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 Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak']

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Kaguya Inochi
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Message(#) Sujet: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyJeu 29 Déc 2011 - 20:46


*Ouverture. Froid ! *Fermeture Froid ! Ce mois n'était pas propice aux T-shirts, aux short et à tout ce qui était léger en général. Ayant senti cela, Nai était sorti dehors bien couvert. Que du coton, autant dire qu'il ne savait pas quelle couleur il portait. Blanc, gris, beige. Il y avait peut-être un peu de tout cela à la fois. Manteau chaud et épais. Bonnet chaud et long. Gants chaud et serré. Que du chaud, partout, partout !
La pluie, l'homme s'y accoutumait. La chaleur, le dévot s'y révoltait. Le froid, tout le monde s'y gelait. Lui qui avait l'habitude d'être torse nu ou très légèrement vêtu n'était pas bien à son aise. Il marchait comme un pingouin. Ses vêtements se frottaient les uns aux autres dans un bruit étrange. Dans la rue, le même bruit. Tout le monde semblait vouloir éviter de goutter du nez. Même Nai avait pensé à prendre une écharpe, c'était peu dire.

"Venez au temple ! Sans attendre ! Prions ! Au Temple ! Loué soit Sanbi !"
Un fou. Ce n'était qu'un fou. Un fou qui passait et non Nai ne prit pas au sérieux. Il lui manquait une case et avait déblatéré des inepties. En quoi cela avait-il un quelconque intérêt pour Nai. Il continuait sa route, longeant les murs. Seulement quelques rues, plus loin, il l'entendit de nous. "N'avez-vous donc toujours pas compris ? Vous ne pouvez vaincre le destin ! Sanbi nous massacreras tous !" Non, mais cela suffisait maintenant ! Déjà qu'il faisait froid, si c'était pour qu'un dérangé vienne lui troubler les oreilles, déjà gelées, le ninja n'allait pas rester là sans rien faire. Comme une seule masse, il se dirigea vers le dingue :
    "- Hey toi ! Qu'est-ce que tu racontes encore ?! Tu n'as pas fini de tous nous les casser ?!
    - Mais tu ne comprends pas, profane ! Le prêtre nous l'a dit ! Sanbi tuera les bananes !"


"- Absolument ! Il a raison", s'exclama des voix derrières lui, dans un *Brouhaha gigantesque.
Cela parlait maintenant de se rendre au temple pour prier Sanbi, d'écouter les bonnes paroles. Cela parlait maintenant de rembourser les fautes commises, de faire oublier les erreurs du passé. Nai n'en croyait pas ses oreilles. - Là c'est n'importe quoi, s'exclama-t-il vainement. On ne l'écoutait pas. Et pour ne rien gâcher de la fête, il fut emporté dans un mouvement de foule incroyable. Cette religion commençait à prendre de l'ampleur ici. C'était effrayant. Plus effroyable pour Nai qui basait sa vie sur une autre religion, celle qui était vraie en tout point de vue. Cette foule était un torrent dont il était impossible de s'échapper. Acceptant son sort, le shinobi accepta de descendre la rivière jusqu'au temple.

Tester la messe allait être éprouvant. Il savait déjà que son esprit, façonné pour vénérer la déesse-lune et le dieu cornu, devrait faire un effort considérable pour ne pas exploser à l'écoute des niaiseries d'un prêtre. Tester la messe allait également être un moyen pour le ninja de tester sa foi et de la renforcer. Afin que celle-ci soit plus forte que jamais. Tout bien réfléchit, être emporté dans cette drôle d'aventure pouvait être un mal pour un bien. N'était-ce pas ce que l'on disait ? L'avenir appartenait aux audacieux, à ceux qui osent bousculer leurs habitudes. Fuir devant une telle opportunité était à la limite de la folie.

Incroyable spectacle. Son et Odeur réunis. La populace se fit encore plus ouïr. Un grand nombre de personne était ici aujourd'hui. Mais que se passait-il donc ? Pourquoi avoir choisir ce jour-ci ? Pourquoi était-il embarqué dans cette mascarade. *Ofukami, serait-ce donc vous qui m'offrez un nouveau test ? Serait-il possible que tous ces gens puissent être convertis à votre cause ?* L'instant des questions. Celui où on doute de tout pour arriver à la vérité. Nai récupérait les informations sensitives. Auditives, foule, prières, malades mentaux. Olfactive, sueur, chandelles, cires chaudes et vomis. Mais que se passait-il donc ici ?

Ouragan passe, mais laisse une trace. On entendit la grande porte. Bientôt la foule allait rentrer dans le temple. Nai ne pouvait sortir. Bousculé, compressé, tassé par le rassemblement. Il serpentait à travail la masse pour trouver un coin tranquille. Sous ses pieds, la terre était piétinée. Il marchait sur des paquets vides qui crispaient. Il bottait dans ce qui lui semblait être des canettes, également vides. Avec ses vêtements, le ninja avait chaud. Seulement, pris entre une dizaine de personnes étaient suffisant pour faire transpirer suffisamment un joufflu. Un mastodonte pris dans cette cohue ne pouvait que perdre vingt kilos, et ceux sans effort. Nai s'asphyxiait. Quand allaient trouver la place pour souffler ?

Nouveautés à l'intérieur du temple. Grand espace. Plus de places. Pas assez de sièges. Tout le monde ne put entrer. Nai sentit qu'il avait filé entre une grosse dame et un malade. Les bras pouvaient bouger plus librement. Arg. Mal aux pieds. Besoin de s'asseoir. Il fallait trouver un banc. Il y en avait bien ici non ? "Regarde chérie, cherchons une place sur ces bancs !" "Attention poussin, il faut que l'on puisse voir le prêtre." "Ne t'inquiète pas, bichon, les bancs sont disposés en cercle autour de la statue, nous trouverons notre bonheur." Nai les suivait de près. Pour lui, pas besoin d'avoir la meilleure place, une bonne oreille allait être suffisant.

Pour être à l'aise, il s'était mis à l'extrémité d'un banc. Sans doute sur une allée. De cette manière, aucun obstacle pour comprendre le prêtre. Tout allait être parfait. Sauf une chose : Que faisait-il ici ? Plus les gens s'installaient, plus il était désireux de partir. Mais si comme à l'allée, la sortie était bouchée, marche arrière impossible. On était là, on y restait jusqu'à la fin. Et soudain un bruit. Qu'était-ce ? En tout cas cela eut un effet très particulier sur les humains. Plus un bruit. Alors qu'auparavant ils *hurlaient comme des porcs, plus un son. Quelques toux. Un seul mouvement.

*Ouverture de porte. Lentement. Se devait être le début de la messe. Le début du supplice pour Nai. Son corps commençait à lui lancer des spasmes. Il refoulait la rage qui remontait de sa gorge, ces bulles aqueuse que l'on prenait comme raisons suffisantes pour tuer un animal. Le dévot récitait très faiblement des mots d'excuses à la déesse lunaire pour ce qu'allait prononcer le prêtre. Elle ne devait pas le tuer, il ne savait pas ce qu'il faisait. Cela était de sa faute, il ne lui avait pas enseigné sa puissance, le pouvoir des divinités cosmiques. "Accordez votre pardon, Ofukami-sama, cet être est faible et sa foi est impure. Permettez-lui d'exister afin que lui et tous les autres infidèles dans cette salle puissent expier leurs pêchés. Ce n'est que pas pure ignorance qu'ils agissent de la sorte ..."

Un grand nombre de petits "Chuuuuteuh !" parvenaient à ses oreilles sans que cela ne perturbât le religieux. Il devait dire plusieurs prières d'excuses afin que tous ces gens soient sauvés, qu'Ofukami accorde miséricorde. Nai se sentait seul être capable de les protéger tous des éclairs divins. "La Lumière divine les guidera sur le droit chemin lorsque toute obscurité aura recouvert le monde" Qu'importe les grognements, le croyant Nai continuait de les sauver, sans prendre garde à ce qui pouvait bien se passer avec ce prêtre.

Rare instant de silence après le naufrage. Nai avait pris la position en hommage à Ofukami afin que celle-ci le protège de toute intrusions d'idées méphistophéliques qui pourraient broyer d'une seule poigne la foi de notre protagoniste. Sa main gauche au niveau de son nombril, emplacement du symbole de la déesse. Ce tatouage fut l'un des premiers qu'il se fit lorsqu'il découvrit la vérité sur le monde. Ofukami, déesse Lune, résidait en son centre. Elle régissait chaque chose et lui permettait, même dans l'obscurité, de comprendre les choses telles qu'elles étaient. *Prend garde Prête ! Tes propos ne m'atteindront pas !*

Magasin de boniment, les messes n'avaient rien à voir avec les prêches. Les messes n'étaient faites que par des illuminés qui ne connaissaient rien à leur religion et qui avait choisi de prier on-ne-savait quel démon pour exister. Propagande vulgaire et charlatanisme public. Nai ne supportait pas ce prêtre alors que celui-ci n'avait encore rien dit. *Dépêche-toi vieux croulant ! Je ne veux pas rester ici* Sa jambe droite tapait du pied. Il tentait avec sa main libre de la contrôler. Puis, viens le souffle apaisant. Lorsqu'on ne pouvait plus tenir, c'était la méthode la plus radicale que nous enseignait Wakami. La déesse Lune dans sa phase croissante était jeune et espiègle. Afin de canaliser son énergie elle inventa le Uchiibuki, le souffle intérieur.

Orfèvre d'aspiration divine. Il s'agissait de parvenir à la maitrise parfaite de ses fonctions respiratoires afin que tout le corps ne soit plus qu'une avec la nature. Le corps tournait au ralenti pendant quelques instants afin que chaque muscle de chaque partie du corps soit relâché. Dans cet instant-ci, ce fut très important pour Nai de l'exécuté. Il pouvait alors écouter plus paisiblement les insanités du curé.

Itinérant, cet homme commençait par saluer la population. Sa voix était grave. Elle résonnait dans le temple. Elle jouait avec un faible écho. Parfaitement claire, cet homme n'était sans doute pas l'unique confesseur du sanctuaire. Il faisait attention à son articulation afin que chacun puisse boire ses paroles. Mais Nai n'était pas dupe. Il savait parfaitement de quoi était capable ces charlatans. Alors, tu le commences ton mensonge ?
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Ryūzoji Yoru
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyVen 30 Déc 2011 - 12:50

Cela faisait plus de deux mois que Yoru n'était pas allé au temple de Sanbi. En effet, entre les missions, les entraînements, les rapports de missions et parfois les journées de convalescence à son appartement ou bien pire à l'hôpital, il n'avait pas eu l'occasion de se rendre dans le temple pour adresser quelques prières aux défunts qui avaient combattus à ses côtés. Le Genin était un adolescent certes peu influencé par la religion, néanmoins, il cherchait à sauvegarder la mémoire de ses pairs, en allant prier pour leur repos éternel. C'était une forme de respect, visant à la recherche d'une consolation provisoire et illusoire. De sa lucidité, il savait tout de même que ses quelques mots qu'il adressait aux morts n'avait aucune réelle influence. Il n'avait aucune réelle conviction envers les divinités qui selon les prêtres et autres démagogues de la religion, régissaient le monde et ses habitants. Il cherchait simplement à se rappeler de temps en temps les péripéties qu'il avait du affronter aux côtés de personnes aujourd'hui mortes.

Lorsque l'occasion lui vint, le shinobi prit sa journée, laissant seul sa bien-aimée l'espace d'un jour pour se dévouer à ses défunts camarades. Avec lui, il emporta le strict minimum: quelques bâtonnets d'encens à brûler avec des bougies, une petite bourse pour avoir de quoi payer sur place, ainsi que quelques vivres en cas de petit creux sur le trajet. Enfoui sous la brume matinale, l'adolescent qui s'était bien couvert quitta le village en direction du temple. Bien que ce dernier n'était pas si loin que ça de Kiri, il fallait tout de même braver un vent particulièrement violent en cette journée automnale. Les bourrasques diffusaient un air froid, quasi-glacial, qui donnaient au ciel des allures de voile hivernal. Le Genin avança péniblement sous ces fortes rafales de vent accompagnés de précipitations, néanmoins il arriva tout de même à destination. Une fois au temple de Sanbi, il put discerner l'imposante bâtisse dédié à la déité des océans.

Autour du temple, plusieurs tombes commémoratives étaient disposés, de telle sorte à pouvoir permettre aux visiteurs de se recueillir avant de pouvoir prier pour Sanbi. Yoru, habitué des lieux, longea les rangées de pierres tombales, avant de tomber sur une plaque en hommage aux victimes du clan Ryūzoji. Ouvrant son sac, le Genin déposa plusieurs bougies et entoura l'édifice sépulcral d'encens. De là, il se munit d'une petite allumette afin d'allumer le tout. De petites lumières, lucioles posés sur des tiges de cires, vinrent alors éclairer le tombeau. Yoru s'agenouilla, et mains jointes, déposa mentalement quelques pensées pour chaque mort dont il avait connaissance. L'émotion le submergea, lorsque les souvenirs remontèrent à chacun de ses prières. Son esprit tourmenté était confus: les souvenirs de la guerre se mêlaient aux instants de joie avec ses camarades. La mort et la joie se confondaient dans un chaos mental, les cris de l'agonie et les chants glorieux se faisaient concurrence. Un monde étrange brisant l'équilibre se tordait dans l'âme du garçon qui sentant l'émotion le dépasser, stoppa sa manœuvre. Il préserva alors une larme de son œil, rejeton de l'onde qui se dispersa dans la bille blanche du garçon, et se leva.
Il en avait suffisamment fait.

Sans pour autant rentrer chez lui, le shinobi sortit un dernier objet de son sac. Il s'agissait d'un petit médaillon, ornant le blason de la nation de Mizu no kuni. La pièce de métal paraissait des plus banales, pourtant, elle avait une signification bien particulière aux yeux de Yoru. Ce dernier fléchit les jambes afin d'atteindre aisément le tombeau et déposa alors la pièce de métal sur la structure en pierre. Ce petit rituel était une façon de faire un signe à ses camarades désormais dans l'au-delà: l'archipel était désormais unifié. Les conflits auxquels les morts qu'il venait prier avaient participé étaient enfin finis. Et grâce à leurs efforts, une nation nouvelle voyait le jour. A l'époque, il paraissait invraisemblable que Mizu no kuni voie le jour. Pour certains, c'était un simple rêve, un idéal. On se disait qu'un jour, si l'on venait à vaincre tout les clans hostiles, un pays pourrait apparaître. Et de là on riait aux éclats, portant avec ivresse un toast à la dernière victoire en datant, et buvant du saké comme jamais. Pour d'autres, c'était une utopie. Le sacrifice de guerre avait épuisé aussi bien physiquement que moralement de nombreuses personnes. On espérait beaucoup que Mizu no kuni naisse enfin, afin d'enterrer dignement les corps, de pouvoir enfin démarrer une nouvelle vie. Parmi ces hommes, nombres d'entre eux étaient des proches de Yoru.

Soudain, perturbé dans son petit rituel, le shinobi tourna la tête en direction du temple. Il y avait du grabuge à l'intérieur. Curieux, le ninja rangea ses affaires, porta son sac sur son dos, et monta les marches menant à l'entrée du sanctuaire dédié au démon à trois queues. Bravant le vent une énième fois, le blondinet pénétra enfin dans le lieu sacré, et déposa ses affaires à l'entrée. Le bruit s'intensifiait. La discorde semblait régner dans le lieu saint. Une fois dans la salle principale, le Ryūzoji assista à une scène assez particulière. Un prêtre ainsi qu'un autre homme, n'ayant rien à voir avec le corps religieux du temple, se disputait le droit d'éducation religieuse. Chacun d'entre eux prônaient la supériorité de leur religion, tentant d'inculquer à leurs potentiels fidèles des phrases pleine de spiritualité.
S'appuyant sur un des piliers de la salle, l'adolescent observa attentivement les faits et gestes des deux hommes. Il laissa le spectacle durer quelques minutes, avant de se diriger vers l'homme qui via un mouvement mêlant apaisement spirituel et signe religieux. Il déposa sa main sur son épaule, la tapota et lorsque le personnage se retourna, il força ce dernier à reculer avant de prononcer quelques paroles visant à l'occuper, le distraire, l'éloigner du curé, mais également à connaître un peu mieux le personnage à qui il avait à faire.
« Allons allons, laissez cet homme, il n'en vaut pas la peine. Pourquoi tant de chalutages ? Peut-être ce que dit cet homme est faux, mais respectez au moins sa religion, si vous vous voulez que l'on fasse de même pour la vôtre et vous-même ! »
Et voilà comment faire de drôles de rencontres dans un temple.
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Hachi Taku
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptySam 14 Jan 2012 - 5:49

Taku marchait, enfin de retour du pays du feu, ou il n’avait que trop trainé. Sa rencontre avec ce ninja, Nikkou, avait été des plus mouvementé ! Mais l’important était qu’il soit de retour au pays, après pas mal d’absence … Dans quel état allait-il retrouver son magasin ? Il y allait avoir pas mal de ménage à faire, comme à chaque fois qu’il s’absentait … Lui avait-on laissé des mots dans sa fameuse boite ? Ah oui mais … il ne l’avait toujours pas installé ...

Son retour imminent à Kiri le rendait heureux, il n'avait pas envie de rentrer tout de suite, la fin de journée ne s’annonçait pas pour tout de suite et le temps n'était pas mauvais. Marchant tranquillement sur le chemin menant au village, il s’approchait d’un jeune couple qui semblait se disputer sur un sujet brûlant. Les croisant, il ne compris distinctement qu’un seul mot : Sanbi. Ce simple nom fit remonter les tripes de Taku dans son ventre. Sanbi … Il était totalement contre le fait que les villageois de Kiri doivent vénérer une telle créature. Bien sûr, la guerre avait fait son lot de morts, mais on ne la vénérait pas, elle ! Alors que Sanbi, lui, avait débarqué, tout dévasté, et miracle il était devenu un dieu ! Apparemment, en distançant les deux jeunes gens, il comprit que la femme voulait aller prier au temple tandis que l’homme s’y opposait farouchement. Taku le comprenait, lui qui trouvait complètement stupide cet engouement général. S’ils se trouvaient en face de cette créature comme lui l’avait été par le passé, ils comprendraient qu’aucunes paroles, aucunes prières ne peux atteindre une telle créature. C’est juste un affreux mélange de puissance incontrôlable et destructeur. Il était sidéré comme les gens pouvaient être stupides.

Ils avaient même érigés un temple en son honneur. Taku n’y avait jamais les pieds, et ne comptais pas les mettre, mais après tout … il avait du temps à perdre et nulle part ou aller, pourquoi pas y faire un tour ? Peux être cela lui permettra de comprendre le comportement des gens qui voue un culte à cette créature, ou même d’apprendre des détails qu’il ignore.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Connaissant vaguement l’emplacement de ce fameux temple, il s’y dirigea vivement. Décidemment, s’il n’avait pas croisé se petit couple …

A force de se tromper de chemin sa et là, il finit par arriver à l’endroit prévu. S’il y avait bien une chose qu’on ne pouvait pas enlever au temple, c’était sa splendeur. L’énorme bâtisse semblait avoir été finement travaillée vu d’extérieur. Des escaliers emmenait directement à l'entrée de cet imposante création. C'était quand même plutôt beau, et maintenant qu’il avait ce fabuleux travail, il devait absolument voir à quoi ressemblait l’intérieur, c’était plus fort que lui, il cédait toujours à sa curiosité.

Pour entrer à l’intérieur du temple, il devait passer au milieu d’innombrables tombes séparé par quelques rangées. Taku se sentait vraiment mal à l’aise au milieu de ces morts. Pas qu’il était gêné au milieu de cadavres non, la guerre lui avait fait oublier de tels sentiments. Non plutôt parce qu’il avait peur de reconnaitre un nom familier, un camarade qui était mort, avait péri pour cette paix alors que lui-même était encore vivant et marchait au milieu d’eux, comme un affront.

Tandis qu’il s’approchait de l’immense bâtisse, un brouhaha étouffé se faisait de plus en plus distinctif et lorsqu’il monta les marches, il put entendre différents cris et exclamations provenant de l’intérieur. Etait-ce ainsi que les partisans de cette religion vénéraient leur dieu ? Dans le boucan et le chaos le plus totale ? Notre bon vieux marchand rentra.

Le moins que l’on puisse dire, ce qu’il avait bien pesé ses mots. En effet c’était un véritable capharnaüm ! Les femmes criaient, tenant parfois des enfants dans leur bras, des hommes levaient les bras au ciel, en hurlant au blasphème. Blasphème ? En effet, deux hommes semblaient avoir décidé d’assurer le show. L’un était sans conteste le curé, (on ne se promenait pas ainsi vêtu ailleurs que dans un temple), et l’autre était emmitouflé dans de chauds vêtements et ne semblait pas à son aise ainsi accoutré pour faire de tels mouvements, ceux-ci accompagnant la moindre de ses paroles.


- Tiens ? On dirait bien que je ne suis pas le seul ici à ne pas être d’accord sur certains points …

Il s’installa confortablement et regarda le spectacle. Il n’allait surement pas au venir aux mains, et d’ailleurs ce n’étais pas le curé qui allait se battre, bien que le débat semblait animé …
L’homme qui faisait face au curé parlait débitait un nombre impressionnant de prières visant apparemment à sauver l’âme de tous ces gens présent qui ne comprenait rien et était dans l’ignorance, s’adressant à une espèce de déesse-lune ou quelque chose dans le genre … Tandis qu’il l’observait, il se rendit compte qu’il baissait constamment la tête, ou la levait excessivement haut, avait-il peur de croiser le regard de prêtre ? Ou refusait-il le contact ?

Mais bien évidemment ce petit show ne pouvait durer et quelqu’un vint bientôt jouer les trouble-fêtes. Un jeune homme blondinet s’interposa entre les deux religieux et entreprit de les séparer. Il prit l’opposant au curé à part et sembla lui dire quelque chose. Cette fois en face de l’homme, ce n’était plus le curé et la situation pouvait très vite dégénérer. Il ne manquais plus que tout le temple se jète les uns sur les autres ! Taku se mêla donc à cette histoire (à son propre étonnement, lui qui faisait toujours profil bas), il fallait faire tomber la pression.
Pendant que l’homme qui s’était confronté au prêtre donnait sa réponse, Taku intervint, la main sur son bob.


- Eh bien eh bien, que ce passe-t-il ? Il y a beaucoup trop d’animosité ici, qui plus est dans un temple !

Il avait parler d’un ton calme et serein. La foule, déjà calmer par l’arrivé du blondinet, se tût totalement cette fois-ci.

- Je crois qu’on devrait tous se calmer et laisser le maître des lieux faire son travail, dit-il en se retournant vers le prêtre, excusez-nous pour ce grabuge, nous partons de ce pas.

Taku sortit à grand pas, la foule s’écartant sur son passage. Cela faisait son affaire, moins il restait ici mieux ce serait. Espérons que les deux autres aient compris qu’il était plus sage de sortir et qu’il le suivrait dehors.
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Kaguya Inochi
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyJeu 29 Mar 2012 - 17:21

Fabrication blasphématoire, cette messe était du grand n'importe quoi ! Nai faisait tout son possible afin de garder son corps serein, mais ce que proférait le prêtre était tout bonnement ahurissant. Il divaguait en parlant du démon à trois queues comme étant le sauveur de l'humanité, qu'il nous imposait de le prier pour notre salut, que les récalcitrants seraient jugés et punis, bref, que des conneries ! Tout le corps de l'auditeur restait immobile, à l'exception de cette jambe, toujours en sursaut. A elle seule, elle définissait la position de son propriétaire. Rester assis à entendre de telles sornettes étaient beaucoup trop stressants. Même un adepte de la religion lunaire maîtrisant l'art respiratoire ne pouvait tenir très longtemps.

Énervante par son caractère absurde, cette messe était insupportable. Dans ces conditions, on ne possédait plus qu'une échappatoire : l'explosion. Oui, il fallait dire quelque chose, il fallait qu'il libère cette rage accumulée. Dans de meilleures conditions, le dévot aurait sans doute pu la contenir et respecter le blasphème. Cependant, ces propos étaient si ... ils l'étaient tellement qu'on ne pouvait retenir plus longtemps l'opposition. Le débat allait être houleux. Le débat allait être le combat entre deux partis qui s'opposent et qui, chacun à leurs manières, tentaient de s'attirer les faveurs d'un public euphorique. Notre héros décida alors de lever haut la main en toussotant. La première action était faite. Ne manquait maintenant plus que les mots.

Résous les mystères et tu gagneras un chapeau, prêtre répugnant !
Cette drôle de pensée lui vint au moment où il s'écartait de sa banquette.
‒ Voyez, mes alliés, un preux bienheureux nous montre le chemin. As-tu une prière à faire à l'honorable Sanbi ?
Tandis qu'il remontait l'allée, il laissa traîner un silence. Le prêtre continua alors :
‒ Possèdes-tu une langue ? Parle, que l'on connaisse ta raison de cette interruption.
Nai ne disait rien, il laissa simplement sortir un soupire. Un simple souffle qui déchaîne une tempête dans la voix du prêtre
‒ Affreux ! Décide-toi ! Interrompre ma messe est mauvais pour la sentence du Dieu !
Il arriva alors à son bord. L'aveugle ressenti alors toute la répulsion qu'il pouvait avoir pour cet homme. Beaucoup trop parfumé. Beaucoup trop enveloppé. Il se nourrissait sans doute chaque soir d'un bon gros poulet bien rôti tandis que les pauvres restaient dans le froid à espérer manger un morceau de pain. Atroce bonhomme !
‒ Tu vas parler oui !
‒ Comment osez-vous profaner ces lieux de votre hérésie !? Vous n'êtes ni prêtre que je ne suis banquier. Vous êtes un usurpateur couronné d'une coiffe ridicule !
‒ Comment os...
‒ Je n'ai pas fini ! Tu fais honte à Ofukami ! Elle te regarde en pleurant d'avoir un partisan aussi peu plaisant.
Nai accentuait chacun de ses mots afin qu'ils pénètrent dans la chair sous-couchée de graisse de ce bon vivant. Il continua alors en le dénigrant lui et sa foi de tous les mots, par tous les moyens possibles. Chaque mot était accompagné de son geste. Tout cela servait à désacraliser cette messe ridicule et à stopper.

Mes mots sont vrais car dictés par la déesse. Cette messe bafoue les règles !
Cette pensée était fortement ancrée dans son esprit tandis qu'il continuait d'expliquer au public de manière la plus logique qui soit comment il se faisait berner. L'agitation se fit alors ouïr. Des chuchotements graves atteignirent l'oreille de Nai, souriant, satisfait. Le prêtre tentait quelques fois de prendre la parole. Lorsqu'il y parvenait, il ne disait que de vaine parole sur sa folie et l'intimait de sortir de ce temple sacré. Nai n'en avait que faire, il continuait son petit manège. Ce n'était plus lui qui commandait. Il s'agissait d'un véritable message de prophète à la gloire de la Déesse Lunaire comme il avait pu le faire lors de son époque de paladin. Cette époque pourtant révolue avait refait surface, preuve que sa cécité n'avait pas, comme il avait pu le penser, grignoter sa foi.

Ennuis futurs annoncés. Tels étaient les évènements qui suivirent. Une main sur son épaule, le stoppa nette dans une phrase splendide. On la lui tapota. Un détour plus tard, on le poussa plus à l'écart du prêtre. Qu'est-ce ? Et Le voici face à un nouvel interlocuteur ! Il était plus grand que lui, il le sentait, mais cependant, il ne semblait pas plus fort. Une aubaine pour notre homme de trente-trois ans. Ce garçon à la voix jeune dit alors quelques mots. Selon, cela n'en valait pas la peine, qu'il fallait respecter sa religion ... et patati et patata.
‒ Ma religion ne peut être remise en cause. Elle n'est pas seulement vraie ou sincère, elle est la vérité. Et ...

Zèbrés et mystèrieux. Il ne voyait chez ces personnages qu'irrespect. L'un, prêtre, baragouinait des incongruités. Un autre, gamin, désirait mettre fin à la mascarade en jouant la carte pacificatrice. Et un dernier, légèrement plus âgé, se la jouait cow-boy et infanterie à la rescousse. Quel cirque ! Ne dérogeant pas à la règle du super-héros, il prononçait des phrases calmement. Tss. Comment peut-il s'excuser ? Ce n'est qu'un abruti ! Et hop, le voilà qui était déjà reparti. Sans doute le gamin aussi puisqu'il entendait quelques pas s'éloigner. En gros, j'dois me casser ? Qu'il en soit ainsi !

La Lumière divine vous guidera sur le droit chemin lorsque toute obscurité aura recouvert le monde !

***

Liberté totale et enivrante retrouvée. Le bonheur d'être sorti de ce cachot. Comme s'il n'avait plus été le même pendant un laps de temps très long, Nai s'effondra sur le parvis de l'église, dévalant rapidement les marches pour arriver jusqu'au sol. Sa tête lui faisait atrocement mal et, il mit un temps à se relever, rejetant toute aide extérieure possible. Sa sortie avait cependant été spectaculaire. Un message religieux et il était parti la tête haute, fier d'avoir pu prouver que le prêtre n'était que ... De l'extérieur on pouvait entendre le prêtre hurler. Il avait recommencé ses prières démoniaques. Nai décida de s'en éloigner, sans prêter attention aux deux nouveaux personnages.

Atteinte à sa foi, il avait eu raison de ne pas se laisser faire et de crier à l'injustice. Comment ce monstre avait-il pu cracher sur Ofukami ?! Il se tenait la tête, difficilement par toutes ses couches. Le froid et le vent étaient encore là et cela lui déplut douloureusement. Ce ne sera qu'après cinq bonnes minutes de souffrance qu'il commença à retrouver une apparence normale. On entendait cependant de l'essoufflement dans sa voix mixant curiosité et colère :
‒ Qui êtes-vous ?


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Ryūzoji Yoru
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptySam 7 Avr 2012 - 23:59

Dès que le shinobi au regard azur entama la discussion avec cet étrange personnage, il sentit quelque chose de louche. Était-ce parce que son interlocuteur, aux allures de fanatiques, était atteint de cécité ? Non, vu que du fait de sa naïveté presque enfantine, le Kirijin n'y vu que du feu aux yeux du dénommé Nai. En réalité, il ne se rendait pas compte qu'il parlait dans le vide. Ses paroles semblaient traverser le dévot. Pourtant, Yoru avait fait preuve de bonne foi: il voulait simplement calmer de façon diplomatique la situation. En tant que pacifiste, il voulait montrer ses bonnes intentions, et montrer au religieux que la voie de la colère ne menait à rien, sauf à des problèmes. Le tout sans afficher ses opinions religieuses. Une performance assez difficile, dans un lieu consacré à la méditation et à la prière. Il fallait faire preuve de subtilité, chose que fit remarquablement bien le Ryūzoji, avec ses allures enfantines. Qui plus est, Yoru ne croyait pas tant que ça au culte de Sanbi: c'était pour lui le moyen de se recueillir, avoir un support fictif en cas de forte tristesse. Le culte de la déité démoniaque n'avait rien de sérieux pour lui. C'était ce que tenterait plus tard de démontrer le blondinet au dévot, histoire qu'il puisse adhérer à sa cause, en le faisant admettre que pousser la gueulante dans un lieu sacré serait une mauvaise chose. Au lieu de ça, il n'eut droit qu'à un sermon:
« Ma religion ne peut être remise en cause. Elle n'est pas seulement vraie ou sincère, elle est la vérité. Et ... »
Sans plus tarder, le dévot rebroussa chemin et prit le chemin de la sortie. Certainement que la présence du prêtre, de Yoru ainsi que de ce drôle de bonhomme au chapeau noir et blanc l'agaçait. Il quitta donc la salle, permettant ainsi au prête de poursuivre sa prière. Mais avant cela, le responsable des lieux tint à faire un avertissement aux deux ninjas. Une condition leur fut posée, de façon très forte et religieuse à la fois. En gros, cela se résumait à l'expression marche ou crève. Ou les deux arrivants se mêlaient à la foule et suivaient la pensée du chef, ou bien ils étaient disposés - ou plutôt obligés, ce que sous-entendait avec des propos colériques le religieux - à faire tout comme l'aveugle. L'incident qui s'était produit avec ce dévot avait perturbé la cérémonie. Le curé ne pouvait se permettre de voir cet incident se répéter une nouvelle fois. Il en allait du bon fonctionnement de la séance, visant à remercier la sainte protection du Sanbi. Ni une ni deux, le Genin au bandana violâtre tira sa révérence, tenant auparavant à adresser ses excuses au public pour le petit désagrément. Il jeta un bref coup d’œil en direction de l'homme au chapeau original, n'ayant pas vraiment le temps de lui adresser une quelconque parole, de peur de se voir agresser de nouveau par le moine.

Une fois en dehors de la salle, il longea un court couloir doté d'un parquet en bois. Le long du couloir, quelques statues et icônes soulignaient la place importante réservée à Sanbi au sein de son propre temple. Yoru, malgré son jeune âge, ne comprenait pas comme les adultes pouvaient vénérer un monstre qui autrefois ravagea le pays. C'était encore une fois une des faiblesses de la logique humaine, pleine d'oppositions et de paradoxes en tout genre. Après avoir atteint le bout du couloir, le jeune homme arriva au sommet d'un escalier digne de tout temple, et descendit en silence les marches. Le temps n'avait pas changé, et l'air froid enroba rapidemment le Genin comme une couverture de gel. Serrant son écharpe, le shinobi acheva sa descente et se vit de nouveau confronté au dévot, qui l'interpella d'un ton irrité et inquisiteur:
« Qui êtes-vous ? »
« Moi ? Et bien, vous ne me reconnaissez pas ? Je suis le garçon qui vous a interpellé tout à l'heure, dans le temple. Je me prénomme Yoru, et vous ? Qui êtes-vous pour causer autant de raffut au sein de ce temple ? »
Il se rapprocha alors de l'aveugle et lui adressa un léger sourire, sans se rappeler de la cécité évidente de son interlocuteur.
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyDim 8 Avr 2012 - 1:08


Nai s'était levé. Il tournait le dos à cet enfant, espérant pouvoir récupérer complètement lorsqu'il faudrait répondre. En attendant le garçon dit quelques mots. Nai en profitait également pour se dépoussiéré. La chute l'avait un peu salis. Yoru. Il se prénommait Yoru. C'était maigre comme réponse. Nai ne pouvait pas faire grand-chose avec ça. Bien sûr qu'il ne le connaissait pas. Nai n'était pas un fan des habitants du village. Alors, bravo, monsieur l'a interpellé. Nai en fronça les sourcils.
‒ Oui, tu n'étais d'ailleurs pas obligé d'intervenir. Cela ne te concernait pas.
Comme si un gamin pouvait y comprendre quelque chose à La Religion, j'vous jure.
Il n'avait pas encore fini sa période de puberté que déjà il intervenait dans les affaires d'adulte. Non, Nai ne le trouvait p as sympathique. Cela était surement dû à la fraîcheur des évènements. Habituellement, notre aveugle était accueillant avec les inconnus. Bon, le voilà qui reprenait un peu plus de poids. Il se redressa complètement, les épaules bien droites. Ce Yoru lui demanda de décliner son identité. Le respect et les valeurs de notre héros allaient évidemment lui faire dire cela. Il n'était pas une brute après tout. Il se retourna, fit un pas en arrière et prit sa position de fier shinobi. Il semblait retrouver de plus en plus de vigueur à mesure qu'il s'éloignait de ce temple maudit.

Une idée lui vint alors.
‒ Natsukeru Nai, Chuunin du Village de Kiri.
Il parlait avec tranquillité. Posé, son rythme était lent et il articulait bien chaque mot prononcé.
‒ Outre le fait que je sois le dernier détenteur d'une vérité sur notre monde, je suis outré par un charlatan déblatérant pareil immondice sur cette populace, pauvre et innocente. Sanbi. Quelle bonne blague. La seule chose qu'il n'a jamais faite fut de terroriser un pays tout entier via des ravages vaguesques.

Notre shinobi fit encore un pas et se tint soudainement le front. Oui, s'éloigner lui faisait du bien. L'idée se confirma alors. Nai ne laissa pas le temps à ce gamin de répondre.
‒ Il faut que je m'éloigne de ce bâtiment. Ce temple dégage de drôle d'ondes. Si je ne m'extirpe pas de ces griffes, je retournerais frapper ce prêtre. Il me rend haineux, c'est mauvais pour l'appréciation de ma Déesse.
Nai fit demi-tour, s'enroula dans son menton et pris la direction du chemin retour. Marchant sur des paquets vides en plastique, il se disait être sur le bon chemin. Le sol à gravier désagréable l'amena à réfléchir.
‒ Pour être intervenu avec autant de confiance, tu ne dois pas être n'importe qui, n'est-ce pas ? Est-ce ce que l'on apprend au nouveau de Kiri, que la violence ne résout rien ? Je suis en partie d'accord sur ce point à une seule exception.

Il sourit de sa recherche d'hypothèses sur ce garçon. L'une allait peut-être être vérifiée. Ninja ou pas ninja ? Notre aveugle dévot préféré le saurait sans doute assez tôt. Cependant, il continua sans laisser la parole. Il avait maintenant légèrement pivoté son torse pour que son interlocuteur l'entende parfaitement.
‒ Lorsqu'un homme devient sourd, muet ou aveugle à ce qu'on peut lui dire, faire dire ou faire voir, alors hausser le ton, lever le poing devient inévitable pour lui ouvrir les yeux. N'est-ce pas ce que disait ce charlatan ? Que Sanbi a frappé fort pour transformer le sort des hommes ?
Il soupira.
Qu'il était idiot ce prêtre. Qu'il était voleur.
Il soupira à nouveau lorsqu'il pensa à l'influence du temple. Un temple aussi pitoyable avait eu sur lui un effet étrange. Trop étrange. Son interprétation fut simple. La Déesse lui avait fournit un test. Elle l'avait enfermé dans une bulle où l'air était irrespirable. Nai ne savait pas vraiment s'il avait ou non réussi le test. Une chose était certaine, l'aveugle en était sorti et c'était tout ce qui comptait à présent.
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyDim 8 Avr 2012 - 14:57

Après s'être très simplement présenté au dévot, en n'évoquant que son prénom, Yoru obtint la réponse à sa question. En face de lui, il avait à faire au dénommé Natsukeru Nai. Ce nom ne lui évoquait rien en particulier. Bien que cela faisait déjà une bonne année qu'il était au sein du village caché de la brume, le jeune blondinet ne connaissait pas grand monde. Le Genin qu'il était restait trop en retrait, cachant sa timidité avec un visage taciturne et une silhouette discrète. Maintenant, il était temps de devenir plus sociable, de s'ouvrir aux autres. Le Chūnin de Kiri, après avoir fini les présentations, de courte durée il fallait l'avouer, ce dernier exposa la raison exacte de sa colère précédente. Son interlocuteur s'en doutait bien, il s'agissait des paroles de ce prêtre prêchant la bonne parole au nom du Sanbi. Le dévot n'avait pas tord. Après quoi, il s'écarta du temple, portant sa dextre au haut de son visage, se sentait plus apaisé en prenant de la distance. Il expliqua alors qu'il lui était nécessaire de partir le plus loin possible du lieu saint, tant cet endroit dégageait selon lui des ondes négatives l'affectant grandement. Yoru le suivit alors, pour pouvoir poursuivre leur conversation dans les meilleures conditions. Une fois sur le chemin du village, composé de graviers plutôt gênants pour accéder à Kiri au plus vite, le ninja de classe moyenne interrogea une nouvelle fois son homologue de rang inférieur.
« Pour être intervenu avec autant de confiance, tu ne dois pas être n'importe qui, n'est-ce pas ? Est-ce ce que l'on apprend aux nouveaux de Kiri, que la violence ne résout rien ? Je suis en partie d'accord sur ce point à une seule exception. »
Il se sentit gêné par cette question. Se grattant le haut de la nuque avec la main, il essaya de dissimuler sa gêne, omettant le fait qu'il discutait avec un aveugle. Il souffla un peu, le vent masquant le son de son soupir. Il cherchait une réponse correcte et simple à la fois. Le ninja à l'écharpe indigo répliqua quelques instants après, d'un ton calme et posé:
« Oh vous savez, je ne suis qu'un médiocre Genin du village... je n'ai fait que mon devoir. A savoir, essayer de calmer toutes formes de conflit. Quoiqu'il en soit, il faut avouer que la violence ne résout rien effectivement, bien qu'elle ait servie de nombreuses fois aux hommes pour asservir leurs désirs de conquêtes. La Grande Guerre nous a bien montré les applications malsaines de la violence... »
Au final, tout en repensant aux sombres souvenirs hérités de ce conflit d'envergure mondiale, il se rendit compte que le Natsukeru avait immédiatement rebondi sur un autre sujet, empêchant donc le shinobi de déterminer sa réflexion sur la violence au cœur de la société. Cette fois-ci, le dévot avait décroché légèrement sur le thème de la religion, pour parler de l'engagement. Là encore, Nai touchait des sujets sensibles, et il était difficile pour un adolescent comme Yoru de répondre aussi spontanément sans prendre le temps de réfléchir à la question. La tête baissée, il trouva les mots justes quelques instants après une courte bourrasque qui passa entre les deux hommes.
« Qu'il soit atteint de mutisme, de cécité ou de surdité, l'homme disposera toujours d'un élément qui le différencie du règne animal: la conscience. Même amputé de la parole, de la vision ou l'écoute, il pourra toujours penser, et devra toujours être en mesure de se faire sa propre opinion. Savoir penser par soi-même, tout en sachant comprendre la pensée du groupe... qu'importe le chaos semé anciennement par le Sanbi, il faudra toujours savoir se prendre en main. Après tout, nous sommes condamnés à être libre. La société ou la religion représentent des appuis pour l'Homme, il ne s'agit pas d'un carcan que l'on doit se plaire à porter en souffrant en silence. Sanbi nous a appris bien des choses certes, mais pas assez pour que notre nation le vénère pour trouver un support à ses souffrances et à ses espoirs... »
Il souffla un coup, ses cheveux virevoltant sous le vent. Il était rare d'entendre Yoru parler autant, et surtout avec une réflexion aussi poussée. Peut-être était-ce car ce thème, comme tout les Kirijins, le concernait directement ? N'avait-il pas voulu ne serait-ce qu'une seule fois tenter de s'affranchir de tous ses maux en priant la sainte bénédiction du démon à trois queues ? Quoiqu'il en soit, il espérait que son interlocuteur serait franc avec lui et lui répondrait en conséquence...
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyLun 9 Avr 2012 - 1:35


Une discussion entre un médiocre genin et un simple dévot, cela avait tout pour être bizarre. Ils n'avaient aucune similitude autre qu'une manière différente de penser la religion, d'avoir vécu de la guerre. Nai ressentait bien la gène que pouvait occasion ses questions, il l'avait cherché. La particularité de Nai était vraiment de faire avouer les gens des choses qu'ils ne pensaient pas être capable de dire à haute voix. Cela lui permettait d'en apprendre beaucoup et ainsi de créer une relation un peu particulière avec ces confesseurs.
Pour ce Yoru, la situation était identique. Il venait d'avouer sa répulsion pour la violence et par le choix de certains hommes à l'utiliser à de vils fins. Il avait un sens étonnant du devoir, cela plaisait à Nai. Il se demandait si c'était une personne sur qui on pouvait compter en cas de coup dur. C'était important d'avoir toujours une telle personne proche de soit. Par exemple pour notre aveugle, il se considérait ainsi pour Soutchi. Dans son combat contre la maladie, Nai était et serait toujours là pour lui -sauf si bien sûr il devait partir en mission sacrée.-
La foi apprenait la dévotion, la fidélité, la loyauté. Dans cet ordre précis nai y voyait sa vie. Dévotion envers la Déesse, envers son grand-père, envers Soutchi. Fidélité pour ses amis de la guerre perdus, pour son esprit de voyage en sommeil. Loyauté envers un nouveau village, envers une nouvelle famille. Nai trouva un lien clair et exprimé à tout cela : la violence. Elle l'avait conduit à voyager, à apprendre le ninjutsu, à perdre ses yeux et à rejoindre Kirigakure no Sato. « La Grande Guerre nous a bien montré les applications malsaines de la violence. » Amen !

Le très jeune Yoru abordait un aspect important, celui de la conscience. C'était ce qui faisait d'eux des hommes après tout. Pensée ou Instinct. Être ou ne pas être. La Déesse c'était penché sur ce sujet. La conscience était un cadeau fait au peuple élu. Seule cette espèce la possédait. On devait alors rendre se montrer digne d'elle. Seulement toute cette violence révélait l'instinct animal de l'humain et Nai ne le supportait pas. Lorsqu'il combat, il n'avait jamais en tête la mort de l'adversaire. Le blesser oui, mais avec l'envie de l'immobiliser.
Se créer sa propre opinion, voilà une idée intéressante. Nai savait déjà quoi lui répondre. Des préceptes entiers de ce sujet lui venait immédiatement en mémoire. « L'opinion n'est accessible qu'aux illuminé de la foi » pensait-il. Ce prêtre ou même ceux qui l'écoutait n'était pas des lumières, leur opinion n'était pas claire et ils étaient influençables. Tous les humains n'avaient pas la possibilité d'obtenir une opinion et ils comptaient bien exprimer cette idée.
Quoi !
La religion ? Un appui pour l'homme... Nai sentit son corps entier se raidir à ces mots du petit. Ce n'était pas un simple appui. Il y avait quelque chose de plus profond que cela. Il y avait tout un mode de vie, de pensée derrière ce mot. On agissait selon ces croyances et non pas selon des simples mots ou idées. Enfin, Nai restait calme, ce n'est qu'un enfant après tout ... On ne peut pas lui demander de comprendre entièrement ces choses-ci. Lui-même à ses débuts n'avait pas saisi l'intégralité de la foi. Il lui arrivait même de douter aujourd'hui de la connaître.

Les hommes n'apprennent pas ainsi.
Nai parla lentement. Chaque phrase était construite pour ne pas manquer de souffle au fil de son discours.
‒ La violence est la réaction à un manque de connaissances. On ne peut cependant pas blâmer la Grande Guerre. Elle a permis à des personnes comme nous de mûrir et d'avancer. Si elle n'avait pas existé, les villages auraient-ils été construit ? Non, bien sûr. Les hommes ne choisissent pas leur destin. Il est décidé par la Grande Déesse Lunaire. L'homme n'est pas libre. La Déesse lui donne ce sentiment afin qu'il puisse croire être capable de se forger sa propre opinion. C'est là que la religion intervint. Elle n'est pas, comme tu as pu l'exprimer, un simple appui. « La Foi crée un comportement approprié. » Bien sûr, lorsque l'on observe ce prêtre et les oreilles qui l'écoutent, il use de la religion comme d'une marche pour son propre bénéfice. Ce Sanbi n'est en aucun cas un Dieu, il n'a rien appris aux hommes. Il n'a fait que les réunir. C'est à Ofukami-sama d'enseigner, seulement à elle. Ce sanbi n'est qu'une épreuve envoyée par la Beauté Céleste pour faire réfléchir les hommes. Elle ne voulait plus de guerre, elle opta pour une manière brutale et efficace. Voilà comment les hommes apprennent, dans les épreuves. Ofukami est violente pour le bien de l'homme, incapable de raison et d'opinion malgré son cadeau.

Afin de supprimer la généralité, Nai pensa alors orienter la conversation vers leurs propres expériences.
Je suis persuadé également du nombre d'épreuves douloureuses que tu as vécue. La déesse t'a mené ici.
Il amena sa main gauche à ses yeux et ajouta :
Lorsque la guerre te prend amis, elle prend également une partie de toi. Dans mon cas, la cécité et la guerre vont de paire. Sanbi n'a rien fait.

Il entendit alors une femme pleurer. Elles étaient sur le bord du chemin et les deux hommes passèrent dans son dos, en respectant un silence de mort. Elles murmuraient des petits mots que Nai conclut comme une conversation avec son mari mort par la guerre. Elle avait une voix si basse et chargée de tristesse qu'il était plutôt difficile de l'entendre. Elle devait prier sur une stèle posée là.
Mon cher époux, éloigné du cimetière, bon anniversaire ...

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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyLun 9 Avr 2012 - 3:41

Yoru avait fait une gaffe. C'était indéniable. Non pas qu'il était perfectionniste, mais il était presque déçu de son discours précédent. Il avait senti sur la fin, lorsque le silence plana quelques instants, que quelque chose clocha. Dans la forme, sa parole était bien structurée, claire et évidente. Le Genin savait ce qu'il disait. Il avait après tout réfléchi à sa tirade, afin d'éviter d'être submergé par un quelconque sentiment, tristesse ou timidité. Pourtant, malgré ses beaux mots, le blondin à l'écharpe avait senti une faille dans le dialogue qu'il avait ouvert. Lui qui auparavant, avait cherché à apaiser Nai au sujet des prières sordides du prêtre du temple, voilà qu'à présent, il remettait en question le rôle de la religion. Il avait mis, face à un dévot, la religion à la même place que la société - que tout le monde a connu avec un angle nouveau et sombre, sous le prisme de la guerre. Un défaut qui changea le Natsukeru. Même si en apparence, il jouait la carte de la tranquillité, en affichant un air serein, en vrai, il se méfiait désormais de cet hérétique, de ce païen même qui contestait ses croyances suprêmes. Le Genin avait commis une faute, et désormais, il allait en payer les conséquences.
« La violence est la réaction à un manque de connaissances. On ne peut cependant pas blâmer la Grande Guerre. Elle a permis à des personnes comme nous de mûrir et d'avancer. Si elle n'avait pas existé, les villages auraient-ils été construit ? Non, bien sûr. Les hommes ne choisissent pas leur destin. Il est décidé par la Grande Déesse Lunaire. L'homme n'est pas libre. La Déesse lui donne ce sentiment afin qu'il puisse croire être capable de se forger sa propre opinion. C'est là que la religion intervint. Elle n'est pas, comme tu as pu l'exprimer, un simple appui. « La Foi crée un comportement approprié. » Bien sûr, lorsque l'on observe ce prêtre et les oreilles qui l'écoutent, il use de la religion comme d'une marche pour son propre bénéfice. Ce Sanbi n'est en aucun cas un Dieu, il n'a rien appris aux hommes. Il n'a fait que les réunir. C'est à Ofukami-sama d'enseigner, seulement à elle. Ce Sanbi n'est qu'une épreuve envoyée par la Beauté Céleste pour faire réfléchir les hommes. Elle ne voulait plus de guerre, elle opta pour une manière brutale et efficace. Voilà comment les hommes apprennent, dans les épreuves. Ofukami est violente pour le bien de l'homme, incapable de raison et d'opinion malgré son cadeau. »
Même si d'une part, Nai n'avait pas tord, en supprimant avec réalisme toute puissance divine du démon à trois queues, le dévot d'autre part avait remis en question la liberté des hommes. Yoru n'avait pas envie de se répéter mais tous les hommes, qu'importe leurs opinions religieuses, politiques ou morales, étaient condamnés à être libre. Un poids à assumer avec fierté pour certains, un fardeau à dissimuler dans la foule, manipulée par un grand qui s'accapare la liberté d'un groupe, pour d'autres. Histoire de ne pas s'enfoncer davantage dans le trou qu'il avait creusé, Yoru s'abstint de toutes remarques à l'égard du thème de la liberté de la religion. Maintenant qu'il avait fait un faux pas, il ne pouvait plus revenir en arrière. A présent, il devait jouer la carte de la confiance, et se montrer compréhensif à l'égard du ninja de classe moyenne. Il laissa croire alors de par son mutisme provisoire qu'il approuvait les croyances de l'aveugle. La Déesse Lunaire ne lui évoquait rien de particulier pour lui, si ce n'était de dire que les dieux n'ont que l'importance que les gens leurs donnent. Mettant en sourdine ce genre de commentaire désobligeant, il attendit qu'une occasion se présente pour réparer entre parenthèses les pots cassés.

Il n'eut à attendre que quelques instants, nécessaires à ce que la voix du dévot sorte des lippes de ce dernier. Par chance, il avait choisi de changer de sujet. Il évoquait désormais les expériences de guerre. Une aubaine pour Yoru, mais surtout une occasion pour lui se rattraper comme il le souhaitait. L'émotion ne manqua pas à la submerger, allongeant son temps de réflexion. Les lamentations de cette veuve ne firent qu'accentuer les souvenirs les plus douloureux de Yoru, qui émergèrent de l'esprit violé par la violence de la guerre. Il se retint alors de pleurer, gardant son honneur de ninja, mais surtout d'homme. Il ne pouvait se permettre de pleurer pour quelque chose de passé. Il devait désormais aller de l'avant, et marcher vers l'avenir pour faire en sorte à ce que le présent gomme les défauts hérités de l'Histoire.
« Personnellement, bien que j'ai du me confronter à diverses pertes dans ma famille, le clan des Ryūzojis, on peut dire que je m'en suis plutôt bien tiré. Certains d'entre nous, Kirijins, ont tout perdu dans la Guerre: enfants, proches, maison, argents. Ils n'ont désormais plus que les yeux pour pleurer, et les poings pour cogner sur le sol qui a été foulé par des troupes entières en quête de batailles. Moi, j'ai encore une famille, un père, une mère, des tantes et des oncles, des cousins et des cousines. Si la Guerre m'a fait perdre des proches, elle m'a aussi rapproché des miens, bien que je sois désormais séparé du fief de mon clan. Et puis... et puis... outre les pertes, j'ai pu découvrir sur le champ de bataille l’Élue de mon cœur, celle qui m'a comblée, et qui me comble encore de joie. Celle qui par son sourire et son regard, illumine mes jours et mes nuits, après ce terrible cauchemar belliqueux. »
Son ton était plein d'assurance, et aussi de conviction. Le souvenir de sa Belle le détourna de sa tristesse précédente, et le plongea dans un état plus meilleur. L'amour avait été pour Yoru un échappatoire, un moyen de contrer la douleur de la Guerre. Il sourit alors, et laissa Nai s'exprimer quant à son opinion sur le passé de son interlocuteur.
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyLun 9 Avr 2012 - 20:27


La Guerre avait donc épargné ce jeune homme. La Déesse ne s'était pas sentie obligée de lui faire vivre d'épreuves douloureuses pour qu'il avance. Peut-être ne lui accordait-elle tout simplement pas autant d'importance qu'imaginé par le dévot. Ce gamin avait donc bénéficié de la Guerre. La Déesse ne s'était pas sentie obligée de lui faire passer par ce chemin pour arriver dans ce village. Peut-être ne lui prévoyait-elle tout simplement pas de destin d'importance suffisante.
Yoru avait raison. La Guerre avait pris plus à certains. La vie est injuste. La Déesse offre plus à ceux qui perdent le maximum. Ce furent les champions désignés d'un monde plongé dans les ténèbres. Il sourit de sa lèvre gauche lorsque Yoru ajouta que des plus malchanceux n'avaient plus que des yeux pour pleurer. Invisible pour son interlocuteur, ce sourire cachait une pensée. Humf, et moi qui n'aie même pas cela !
Soudain, il changea totalement de direction. Il parlait d'une femme aimée, d'un être cher capable de nous permettre de surmonter les horreurs du passé. Oui, la joie permettait de combattre n'importe quelle peine. La joie ne détruit pas, mais se place devant la douleur. Un sourire, un rire et les ennuis s'envolent. C'était une tâche ardue de ne pas replonger dans la tristesse du passé, de ne pas être nostalgique d'une époque meilleure. Dans histoire comme la leur, avec la Guerre n'avait rien offert de bonheur si ce n'était l'amour ou l'amitié. Lui il possédait sa Belle. Nai, notre héros possédait Soutchi. Il hocha la tête à la fin de ces mots.

L'amour et l'amitié sont des biens précieux. Il nous faut les conserver un maximum. J'ai un tel bien à Kiri, découvert dans les mêmes conditions. On peut dire que la guerre peut nous offrir plus que des horreurs. Ces souvenirs sont masqués par un bonheur. La joie nous porte plus qu'on ne le croit. Elle nous offre un but. On souhaite protéger ces joyaux et éloigner la guerre. Kiri n'est pas un village commun. Des gens que j'ai pu rencontrer, on a tous quelque chose en commun, notre loyauté. La guerre aura au moins apporté cet état d'esprit. Ce n'est pas un démon à trois queues qui l'aurait fait. Amen Ofukami.

Il laissa un court instant avant de reprendre naturellement, sans que cela puisse choquer son adversaire. En effet, il venait de se faire une petite prière de remerciement à sa Déesse et visuellement cela s'était vu.

Il me semble avoir encore de la famille quelque part. Qui sait. Si La Guerre m'en a éloigné, elle peut très bien l'avoir tuée. Cependant cela ne va pas briser mes convictions. Toi aussi tu sembles posséder cette ferveur. Kirigakure no Sato offre plus qu'on ne pouvait le croire. Je m'attache à ce village plus que je ne l'aurais cru et bien plus que je ne l'aurais voulu. Merci Soutchi ...

Nai se rendit alors compte qu'il avait révélé beaucoup de choses. Soutchi, personne n'était au courant de son existence. Malheureusement l'erreur était faite. Ce Yoru avait appris beaucoup de choses. Cependant, il ne pouvait faire marche arrière. Ce qui était dit l'était. Il s'était tut si subitement qu'il en toussa fortement avant de reprendre le contrôle de sa verbe.
Humrf, enfin, la guerre quoi !

Comme un moyen de le sauver d'une quelconque réponse gênante, ils arrivèrent dans un lieu différent. Il entendit deux personnes discuter. En fait, il s'agissait de deux gardes se plaignant de leur situation. Ainsi, l'entrée du village n'était pas loin. Ce n'était pas plus mal, le sol dans le village était plus agréable à fouler. Lorsque Nai fini par passer l'entrée du village, il reprend la parole.
Yoru, cette petite aventure au temple m'aura assoiffé. Qu'en dites-tu ? M'accompagnerais-tu ?
C'était un prétexte simple pour continuer à discuter.
T'es mineur, on ne va pas pouvoir boire tellement.
Il lâcha un soupire puis un sourire. Une petite blague pour détendre l'atmosphère cela allait de soi !

Hey vous deux ! Que faites-vous ici ? Ne devriez-vous pas être au temple ? Le Prêtre avait une annonce importante à faire ! Filez !
Cet homme qui venait d'apparaitre avait réveillé Nai. Il se mit à trembler. Il était certain qu'il n'allait pas laisser ce monsieur tranquille. Déguerpis avant que je ne m'énerve !
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyMar 10 Avr 2012 - 10:19

Si quelques instants auparavant, Yoru avait une gaffe, désormais, le blondinet avait su trouvé les bons mots, et ainsi se rattraper devant le dévot. Impliqué dans ses paroles, le Genin avait évoqué le thème de la religion d'une façon déplaisante pour l'aveugle. Non pas qu'il n'eusse pas pesé l'impact de son discours sur un homme proche du fanatisme comme Nai, mais simplement que la sincérité et l'innocence, couplé à sa réflexion intéressante, avaient pris le dessus sur la raison. A présent, le Kirijin au regard de saphir sut rattraper son erreur en évoquant un autre sujet: l'amour. Un thème un peu niais certes, mais qui avait fait ses preuves: grâce à sa relation amoureuse, Yoru avait oublié les douleurs de la guerre. Anesthésié aux baisers et aux caresses, aux mots doux et aux cadeaux, le couple semblait pouvoir vivre heureux malgré les vestiges sombres hérités de la Grande Guerre.

A son tour, le ninja de classe moyenne approuva l'opinion de son camarade ninja. Néanmoins, il ajouta que l'amitié, tout comme l'amour, était un remède à la souffrance belliqueuse. Le nom de Soutchi semblait avoir autant de force que celui de Yūna, une fois passé sous le filtre de l'amitié bien entendu. Ce dévot qui avait perdu beaucoup pendant la guerre avait donc lui aussi une forme de réconfort, un soutien humain. Il paraissait évident que le Genin à l'écharpe ne savait pas qui était ce Soutchi, néanmoins, il pouvait s'imaginer que ce personnage était quelqu'un de bien. Silencieusement, sans aucun mot, Yoru approuva la tirade de Nai, d'un léger mouvement vertical de la tête. Yoru conserva à nouveau ce mutisme quand le religieux effectua une indiscrète prière en l'honneur de sa grande déesse lunaire: Ofukami. De toute manière, en tant que dévot, il allait de soi que tôt ou tard, le Chūnin exprimerait de façon gestuelle ses convictions religieuses. Tant qu'il n'essayait pas de convertir le Ryūzoji à sa cause, et de l'endoctriner pour que ses dogmes soient aussi ceux de l'aspirant ninja, cela convenait à Yoru. Après tout, chacun était libre de croire en ce qu'il voulait.

Désormais, suite à cette intéressante discussion abordant de nombreux thèmes importants dans leur société actuelle, Nai et Yoru étaient proche de l'entrée de Kiri. Le vent était encore présent, et balayait les alentours en emportant avec lui le voile du froid faisant grelotter légèrement le blondinet. Qui plus est, la brume était encore présente dans les environs. Yoru n'avait pas remarqué le brouillard grandissant. Une petite marche les avait menés jusque devant les portes de leur cité, surveillées par deux gardes modestement armés. C'était encore une fois le dévot qui avait pris l'initiative de se déplacer, certainement afin de se soustraire à l'emprise malsaine du temple et de ses employés corrompus à l'adoration de la divinité démoniaque. En un sens ce n'était pas plus mal pour le shinobi au bandana indigo: trop de religion tuait la religion. Déjà que Nai apportait sa dose de foi, devoir écouter les sermons du prêtre quant au respect de la puissance divine de Sanbi aurait été de trop pour Yoru. Le shinobi avait déjà rencontré plusieurs fois ce pénible problème lors de ces précédentes escapades au cimetière du temple.
« Yoru, cette petite aventure au temple m'aura assoiffé. Qu'en dites-tu ? M'accompagnerais-tu ? »
« Et bien ... c'est-à-dire que... »
Yoru était un peu brusqué par cette proposition. Il ne savait pas trop quoi faire, sur le coup. Devait-il accepter l'invitation du dévot, ou alors allait-il se défiler ? Une chose était sûre, dans les deux cas, il serait obligé de rentrer au village. Par conséquent, il serait forcé de se confronter au personnage qui se posta devant le tandem de ninjas, semblable à l'avocat du diable. Soupirant dans l'ombre de ce bonhomme, le Genin inventa alors une excuse pour se soustraire à cette prière commune, sans s'attirer le courroux du religieux.
« Hé là brave homme ! Nous sommes des fidèles envoyés par le prêtre. Il nous a demandé d'aller à Kiri pour ramener autant de croyants que possible, pour la prière du jour ! Vous n'avez qu'à aller lui demander si vous voulez ! »
Le mensonge marcha à merveille. Dans le doute, le moine préféra aller confirmer les dires de Yoru en se rendant au temple. Le Genin souffla alors un peu: il n'aimait pas faire preuve d'hypocrisie, et n'aimait encore moins devoir en faire preuve en cas de dernier recours. Le religieux semblait déterminé à faire adhérer à sa cause le binôme de ninjas qui se présentait devant lui. Après s'être exprimé au moine qui trottinait de façon ridicule, soulevant sa toge pour gagner en vitesse dans la bourrasque, Yoru se tourna devant le Natsukeru.
« J'accepte ta proposition, Nai-san ! Nous avons le temps de toute manière avant ce bonhomme revienne nous harceler. Mais par précaution, j'aimerais que nous allions dans un endroit discret, à l'abri des invasions de religieux, histoire de ne pas avoir à faire à la situation que nous venons de rencontrer, ou pire, que ce religieux retrouve notre trace et nous passe un savon. Ah oui, dernier chose, je ne boirais pas de saké, une boisson fruitée me conviendra si tu n'y vois pas d'inconvénients. »
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyMar 10 Avr 2012 - 16:05

Yoru s'était empressé de répondre à ce gitan sur un ton très décontracté. C'était une bonne chose, cela aurait été un carnage si l'aveugle l'avait fait. Il avait en quelque sorte menti afin de se débarrasser du piètre homme. Ils étaient soit-disant envoyés par le charlatan pour trouver d'autres fidèles. Nai sourit à ce mensonge. Il mentait très peu. Cette besogne revenait à des personnes comme l'affreux du temple. Grâce à ce mensonge, le moine avait répliqué en s'éloignant.
Je... Il ne m'a pas mis au courant ! Je cours vérifier sa version ! Vous, vous ne bougez pas c'est compris !
Crèves ...
A voix basse, il ne pouvait avoir été entendu par l'homme. De plus, Yoru avait accepté l'envie de Nai lorsqu'il l'eut dit et sans doute n'avait-il vu que ses tremblements de colère et son poing fermement fermé. En tout cas, c'était une bonne chose. Nai mima la soif en humectant ses lèvres. C'était en plus un signe d'accord sur le choix du bar. Discret, sans religion, ni foi. Nai se mit à rire quand il lui causa de boisson "fruitée". Hahaha !
Comment y voir un inconvénient ? Haha, j'vous jure... Bref, c'est parfait, je connais le bar qu'il nous faut afin d'être au calme. C'est par là !

Il désigna une direction vague et s'y lança. On pouvait ne pas le croire, seulement il savait exactement où il allait. Le dos droit, une allure fière, il se racla la gorge. Nul doute qu'il allait encore dire quelques mots. Aujourd'hui, il était plutôt bavard, étrange ...
Au fait, merci d'être intervenu auprès du bouseux... Sur un air léger. Peut-être lui aurais-je tranché la tête.
Et il avait continué d'avancer au côté de l'adolescent à la voix d'enfant en souriant. S'être éloigné du temple lui faisait tellement de bien qu'il s'était maintenant pleinement détendu. Ses bras était las et ne bougeaient presque pas pendant son déplacement. Ce n'était pas naturel, mais cela lui convenait parfaitement. Quelques temps plus tard, après avoir laissé suffisamment de temps à Yoru de répondre il ajouta en montrant ses dents blanches :

Tu vas voir, ce bar est super. Une atmosphère reposante que j'utilise les mauvais jours. Que puis-je te dire de plus ... ? Impossible tu l'as compris de te parler du mobilier, ni des... ha mais si... Elles ont de superbe voix les serveuses. Clin d’œil. Ouais... je sais t'es déjà amoureux, mais ça ne coute rien, n'est-ce pas ?
Il avait alors fait de grands pas en riant les mains sur les hanches. Une distance prise vite effacée lorsqu'il se stoppa net. Il leva le nez en l'air et renifla. N'importe qui pouvait repérer cette odeur forte de savon. C'était un bâtiment qui dégageait le propre. Il se tourna à droite et tendit le bras sur le passage de Yoru.
Voilà, nous y sommes. Sachibinan. Le Bonheur du bel homme. Allez, entrons. Surtout ... pense nez !

Il attrapa Yoru par l'épaule et le poussa devant lui avant qu'il puisse prendre en pleine figure tout ce qui se trouvait à l'intérieur. Serveuses, déco's et surtout odeurs. Nai adorait cet endroit non pas pour ses serveuses à la voix sensuelle, ni pour sa décoration ridicule, mais bien pour le mélange d'odeur qui s'y trouvait. Si la façade sentait le gel douche, le hall d'entrée respirait les fruits. Aujourd'hui : Pommes vertes et mûres. Un régal. Aussitôt entré, ils se firent accoster par Kizui, derrière son comptoir.
Bienvenue chers clients ! Je peux ... oh mais c'est vous M.Natsukeru que puis-je ...
Bien le bonjour Kizui, coupant la parole jovialement, je vous ai déjà dit de m'appeler Nai. Après tout je suis plus qu'un habitué, n'est-pas ? Il n'attendit pas de réponse et continua. Bref, je vous amène un nouveau client, Yoru. Je prendrais l'espace numéro 5 si tu veux bien ma chère petite.

Il était persuadé d'un hochement de tête et de sa gêne. C'était une petite fille timide que l'on avait mis à l'accueil afin qu'elle prenne de l'assurance, cela ne fonctionnait pas tellement. Nai souffla dans l'oreille de Yoru, qu'il tenait devant lui par les épaules : « Mon espace préféré ! » Il le poussa alors comme si Yoru n'était pas capable de se déplacer de lui-même. Un escalier et un étage plus tard les voilà qui arrivèrent devant une porte somme toute blindée. Nai souffla à nouveau : « Bouche-toi le nez. »
Kizui ouvrit alors la porte et laissa entrer les clients. Elle prit alors les commandes avant de refermer. Nai s'en était occupé :
Comme d'habitude pour moi, l'esprit découverte pour mon ami s'il te plait.

Nai désigna un fauteuil à gauche pour Yoru. Il choisit celui à leur droite. Il aimait bien se prélasser dans le confort d'un de ces sièges. Il prenait en partie la forme de l'utilisateur. Une fois assis, il alluma la petite lampe posée sur une table en bois et ouvrit la main en direction de Yoru.
Maintenant, sens.
Lorsque Nai fit de même, il prit en pleine face toute l'odeur de cannelle. Des épices y étaient mélangées, mais c'était la cannelle qui ressortait le plus. Elle parcourait tout son corps et le détendit presque dans l'immédiat. Pour un non-habitué, cette odeur devait piquer au nez, voire brûler. Il s'y accoutumera ... Il souffla.
Aaaah... que j'aime venir ici ! ... Mais dit-moi, comment mènes-tu ta vie de ninja ?
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyMer 11 Avr 2012 - 0:49

Après que le moine soit parti en quête de vérité, le binôme de Kirinins revinrent pour de bon au village. Le temple de Sanbi était loin derrière eux, et autant pour Nai que Yoru, ils ne risquaient pas de remettre les pieds là-bas avant un bon moment. Au lieu de ça, comme prévu, ils se dirigèrent vers une bonne adresse appréciée du dévot. Le Genin était content d'aller dans un bar, car il allait enfin pouvoir se soustraire à ce vent qui commençait à devenir un lourd fardeau. En effet, les bourrasques ne cessaient plus, et même la Brume de Kiri s'en voyait affectée. Mais par chance, une dizaine de minutes plus tard, le calvaire venteux se dissipa, attendant bien sagement à l'entrée du Sachibinan, établissement où le sens olfactif était mis à contribution. Une fois à l'intérieur, il n'y avait pas que le nez qui était sollicité: la vue de charmantes créatures féminines, sirènes bipèdes aux courbes délicates, attirait un nombre croissant de clients. Pour Yoru, qui avait déjà trouvé la femme idéale, inutile de s'attarder à admirer en secret les formes des serveuses. Il préféra suivre Nai dans ce dédale de bras et de jambes, singeant la cécité de son camarade pour se mettre à l'écart de toute forme de voyeurisme à faible échelle.

Une fois que les deux hommes eussent trouvés une table, Yoru apprécia la forte odeur que dégageait le lieu. Ici, la pièce était un paradis pour les mutilés sensoriels comme Nai. Le sens de l'odorat prenait alors de l'ampleur, et permettait aux clients de trouver dans les parfums volatiles une forme de plaisir originale. Comme une forme de respect et de partage des souffrances, le blondinet ferma l'espace d'un instant ses yeux, se privant volontairement de lumière. A la fois pour accentuer l'impact des vapeurs odorantes, mais aussi pour partager l'absence de vision du Natsukeru. Le spectacle olfactif n'en fut que plus agréable.
« C'est un bel endroit que voilà, Nai-san ! Je pense que je vais retenir cette adresse dans un coin de ma tête. Après tout, je pense qu'une petite virée avec ma chérie dans ce lieu ne serait pas de refus, sauf si elle trouve à redire à ces donzelles qu travaillent ici haha ! »
Presque comme sur un nuage, le Genin se laissa épouser les formes du canapé, s'enfonça et leva la tête pour détendre sa nuque contre l'agréable tissu. Il n'y avait pas besoin de prendre une quelconque boisson ou un met pour profiter au mieux de l'endroit. L'instant était parfait. Le blondinet à l'écharpe ensanglanté en oublia presque l'incident du temple. Le prêtre, la cérémonie, les sermons de Nai... tout s'évapora, et s'incorpora en silence aux autres odeurs.
« Aaaah... que j'aime venir ici ! ... Mais dit-moi, comment mènes-tu ta vie de ninja ? »
C'était une très bonne question. Après l'identité, l'origine, le grade, les conditions de vie en tant que shinobi caractérisaient facilement le ninja. Pauvre ou riche, à l'écart de la foule ou au cœur de cette dernière, les choix, voire parfois les obligations, de vie pouvaient déterminer aisément à quel genre de personne on avait à faire. Inspirant une bouffée de vapeur enivrante, le blondinet trouva assez rapidemment les mots. Cette fois-ci il n'était plus question de discussion assez pointue sur des thèmes importants. Plus de question piège pour plus de liberté d'expression.
« A vrai dire, disons que je vis comme je peux. Cela doit faire environ un an que je vis à Kiri, dans un appartement que je partage avec mon amoureuse. Elle aussi est une ninja, et afin d'assurer le loyer et nos besoins, nous vivons de petites missions. Nous ne sommes que des Genins après tout pour le moment. Bien que nous disposons d'une grande expérience par le biais de la guerre, nous sommes encore trop faibles pour avoir les capacités nécessaires à l'accomplissement de missions importantes qui rapportent. Pour ma part, je sais que je dois m'améliorer. On m'a souvent répété que malgré ma faiblesse physique, j'ai un grand potentiel qui fera de moi un élément de choix pour Kiri. Alors quand j'en ai l'occasion, je vais m'entraîner sur les terrains disponibles, et j'améliore mes lancers d'armes - ma spécialité - ainsi que mes techniques. Rien de plus, rien de moins. A mon tour maintenant d'en savoir un peu plus sur toi ! Comment as-tu accédé au rang de ninja de classe moyenne ? Est-ce que le parcours précédant cette promotion a été long et difficile ? »
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Message(#) Sujet: Extase Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyJeu 12 Avr 2012 - 0:38


A leur arrivée, le garçon s'était exprimé. Il trouvait l'endroit sympa. A tel point qu'il allait retenir l'adresse. Évidemment ! Ce salon avait quelque chose de particulièrement attractif. Il y avait toujours une main pour soutenir vos épaules tendues ainsi que des plats succulents. Il n'avait porté aucune attention à la suite, pris dans le plaisir de s'installer confortablement.
Extase, puis question.
Question qui portait sur la manière dont il menait son existence de ninja. C'était effectivement important pour connaître une personne. Pour créer un lien, le meilleur moyen était d'en apprendre un maximum. Qui aurait pût croire que le temple permettait ce type de rencontre ? Surtout pas Nai. Le temple c'était fini ! On n'en causait plus ! Même si ... un engin pareil, dans un endroit pareil ...
En tout cas, il lui répondit calmement, parfaitement détendue. Les senteurs de la pièce étaient parfaites pour cela. Elles étaient des muses aux sens de Nai. Elles le révélaient tel qu'il pouvait être. Pour dire les choses comme elles étaient, ils n'étaient plus tellement dévot, ni shinobi, ni aveugle, juste un homme profitant des instants que la vie offrait. La réalité. La vérité.

Ce Yoru vivait avait les moyens du bord. Il effectuait des missions à faibles rémunérations et faisait ce qu'il pouvait pour faire le bonheur de sa demoiselle. Vivant presque d'amour et d'eau fraîche, cela plaisait à Nai qui affichait un grand sourire détendu. L'épice ou Yoru, on ne déterminait pas lequel des deux l'emportait. Il se sous-estimait, trop. Nai sentait chez lui quelque chose de spécial. Quelque chose, de moins grave qu'une faiblesse physique. Quelque chose, il semblait ignorer et cela l'affaiblissait énormément. Quelque chose à offrir, de plein plus grand que ces pitoyables missions tel imaginons résoudre une querelle de bouchers cherchant à savoir lequel possède la meilleure terrine ou plus classiquement rendre à madame machin son chat bidule.

S'entrainer aux lancer d'armes. C'était une idée. Elles étaient si basiques que les puissants shinobis les laissaient choir pour l'art ninja qu'ils nommaient pour les plus fanatiques « suprême ». Le Ninjutsu n'avait rien d'exceptionnel. Utilisé par tous, il était pour Nai devenu inintéressant par son manque d'originalité. Yoru avait raison de privilégier les armes. Notre aveugle prit une nouvelle bouffé d'air. Sa pensée était décuplé. A chaque fois qu'il venait ici, il se passait toujours quelque chose, un changement.
« A mon tour maintenant ... ! »
Nai bondit et se releva de son siège brusquement, sorti brusquement de son état de semi-conscience. Cette cannelle était vraiment déroutante. Soit, il fallait parler. Il devait parler de soi. Il devait raconter un peu de son histoire personnelle. Nai fronça les sourcils à douceur et se pinça la lèvre. Que lui dire ? Ce n'allait pas être compliqué. Avec deux questions si proche, il pouvait en dire beaucoup sans vraiment dévoiler la vie pendant la guerre. Enfin, ne perds pas de temps à réfléchir, causes ! Il se redressa et commença, agitant les mains avec une certaine lenteur.

Je ne crois pas avoir des capacités de leader -recherchée chez un ninja de classe moyenne-. Je ne les cherche pas. Je suis devenu Chuunin car j'ai fait le devoir qui incombe à tout Kirijin, agir pour sa partie. Ne te méprends pas, Kiri n'est pas mon village. Je ne suis là que pour une seule et unique raison. Être au service du village, je dirais que c'est avant tout afin de pouvoir perpétuer son existence. Long et difficile, çà l'est toujours lorsque la situation de guerre existe. Il faut se battre, prouver sa valeur et se faire entendre, quitte à perdre sa voix. Mon parcourt, il se résume bien dans ma cécité. Parfois, il arrive qu'on agisse avec stupidité et en voilà le résultat... Mais est-ce stupide quand la raison de notre agissement est pour cette raison ? Certains dirons que non, qu'agir comme je l'ai fait est digne d'un humain. D'autres répondrons oui, parce qu'agir avec colère n'est pas digne d'un ninja.
Je n'aspire pas à un haut rang. Je n'aspire qu'à protéger ce bien cher. Et si pour y arriver je dois m'investir dans la protection du village, qu'il en soit ainsi... Après je n'ai pas l'esprit ninja, je ne suis pas fait pour ces choses-là. Mais toi, Yoru, tu es jeune, tu es prometteur. Rie si tu le souhaites ... mais je le vois. Dans ton discours j'entends ce petit garçon que je fus un jour, pleins d'espoirs et de rêves. Tu es également comme je le fus, incapable de reconnaître ta propre valeur. Tu as simplement besoin de trouver cet élément qui te propulsera dans les hautes sphères. Mon levier, ce fut la religion. On a chacun le sien. Peut-être est-ce cet amour dont tu es si attaché, même si...


Il fut interrompu par un toc à la porte. Ils apportaient les commandes. Nai autorisa l'entrée. Une jolie demoiselle différente de la réceptrice posa les plats sur la petite table et leur souhaita une bonne dégustation. Yoru allait pouvoir goûter l'« esprit découverte ». Nom spécial. On pouvait y voir une erreur d'orthographe ou un mot manquant, mais il n'en était rien. Ce petit "e" en trop ou ce "de" manquant était choisi. Yoru le découvrira. Nai se souvenait encore de ce menu. Composé d'une cuisse de poulet au caramel, de riz au curry, d'une pomme verte et d'une boisson spéciale, il avait su trouver la paix. Bien sûr, cela était dû à la dose énorme de cannelle qu'il ajoutait dans chacun des éléments. La boisson elle-même n'était que de la cannelle transformée en sirop. L'interpellant du temple allait atteindre un état de paix illusoire, l'incitant ainsi à revenir quelques mois plus tard, enfin, en théorie.
Nai n'avait rien de tout cela. Il était venu tellement de fois qu'il n'avait plus besoin de tous ces plats pour exploser sensoriellement. Ce n'était qu'un grand verre de sirop de l'épice. Il n'y avait pratiquement pas d'eau dans son verre contrairement à celui de Yoru dont le rapport dépassait les dix volumes d'eau pour un volume d'épice. En gros, Nai allait atteindre un etat de paix intérieure beaucoup plus profond. Par contre, il n'allait pas en boire une seule gorgée. Pourquoi ? Tout simplement car sinon il allait se savoir incapable de discuter. Ces pièces étaient fermées par des portes de coffre-fort pour une bonne raison.

Je t'en prie, ajouta-t-il en l'invitant de la main à manger, commence.
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyDim 15 Avr 2012 - 4:36

La discussion devenait bien différente que celle auparavant au temple. Le changement de lieu, d'ambiance et surtout d'atmosphère, avec la présence de parfums lénifiants, avaient certainement favorisés cette transition des plus appréciables pour Yoru. Le thème de la religion était bien loin derrière lui, tout comme ce moine qui devait chercher à l'heure actuelle les deux ninjas. A présent, commençant à se connaître l'un à l'autre, les deux Kirijins pouvaient aborder la vie privée de chacun. Le blondinet avait ainsi expliqué au dévot de quelle manière s'organisait sa vie de shinobi. Un début de carrière assez banal, proche de la médiocrité, tendant plus de la recherche de fonds pour subvenir à ses besoins que de l'envie de devenir un grand ninja de renommée internationale. Après quoi, Yoru renvoya l'ascenseur à l'aveugle, lui demandant comment en était il arrivé à œuvrer pour le bien de la nation de Mizu no kuni en tant que ninja de classe moyenne. Le religieux mit alors un certain temps à réagir à la question de son interlocuteur, tant il était plongé dans un état de transe facilité par les spectres olfactifs qui tournoyaient autour du Natsukeru. Il se remit donc en place sur son siège, et répondit au garçon à l'écharpe. Encore embrumé par les délices procurés par les senteurs de cannelle et d'épices, le Chūnin parla avec une certaine lenteur. Cela ne dérangeait pas Yoru, qui pourrait ainsi être certain de ne pas rater une miette des paroles du religieux. Après tout, il allait lui expliqué comment en était il arrivé à vivre en tant que Chūnin, chose qui intéressait le Genin. Lui aussi aspirait à accéder au même titre que Nai, et c'est pour cela qu'il avait questionné le dévot: il voulait connaître l'expérience d'un ninja de classe moyenne afin de comprendre le parcours nécessaire à une telle promotion.

Au final, l'accession au rang de Chūnin du Natsukeru était aussi simple que la vie du Ryūzoji à Kiri. Le dévot semblait peu se soucier des profits qu'il pouvait tirer de son grade. Il désirait juste servir humblement son village, et le protéger. Il considérait sa nation comme étant un bien cher. Une comparaison à laquelle Yoru manifesta son approbation d'un fin sourire. Après Yūna, c'était bien le village caché de la brume qu'il désirait défendre. D'une part, car il était évidemment forcé par sa profession de shinobi, d'autre part, car c'était ce même village qui l'avait accueilli avec tant de bonté au lendemain de la guerre, à lui et à l'Aoyama. Autant pour son devoir que pour son propre intérêt, le manieur de vapeur avait donc la volonté de sauvegarder la Brume de Kiri. Une famille peut-être pas, mais une union d'hommes et de femmes liés par les valeurs ancestrales de l'honneur et de l'esprit de Mizu no kuni. Dans son discours, Nai parvint aussi à faire dessiner un large sourire sur le visage de Yoru. Le non-voyant voyait du potentiel, beaucoup de potentiel, en son interlocuteur. Il voyait en l'amour un éventuel levier pour l'ascension de Yoru au sein du monde des ninjas. Face à cette remarque, il ne vint pas rire, bien au contraire, il préféra exprimer toute la gratitude d'un tel compliment en redoublant d'attention. Cette attitude fut vaine, puisque Nai fut coupé par une serveuse qui apporta le repas. Remerciant la serveuse de son service de qualité, les deux hommes disposèrent devant leurs yeux d'une somptueuse assiette. Riz au curry, volaille travaillée avec une sauce savoureuse, pomme verte juteuse et boisson singulière, le repas risquait de faire saliver d'avance le blondinet. A l'approche de l'assiette devant ses yeux à la teinte céruléenne, celui-ci manqua de rougir. Un tel repas devait avoir un certain prix en retour, et avec sa maigre bourse, le Genin n'avait pas vraiment de quoi assurer l'addition. Il se contenta alors d'entamer le repas, avec un ton légèrement jovial dissimulant une once de gêne de la façon suivante:
« Itadakimasu ! »
Le riz au curry étant son préféré, il entama en premier lieu ce met. Il mangea alors de bon cœur son plat, tâchant de ne pas s'emballer. Il essaya alors de savourer le plat à la cuisson idéale avec politesse, attendant par moments Nai. Entre deux bouchées de riz, le jeune homme ne tarda pas à reprendre la discussion là où elle s'était arrêté. Le repas ne devait pas être une contrainte pour la conversation. Attendant de ne plus avoir la bouche pleine, le blondin questionna alors une nouvelle fois le Natsukeru, son ventre plein lui assurant une certaine vitalité dans son intonation:
« Ce repas est succulent, Nai-san. Je comprend pourquoi tu connais si bien cet endroit ! Pourtant, ça ne doit pas être facile avec ta cécité... comment les gens réagissent-ils avec toi, lorsqu'ils sont confrontés à ta maladie ? Et puis, cela ne te gène pas en combat ? A moins que tu disposes d'un pouvoir spécial qui te permette de pallier ce défaut... »
Il était rapidemment passé du coq à l'âne, il fallait l'avouer. Mais Yoru désirait sincèrement en savoir plus sur ce Nai. Outre son fanatisme assez déroutant, il fallait avouer que le Natsukeru était un personnage assez intriguant, qui malgré son regard mort, accueillait en lui une forte lueur de vie. Le blondinet s'empara alors de son verre, but une petite gorgée, et laissa de côté le riz afin de s'attaquer au poulet. Le tout en tendant une oreille attentive aux propos du Chūnin.
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyDim 15 Avr 2012 - 10:46


Son oreille attentive percevait bien les mouvements du jeune Yoru. Il n'y avait ici pas grand-chose d'autre à entendre. Le plat lui plaisait, c'était une certitude. Un client de plus tiens. Ils allaient être content. Ce bar n'était pas assez connu. Sans avoir de mauvaise réputation, il n'en avait pas du tout, ce qui était surement pire. S'il pouvait leur donner un ou deux clients supplémentaire, cela serait profitable à tout le monde.
Le garçon a la voix enregistrée fini une bouchée avant d'émettre à nouveau quelques phrases percutantes. Les questions devinrent encore plus personnel, plus poussée qu'elle ne l'avait jamais été dans la conversation. Cela ne semblait pas gêner le moins du monde notre aveugle, bien que ce ne soit pas une pipelette de compétition. C'était même une carpe quand il s'agissait de sa vie privée. Mais allez savoir, le lieu, l'atmosphère, la sympathie du garçon et envers lui avaient sans doute une certaine influence.
Quoi qu'il en soit, Nai confiait beaucoup de lui à ce jeune qui, disons-le, n'avait au départ rien demander ni de spécial. Quoi qu'il en fut, il commença par exprime l'excellence et la succulence de ce repas. Il avait alors haussé les épaules et exprimait avec son visage une pensée rapide : Surement, ce n'est pas moi qui l'ai préparé hein. Et oui, il connaissait bien cet endroit et les différentes salles. Il y en avait cinq de bases qu'il fallait toute faire avant de passer aux autres. Évidence pour Nai les ayant tester, chacune mettait en afin un sens du corps. Toute ? Un peu vite dit. En fait la seule qu'il n'avait jamais faite fut la salle numéro trois dont le sens accentué était... bien sûr la vue.
Yoru était sur cette idée également. Ses orbites n'étaient pas vides, elles étaient totalement recouvertes d'une épaisse couche de peau, à l'apparence d'une croûte, ce qui avait surement moins d'impact que deux trous dans la frayeur, maiiiis... il sentait quand même que les personnes atteintes de cécité étaient mal vues. Maladie ?! Quel mot horrible ! Et totalement incorrect. Tout son visage c'était crispé à ce mot. Sa tête c'était même mise à tourner dans le sens de la négation. Ils posaient des questions, mais ils n'utilisaient pas les bons mots. A moins que cela ne fut volontaire dans l'espoir d'une réaction. Gagné qu'importait la raison.
Notre dévot refaisait surface l'espace d'un court instant. Ce laps de temps lui permit de prendre une voix monocorde et sérieuse afin d'exprimer ce qui était le plus naturel pour lui : Les écrits sacrés. Leur mots étaient vraie et pouvait expliquer sa position sur le manque de visibilité. Suite à cela, il avait alors repris une voix chaleureuse, comme si deux personnes cohabitaient. Le dévot pouvait effrayer, pouvait rebuter car les mots étaient forts et sa voix ferme. L'ami pouvait calmer, pouvait détendre car les mots étaient faibles et sa voix légère.

‒ « La maladie n'entre pas en jeu dans la catégorie des punitions. Toute maladie est naturelle et même la Déesse ne les maîtrise pas. Être malade n'est pas vu comme une punition de la Beauté Lunaire. » ... Ma cécité n'est pas une maladie. Elle n'a rien de cela puisqu'il s'agit... d'un jugement de la Déesse. J'ai mal agi, j'ai été puni. Tout simplement... Les gens ? Ils réagissent comme ils veulent. Cela peut aller du cri d'effroi d'un enfant dans la rue à l'expression de dégout de la plupart des gens. Voilà pourquoi je porte ce capuchon. Choquer n'est pas ma volonté. Ma douleur n'est pas la chose que je souhaite que l'on voit chez moi. C'est une part grande de moi-même, mais pas la plus importante à mon sens.
Il retira son capuchon et posa sa main gauche sur une croûte.
Ce n'est plus une jeune en combat. C'est mon atout. Je ne suis pas aveugle en combat. Je ne focalise pas mon attention sur ce que je vois, car on le sait, cela peut jouer des tours. Alors j'ai développé ma propre manière de combattre. Mon propre style, en cohésion avec ma Déesse bien sûr, ne te sera pas révélé ici. Je préfère garder une certaine surprise pour quand nous combattrons. Surprendre l'adversaire en lui cachant ses capacités est une des voies que j'ai choisi pour exprimer mon art ninja... Si tu souhaites en savoir plus...
Il sourit.
Il te faudra me combattre ou te battre à mes côtés.
Un rire spontané et totalement inattendu s'exprima. S'esclaffer et un signe de grande vitalité. Il y avait derrière une pointe de folie qui lui plaisait énormément. Il se donnait l'impression d'avoir un plan machiavélique en tête pour conquérir le monde. C'était d'autant plus amusant qu'il ne s'arrêtait pas de rire. Au bout d'un long moment de joie, il se calma en reprenant sa respiration.
Pour reprendre un ton plus sérieux, quoi que le rire est toujours une voie agréable et qu'il faut l'encourager, je ne sais pas toi, mais rester dans ces fauteuils, alors que nous parlons de combat me chatouille, pas toi ? Bah moi si.
Il se leva alors pour bouger bras et jambes comme si des fourmis.
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Message(#) Sujet: Re: Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] Le brame des fanatiques [PV : Yoru & Tak'] EmptyMer 18 Avr 2012 - 0:14

Encore une fois, Yoru commit une légère erreur. Certainement le repas que lui avait offert le dévot l'avait apaisé, au point de le ramollir et ainsi de l'éloigner des risques que pouvaient provoquer ses paroles face à un religieux. Il fallait avouer que le plat était succulent, et que Yoru n'en laissait point une miette par terre: ça aurait été impardonnable pour un met d'aussi bonne qualité. Le riz était une pluie de gouttes blanches qui arrosaient le palais du Genin de délice. Avec cette sauce au curry, les saveurs s'accentuaient, permettant une meilleure ingestion de la cuisse de poulet. Mais la saveur de ce plat ne saurait effacer ni pour le dévot ni pour le blondin l'erreur commise par le shinobi à l'écharpe indigo. Choisir le mot "maladie" pour évoquer la cécité de Nai était effectivement un mauvais choix. Une maladie, terme scientifique associant des causes rationnelles et des symptômes ressortant d'un contexte médical, était inapproprié pour un fervent croyant en une entité supérieure. Chez un fanatique, la science n'y est pour rien dans la création et l'équilibre du monde. Tout est lié à un ou plusieurs dieux, qui régissent les catastrophes naturelles, les miracles et autres phénomènes proche du surnaturel. Le terme qui aurait le plus convenu dans cette conversation avec le Natsukeru aurait pu être celui de "malédiction" bien que celui de "sort" à un degré plus mystique aurait été suffisant également.

Quoiqu'il en soit, le mal était fait. Mal à l'aise, le blondinet tenta de dissimuler tant bien que mal sa gêne à l'égard de ses propos. Il mangea alors en silence, retenant ses émotions pour ne pas paraître trop bouleversé devant le Natsukeru. C'était une scène à la fois étrange et amusante qui se dessinait dans la petite pièce: un aveugle, impassible, mangeant tranquillement aux côtés d'un Aspirant ninja qui tente de cacher son embarras. Ainsi, Nai expliqua que malgré sa punition, issue du jugement de sa Déesse, selon ses dires, il savait se battre comme il faut. Au contraire, il avait le don d'exploiter à merveille sa tare oculaire afin d'en faire un précieux allié. En effet, les gens se fient bien trop souvent aux apparences, et se focaliser uniquement sur l'absence de vue chez Nai a du causer de nombreux soucis à ses adversaires. Yoru comprenait cette stratégie, puisque lui-même avait désormais l'habitude de surprendre ses ennemis. Eux qui prenaient le Ryūzoji pour un simplet faible et incapable de se battre furent surpris de constater la redoutable dextérité dont disposait le blondinet en manipulant ses projectiles avec l'aide de son Ninjutsu.

Comme si cela ne suffisait pas, le Chūnin proposa un duel, suite à ce petit discours sur cette capacité à utiliser son point faible au combat. Le manieur de Futton fut à nouveau embarrassé par une telle proposition, mais lorsque soudainement, une idée naquit dans les méandres du blondin, un léger sourire apparut sur ses lèvres. Se battre contre le dévot était au final une très bonne idée. Grâce à ce petit combat, Yoru pourrait trouver un moyen de payer la part de son repas. Achevant donc le fruit juteux qui se tenait à portée de sa main, il regarda le visage de Nai et se leva en annonçant qu'il accepta un petit affrontement, ajoutant que cela ne lui ferait pas de mal. Sous prétexte de favoriser la digestion de ce somptueux repas, il quitta aux côtés de l'aveugle la pièce, avant d'avancer vers la sortie. Nai payait au comptoir l'addition. Quant à Yoru, il put remarquer avec déception que le temps n'était pas pour leur duel: il commençait à faire des gouttes. La pluie s'intensifiait de seconde en seconde, et rapidemment, après que le Natsukeru eut fini de payer, ce fut une véritable averse qui s'abattit sur Kiri. Impossible de combattre amicalement sous ce sale temps.
« Mince... on dirait qu'avec ce temps, on ne pourra pas se battre ! Remettons ce petit duel à plus tard, lorsque le ciel sera moins couvert, qu'en dis-tu ? Sur ce je vais te laisser, je ferais mieux de rentrer chez moi, avant que le temps ne se gâte de plus belle. Désolé de partir comme ça, Nai-san... en tout cas, merci beaucoup pour ton bon repas, et à la prochaine ! »
Il salua amicalement son nouvel ami de la main, avec une niaiserie digne d'un enfant omettant le fait qu'il disait au revoir à un non-voyant. Lentement, il s'approcha de la sortie, puis soudainement, quitta le restaurant sous le déluge. Il voulait rentrer vite, alors il courut vite en direction de son appartement, de peur d'être méchamment mouillé et de prendre froid.
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