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 Every Song Eventually Ends

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Kentaro Hattan
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Message(#) Sujet: Every Song Eventually Ends Every Song Eventually Ends EmptyMar 8 Juil 2014 - 3:28

« Tu pourrais faire au moins semblant d’écouter… »

Le regard bleu sombre de Kentaro Hattan se releva dans un souffle, comme un printemps tardif. L’homme s’appuya plus lourdement sur la banquette du bar, et ses yeux croisèrent l’acier plus agressif d’Hana. On aurait cru les voir se refléter sur son armure, mais c’était peut-être pas plus qu’un jeu de lumière du pays de la Cascade. Quelle. Importance ?

« Pardon. »

« Le Hattan que j’ai connu ne connaissait pas les rêves, et n’était donc pas rêveur. Est-ce que c’est Kiri qui t’as changé ainsi ? »


Pas Kiri. C’était presque flatteur de penser qu’il faudrait l’annihilation d’un village shinobi pour faire perdre au Kentaro sa concentration. La vérité l’était bien moins. Il avait suffi d’une vie pour en faire dérailler un autre. On ne pouvait pas se perdre en vagabondant. Se perdre n’arrivait qu’en cas de destination.


« Et maintenant ? »

« Et maintenant quoi ? »


Combien de temps qu’il trainait dans le coin, maintenant ? Il avait perdu la notion depuis ce jour-là, aux portes du Shukai. Une rencontre banale, anxieuse mais banale. Annoncée sous un ciel étoilé, une route simple, droite, sans embuches. Il avait été laxiste. À croire que Kiri était le plus grand danger, à croire que le moment clé de sa vie s’était déroulé dans les débris, couvert de sang, une boite tordue à la main. La vérité était qu’il y avait bien davantage qu’un anneau dans cette boite, il avait tout donné à ce moment-là. Il n’avait rien demandé en retour car sa compréhension n’allait pas plus loin. Aujourd’hui il aurait su la valeur de son cadeau cette journée-là. La complexité qu’il réfutait n’avait pas disparue pour autant. Le poing d’Hana s’écrasa sur la table, provoquant le silence dans l’établissement.

« Te voir ainsi est déplorable. Tu regardes ta vie défiler, je regarde ta vie défiler ! Tu as passé les meilleures années de ta vie à vivre comme un animal avec Lui et c’est comme ça que tu compenses ? Où est l’homme ambitieux que j’ai retrouvé sur la plage ? L’Épéiste sans maître ? Le Mizukage ? »

Il entendit tous les mots mais n’entendit pas les siens. Kentaro Hattan n’avait rien à répondre, car pour aussi bien qu’il respecte sa voie de franchise absolue, il n’aurait pu réfuter quoique ce soit. Cette homme, cet épéiste, ce Mizukage, n’étaient pas là. Plus là. Hana sembla voir cela dans son regard baissé et se calma d’elle-même. C’était une femme au tempérament habituellement paisible, un contraste pourtant extrême en comparaison avec… Silence mental. Le ton de la Kunoichi se fit plus contraint.

« Tu peux toujours retourner servir ton père , tu sais… Que Kiri survive ou non ne fait aucune différence pour lui. Tu n’as pas échoué ta mission à ses yeux, et avec ces histoires de furyou… »

Le Daimyo… Il s’accrochait aux quelques shinobis acceptant de le servir plutôt que de se rallier aux vraies forces militaires comme les villages ou le Shukai. Hana n’avait pas tort, comme d’habitude. Mais… Il ferma les yeux quelques instants en essayant d’oublier les images qui l’envahissaient à chaque fois qu’il tentait l’exercice depuis des semaines déjà.

« Je ne peux pas. Pas pour le moment. »

« Alors que feras-tu ? »


Il soupira en consultant le fond de son verre déjà vide. Que faire ? Que faisaient les gens en ce monde ? Ils travaillent, vivent, dorment et un jour, meurent. Non, ce n’est pas tout. Les gens aiment. Mais Hattan avait suffisamment aimé pour le moment, c’était sa seule certitude.

« Finir cette bouteille et en commencer une autre. Pourquoi es-tu là, Hana ? Je ne t’ai pas vu venir me sortir de cette caverne pendant les *meilleures années* de ma vie. Je ne t’ai pas vu me payer un instructeur pour apprendre le Kenjutsu. Et je ne t’ai pas vu m’apprendre les arts shinobis. Je ne suis pas un ninja. Je ne suis qu’un homme. Alors ne vient pas me juger maintenant. Saïtan n’est pas la seule raison pour laquelle je suis parti. »

L’alcool lui piqua les yeux lorsqu’elle lui expédia le contenu de son verre à la figure. Le liquide doré lui coula sur le visage, le long de ses cheveux devenus plus long avec le temps. Elle se leva brutalement.

« Ton problème, Hattan, c’est que tu as crû toutes ces années vivre en harmonie avec la solitude. Mais la vérité, c’est que tu es seul pour la première fois de ta vie ! Du moins, désormais, tu le seras. Tu as suis ton chemin, non ? Tu te plais tant à le dire… »

Et elle s’en alla. Hattan s’essuya le visage de la main et s’appuya le front sur la table en serrant les poings. Saïtan, appuyée contre la table, se mit à cliqueter. Le Kentaro lui donna un coup de pied et elle alla s’échouer au sol dans un fracas métallique. Quelque part dans le bar, on put entendre.

« Ces foutus shinobis… »

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