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 Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires)

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Nukenin
Asshu Kaderik
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Message(#) Sujet: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptyMar 27 Mai 2014 - 19:11


Les plaines verdoyantes. Qu’elles sont belles. Rien que pour le paysage d’une prairie ensoleillée la vie vaut d’être vécu… Cette plaine était vaste, très vaste, tel l’océan elle ne semblait avoir de fin. Me tenant à versant de colline avec quelques fidèles et proches j’observais un ballet dansant. Des hommes. Beaucoup d’hommes en marche. Alignés. Sans le moindre accroc, ils déambulaient tous ensemble comme un seul. L’herbe à leur passage ne se relevait pas. Elle s’inclinait. Voici alors mon cœur remplit d’orgueil devant un si beau spectacle. Ils étaient unis. Entrainés et fier. Les manœuvres leur étaient maintenant communes. Habituelle. Si ancrés en eux qu’ils les exécutaient inconsciemment. Les nombrer n’était pas possible et c’est bien ce qui rendait la chose si magnifique. Une sorte de complémentarité de l’homme. Il n y ‘a que dans une armée que l’on peut voir ça. Autant d’individus si unis qu’ils en paraissent tous jumeaux. Ajoutant à cela l’étincelant métal luisant, les cris d’ordre beuglant, les chants guerriers et joyeux. Je me permettais à perdre ma froideur un instant pour découvrir un regard inspiré sur le moment. Cette manœuvre était la dernière avant de partir pour l’est et les montagnes nuageuse. Les nouveaux. Je devais leur assigner des taches. Mais si du combat ou de la guerre Shinobi ils n’avaient rien à apprendre. Ce qui était d’une armée de mercenaire, je doutais qu’ils en connaissent ne serait-ce qu’une base. Aujourd’hui était le teste. Même si, pour la plupart d’entre eux, je savais déjà ou presque quelle tâche serait assignée.

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Les armées se plaçaient alors en formation. Enfin. Alignés et immobiles les hommes attendaient. Moi chef d’une armée ? Sans cette armée je n’étais rien. J’apprenais autant d’eux qu’ils apprenaient de moi. Par l’espoir qu’ils puissent un jour choisir leur destin, sans maître à suivre ou Shinobi à craindre, je tenais leur courage entre mes mains. Je descendais alors le flanc de la colline pour les rejoindre. Suivit de mes cinq principaux Samouraïs, de Mie et de Maoji. Les autres pouvaient faire comme bon leur semblait je leur préparais déjà la suite dans tous les cas. C’est pied nu et avec une grande indolence que je m’avançais à eux. Mes enfants. Tous oui étaient comme mes enfants. Et si de la tendresse je ne montrais jamais once, le caractère précieux de leur existence n’en n’était pas moins ancré dans mon cœur. Ceux qui m’accompagnaient le firent froidement. Sans mal. Je resserrais mon chapeau un instant avant de m’arrêter devant un homme que je découvrais les commissures sale. Il avait semble-t-il vomis et se tenait à genoux en première ligne de la formation. Je lui tandis une gourde simplement. Sans offrir plus de tendresse au ton ou au regard puis ajoutant un simple « rince-toi », il le saisit.

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Je tournais enfin mon regard vers chacun. Marchant le long de la ligne tranquillement. Les bras le long du corps. Je fixais chaque regard croisé avec une rare intensité pourtant dépourvu de toute vraisemblance émotive. Ma suite elle, attendait en retrait loin de là, patiemment et modérément. Eux-mêmes, bien que sachant qu’il s’agissait là d’un entrainement ne savaient pas encore ce que je préparais. Mais quand j’arrivais au milieu de la ligne des hommes je fis retentir ma voix plus hautement.

-Aujourd’hui j’ai un présent pour vous. Vous contre celui ou celle que vous voulez parmi nos nouveaux. Montrez aux Shinobis présent que vous êtes à prendre au sérieux.

Un cri unis retentit. Les hommes brandissent leurs armes avec fureur et joie. Jamais encore ils n’avaient eu l’occasion de combattre même quelques instants. Encouragement et joie résonnaient ainsi dans la plaine au point d’en étouffer le moindre autre son. Mais il ignorait sans doute autre chose. Il y’avait là un but bien plus profond. C’est pour cela que j’ajoutai en terminant.

-Celui que vous choisirez sera mon second.

Je découvris des visages stupéfaits. Beaucoup s’attendaient à ce que je choisisse moi-même un nom parmi les méritants. Pourtant, cette personne serait de leur choix. Ma voix en mon absence. Il appartenait à ceux désignés par les soldats de refuser ou non. De les convaincre. Il appartenait à mes hommes de choisir, comme ils le firent avec moi, qui les commanderait. Parmi tous ces braves que je leur présentais le choix ne pouvait être restreint. Au contraire. Tous les visages se tournèrent alors en direction des nouveaux. Moi, je m’en retournais vers ma suite. M’asseyant en seizan à même l’herbe. Mie porta son regard sur la troupe contenait celui ou celle qui serait désigné par les hommes. Les autres faisaient ce qu’ils devaient faire. Attendre silencieusement et observer. Quoi que quelques sourires, notamment le monstrueux sourire de Gonza surgit de son visage. Les mains sur les cuisses et le regard maussade que perçant j’attendais maintenant.



Pas besoin de FT ici, le rp primera sur toute logique et le but et pas de tuer qui que ce soit Wink
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptySam 31 Mai 2014 - 11:46

C'était finalement fait; Ace, Aizen et Sosuke avaient réussi à intégrer le groupe de mercenaire qui était sans doute le plus dangereux et organisé du moment. En effet si ils avaient bien compris la situation, Kögan Mugen un rônin de Tetsu no Kuni était parvenu à rassembler autour de lui une véritable armée composée d'une majorité de non-initiés à l'art du ninjutsu ou encore du Bushido, le tout avec une minorité de shinobis et de samuraï à côté desquels les trois frères faisaient pâle figure. Mais ce qui retint le plus leur attention n'était ni plus ni moins que l'objectif de ce meneur d'homme qui comptait attaquer le village caché de la Foudre dans le but de lui reprendre le fameux sceau où était enfermée l'Impératrice des Flammes. Une mission qui s'annonçait des plus périlleuses étant donné que Kumo était surtout connue comme l'une des puissances militaires majeures de cette époque, surtout qu'en plus de cela très peu connaissaient les motivations réelles de Mugen en ce qui concernait le dit sceau.

Néanmoins cela n'avait que très peu d'importance aux yeux du trio, eux ce qu'ils souhaitaient ce n'était d'être dans la confidence. Non tant qu'ils avaient suffisamment d'informations pour savoir qu'ils n'étaient envoyés à la mort ainsi qu'une généreuse bourse à la clé, ils n'avaient que faire de ce genre de détails qui en définitive concernaient surtout les dirigeants ainsi que les hommes de l'ombre. Et aujourd'hui on pouvait vraiment dire qu'ils étaient dans la lumière puisqu'après un déploiement militaire impressionnant, tous les yeux étaient rivés sur le petit groupe dans lequel ils se trouvaient. En effet si étonnant que cela pouvait paraître, Mugen avait demandé à ses hommes d'affronter un seul d'entre eux, ce dernier qui serait apparemment propulsé au rang de second, une promotion éclaire des plus étonnantes. C'était surtout une aubaine pour celui qui allait être désigné car sil il y avait bien une chose de certaine c'est que même à son niveau actuel, Ace était clairement en mesure de battre chacun de ces mercenaires en combat singulier. Tout du moins selon sa propre analyse de la situation, surtout qu'il n'avait en définitive que très peu de chances d'être celui qu'ils allaient désigner, et quoi de plus normal au vu de son apparence un peu trop engageante pour lui permettre d'apparaître à leurs yeux comme étant le ninja le plus menaçant et puissance en ces lieux.


Dernière édition par Kintaro Ace le Mar 24 Juin 2014 - 12:54, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptyJeu 5 Juin 2014 - 11:37


    "Je trouve ça étrange..."
    "Quoi donc ?"
    "Tu n'aimes vraiment pas les ninjas et pourtant ta senseï en est une. Rigola la femme."
    "Ah... ce n'est pas que je les aime pas, en tant qu'humain je suis sûre qu'ils sont... très bien. Mais ils sont grossiers."
    "Grossiers ? La plupart des Samouraïs que j'ai côtoyés le sont également."
    "Pas grossier dans le sens langagier du terme, mais dans leur façon d'être. Aucune subtilité, une assurance inconvenable voire suicidaire par moment, et je ne parle pas du respect.. Arrogance, insolence, enfantillage.."
    "Tu sais, les shinobi et le reste du monde en général, n'ont pas les mêmes codes qu'à Tetsu. Si tu ne respectes pas toi même les personnes que tu croises, celles-ci ne te respecteront pas. Chez les Samouraï, le respect est établi entre deux personnes même s'il n'est pas pensé ou ressenti, ce sont les apparences qui comptent puis un manque de respect peut conduire à une punition... Mais avec chez les ninjas... Le respect se gagne en quelques sortes.."
    "Je comprends, finalement nous fonctionnons à peu de chose prés de la même façon. Dans notre société on doit respecter ses homologues sous peine de la loi alors que dans la tienne on doit se faire respecter.
    "Hum... à peu de choses prés. Essayes déjà de ne pas les juger sur leur apparence, ils ne sont pas tous si... barbares que ça, et surtout tu dois garder à l'esprit que la loi et les codes de Tetsu ne s'appliquent pas ici."
    "Donc tu me conseilles de les faire plier plutôt que d'attendre qu'ils évoluent ?"
    "Heu.. Non non ce n'est pas ce que j'ai dit.."
    "Ah ? c'est ce que j'ai entendu!"


Ce fut les derniers mots que la jeune Samouraï adressa à sa ninja de senseï avant de quitter la tente qui les abritait. Au dehors il y avait, comme souvent, de l'agitation. Mais aujourd'hui, en cette troisième semaine de printemps, les hommes du groupe, les mercenaires de Mugen; se tenaient en rang comme un bataillon attendant l'inspection de leur général et c'était à peu prés ça en fait. Yaeko observa la scène, le Kögan passait en effet ses troupes en revue, allant jusqu'à permettre à un de ses hommes de se faire un brin de toilette. Jamais elle n'avait vu cet homme faire preuve d'autant de compassion envers qui que ce soit, et pour quelqu'un d'habituellement si évasif sembla brusquement bavard. Il avait au moins le mérite d'être clair.

La Tsukimi le suivit discrètement du regard avant de reporter son attention sur le rassemblement de guerriers. Choisir son bras parmi les nouveaux, parmi les shinobi, c'était donc là son choix ? Qu'à cela ne tienne. En quelques pas elle fut à peu prés là où se tenait précédemment Mugen, observant toujours les hommes. Les regards furetaient à droite et à gauche, cherchant celui, ou celle d'ailleurs, qui les satisferait. Yaeko fixa un à un les "dits" nouveaux. Des shinobi ? Ah... Elle repensa à sa discussion avec Numiko puis ravisa le regard qu'elle posait sur eux. Elle prit une profonde respiration et soupira tout au aussi longuement. La main sur la garde de son jintaïshi elle prit la parole.

    "Et bien.. Celui qui parviendrait à me battre devrait être digne d'être le second de Mugen-sama, n'est ce pas Gonza ?"


Ce dernier la fixa quelques secondes avant d'afficher un sourire presque compatissant. La jeune femme n'était sans doute pas la plus populaire des guerriers de ce camp mais elle était aussi celle dont on ne se méfiait pas, celle qu'on ne connaissait qu'au travers de son apparence. Elle resta ainsi debout, souriante, toujours très calme. La plupart des hommes ici présents, samouraïs, guerriers lambdas et autres ne lui arrivaient pas à la cheville, elle serait très déçue de ne pas être prise au sérieux.

    "Enfin, je n'oblige personne. Mais votre témérité pourrait se voir récompensée."


Conclut elle, la mine réjouie.
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptyMar 10 Juin 2014 - 23:25

Marchant. Depuis combien de temps je me suis mis en marche ? Je marche sans me retourné, sans trébuché, droit et imperturbable. Pourquoi je continue de marcher, pourquoi mes jambes me portent-ils encore dans ce bas monde. La rancœur, la vengeance ou tout simple mon envie de bataille. Je ne suis plus sur de mes propres sentiments. Je cherche maintenant depuis dix ans, je chasse leurs ombres à travers les ténèbres, mais même si je dois ramper dans la boue, je les trouverais et je leurs ferais goûter au tranchant de ma lame.


Plongé dans les songes du vieux fou que je suis, je n’avais pas remarqué que mes pieds foulaient maintenant le sol d’une plaine aux teintes émeraude. Le vent balayait la verdure qui pliait devant sa force ressemblant aux vagues de la mer. Le terrain était parfaitement propice à faire la guerre, d’ailleurs je n’allais pas tarder à rencontrer un véritable bataillon. La curiosité l’emporta sur ma prudence habituel, comme nostalgique. Cette pestilence tonitruante, cette odeur de rouille et de sueur d’homme qui assaillent mes narines et qui vous colle à la peau. La puanteur d’un champ de bataille, si familière, le seul endroit où je me sens chez moi et qui convient parfaitement à mon corps comme à mon esprit.

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Enrobé dans ma cape pour me protéger du vent poussiéreux, je me joignais tranquillement de cette armée sans pour autan rentré dans le rang. En simple visiteur j’observais de mon seul œil le chef de la troupe de ma position éloigné. Mon emplacement actuel ne me permettait pas de me faire idée de cette personne, même si sa prestance me semblait presque écrasante. Soudainement un groupe de cinq mercenaires pouilleux m’accostèrent, ils voulaient faire ami-ami avec moi. Sans un mot, ni même un regard je m’enfonçais plus en avant du bataillon, les ignorants totalement et cela semblerait-il avoir agacé sérieusement leurs chefs. Je compris bien vite à leurs réactions de caïd, qu’ils pensaient naïvement qu’ils étaient hors de danger en vue de nombre. Le gros chauve dégaina son fléau muni de deux chaines d’une main et me retient par l’épaule de l’autre main, il voulait m’apprendre la politesse qu’il disait. Malheureusement pour lui, le temps qu’il saisisse ce qu’il lui arrive, mon poing s’était logé dans sa gueule.

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Pire encore j’avais utilisé mon bras de fer pour littéralement lui explosé la mâchoire, les quelques dents qui lui restait, venaient à l’instant d’être extraites avec violence de ses putrides gencives. Sonné, il s’écroula sur le sol comme la pauvre merde qu’il est. Ses quatre compagnons ne tardèrent pas à réclamer vengeance devant cet affront. Leurs hurlements de colère attirèrent rapidement l’intérêt des autres mercenaires. A leurs yeux ce qui allait bientôt se dérouler, ne serait rien d’autre qu’une scène de lynchage. Quatre homme armée contre un, cela ne pouvait que ce passait autrement, pourtant ils avaient tord. Bondissant en cœur dans ma direction préparant leurs armes à fendre ma peau, ces gueux ne se doutèrent pas un seul instant ce qui les attendaient.

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Un coup, un seul coup fulgurant les firent écarquiller les yeux et pendre les mâchoires inférieures de tous les spectateurs. Avec la puissance et la vitesse d’un boulet de canon je venais de trancher leurs corps en deux. Les parties séparées se mirent à faire des tonneaux sur eux-mêmes dans les airs avant de retomber derrière moi continuant leurs courses quelque mètre plus loin. Repositionnant mon corps droitement sur ses deux pieds en contrebalançant mon épée brutalement pour retirer le sang qui l’avait entaché. Nul son ne sortait de l’assistance rassemblée en ce lieu, ils semblaient être subjugués par ma prouesse, bien que je n’aie pas fait cela pour me faire remarquer. Un homme ne peut enfin de compte difficilement passé inaperçu avec une épée de cette taille.



- Chier…
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptyJeu 19 Juin 2014 - 12:36

Flashback (attention scène violente)



J’ignore si en ce monde, il existe réellement ce qu’est la justice. J’ignore si nous avons un but. Tout ce que nous vivons, nous y mettons des sens et des symboles. Car la douleur doit avoir une raison. Mais est-ce vrai au final ? Je ne me rappelle plus combien de fois mon cœur tomba en échec sous l’adversité. Je ne me rappelle plus combien de fois j’ai appelé la mort en rêve et en mot. Je suis là, assis dans l’herbe, je parais calme et paisible sans doute. Le visage caché par un chapeau de chez nous. Nul sourire, le sourire n’existe plus, la joie non plus. Rien n’existe hormis une idée simple. L’amour n’est qu’un rêve. Et le rêve ne se mange pas. C’est pourquoi j’ai choisis de vouloir quelque chose de plus grand encore. Qui ne m’obligerait à m’attacher à qui que ce soit. Que suis-je en réalité ? Monstre ou homme ? Malheur à celui qui doute de mes sombres jours. Mon immobilité est celle du félin prêt à bondir…

Je les vois. Tous fidèles et admiratifs. Ne comprenant quelle pratique sommeille en moi. Un arbre écorché. Sous l’écorce se cache un oisillon de feu. Il ne parvient pas à renaître cette fois. Quelque chose l’en empêche mais j’ignore quoi. Ma main n’a donc rien de divin. Je ne contrôle rien. Ni ma vie. Ni mon destin. L’illusion est tombée. Ils sont des masses ici, à voir l’augure au ciel d’azur. La beauté de Yaeko faisant écho à mes envies et les leurs. Je la regarde vertueuse et fier comme je le suis. Elle aussi ? Aurait perdu quelque chose qui ne se retrouve pas. Trop précieuse pour l’abimer dans une pareille entreprise. Même si le démon Gonza approuve ses dires. Je me sens si seul. Si seul. Sans âme à bénir. Sans dieu à prier. J’abaisse le regard et je vois ma lame. Me la planter dans le cœur aurait été aisé. Mais j’ai préféré la planter dans le cœur des autres. Par lâcheté. Par égoïsme. Parce qu’il est plus simple de tuer que de mourir. Autant de monde. Autant de monde obéissant. Gain, grain de blé dans la fougère du silence. Quand je relève le regard sur la belle Samouraï. Nul n’avait osé se présenter. Les hommes attendaient que l’un d’eux face ce pas décisif. J’attendais que le temps passe. Mie et Mao se lançant des regards furtifs dans mon dos. Gonza souriant à Yaeko. Les autres… Fixes, comme des statues, sans cœur et sans âme. Même une poupée semble avoir une âme alors pourquoi pas eux ? Pourquoi pas moi.

Puis l’entrée du pur guerrier. Ouvrant mes hommes sans demande préalable. Non sans une technique remarquable. Sortant du lot, je me retrouvais à relever le regard sur lui. Les autres Samouraïs de la suite le fixant dès lors avec la plus grande insistance. Il combattrait Yaeko ? Ce rustre sans raffinement. Soudain se réveille en moi une lueur de vie. Une envie de mort. La mort n’est-elle pas une expression de la vie ? Son bout et son accomplissement. Est-ce que la vie vaut la peine ? Alors que nous tous ignorons ce qu’est la mort. Ils parlent derrière moi. J’entends des sons, mais n’écoute pas vraiment. Je sens un appel. Je sens le gout du sang. La rage que j’efforce de sommeiller s’éveille justement. Alors je leur coupe la parole à tous, tandis que les hommes s’attendent à voir Yaeko bondir sur le mercenaire au zèle. Mais je jette mon chapeau devant lui. Non pour lui trancher la main. Mais pour le stopper et avoir son attention. Mon regard est alors porté sur lui avec la plus grande intensité. Il est fier et confiant. Plus que je ne le suis moi-même. Je ne laisserais pas Yaeko s’abimer sur lui ni un autre. Et puis…

Je me redresse doucement, à l’étonnement de ma suite. J’ordonne alors par un bas « Mie-dono». La belle court immédiatement, pour m’ôter les sabres de la ceinture. Les posant horizontalement devant elle ensuite, elle s’agenouilla en patientant. Mon visage n’était que baissé autant que le regard, quand j’entrevis l’effort de lui porter toute l’intensité voulu. Un regard lumineux, seul et vaincu. Me voilà sans arme. Gonza et le Samouraï ont subitement l’air inquiet. L’un lève la main pour s’apprêter à parler mais Mao le retient d’un dodelinement de tête. Que se passe-t-il ? Suis-je là ? Je me sens hors de moi. Je me sens avec l’envie du sang. Un murmure et un appel…

-Yaeko… Tient les hommes.

Car je m’avance d’un pas lent et ferme. Sans quitter du regard la bête rouge. Tuer mes hommes je m’en moque. Tuer mes proches je m’en moque. Je n’ai pas de proche. Mais je le veux. Pour compenser une fois de plus ma solitude. Je veux un nouveau jouet. Après tout. N’ai-je pas été jouet moi-même ? Avec conscience et dépend de ma santé mentale. N’ai-je pas mérité le droit que l’on m’aime et me désir sans jamais m’acquérir. La distance est lointaine et pourtant nous sommes enfin assez proches. La vérité… C’est que je souffre d’un mal inconnu. Pour le guérir. Je dois détruire. Détruire. Détruire encore. Je dois voir les autres me supplier. Je dois les voir être condamné. Je veux qu’ils sentent ce que je sens. Puis sans parler. Je prends lentement ma posture. Me voici alors immobile. Gonza entrouvre la bouche avec étonnement tandis que le balafré reste pantois. Mao tourne alors le regard sur le samouraï aux yeux globuleux qui parait malheureusement désolé.

-Que se passe-t-il ?
-Cette posture… C’est la même que ce jour-là. Sur le col de la montagne avec les rônins.
-Mmmh. Alors je vais avoir le droit à beau spectacle.

Gonza restait fixe. Puis le silence de la suite alors que les hommes braillaient comme des veaux. Encourageant leur chef, si surpris de le voir ainsi se battre à main nu devant une grande épée. La posture imageait que j’en portais une. Mais non. Aucune lame. Ma lame est mon esprit. Ma lame est ma colère. Ma lame est ma rancœur. Enfin je romps le silence. Je lui adresse la parole à cet homme sortir de nul part.

-Tu n’auras qu’une chance.

Je l’observe. Avec une grande insistance. Que voit-il lui ? Peut-être ce qui l’attend. Peut-être ce qu’il risque si il porte son épée sur moi. Je suis le diable. Je suis vide… C’est pour cela, qu’on ne peut m’atteindre. Qu’on ne peut me tuer. Un homme vide est déjà mort. Ce qui est mort ne peut mourir. Yaeko devait tenir les hommes. L’avait-elle fait je l’ignorais. Pourquoi elle ? Parce que de tous, elle m’inspirait le plus de fidélité et de confiance. Elle n’était pas une machine. Et mon cœur fermé ne prenait de risque à lui porter un minimum de confiance. Une trahison d’elle ne me ferait pas le moindre mal. Mais j’ignorais tout alors du monde. J’ignorais tout de la vie et des hommes. J’étais le réceptacle de la mort, glacial, sans âme, sans voie et sans but compréhensible. Croyez-vous en la main de dieu ? Croyez-vous qu’un homme, orchestre ce monde pour que nous foncions tête baissée vers ce qu’il a décidé ? Je refuse. Je refuse ! Je veux être maître de mon destin. Je veux moi aussi avoir le droit d’être aimé. Je veux choisir ma fin. Sens ! Sens jeune-homme cette aura. C’est la mienne. Elle est dévorante et oppressante. Elle empreint tous les malheurs de l’homme. Ma main, c’est la main de dieu ! Mes yeux deviennent aussi vides que mon visage. Comme un félin en chasse. Il n’y plus de conscience ou d’inconscience. Plus de vie et de mort. Il n’y a que lui, et moi. Le voit-il ? Ce que je désire.
Pendant ce temps à la suite, on observe et tergiverse. Que je prenne l’effort de me mesurer moi-même était assez exceptionnel pour éveiller la curiosité de ce qui pensait me connaître. Mais tous ici n’avait pas vu la résolution de cette étrange posture. Quand elle advint et pourquoi.

-Je croyais qu’il ne sortait son sabre que pour tuer.
-Mais il n’en n’a pas là.
-Pourquoi se battre lui-même ? Yaeko ou n’importe lequel d’entre nous aurait pu.
-Si tu l’apprends. Fais-nous en part. Il devrait abandonner. S’il attaque ce sera terminé.

Les hommes alignés se découvrent nerveux. La plupart n’avait eu que la réputation de la compétence guerrière qui était la mienne. Une démonstration suffisait à nourrir une certaine excitation. Mais la décision finale ne revenait qu’à un seul homme.


Note : Il n 'y a pas de spoiler technique puisque tu connais ma FT et que la Vidéo montre parfaitement ce que je compte faire.
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptySam 21 Juin 2014 - 0:01

Dans un premier Kintaro Ace crut pour son plus grand déplaisir qu'il allait devoir supporter cette femme samuraï en apparence si odieuse et ce malgré toutes ses tentatives pour ne pas laisser transparaitre son mépris à l'égard de biens des recrues présentes au côté de Kogan Mugen ce jour-là. En effet malgré la brièveté des contacts visuels qu'elle avait avec ces différents personnes, le sabreur de l'ancienne Brume Sanglante comprit bien vite de quoi il en retournait dès qu'il eut croisé son regard. Car comme il y a des regards qui ne mentent pas, il y a bien des choses qui ne se font pas dans un monde aussi brutal et cruel que celui-ci. En effet il y a bien des gens qui auraient prit son comportement actuel ou encore ses remarques pour de l'arrogance. Malgré tout ils auraient un peu tort dans un certains sens tant cette guerrière semblait lassée de devoir agir de la sorte en leur présence.

Mais qu'importe puisqu'elle ne retint l'attention qu'un court moment, tous les regards se détournant d'un coup d'elle. La raison étant un robuste homme avec une épée des plus impressionnantes qui venait tout juste de couper en deux une poignée de mercenaires, et ce en une seule action, dénotant ainsi d'une maîtrise certaine de l'art du Iajutsu ou tout simplement une force colossale. Le résultat étant dans tous les cas le même et Ace ne put s'empêcher de saisir la poignet de Kuraï situé dans son dos histoire de se tenir prêt au cas où il aurait à réagir vite face à une situation encore plus imprévue que ce qui venait de se dérouler sous les yeux de tous.

Et le moins que l'on pouvait dire c'est que le manieur de Kuraï n'était pas au bout de ses surprises. En effet se ne fut pas un quelconque mercenaire qui s'avança pour défier ce nouvel arrivant des plus indiscrets, oui c'était ni plus ni moins que Kogan Mugen qui s'était décidé à montrer à l'ensemble de ses hommes de quoi il était réellement capable. Tout du moins un échantillon puisqu'il ne daigna même pas garder ses armes fétiches dont une jeune femme le débarrassa. Etait-ce un excès de confiance à un certain mépris ? Sans doute oui. Cela n'en restait pas moins astucieusement joué de sa part tant les démonstrations de force de ce genre étaient nécessaire pour maintenir la cohésion au sein d'une armée de mercenaires dont on était le chef jusqu'à présent incontesté. Ace étant lui-même curieux de voir ce qui allait set passer, rendant la demande de Mugen à l'encontre de Yaeko complètement inutile en ce qui le concernait.
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptyLun 23 Juin 2014 - 4:26

J’ai survécu, jusqu’ici je n’ai fais que survivre dans ce monde impitoyable, ma vision du monde depuis ma naissance n’avait été que massacre et cruauté de toute sorte. Tel un matériau brut, je fus forgé par la violence de l’environnement où j’ai vécu, faisant de moi un foudre guerre impulsif. Bercé par la mort depuis ma plus tendre enfance, celle-ci comme une mère m'a accompagné tout le long de mon existence. Je subsistai si proche d’elle, sans m’en apercevoir, j’étais devenu celui qui avait le plus de chance de lui échapper. Tout cela uniquement avec l’aide mon épée, ce fut celle qui m’épaula sans jamais faillir, aussi loin que je cherche dans ma mémoire, elle ne m’a jamais quitté, je n’ai aucun souvenir sans elle. D’une certaine façon, j’ai vécu ma vie au travers de la sienne, tant que j’étais capable de la manier, rien d’autre ne comptait à mes yeux, je me voyais être apte à survivre à n’importe quel guerre. Une partie intégrante de moi-même qui me guide sur la voie que j’ai décidé d’emprunter, la voie du guerrier.


En ce jour mon existence et ma détermination doivent être à nouveau testés. Encore une fois le destin se dresse devant moi avec un obstacle, un mur qu’il soulève sur mon chemin, mais je l’ai déjà affronté tant et tant de fois par le passé ce foutu destin, jamais je ne plierais devant lui, pour la seule et bonne raison que je ne crois pas au destin, en un futur déjà tracé, en une main transcendante qui nous dirigeraient vers un but décidé d’avance. Non, je ne crois en aucun dieu ou en ses conneries de faiblard qui sont incapables de supporté la réalité de ce monde, s’agenouillant à l’instant où leurs fesses commence à chauffer. J’affronterais cette épreuve directement et s’il le faut je me brûlerais aux feux de l’enfer. Le match d’aujourd’hui semblait être contre un gros morceau, non pas par sa taille, mais par l’aura oppressante qui émanait de lui. Soudainement une goutte de sueur froide coula le long de ma colonne vertébrale, je doutais…


L’impression que faisait cet homme sur moi me semblait presque écrasante, comme si le moindre de ses gestes m’écrabouilleraient comme un vulgaire insecte. Bientôt à mes pieds une substance noir apparu et en à rien de temps s'était mué en un brasier visqueux qui m’absorbait moi et mon épée. J’avais le sentiment de suffoquais à l’intérieur de cette chose, comme pris au piège, j’étais dans l’impossibilité de me mouvoir. Que m’arrivait-il, peut importe comment je me débattais, je ne pouvais me libérer. Etais-je sous l’emprise d’une illusion, avais-je été attaqué sans m’en rendre compte. Rapidement je su que tout cela n’était dû cas mon subconscient et que cette matière gluante qui me collait à la peau n’était autre que la mort elle-même. Sous un manteau d’âme noir elle désirait m'assimiler. Pourquoi soudainement était-elle apparue à moi. Il me suffit de lever les yeux pour comprendre que la réponse est limpide, l’homme qui me faisait face avait réveillé en moi la peur de la mort qui sommeillait depuis si longtemps dans mon cœur, à t’elle point que mon imagination l’avait matérialisé uniquement pour moi, devenant des chaînes alourdissant mon épée.


Bien sûr cela n’était qu’une illusion de mon esprit, donc invisible aux autres. L’incertitude quant à ma victoire face au chef de cette troupe m’avait inexorablement rapprochait de ma fin, pourtant rien ne s’était encore passé. Forte heureusement ces sombres pensés furent chassé de ma tête, il me suffit pour cela d’observer mon adversaire pour comprendre qu’il était humain tout comme moi, donc par déduction à porté de mon épée. Mais quelque chose me dérangait, j’avais comme une impression de vide autour de lui, de mon point de vue il ressemblait à une statuette creuse que l’on vénère dans les églises. Les soldats qui venaient de réunir pour admirer le spectacle, ils avaient ce scintillement dans leurs yeux, comme-ci le samouraï qui s’opposé à moi n’était qu’un jouet pour eux. Une bande de nuisible se regroupant devant une intense lumière, mais il faut savoir que plus la lumière est forte, plus les ombres en émanant sont épaisses. C’est alors qu’il se débarrasse de toutes ses armes se retrouvant à nue devant moi, pourtant la confiance se lisait dans ses yeux, il me défiait du regard, me narguant. Alors comme ça il comptait me battre sans arme, même après avoir vue ses hommes être trancher en deux. Courage ou folie, je ne savais que pensais. Immobile, m’adressant une posture de combat qui m’aurait fait rire dans une autre situation, mais ici je pouvais percevoir le danger qu’elle représentait. Mais il y’a une limite à ce que le corps est capable de faire, avec l’armure que je porte, il est peut probable qu’il passe au travers à main nue, donc ses points de touche en deviennent que plus restreinte, Il visera soit les mains, soit la tête. Pire encore il à réduit bêtement sa distance de frappe, alors qu’avec mon épée, il m’était aisé de frapper à plus de trois mètres devant moi. Jeter mon arme viendrait à renier ce que je suis, une extension de mon corps, cela reviendrai à m’amputer d’un membre. Ainsi il vient de lui-même se réduire... Ou peut-être pas.


Inopinément il m’interloquait, m’affirmant avec confiance que je n’aurais qu’une chance pour le mettre hors d’état de nuire. M'esclaffant de rire devant ses paroles qui pour moi n’était qu’une mauvaise blague. Alors lui aussi croyait pouvoir contrôler le futur et dire ce qu’il se passera par la suite. J’ai vécu quarante printemps et je peux dire que l’avenir n’est pas manipulable, il est imprévisible. J’osais même lui répondre devant sa myriade de fans.



- Tu me dis que je n’ai qu’une seule chance ?! Dans ce cas, je me créerais moi-même mes autres opportunités !!!

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Sur ses mots je projetais mon corps par une impulsion brutale dans sa direction, la distance nous séparant venait d’être couverte en un instant réduisant drastiquement l'espace entre nous. Fonçant à la vitesse d’une flèche que l’on viendrait de décocher et brandissant mon arme devant moi avec certes peu d’élégance, mais avec une férocité hors norme. Dans ma course effrénée l’enveloppe de la mort ne m’avait pas quitté, pourtant cette fois ci elle ne m’entravait aucunement, au contraire elle était embarqué dans cette furie impitoyable. Profitant de mon allonge j’utilisais mon épée à la manière d’un harpon pour transpercer ma cible au niveau du torse. Bien entendu ce coup fulgurant était quelque peu banale donc en déduire sa trajectoire était simple, c’est d’ailleurs pour cela que ma main droite quitta la poignée laissant le poids de la lame soutenu par mon bras de fer, pour ensuite d'un geste furtif, j'empoignais ma cape dans mon dos. S’il s’approchait trop, je la lui balancerais au visage.
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Message(#) Sujet: Re: Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) Acte 4 : Formation (Libre membre des mercenaires) EmptyMar 24 Juin 2014 - 2:11


Un nuage assombrit la vallée silencieuse. Tenant le versant de la prairie en tension palpable. Ils avancent lentement, grisant le ciel, percés par quelques rayons farouche. A l’est le jour s’efface, laissant place à une pénombre passagère. C’est le côté du berserker qui s’assombrit. Alors que l’autre versant s’illumine glorieusement. Aveuglément même. Telle preuve du soldat bénit par le soleil, alors que son adversaire se trouvait pénétré par les ombres de la colère. La lumière s’opposant à l’ombre, pourtant le paradoxe sonnait comme un éclat de lame. Celui de la lumière affichait le visage sombre et livide, celui de l’ombre l’espoir et la quintessence de la fougue. Mais pourtant, il est notable que l’un et l’autre ne ressentirent cette singulière opposition. Elle qui sommeille et vit dans tout ce qui est, à l’heure de la tension la plus intense. N’apparaissait ici que furtivement dans l’œil des plus avisés. C’est alors, dans l’immobilisme le plus concentré, que résonnait toute la volonté destructrice. Chacun observant l’autre avec une insistance malsaine. Visualisant le combat préconisé dans un détail chirurgical. Avec espoir surement, de porter le coup le plus fatal.
Proche de là, les hommes ne lâchaient plus le moindre son. Le regard fixé au moindre geste qui annoncerait le début des hostilités. Le berserker nageait dans le sang de ses victimes. Eveillant le doute quant à ma réussite, dans l’esprit de mes soldats. A main nu ? Oserais-je la folie de perdre la vie si bêtement quelques-uns pensaient déjà. Mais derrière moi, eux savaient. Nulle lame pour le blâme. Nulle lame pour faire preuve de sa compétence. Cet homme-là, où je sentis l’impétuosité chevaleresque. Mais surtout cette irrépressible envie de liberté, je devais le dominer. Mon visage changea enfin. Un regard blanc et passif, manquant d’expressivité au point de lui octroyer un masque mortuaire. Comme si j’étais absent. Je le voyais mais ne regardais pas vraiment… À ce moment mes yeux paraissaient vides. Ouvert, mais dépourvu de conscience. C'est parce que justement je retirais la conscience pour laisser opérer sans considération mon inconscience. On appelle cela le courant. Le courant est une forme de rythme qui épouse celui de la vie et du monde, celui de la mort et de son adversaire. Les mouvements ne sont pas rapides, en réalité désormais avec une âme et un esprit sans barrière, le Samouraï se retrouve doué d'une prescience inconsciente. Il ne réfléchit plus, tout lui apparaît naturellement clair et limpide sans qu'il ne le sache lui-même. Il n'est alors plus capable de parler, de sourire non plus, son visage est sans forme, il est le vide et le vide on ne l'atteint pas, le vide est sans forme et sans émotion. Il peut glisser littéralement entre les attaques adverses avec une facilité déconcertante. Et ce, par des mouvements simples et naturels. C’est ainsi, que nous samouraïs, au prix du sacrifice de notre âme, apprenons à écouter le monde et ses nuances.

-Il est n’est plus là…
-Gonza ?
-Toi Maoji tu ignores encore ce qui fait que nous le suivons.
-As-tu déjà rencontré un homme capable de maitriser ses pensées et son cœur parfaitement ? De refuser et accepter les émotions selon son désire ?
-C’est impossible. L’homme n’a pas ce pouvoir.
-Lui le possède.
-Pourquoi n’attaque-t-il pas ?
-Parce qu’il n’est plus là. Son esprit du moins.
-Je comprends rien.
-Observe.
-Son adversaire est étrange. Tu as vu ses yeux ?
-Oui. Il a peut-être une chance.

Mie, n’écoutant qu’à peine la conversation des samouraïs de la suite fixait dans notre direction. A genou et tempéré dans sa belle tenue de mariée. Mais elle rompit son silence. Lié par une connexion aussi indéfectible qu’inexplicable, elle savait déceler la colère et le mal dans le présent et le futur par un prodige qui ne trouvait de sens dans l’esprit d’un simple mortel.

-Je vois son sang.
-Mie-dono ? Le sang de qui.

La charge. Le berserker chargeait l’épée en avant avec hargne. La portée de celle-ci l’avantageant sans mal, devant un adversaire aux mains nu. Il était vif, rapide, comme un lion qui bondissait sur la gazelle. Mais je ne bougeais pas sur l’instant. Pas tant que l’épée n’était réellement menaçante. Ce fut si rapide que des yeux inexpérimentés à la rudesse des combats ne pouvaient suivre cette furieuse cadence. La pointe portée vers mon torse avec l’intention de m’arracher le cœur. Puis, avant qu’elle n’atteigne la fin de sa course, l’instinct me commanda. Un pas de tour sur moi-même in extremis et ma veste arrachée par l’acier se fit emporté partiellement dans l’élan. Sans que je ne fus touché moi-même. Agir au dernier moment devait l'empêcher de s'adapter. Ma main gauche saisit la droite pendant le tour complet qui esquivait cette charge. Elle tirait dessus avec une intensité rare. Puis le relâchement, faisait de cette main droite une arme plus tranchante qu’un sabre. Le majeur vint effleurer la nuque de l’adversaire quand nous nous croisâmes. Tranchant légèrement la peau de celui-ci, mais pas assez pour appeler cela une blessure. Une giclée pourtant, légère mais violente, vint frapper le visage de Mie. Voilà, c’était tout… Comme si l'ombre et la lumière se rencontrèrent...

Les hommes ravalaient leur salive. N’ayant pas vraiment compris ce qu’il se passa tant ce fut rapide. Nous nous trouvions maintenant dos à dos. Ma tenue transpercée sur toute une longueur mais sans tache de sang. Mie, elle entachée en revanche par une giclée. Offrit un regard étrange au berserker. Voilà. C’était tout. Je me redressais sur moi-même laissant tomber mes mains le long du corps. Mais ne me retournais pas. Relevant la tête, mon regard retrouvait enfin un peu de vie et c’est enfin que je parlais. A moins que dans sa rage, il ne brandirait trop vite son sabre pour se retourner et me pourfendre sèchement.

-Une chance.

Un cri retentissant. L’armée qui hurlait de joie et d’exploit. Non pas que je lui avais tranché à peine la nuque. Mais qu’il m’avait presque arraché le ventre. Maintenant que je retrouvais conscience, j’abaissais le regard sur mon vêtement. Mes yeux soudain devinrent rouge sang tant emplit de veine. Surpris, je me retournais lentement sur le guerrier. Exprimant là la surprise, plus par l’aura que le regard que je recouvrais d’un masque passif bien rapidement.

-Surprenant

Surprenant oui. Que je dis aussi bassement que passivement. Nul homme jusqu’à aujourd’hui, ne m’avait effleuré depuis que j’avais entre les mains les secrets de l’école Kogan. Il ne manquait que l’expérience à celui-ci pour que je sois obligé d'empoigner un sabre en l'affrontant. Un jour surement, m'offrirait-il son sang pour peu que je lui fournisse un but sanglant. A moins que ce ne fut quelque chose de plus profond qui le concernait.

-Tu seras le second. Cependant…

Je levais lentement le doigt en direction de Yaeko pour la lui présenter. Elle qui, par ces dires et ses réactions d'aujourd'hui méritait un brin de responsabilité.

-Elle aussi.

Un seul membre de ma troupe sourit sur l’instant. Gonza-sama semblait satisfait mais même comme les autres il ne sembla comprendre cette décision. Le balafré tourna son regard sur Maoji dès lors non sans évoquer par le faciès un certain doute. De souvenir je n'accordais de valeur qu'à eux. Se voyant moins privilégié avec tous ces nouveaux par ces derniers temps ils se posaient quelques questions. Mais ce me fut quelque peu égal. Je ne pensais que dans le sens de l'efficacité et certainement pas dans celui du lien. Les hommes eux, applaudirent sans ménagement. Sans nul doute satisfait de cette décision sommaire. Après-tout, ils n'étaient pas entravé par le matchisme de mon pays et le berserker avait prouvé sa valeur.

-C’est pas passé loin. Je ne l’aurais pas cru.
-C’est parce que vous les samouraïs vous vous croyez toujours au-dessus. On va vraiment devoir obéir à cette femme et ce type ?
-Si Mugen l’ordonne.
-Pas à moi.
-Nous verrons.
-Mie, rapporte-lui ses sabres.

Et la belle ramassant les sabres, se redressa pour marcher à petit pas vif vers nous. Mais pas uniquement pour me rendre mes armes. Elle avait l’intention d’essuyer et panser la plaie de l’homme que je venais d’effleurer. Sous le regard à peine masqué d’un Maoji jaloux. Là-dessus j’ajoutais pour conclure une question, tandis que la belle s'approchait tranquillement.

-Ton nom ?
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