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 À l'ombre des cachots

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Tôhatsu Sakutarô
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Message(#) Sujet: À l'ombre des cachots À l'ombre des cachots EmptyJeu 17 Avr 2014 - 1:54

Osorezan aimait les idées rangées, triées et ordonnées. C'était une façon intelligente de procéder, pour ne pas s'égarer. Le chaos qui fourmillait dans la tête de certaine personne répugnait le Borgne, car qui disait chaos, disait choix rapide et peu réfléchi. Osorezan n'aimait pas agir à l'instinct, car on l'avait élevé ainsi. Pour survivre, lui avait à maintes fois répété l'Ami, ce vieil homme qui n'avait jamais été son père, plus un mentor, il fallait s'organiser et planifier.

Alors pourquoi ?

Pourquoi ces sueurs froides, qui lui coulaient le long de l'échine ?

En cette chaude journée d'été, le village rayonnait, encore et toujours. Le centre-ville était devenu une vraie fournaise et l'activité qui le caractérisait ne tarissait pas. Pourtant, l'énergie monotone était plus fébrile, en ces temps obscurs. Bien que les citoyens ne connaissaient pas tous les détails, ils comprenaient sûrement les nombreux changements qui s'opéraient, partout dans le monde. Par-ci par-là, ils entendaient des choses, discutaient d'autres. Même si le changement dans leurs habitudes était minime.
Et un centre-ville aussi énergique ne convenait pas au genin, qui préférait un coin isolé du village pour vaquer à ses occupations. Occupations qui se résumaient à comprendre la vie en société, démystifier ce capharnaüm d'individualisme, pour lui, le solitaire qui aimait les choses organisées.

Ainsi, ses pas le menèrent vers la prison, symbole même de l'ordre.

Alors pourquoi ?

Pourquoi ces sueurs froides, qui lui coulaient le long de l'échine ?

Visiblement, cet endroit ne respirait pas. Il étouffait. Osorezan n'avait aucun mal à s'imaginer ces diverses pièces qui cloisonnaient sa liberté. Ce sentiment d'être pris au piège, de ne plus pouvoir agir, de ne plus pouvoir influencer son destin. Tel un oiseau en cage à qui on a coupé les ailes... Et juste à penser aux oiseaux, Osorezan revoyait ces horribles corbeaux de ces cauchemars...
La migraine le prit.

Planqué dans l'ombre d'une bâtisse vide, en bordure de la prison, il était cependant assez loin du bâtiment carcéral. Mais malgré la distance, son malaise le fit chanceler et il s'écrasa contre le mur, luttant pour se garder de tomber. Cette prison était si haute, si imposante. L'ombre qu'elle faisait lui donnait le vertige. Encore un peu et il aurait la nausée.
Alors Osorezan se prépara à partir.

On l'apostropha.

Qui était-il ? Que faisait-il là ?

Osorezan cachait son bandeau, sans y penser, et garda le silence. À la place, il ne fit que tourner la tête, d'un quart, et son oeil ocre jeta un regard vide et austère. Il prit la fuite, en voleur, en tournant le coin.
On l'interpela.
Son coeur battait la chamade.

Cette prison lui faisait peur.
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Hakushi Oni
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Message(#) Sujet: Re: À l'ombre des cachots À l'ombre des cachots EmptyDim 20 Avr 2014 - 14:01


Étrange routine que celle d'être un ninja. La tête blonde n'aurait jamais cru jusque-là, elle qui pensait que sa vie deviendrait combat, entraînement, mission périlleuse... Elle se rendait compte que finalement... C'était tranquille comme métier. Enfin, du moins à son grade. Genin. La garde du jour s'étira en baillant pendant sa ronde, depuis hier soir, ça commençait à faire long, de plus elle se demandait vraiment son utilité, si ce n'était faire jolie... C'est vrai quoi, à quoi bon tourner en boucle autour d'une prison... Il fallait déjà passer les menottes anti-chakra, les barreaux, les pièges, les gardes à l'intérieur, puis les remparts... A nouveau la patrouille sur ces derniers... Puis enfin elle ?

Son sourcil se releva et elle poursuivait sa route les mains dans les poches. Et dans le sens inverse ? Les montagnes, puis les remparts du village, mais avant les postes de sentinelles, puis la garde de la ville... Enfin elle ? Elle ricanait amusée en secouant la tête, totalement ridicule, improbable. Le seul bon point à s'user les jambes et son temps comme ça, elle était payée... Pas une fortune, mais assez pour continuer d'avancer encore et encore, voilà des heures que son frère de garde était parti en pause, la fille ne se leurrait plus, il avait planté, elle ferait la même la prochaine fois, si ça marche du moins. Allez, allez, plus qu'une heure... deux, trois, voir quatre tours, mais voilà une complication au premier des derniers passages...

-Hum... ? Ça ne va pas ?

Une garde certes, mais c'était la première fois qu'Oni en était une, elle ne savait pas encore où étaient les priorités, c'était une enfant nomade qui suivait le cirque de sa famille jusqu'à ce qu'on les chasse... Elle grimaçait à cette pensée. D'ordinaire, l'albinos était plutôt serviable, chaleureuse, l'esprit des nomades, du commerçant qui ne vivra que de la volonté des gens à dépenser son argent dans la futilité d'un divertissement, assez court finalement. Ce temps-là n'existait plus, il fallait s'y faire. Une petite inspiration et limite elle grognait maintenant... Définitivement pas crédible...

-Que faites-vous là ? Qui êtes-vous, c'est un périmètre de sécurité ic...

Elle n'avait pas le temps de finir... Avait-elle été crédible finalement ? La fille restait sceptique et par réflexe elle emboitait le pas du fuyard. Pas comme si elle menaçait de faire quoi que ce soit ! Juste des questions et le voilà qui devenait suspect... La poisse, pourquoi à elle ? !

-Hey ! Arrêtez-vous !

Oui, oui, la volonté dans sa voix était minime, même pas elle se mit à courir, pas son genre. Son regard le suivait de loin, seulement quand la silhouette commençait à s'effacer que l'autre s'accélérait en cadence... Raisonnable. Il ne fallait pas pousser, pas là une affaire d'État et limite qu'il lui échappe tant mieux, quoi en faire sinon ? On ne lui avait rien dit à ce sujet. Encore un manque de bol, un tournant, perdu ? Eh bien non. Stoppé en fait. Un soupir de la belle et elle s'approchait contrainte, un pseudo sourire aux lèvres.

-Eh bien, quelle forme. Pourquoi vous enfuir ? Tout va bien ?

Chassez le naturel et il reviendra au galop...

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: À l'ombre des cachots À l'ombre des cachots EmptyLun 21 Avr 2014 - 0:42

La dernière fois que le Kadoria avait remis les pieds à la grande prison de Dee Saigo, c'était pour torturer la jeune Yuki, un souvenir désormais comme les autres malgré l'extrême violence voir cruauté de ses actes ce jour-là. Cela pouvait sans doute paraître inhumain pour certains mais désormais il n'avait plus aucune pitié envers les natifs de la Brume Sanglante, pour lui il n'était rien d'autres qu'une menace permanente à l'égard de sa patrie et il était pour ainsi dire impossible qu'un jour les deux grandes nations ne trouvent un accord commun mettant un terme à leur rivalité guerrière quasi-permanente. On pouvait même dire qu'il cherchait à tout pris un moyen d'anéantir cette entité étrangère, s'opposant par la même occasion à la politique de son Raikage qui malgré l'attaque du convoi carcéral transportant Yuki par ses alliés kirijins, il n'en avait guère tenu rigueur à leur Mizukage. Malheureusement pour lui il était pour le moment seul et démuni face à la puissance de ce village qu'il ne risquerait pas de pouvoir égaler seul avant un petit moment si ce n'est pas jamais. Pour autant il ne se faisait guère de soucis, les gens qui partageaient ses idéaux étaient légions à Kumo. A tel point qu'il y avait fort à parier que ses futurs agissements ne manqueraient pas d'attirer sur lui le soutien de plusieurs de ses compatriotes près à en découdre avec cette ennemi héréditaire d'au delà les mers.

Voilà pourquoi il s'était rendu jusqu'à la grande prison. L'endroit où il avait travaillé lorsqu'il était plus jeune et où il avait de nombreuses connaissances sur lesquelles il comptait pour mener sa grande croisade. Et ce bien qu'il lui fallait dans un premier temps rester le plus discret possible pour éviter de dévoiler son jeu à Karasu Tsumei. Après tout ce type était issue des services de renseignements et il y avait fort à parier qu'il disposait de taupes un peu partout, sans oublier ses vieux réflexes qui ne manqueraient pas de gêner le Jônin dans ses manoeuvres. Pour cette raison évidente, il n'était enfin de compte venu s'entretenir qu'avec un seul individu à savoir ,l'un des grands pontes du système carcéral kumojin, son oncle Kadoria Akainu. S'entretenant avec ce dernier au sujet de l'organisation du transfert des deux prisonniers de guerre qu'avait son neveu, le but étant de savoir si oui ou non il avait raison de penser que le Raikage avait consciemment délaissé la plupart des précautions qui s'imposaient lorsque l'on parcourt une telle distance avec un tel chargement. Les éléments qui en découlèrent le confortant dans son idée que mener une investigation personnelle était véritablement nécessaire si il souhaitait éclaircir les zones d'ombre qui entouraient cet incident déplorable.

Puis une fois ceci fait, il quitta comme si de rien n'était la prison. S'envolant dès qu'il eut atteint la sortie histoire de gagner du rems en mettant à profit ses capacités héréditaires. Et se fut donc à ce moment qu'il aperçut en bas une scène plutôt intrigante étant donné qu'une femme portant la tenue des gardes de la prison était en ce moment même en train de poursuivre un mystérieux individu qui ne tarda pas à se faire rattraper par cette dernière. Et comme Koüga savait pertinemment que ceux qu'on envoyait patrouiller aussi loin de l'édifice carcéral était la plupart du temps de simples genins souhaitant se faire un peu d'argent en jouant les vigiles pour quelques heures tout au plus, il ne put résister à l'envie d'aller lui porter assistance au cas où elle avait affaire à un évadé ou bien encore un espion venu glaner quelques informations. Le Kadoria rejoignant rapidement la terre ferme et plus précisément en posant le pied au sol à quelques mètres à peine des deux autres protagonistes de la scène qui avait déjà commencé et dont la fin était pour le moment très incertaine. Ce dernier s'exclamant d'une voix autoritaire tout en mettant bien en évidence le bandeau frontal qu'il portait autour du coup juste au-dessus de son kimono rouge qui laissait entrevoir une partie de son torse musclé mais surtout la partie haute du tatouage situé sur la partie droite:


"Qu'est-ce qui se passe ici au juste ?"
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