, et même s'il parvenait à s'en détacher, ce qui l'avait conduit en ces lieux où dorénavant chaque pierre semblait pouvoir lui raconter toute une histoire.


    - Je me sens comme une colombe abattue en plein vol...


Image bien forte, vous ne trouvez pas ? En tant que guerrier, il fallait avoir un certain culot pour se comparer au symbole de la paix. Mais cette métaphore était nécessaire pour que la suite prenne tout son sens. Et depuis son assise en tailleur, il leva la tête pour plonger ses pupilles d'un jaune sombre dans celles de celui qui ne pouvait être que le responsable majeur de ce fiasco pour les deux pays (sept pays engagés dans cette affaire exactement), et qui après cet échange de regards ne pourrait que se souvenir d'où provenait ses yeux s'ils les avaient déjà croisés. Un des paradoxes du clan Yorurai était d'être d'une grande discrétion en plus de marquer les esprits. Mais amnésique, Mikami avait changé. Beaucoup moins froid, très rarement flegmatique et devenu même extraverti, ou presque. Démonstration :

Il décroisa les mains et leva un bras qu'il fit parcourir dans le vide pour simuler le vol d'un oiseau. Vous l'aurez compris, d'une colombe au moins aussi blanche que sa peau.


    - Je suivais la trace d'un... disons aigle royale. Non, impérial !


Comme ça il ne pourrait y avoir de méprise sur la personne. Dans la pénombre, sa main lâche parcourait l'espace possible d'un côté à l'autre en vaquant allègrement et doucement de bas en haut, comme si elle poursuivait d'un regard avisé le vol d'un autre oiseau.

    - J'observais ses agissements, ses obstacles, ses décisions. Je voulais savoir et voir de mes propres yeux si, entre autres, une quintuple décapitation n'était qu'acte de barbarie et de facilité ou réellement l'œuvre de quelqu'un désirant la paix...


Soudainement, sa main posée sur une cuisse vint télescoper celle qui volait paisiblement avant que toutes deux ne tombent au sol. Son regard les ayant suivies alla retrouver celui du Raikage dont il peinait à se souvenir du nom.

    - Apparemment certains se sont montrés moins patients ou plus sûr d'eux.


Ses paumes retournèrent chacune de leur côté, s'écartèrent pour tourner l'intérieur vers le plafond crasseux et humide. Le shûkaijin hocha des épaules, exprima une moue sceptique qui renvoyait la balle de l'histoire et de la réflexion à son vis-à-vis.

    - Mikami. Enchanté, Zennosuke.


Simple mensonge évident.


C'est parti, bon rp ! Very Happy
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